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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 08:52

Une-Centre-Presse-8-Nov-1984.JPG

La Une de Centre Presse, Jeudi 8 Novembre 1984.

Légende de la photo du Docteur Diallo: "Deux médecins anesthésistes ont été inculpés et écroués à la suite d'une information ouverte contre X pour assassinat, après la mort suspecte d'une jeune femme à l'hôpital de Poitiers. M. Olivier Dropet, procureur a indiqué dans un communiqué qu'une jeune femme qui avait subi le 30 octobre dernier, au CHR de Poitiers une intervention chirurgicale bénigne "était décédée dirant la phase de réveil dans des conditions faisant apparaître l'existence d'une acte criminel". (PHOTO GUY MEINGAULT)

Assassinat au C.H.R.U de Poitiers

Deux médecins anesthésistes écroués

Une jeune maman ne s'est pas réveillée après une opération bénigne

Un acte criminel est la cause de la mort

 

"Une jeune femme, qui venait de subir le 30 octobre 1984 au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Poitiers, une intervention chirurgicale ne présentant pas de caractère particulier de gravité, est décédée durant la phase de réveil, dans des conditions faisant apparaître l'existence d'un acte criminel.

"Dans le cadre d'une information ouverte contre X...du chef d'assassinat, deux médecins anesthésistes attachés à cet hôpital ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt. Des présomptions graves prèsent sur eux, mais j'insiste sur le fait qu'une inculpation, fut-ekke assortie d'un placement en détention provisoire, en saurait faire échec à la présomption d'innocence dont bénéficie toute personne non définitivement condamnée"

 

Ces onze ligne dactylographiées, émanent de M. Olivier Droppet procureur de la République à Poitiers, et ont été remises hier soir par le greffier en chef du Parquet, à la Presse, qui avaient été convoquée à 18h30 au Palais de justice. Le messager ajoutant "qu'il n'y avait aucun commentaire et qu'il n'y en aurait pas!..." Voilà comment est née officiellement, une affaire criminelle hors série, qui semble tirée d'un roman noir, ou d'un film à la Hitchcok, dont les radio et la télévision se sont faits hier soir largement l'écho, et qui ce matin est repris par toute la presse française. Le choc émotionnel provoqué par cette information et le communiqué du Procureur de la République est immense. Celles et ceux qui hier au soir sur les ondes et sur le petit écran de 3 chaînes ont entendu cette information se sont immédiatement posé des questions et quelles questions. Nous n'en voulons pour preuve que les innombrables coups de téléphone reçus à notre rédactions de Poitiers. Est-ce bien vrai? Comment cela est-il possible? Certains même ont cru hélas, qu'il s'agissait delon leur expression d'un canulard pour faire réagir, il eut mieux valu sans doute. A toutes les demandes d'information et d'explications qui nous ont été ainsi demandées, nous ne ouvons que répondre, que par la voix du communiqué qui nous a été remis.

En l'espèce: on sait désormais qu'il y a une information d'ouverte contre X du chef d'assassinat, que deux médecins anesthésistes, à cet hôpital ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt. L'un vraisemblablement lundi dernier, l'autre hier soir, puisqu'on l'a vu arriver vers 16h30 au Palais de Justice dans le fourgon de la police, venant du commissariat central. Les noms de ces deux médecins n'ont point été divulgué bien que l'on sache dans les milieux informés, qui sont ces deux anesthésistes. Quel a été le rôle de l'un et l'autre dans cette affaire, c'est l'instruction qui le dira. Quelles preuves ou quels faisceaux de présomption a-t-on réuni contre eux, pour prendre la décision de communiqué du Procureur de la République recouvre? On peut supposer qu'elles sont d'une gravité extrême. La justice étant prudente et circonspecte, quand il s'agit de la liberté de l'individu.

Toujours est-il, qu'aujourd'hui, cela est couvert par le secret de l'instruction et c'est M. Hovaère qui a été chargé il y a 8 jours déjà de ce dossier. Car cett affaire n'est pas toute nouvelle elle remonte au 30 octobre dernier.

Nicole-Berneron.JPG

Ce jour-là à l'hôpital Jean Bernard, une jeune femme une maman de deux petites filles, Séverine et Ludivine est morte dans la phase de réveil, dans des conditions suspectes, que tout aussitôt, le responsable du service a été en alerte, et a fait ce qu'il falait faire en pareil cas, en prévenant immédiatement la direction générale de l'hôpital, qui comme on le lira dans une déclaration, qu'on trouvera plus loin a instrumenté auprès de la justice.

La victime de ce drame affreux dont on a du mal à s'imaginer qu'il est vrai, qu'il ait pu se produire, c'est Mme Nicole Berneron née Chatenet, originaire de Chaillac dans l'Indre, épouse de M. Claude Berneron mineur de fond. Elle avait été hospitalisé dans le service d'O.R.L. de l'hôpital Jean Bernard, pour une intervention "qui ne présentait pas de caractère de gravité". Elle ne s'est pas réveillée et la famille immédiatement prévenue a été informée par le chef de service, qu'elle était décédée, dans des conditions inexplicables."

C'est à la suite de cela, que le directeur général du centre hospitalier portait lainte contre X et ceci à la demande du responsable du service d'anesthésie, qui a son tour avait été saisi des faits. Le juge d'instruction, ouvrait alors, une information contre X, et chargeait les services de la sûreté de Poitiers de diligenter une enquête. Immédiatement, le commissaire Signourel assisté de l'inspecteur principal Guillon et leur équipe prenaient l'affaire en main et allaient pendant 7 jours, nuit et jour, procéder à des investigations, des auditions, qui allaient conduire à un premier coup de théâtre, l'arrestation d'un premier médecin anesthésiste, qui allait entraîner, la seconde arrestation d'hier après-midi.

 

Comment la victime est-elle morte?

 

Comment la victime de ce drame, Mme Nicole Berneron, est-elle passée de vie à trépas. Rien n'a transpiré des investigations des enquêteurs, qui gardent le mutisme le plus complet. Aussi en est-on réduit aux hypothèses qui sont formulées et échaffaudées. Car depuis 7 jours, l'on s'en doute, l'affaire a transpiré, elle n'était d'ailleurs qu'une rumeur colportée hier de bouche à oreille à Poitiers, ce qui a amené le Parquet de Poitiers à faire conaître par le communiqué ci-contre ce qu'il y avait.

Toujours est-il, et là il faut employer le conditionnel, qu'il y aurait eu sabotage d'un appareil "le respirateur", qui aide le patient, objet d'une intervention chirurgicale, à se réveiller. Cet appareil diffuse de l'oxygène et du protoxyde d'azote, qui est un gaz hilarant, non toxique, qui aide au réveil. Or dans le cas présent, cet appareil avait été saboté, les tuyaux d'arrivée de l'oxygène et du protoxyde auraient été inversés et Mme Berneron aurait reçu du protoxyde au lieu de recevoir de l'oxygène.

Comment a-t-on pu perpétrer un tel acte et dans quelles conditions? C'est là du domaine de la procédure en cours, mais tout porte à croire, que les policiers au cours de leurs recherches ont retrouvé les éléments matériels de ce sabotage du "respirateur", et qu'il a fallu avoir un esprit particulièrement machiavélique pour commettre une tel acte car il s'agit d'appareil de très haute sécurité, l'arrivée de l'oxygène est fermée par 4 crans, celle du protoxyde d'azote par 5 crans et qu'il apparaît difficile de se tromper. C'est le protoxyde qui est arrivé, hélas, entraînant la mort de Mme Berneron...

C'est là l'hypothèse la plus communément avancée, quant à la cause du décès de la malheureuse victime.

 

Pourquoi

 

Mais alors pourquoi? Oui pourquoi ce crime gratuit, sur une innocente mère de famille. Le geste dépasse en horreur tout ce que l'on peut imaginer. Et là encore, on en est réduit aux hypothèses. Magistrats et enquêteurs en savant sans doute plus long. Dans ce vaste domaine qui laisse libre cours à toutes sortes d'hypothèses, l'on parle d'une vengeance qui pourrait être dirigée contre une tierce personne, d'une incompatibilité. Si certains y coient dans le milieu mêlé à cette affaire, d'autres au contraire n'y croient pas du tout; l'on parle aussi d'un cas pathologique pour l'un des inculpés. Il y a beaucoup de "noir" dans cette affaire et seule l'instruction qui débute permettra de faire toute la lumière. On peut l'espérer. Selon une dépêche de l'Agence France Presse donnée cette nuit, la première hypothèse formulée pourrait être la bonne. "Il pourrait s'agir, dit la dépêche, d'une vengeance des deux médecins anesthésistes contre leur chef de service, avec lequel ils étaient notoirement en conflit. C'est en effet celui-ci qui aurait procédé à l'anesthésie de la malade au début de l'opération, laissant ensuite le soin à ses deux collaborateurs de surveiller la fin de la phase de réveil, après s'être assuré que tout se passait bien".

Et Mme Nicole Berneron serait morte à cause de cela?

 

Les inculpés

 

Les inculpés de cette affaire qualifiée dans le cadre d'une information ouverte contre X d'assassinat, sont le docteur Archambaud, 30 ans, qui est en seconde année de spécialisation en anesthésie, qui a été écroué lundi dernier. Selon son avocat, Me Jean Damy, il nie catégoriquement les faits qui lui sont reprochés.

Docteur-Diallo-emmene-au-palais-de-justice-de-Poitiers.JPG

Le second médecin anesthésiste est le docteur Dakari Diallo, d'origine voltaïque qui exerçait ses fonctions au service O.R.L. depuis quelques années, et semble-t-il donnait satisfaction.

C'est lui, que les policiers ont amené hier à 16h30 au Palais de justice pour le présenter au juge d'instruction Houvaère qui l'a fait écroué, quand il est descendu du car de police, le Docteur Dakari Diallo, qu'il y a quelques jours a déménagé pour aller habiter place de Provence, déclarait: "je descendrais quand il n'y aura plus de journalistes". On a jeté sur sa tête une canadienne pour le dérober aux regards et il s'est engouffré avec les gardiens de la paix dans le couloir conduisant au cabinet d'instruction.

A 18h35, le commissaire Signourel et l'inspecteur principal Guillot qui ont mené l'enquête ont quitté le palais de justice où ils étaient venu remettre au magistrat intructeur la procédure qu'ils avaient établie. Quelques instant plus tard, le communiqué du procureur de la République était remis. Ainsi a commencé, officiellement hier soir une affaire qualifiée tout de suite de hors série et du hors du commun, n'ayant aucun précédent dans les annales criminelles dont on n'a pas fini de parler.

Attendons la suite.

 

Reactions-du-CHR-et-de-Santrot.JPGCentre Presse, Jeudi 8 Novembre 1984.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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