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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:48

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En Une de la Nouvelle République, Jeudi 18 Novembre 1993.

 

C'était trop loin...l'Amérique

Les Tricolores sont tombés de haut hier soir, au Parc des Princes. Et tout le football avec!

 

De notre envoyé spécial

 

Elle ne découvrira pas l'Amérique. Pour avoir loupé la dernière marche et cette dixième manche, l'équipe de France restera à la maison. Comme en 1990 où elle avait regardé de loin la campagne italienne.

La grande désillusion pour les Tricolores après cet ultime suspense pour une fin d'horreur et la sinistrose pour tout notre football absent de la bataille finale, du 17 juin au 17 juillet prochain aux Etats-Unis.

Ainsi, hier soir, les "Bleus" ont ponctué ces éliminatoires de la Coupe du monde comme ils les avaient commencées voici un peu plus de quatorze mois: par une défaite contre la Bulgarie (2-1), laquelle a donc fait l'affaire du siècle.

Grâce à Kostadinov qui a tout flanqué par terre avec son doublé, et ce but à la 88ème minute, le but qui tue, le but du malheur, à la barbe d'une défense française...qui avait déjà sérieusement donné de la bande en fin de match devant l'Israël le 13 octobre dernier, on s'en souvient. Et c'est plus ce soir-là qu'elle passa à côté de ses chances de figurer parmi les vingt-quatre qualifiés pour la phase finale de la "World Cup".

Cela dit, il restait tout de même une session de rattrapage. Ratée, hélas! La faute à qui, à quoi? Peut-être pas au dispositif tactique adapté à ces circonstances exceptionnelles, en tenant compte aussi de la qualité des individualités bulgares tels que les Stoïchkov, Kostadinov, Penev, Balakov, mais tout simplement de joueurs se montrant trop friables pour l'appliquer rigoureusement et en permanence, oubliant parfois des "détails" de taille...comme le marquage jusqu'au bout.

Certes, l'équipe de France a souqué dur, mais insuffisamement pour éviter quelques voies d'eau. Résultat final: la galère, le naufrage, sans fleurs ni couronnes. Mais que de pleurs!

 

Kostadinov répond à Cantona

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Après avoir fait des mystères en ce qui concerne le quatrième milieu de terrain, aux côtés de Sauzée, Deschamps et Le Guen, Gérard Houllier avait finalement opté pour la formule Pedros. Le jeune Nantais, revenu au top niveau après une baisse de régime, était particulièrement chargé des manoeuvres de piston, de débordements, de centres sur la gauche.

Cela dit, ce match fut comme on le prévoyait, c'est-à-dire très tactique, dans sa phase initiale...et même baucoup plus loin encore. Dame, les Français se méfiaient tellement des pièges des Bulgares, ayant par ailleurs la réputation d'être des empoisonneurs. A l'instar des deux joueurs de pointe, Stoïchkov (surveillé par Desailly) et Kostadinov (marqué par Petit), alors que Ivanov serrait de près Papin, avec des petits coups au passage. Et puis, l'enjeu était tel que la méfiance l'emportait sur tout le reste.

Aussi, la première période ne fut-elle pas, à vrai dire, très enthousiasmante. A part les deux buts. Le premier inscrit par la France à la 32ème minute par Cantona (son sixième dans ces éliminatoires et son 19ème en 36 sélections), sur une remise de Papin après une récupération de Desailly, suivi d'un centre de Deschamps. Un but presque...marseillais!

Et on pensait qu'avec ce but, si important dans une rencontre de cette importance, les Tricolores auraient, dès lors, les choses en mains. Sans excès de confiance, sans excès de prudence. Mais la réplique allait être immédiate, cinglante, deux minutes plus tard. Letchkov tirait de la gauche un corner concédé par Blanc et Kostadinov plaçait sa tête "d'or".

Un coup de massue sur le Parc où l'on tremblait. Pas seulement de froid, mais pour les Bleus.Bien décidés toutefois à reprendre les affaires à leur compte en deuxième mi-temps devant des Bulgares aggressifs...alors qu'une partie du public scandait le nom de Ginola.

Lequel Ginola allait d'ailleurs rentrer à la place de...Papin (souffrant de crampes, semble-t-il) et s'illustrer presque aussitôt sur la gauche, avec un crochet et un tir croisé sur le petit filet. Bref, ce nul, l'équipe de France (dans laquelle Sauzée cédait son poste à Guérin à dix minutes de la fin) le tenait et y tenait, encore que tout pouvait très bien basculer avec des Bulgares poussant des pointes, portant la menace sur une défense tricolore, où seul Desailly faisait véritablement autorité.

C'était insuffisant et le coup mortel devait être porté in extremis par Kostadinov, d'une frappe puissante de la droite. Satanée soirée...

A votre avis, à quoi les tricolores ont-ils rêvé le nuit dernière?

 

Paul TRUCHON

 


L'examen raté du prof Houllier

gerard-Houllier-1993.JPGUne soirée particulière (aussi) pour le sélectionneur national.

PARIS (de notre envoyé spécial) - Pour lui aussi, c'était un soir de quitte ou double. Le match du "maintien" ou de la porte de sortie, l'heure du renouvellement ou du "licenciement". D'ailleurs, même Michel Platini qui n'a pas l'habitude de pratiquer la langue de bois en convenait: "Si la France se qualifie pour la phase finale de la Coupe du monde, il restera. Sinon, il n'aura plus qu'à partir."

Aussi comprenait-o, mieux dans ces conditions, le visage de Gérard Houllier avant ce match de tension, pas tout à fait comme les autres. Un visage sans regard lui donnant l'air d'un handicapé de la joie de vivre, le teint blême, les traits aussi tendus que les cordes d'un violon. Il y avait de quoi...

Arrivé à la tête de la sélection française le 1er juillet 1992, soit au lendemain d'un euro raté, Gérard Houllier a assuré l'après-Platini étapes par étapes, en essayent de reconstruire une nouvelle identité, en bâtissant un autre groupe, associant l'expérience et les talents naissants au niveau international, tels, notamment, les Desailly, Pedros, Lizarazu, Guérin, Lama, Martins et Ginola...le rebelle. Cette jeunesse montante aux côtés des "grognards", les "anciens" et les "modernes"...pas toujours sur la même longueur d'ondes, témoin les derniers évènements durant le stage de Clairefontaine le mettant également en cause. Avec des cjoix très discutés. Mais Gérard Houllier n'aime pas les remplaçants qui boudent, lézardant l'union nationale, sinon, dit-il, "l'ambiance générale en souffre".

 

Des reproches

 

Il n'en reste pas moins que, malgré son sens du dialogue, son approche psychologique, sa pédagogie, Gérard Houllier a pris une secousse dans sa tête, ces temps-ci. Depuis même le 3-2 contre Israël, qu'il ne considéra que comme un "accident".

Au vrai, on reproche à l'ancien professeur d'anglais à l'Ecole supérieure de commerce de Lille, d'avoir plus appris le football dans les livres, de n'être qu'un théoricien du ballon, de ne pas sentir les "coups", les situations de match, de favoriser les "physiques" au détriment des "techniques", de n'avoir d'yeux que pour la doublette Papin-Cantona, de n'être pas un homme de terrain, lui qui ne joua jamais au plus haut niveau. "On enseigne pas ce que l'on sait, mais ce que l'on est", a dit Jaurès. Ou ce que l'on a été...

Bref, hier soir, au moment de son arrivée près du banc de touche, Gérard Houllier donnait l'impression d'avoir la tête sur le billot, le derrière sur un siège éjectable. On avait pourtant annoncé qu'il était confirmé dans ses fonctions jusqu'en 1998. "En fait, on en parlera après ce match contre la Bulgarie", se contentait de répondre le sélectionneur de l'équipe de France dont l'avenir se jouait sur ces quatre-vingt dix minutes. L'examen du prof...

P. TR.

La Nouvelle République, Jeudi 18 Novembre 1993.


La réaction d'après match de Gérard Houllier

France 2, Journal de la Nuit, 18 Novembre 1993.
 

 

Pour les passionné(e)s par le sujet, je vous invite à consulter le très bon webdocumentaire réalisé par Sport24.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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