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  • : PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

Les Dossiers D'antan...

6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 08:58

Billet-500-Francs-Charles-Pasqua.JPG

 

500-francs-pasqua.JPG

 

Billets-500-Francs-Pasqua-stenope.JPG

A Poitiers, sur le Crédit Agricole de la rue du Marché, Samedi 4 Mai 2013.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 09:32
Jusqu'au début du Tour de France 2013 (29 juin), PourquoiPasPoitiers vous propose chaque samedi une sélection subjective de quelques unes des 80 photos affichées sur les grilles du Jardin du Luxembourg à Paris (jusqu'au 27 Juillet prochain). Un voyage à travers les époques et les régions traversées par la Grande Boucle depuis désormais 110 ans.
ALSACE - 18 Juillet 1921
12ème étape Genève  - Strasbourg (371km)
Luigi Lucotti et Joseph Muller dans Mulhouse
Honoré Barthélémy (FRA) s'impose à Strasbourg. Le maillot Jaune de l'étape, Léon Scieur (Belgique) remporte le Tour de France 1921 (15ème édition).
AQUITAINE - 5 Juillet 1922
6ème étape  Bayonne - Luchon (326Km)
Traversée d'Oloron-Sainte-Marie
Jean Alavoine (FRA) s'impose à Luchon. C'est le Belge Firmin Lambot qui remporte le Tour de France 1922 (16ème édition).
AQUITAINE -25 Juillet 2013
18ème étape Bordeaux - Saint-Maixent-l'Ecole (203,5Km)
Le pont de Cubzac-les-Ponts sur la Dordogne
C'est l'Espagnol Pablo Lastras qui remporte l'étape. Le maillot Jaune Lance Armstrong (USA) remporte le Tour de France 2003 (90ème édition), mais il perd son titre à la suite d'un déclassement en 2012.
AUVERGNE -12 Juillet 1964
20ème étape Brive-la-Gaillarde - Clermont-Ferrand (237,5Km) A l'approche du Puy-de-Dôme
Au terme de cette mythique étape (le fameux duel Anquetil-Poulidor), c'est l'Espagnol Julio Jimenez qui s'impose sur le géant d'Auvergne. Le maillot Jaune Jacques Anquetil remporte le Tour de France 1964 (51ème édition). Son cinquième et dernier Tour (1957;1961;1962;1963).
AUVERGNE - 26 Juillet 2008
20ème étape Cérilly-Saint-Amand-Montrond (53Km)
Sylvain Chavanel traverse la forêt de Tronçais dans l'Allier.
Fabian Cancellara (SUI) s'impose dans ce contre-la-montre individuel. Le maillot Jaune Carlos Sastre (ESP) remporte le Tour de France 2008 (95ème édition).
 
AUVERGNE 25 Juillet 2008
19ème étape Roanne -Montluçon (165,5Km)
Aux premières loges...
Sylvain Chavanel (FRA) remporte sa première victoire d'étape sur le Tour de France.
La partie numéro 2: Basse-Normandie et Bretagne. (18/05/2013)
La partie numéro 4: Lorraine et Midi-Pyrénées (01/06/2013)
La partie numéro 5: Picardie et Poitou-Charentes (08/06/2013)
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 07:38

Et pourtant, il avait raison d'y croire en Janvier!Alain-Baudier-president-du-PB86-2012.JPG

Poitiers, Salle de Saint-Eloi, Samedi 5 Mai 2012. Le président du PB86 assistait depuis les tribunes à la dernière rencontre de Pro A Saison 2011-2012 PB86-SLUC Nancy. Le PB était maintenu depuis la 27ème journée.

GRAND ANGLE

 

ALAIN BAUDIER : "JE NE SUIS PAS INQUIET"

 

Alors que les grandes manoeuvres secouent les clubs de Pro A, Alain Baudier reste stoïque dans la difficulté. Les résultats sportifs, le match de Cholet, l'arrivée de Grant, le sytème de wil cards...Le président du PB86 assume tout.

 

Quel bilan tirez-vous de la première partie de la saison du PB86 en Pro A?

"La phase aller du championnat ne répond pas tout à fait à nos attentes. Malgré tout, je suis moins inquiet que la saison dernière, car nous avons laissé passer des victoires à Limoges, Boulazac ou encore contre Chalon. Le niveau de l'équipe ne m'inquiète pas davantage. Je suis persuadé que nous avons le potentiel pour occuper une meilleure place qu'aujourd'hui. Il manque très peu de choses..."

 

La décision de prolonger le contrat d'Antonio Grant obéit-elle à l'urgence des résultats?

"Avec Ruddy, nous avions convenu de renforcer l'équipe si c'était nécéssaire. Antonio est un joueur qu'on connait bien et qui nous apporte beaucoup. Il était dans nos moyens financiers, la prise de risque est minime."

 

Son recrutement n'entame donc pas les finances du club...

"Non, il n'y a pas de risque financier sur ce contrat, bien que nous soyons en retard au niveau des partenariats. Comme beaucoup de clubs de Pro A, nous faisons face à une crise économique très difficile".

 

Rappelez-nous les raisons qui vous ont incité à ne pas demander la wild card à la LNB pour la saison prochaine?

"Lorsque la Ligue a initié son projet de wild cards, qui permet à deux clubs de rejoindre la Pro A dès la saison prochaine, elle avait émis trois conditions claires: que le club ait une salle d'au moins 5000 places, un budget supérieur à la moyenne des clubs de Pro A et fasse partie d'un bassin de population de grande taille.70% des clubs ayant déposé un dossier ne disposnt pas d'au moins deux de ces trois critères*. Et le PB86 n'en possède aucun. Je vous garantis que beaucoup de présidents monteront au créneau si la Ligue ne respecte pas l'esprit de la réforme."

 

Un mot sur le match de coup de France face à Cholet...

(il coupe) "C'était un non-match, agréable pour personne, spectateurs, partenaires et dirigeants compris. L'équipe a donné une mauvaise image d'elle-même et nous en sommes désolés. Maintenant, il n'y avait aucune volonté de lâcher ce match. C'était simplement une prestation ratée."

 

*: Antibes (Pro B); Boulazac (Pro A); Bourg-en-Bresse (Pro B); Châlon-Reims (Pro B); Cholet (Pro A); Fos-sur-Mer (Pro B); Nancy (Pro A); Orchies (N1); Pau-Lacq-Orthez (Pro B); Saint-Quentin (Pro B). Le choix des deux villes retenues sera connu le 30 Avril.

Arnault VARANNE

 

7àPoitiers, Mercredi 23 Janvier 2013, N°155.

 

Bilan de la saison 2012-2013:

10 victoires (dont 5 au terme des matchs aller, et 3 en Avril 2013) pour 20 défaites (dont 15 dans les 20 dernières journées).

13ème budget de Pro A (3 millions d'euros). 13, c'est aussi le nombre de défaites par moins de 9 points d'écarts (info Centre Presse).

13 c'est encore le nombre de victoires qu'il aurait fallut au PB86 pour assurer son maintien dans l'élite, en prenant en compte le point average négatif face à Boulazac (11v, 19d) et Nancy (12v, 18d). Mais avec 10 victoires et dernier de Pro A, c'est un record dans l'élite à 16 clubs!

Par ailleurs, lors de la saison précédente, le PB86 s'était maintenu avec 9 victoires seulement. Et lors de la saison 2009-2010, le PB a décroché la 8ème et dernière place des play-offs avec...15 victoires.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 08:41

Aucun itinéraire de substitution de prévu, hormis voguer sur de médiocres départementales: un véritable scandale!

Logo SUD OUEST 1er Janvier 2001

Travaux-construction-peage-A63-Sud.JPG

Sur l'ancienne RN10, la construction du péage de Saint-Geours-de-Maremne, Dimanche 20 Mai 2012, 16H20.

 

Publié le 19/04/2013 à 06h00 | Mise à jour : 19/04/2013 à 08h54
Par Jean-Denis Renard

Ce n’est pas encore l’heure du dernier coup de peinture. Les travaux d’élargissement à 2 × 3 voies de la partie de l’A 63 concédée à Atlandes, entre Salles (Gironde) et Saint-Geours-de-Maremne (Landes), ne seront pas terminés avant la fin novembre. La semaine prochaine, sous réserve de l’approbation ministérielle, il est probable que les barrières de péage de Saugnacq-et-Muret, au nord, et de Castets, au sud, seront mises en service dans la nuit de mercredi à jeudi, aux alentours de 4 heures. Il faudra donc passer à la caisse.

Hier déjà, les usagers empruntaient une voie ménagée à l’extrémité de la gare de péage de Saugnacq-et-Muret. Barrière levée… On continuait en revanche à contourner la gare de péage de Castets sur des voies de dérivation spéciales.

Dans un premier temps, il en coûtera 3,60 € à l’automobiliste pour rouler sur les 104 kilomètres de cette portion de l’axe Bordeaux-Bayonne concédée à la société Atlandes (1,80 € à Saugnacq-et-Muret, 1,80 € à Saint-Geours-de-Maremne). 7 euros à terme, sur la base de 6 centimes le kilomètre, quand les travaux commencés à l’automne 2011 prendront fin. Au sud de Saint-Geours-de-Maremne, pas de changement : les 66 kilomètres de l’autoroute A 63 jusqu’à la frontière espagnole sont concédés depuis 1991 aux ASF. On parcourt la totalité de ce tronçon moyennant 7,30 €.

Faisant fi de ces subtilités dont il n’a cure, l’automobiliste a une mauvaise nouvelle à retenir : dorénavant, du sud de la Gironde (au sud de l’embranchement d’Arcachon) à l’Espagne, ce sera payant. Sauf à éviter les deux barrières de péage landaises, le trajet entre Bordeaux et la frontière espagnole lui coûtera 14,30 € quand le chantier Atlandes ne sera plus qu’un souvenir.

Des portions « à l’ancienne »

Il y a toutefois une bonne nouvelle corrélée à la mauvaise : les travaux avancent. Plus vite que le trafic, toutefois. Hier matin, il fallait environ deux heures et demie pour relier la rocade bordelaise au Pays basque. En respectant la gamme complète des limitations de vitesse, de 50 à 130 kilomètres-heure suivant les portions, en travaux ou non.

Un gros point noir va subsister quelque temps au nord de la partie concédée, entre Salles et le péage de Saugnacq-et-Muret. Là, les travaux d’élargissement n’en sont qu’à leurs prémices. Plusieurs kilomètres durant, on roule sur l’autoroute « à l’ancienne » avec ses 2 × 2 voies de circulation. Les arbres ont été coupés sur l’emprise nécessaire à la troisième voie de circulation mais l’essentiel du terrassement reste à accomplir.

Un schéma similaire se retrouve quelques kilomètres plus au sud, entre Labouheyre (sortie 16) et Cap-de-Pin (sortie 15). Et sur le tronçon le plus méridional concédé à Atlandes, entre Castets et Magescq (sortie 11). Les engins de terrassement s’activent sur le terre-plein central, mais l’élargissement à 2 × 3 voies tient encore de la perspective lointaine.

Le temps des finitions

Pour le reste, l’A 63 landaise se rapproche du temps des finitions. Au sud de Saugnacq-et-Muret, on circulait hier matin sur une seule voie à cause des travaux sur les murs antibruit et les glissières de sécurité. La sortie Cap-de-Pin, dans le sens descendant, était fermée pour laisser à l’armada des engins de chantier le soin de lisser une couche d’enrobé.

Plus au sud, les deux sens de circulation était également basculés du même côté de l’autoroute pour les besoins des travaux entre le Souquet et Castets, puis entre Castets et Magescq. C’était la vérité d’hier, elle sera probablement différente aujourd’hui puisque le chantier est mobile au long des 104 kilomètres.

C’est sur les 70 kilomètres qui séparent les gares de péage de Saugnacq-et-Muret et de Castets que la délivrance paraît la plus proche. Les trois voies sont bel et bien déroulées. Il reste cependant à rendre plus homogène le revêtement, qui, sur la voie du milieu, est souvent ancien. La faute à un infernal chantier à tiroirs qui a dû s’accommoder du maintien sous circulation. À quelques portions près, sur ces 70 kilomètres, c’en est surtout fini de la progression à 90 kilomètres-heure (dans le meilleur des cas) sur deux voies resserrées et délimitées par un muret en béton aussi redoutable que la muraille des poids lourds qui occupe la voie lente. Des plots bicolores ont remplacé le béton, les voies sont plus larges, et on est dispensé du signe de croix avant la moindre manœuvre de dépassement. Personne ne regrettera ce gymkhana.

 

Chantier-peage-future-A63-RN10.JPGLà ou l'on passait gratuitement à 110 km/h il faudra payer pour rouler à 130 km/h. Une abberation.

 

 

Un itinéraire pas toujours payant

 

On ne paiera qu’en franchissant les deux barrières de péage, distantes de 70 km.

La semaine prochaine, on paiera aux deux barrières de péage, mais pas si l’on emprunte l’une des 12 sorties qui s’égrènent au fil des 104 kilomètres de la concession. Conséquence : on roulera gratuitement en entrant sur l’A 63 à Castets (diffuseur 12), dans le sud des Landes, pour remonter jusqu’à Liposthey (diffuseur 17). De même pour un trajet Dax-Mimizan via l’autoroute, ou Biscarrosse-Mont-de-Marsan.

Ce privilège a été âprement négocié par le Conseil général des Landes, pour la bonne raison qu’il n’existe aucune voie de délestage parallèle à l’autoroute. Mais il fera, à l’inverse, quelques injustices. Les automobilistes qui n’ont que quelques kilomètres à parcourir mais qui transiteront par l’une des deux barrières de péage devront payer comme les autres. Le concessionnaire a prévu des formules d’abonnement visant à adoucir la formule du péage ouvert (voir sur www.a63-atlandes.fr).

Pour les autres, il n’y aura guère de possibilités d’éviter l’octroi. Les habitants de la côte sud des Landes pourront emprunter la route des lacs via Léon pour éviter la barrière de péage sud. Au nord, il faudrait s’embêter à faire un détour par Pissos ou par la minuscule D 10E entre Liposthey et Saugnacq-et-Muret pour ne rien débourser.

Toujours gratuit au nord

Sur l’axe qui relie Bordeaux à l’Espagne, seuls 60 kilomètres resteront libres d’accès au nord de Saugnacq-et-Muret. Ce tronçon est désormais le seul à ne pas être concédé. Il sera aussi (quasiment) le seul à rester à 2 × 2 voies puisque au sud l’élargissement entre Labenne (Landes) et Biarritz-la Négresse a été réalisé par les ASF. La section suivante, Biarritz-Biriatou, sera élargie en totalité d’ici à 2018. La situation est d’autant plus incongrue que l’A 63 au sud de Bordeaux est très chargée : 60 000 véhicules par jour en moyenne annuelle, contre 26 000 sur la partie landaise d’Atlandes et 34 000 sur la partie sud des ASF. Aux heures de pointe, le trafic s’y écoule péniblement en accordéon.

Ce maillon faible va faire désordre. Il s’explique par les atermoiements qui ont été légion autour du grand contournement autoroutier de Bordeaux. L’État ne se serait pas engagé dans un coûteux chantier d’élargissement pour voir, quelques années plus tard, le trafic absorbé par l’itinéraire de contournement. Le dossier ayant été enterré, la question reste entière. Le préfet d’Aquitaine en a bien conscience. Il a saisi le ministère des Transports de l’urgence du dossier. À l’heure où l’État revoit le financement de tous les grands projets, ses priorités ne sont pas connues.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 16:39

Un documentaire de Francis GILLERY qui propose un angle d'analyse sur la mort de l'ancien Premier ministre, et qui n'est pas pour autant à considérer comme étant la vérité absolue

 




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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 07:24

Pierre Bérégovoy 1925 -1993

Pierre-Beregovoy-1989.JPG

La Nouvelle République, Octobre 1989.

La réaction de quelques Nivernais au lendemain de son décès

France 3, Dimanche 2 Mai 1993.

La revue de presse du 3 Mai 1993
France 2, Lundi 3 Mai 1993.
beregovoy a craque
La Une du Parisien, Lundi 3 Mai 1993. Pris sur le site notre-ecole.net

Certains médias au rang des accusés
France 2, Bruno Masure, Lundi 3 Mai 1993
Mitterrand : "L'Honneur d'un homme livré aux chiens"
France 3, Mardi 4 Mai 1993.

Allocution prononcée par François Mitterrand

Président de la République,

lors des obsèques de  Pierre Bérégovoy

Nevers, mardi 4 mai 1993

 

Madame, Mesdames, Messieurs,

 

Je parle au nom de la France, lorsque j'exprime ici le chagrin que nous cause la mort d'un homme dont chacun savait ou percevait la qualité rare faite de courage, de désintéressement, de dévouement au bien public,

 

Je parle au nom de la France, lorsque je dis devant son cercueil qu’avec Pierre Bérégovoy elle a perdu l'un de ses meilleurs serviteurs et qu'elle en prend conscience sous le choc d’un drame où se mêlent grandeur et désespoir, la grandeur de celui qui choisit son destin, le désespoir de celui qui souffre d'injustice à n'en pouvoir se plaindre, à n'en pouvoir crier.

 

Et je parle au nom de ses amis pour dire qu'ils pleurent un homme intègre et bon, pétri de tendresse et de fidélité, à la fois préparé à subir les épreuves que réserve le combat politique, et fragile quand ce combat dérive, change de nature et vise au cœur.

 

Sa tradition à lui était celle d'un enfant pauvre, fils d'un père émigré, devenu ouvrier d'usine, et d'une mère ouvrière aussi qui tint ensuite un petit commerce dans un quartier populaire. Il a connu la chance irremplaçable d'une famille unie, auprès de ses parents d'abord, dans son propre foyer ensuite où l'on pratiquait la simple vertu d'une vie qui se gagne à force de travail, de constance et d'études, où rien n'est jamais donné.

 

Il a suivi l'itinéraire qui va du certificat d'études au CAP d'ajusteur technique, des cours du soir aux examens professionnels, aussi bien à la SNCF qu'à Gaz de France. Il a franchi de degré en degré, en passant par la Résistance, le syndicalisme et l'action politique, les étapes qui l'ont conduit à cette maîtrise du savoir et du style qui lui ont permis d'exercer les plus hautes charges du pays, dont il était justement fier.

 

Nombreux ont été les hommages rendus à Pierre Bérégovoy par ceux de ses adversaires politiques qui respectaient sa personne et mesuraient l'importance de son oeuvre. Qu'ils en soient remerciés, et remerciée également leur présence parmi nous. Mais si l'ont s'éloigne de nos débats intérieurs, cela fait du bien que d'entendre aussi, ou de lire ces appréciations venues de l'étranger et qui disent que «Pierre Bérégovoy mérite l'admiration pour avoir (je cite ici le New York Times) accompli quelque chose d'extraordinaire, renforcé, réouvert l'économie française au point que les comptes de la Nation apparaissent en meilleure santé que ceux de l'Allemagne par exemple». Thème repris par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung qui ne ménage pas son admiration, je cite encore « pour cet homme qui n'ayant pas fréquenté les écoles d'élite a réussi à s'imposer comme une autorité dans le monde ». Ce à quoi le Directeur Général du Fonds Monétaire International ajoute : « Monsieur Bérégovoy comptait parmi le petit nombre pouvant prétendre avoir réussi à gagner le respect international et la crédibilité pour la monnaie de son pays ». Et c'est l'OCDE qui parlait à son propos «d'une performance exceptionnelle de la France », le Wall Street Journal qui consacrait une publication entière à ce qu'il appelait « ses succès ».

 

Il semblait à Pierre Bérégovoy avoir accompli tout ce qui dépendait de lui, tout ce qui relevait des moyens de la France pour restaurer les équilibres nécessaires à notre économie. Mais il ne pouvait empêcher que ce qui ne dépendait pas de lui au fort de la crise qui secoue le monde occidental continuât de frapper les Français et il ne se résignait pas au chômage, à la pauvreté, à la peine des gens simples. Se souvenant de sa propre jeunesse, il en souffrait durement. Mais toujours et partout, il est resté fidèle à ses choix.

 

Ses origines, son milieu l'avaient naturellement porté à militer au sein du mouvement socialiste. Son expérience des luttes sociales, le mûrissement de sa propre pensée l'ont ancré dans la conviction que là était sa voie, là était son devoir. Il n'en a plus bougé, soucieux de concilier les obligations du réel aux aspirations de l'idéal qui l'animait et que partagent tant des nôtres.

 

Formé à l'école de Pierre Mendès France, il m'a prêté son grand talent. Plus de vingt ans de travail en commun à la direction du Parti Socialiste d'abord, Secrétaire Général à la Présidence de la République, puis membre du gouvernement, Ministre des Affaires Sociales, Ministre de l'Economie et des Finances, enfin Premier Ministre. Son action m'autorise à redire aujourd'hui la capacité de l'homme d'Etat, l'honnêteté du citoyen qui a préféré mourir, plutôt que de subir l'affront du doute.

 

Toutes les explications du monde ne justifieront pas que l'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme et finalement sa vie au prix d'un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d'entre nous.

 

L'émotion, la tristesse, la douleur qui vont loin dans la conscience populaire depuis l'annonce de ce qui s'est passé samedi, en fin de journée, près de Nevers, sa ville, notre ville, au bord d'un canal où il était souvent venu goûter la paix et la beauté des choses, lanceront-elles le signal à partir duquel de nouvelles façons de s’affronter tout en se respectant donneront un autre sens à la vie politique ? Je le souhaite, je le demande et je rends juges les Français du grave avertissement que porte en elle la mort voulue de Pierre Bérégovoy.

 

Nous sommes autour de vous Madame, autour de vos enfants, de votre cercle de famille, avec le sentiment déchirant de ne pouvoir que vous accompagner sur le chemin qui reste à faire. Un signe, un regard, une certaine façon de se taire pour penser ou prier, le culte du souvenir et l'honneur d'être vos amis, voilà tout ce que nous possédons pour vous aider à vivre l'absence, l'insupportable, l'incompréhensible absence. Mais avec nous voyez cette foule, avant-garde des millions de Français qui dans tout le pays partagent notre douleur. Voyez Nevers, voyez la Nièvre, toutes opinions confondues, qui viennent à vous, qui vous retrouvent et qui vous aiment. J'ai moi-même tant et tant parcouru ces chemins que je reconnais la vieille terre fidèle où il va reposer, et je pense à ces derniers mots du grand savant Jacques Monod que chacun répète en soi-même jusqu'à la fin : «Je cherche à comprendre.»

 

Pris sur le site beregovoy.org

 

Retrouvez par ailleurs le documentaire "La double-mort de Pierre Bérégovoy".

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 08:23
Mieux que la patéé ou les corquettes, une petite mimine à déguster!Poitiers, Dimanche 14 Avril 2013, vers 12h. L'heure du déjeuner évidemment.
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 09:08

Logo-Centre-Presse-1965--2-.jpgAchevement-peripherique-paris-1973.JPG

La traversée a toujours été un cauchemar pour les automobilistes. Mais à partir de cette semaine, il n'y aura plus lieu de se plaindre. Désormais, on pourra contourner la capitale sans encombre et surtout il sera possible de faire trente-six kilomètres sans s'arrêter au moindre feu rouge, ce qui ne garantit pas forcément, d'ailleurs, une circulation fluide. Encore quelques heures de patience et le rêve de tous les automobilistes parisiens sera réalité. Il suffit d'attendre l'inauguration du dernier tronçon Porte Dauphine - Porte d'Asnières, par le Premier ministre, M. Pierre Messmer, demain mercredi. Quelques instants après, les automobilistes pourront s'élancer sur l'orbite de la capitale. Notre photo représente une vue du périphérique de la porte Maillot. (A.F.P.)

En Une de Centre Presse, Mardi 24 Avril 1973.

 

PERIPHERIQUE PARISIEN:

A peine achevé et déjà dépassé!

 

Les premiers travaux avaient débuté en octobre 1956 et le premier tronçon : Porte d'Italie - porte de Chatillon, avait été inauguré en 1960. Le coût de la réalisation d'élève à 2,06 milliards de Francs*. Le nombre de personnes qui ont travaillé à cette "oeuvre colossale" comme l'a qualifiée M. Georges Pompidou, est évalué à plus de 10.000 personnes.

Dans la situation actuelle du réseau routier de la région parisienne, le périphérique apparaît comme insuffisant pour faire face aux problèmes de la circulation. Actuellement le trafic y est évalué à 15.000 véhicules-heure, point très voisin des prévisions maximales qui sont de 16.000 véhicules-heures et le moindre accrochage, ou les simples départs en week-end, provoquent de sérieux encombrements.

Un projet de super-périphérique à péage surplombant la voie actuelle entre la porte d'Italie et la porte de Sèvres est à l'étude.

Mais, fait-on valoir, dans le schéma routier définitif de la région parisienne, le périphérique trouvera sa véritable raison d'être: desservir uniquement la capitale et 50% des véhicules qui y circulent actuellement (banlieusards, et poids lourds, transitant par Paris emprunteront une rocade plus au large de la capitale).

 

Le problème du bruit

 

Autre problème pour lequel il reste à trouver une solution: le bruit. Un effort a été particulièrement fait sur le dernier tronçon, porte Dauphine - porte d'Asnières, où le tiers de la longueur totale a été réalisé en tranchées couvertes et une partie appréciable en tranchées semi-couvertes. Pour le reste du périphérique, qui très souvent passe à proximité de grands ensembles, voire d'écoles, on essaie de trouver des solutions, par la réalisation d'écrans phoniques, soit à l'aide de la végétation, ce qui est peu efficace, soit par des moyens techniques, ce qui est très onéreux. En certains endroits des immeubles ont du être insonorisés, notamment par la pose de double-fenêtres.

 

Centre Presse, Mercredi 25 Avril 1973.


*NdPPP : selon le convertisseur franc-euro de l'INSEE, 2,06 milliards de Francs 1973 équivalent à 1,766 milliard d'euros 2012.

Bonus-vidéo :

les derniers préparatifs avant l'ouverture du dernier tronçon en travaux périphérique de Paris

Léon Zitrone, Journal de 20H, Dimanche 14 Avril 1973.
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

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http://www.forum-auto.com/uploads/200512/vignet_1133556357_77.jpg