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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:57

Comme chaque année, les festivités se dérouleront au Parc des Expositions, en compagnie de la traditionnelle fête foraine

La Russie en 2010, l'Acadie en 2011, qui verra-t-on à l'honneur l'an prochain à Poitiers?

Affiche Foire Expo Poitiers 2011A l'arrière d'un bus de Poitiers, Jeudi 12 Mai 2011.

 

Le bonus-vidéo est culturel: direction l'année 1975, sur le plateau de Guy Lux, avec un très beau play-back de Michel Fugain et la troupe du Big Bazar

 

Les Acadiens (1975)

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Pourquoi Poitiers
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 10:07

GLOIRE ET VICTOIRE ET...MAINTIEN POUR LE PB86!

Coup-d-envoi-Tomasini.JPGSaint Eloi, Mardi 10 Mai 2011, 19H58: le Préfet Tomasini a donné le coup d'envoi fictif du match. Dans le cadre de la Fête de l'Europe, la Préfecture a fait appel au PB86 pour réaliser une vidéo de promotion des actions de l'UE en Charentes-Poitou, la Pref' étant ainsi le partenaire du match.

 

ENFIN! C'est fait! Le PB86, au terme d'une belle rencontre (et pourquoi pas la meilleure de  la saison, avec le match retour gagné à Limoges, 76-85,) qui pour être franc n'était pas à l'image de la saison (et heureusement, sinon, tout cela se serait achevé par une relégation), les hommes de Coach Ruddy ont régalé un Saint-Eloi des grands soirs, avec un public en fusion totale avec ses idoles.

Le contexte était simple...si le PB s'imposait, le maintien était assuré. Par contre, s'il venait à s'incliner, il fallait se saisir d'un smartphone et regarder ce qu'il se passait sur le parquet des concurrents directs pour le maintien, à savoir Vichy, qui a effectué depuis le début de mars une remontée fantastique: sur les 10 dernières journées, à commencer par le match Vichy-Poitiers (92-74), la JAV s'est imposé...à 7 reprises! Mais ayant trop trainé la patte en début de saison, avec seulement 3 victoires lors des matchs aller pour les Auvergnats., la tâche était complexe. Cependant, le retour en boulet de canon des troupes de Jean-Philippe Besson (Nichols et Shuller à la charge) a donné des frayeurs à de nombreux clubs jouant leur maintien, sachant qu'à 10 journées de la fin, plus personne ne se souciait de Vichy. Et Châlon en a fait les frais: menant de 15 points en 1ère mi-temps, de 10 points à 4 minutes de la fin du match, les Vichyssois ont trainé les Bourguignons en prolongation (la JAV ayant connaissance de la victoire de Poitiers savait qu'elle prenait la direction de la Pro B), et ont réussi à s'imposer 93-91.

 

UNE PRODUCTION POITEVINE DE QUALITE


Serré dans les trois premières minutes, les Pictaviens ont sonné la charge avec un Carl Ona Embo (19 pts) au sommet de son art, tout comme Pape Badiane (13pts, 7 rebonds) pour prendre l'avantage dès le milieu du premier quart-temps, pour au final le conserver jusqu'à la fin du match, l'écart oscillant (43-35 à la mi-temps, 75-71 à trois minutes de la fin). Quelques boulettes certes, mais beaucoup d'initiatives, du beau jeu, et un dunk monstrueux de Kenny Younger en fin de première mi-temps.

A 1'30" de la fin, toute la salle a compris que l'affaire était das le sac, et le public s'est levé, Saint-Eloi s'est enflammé (une salle où le PB n'aura perdu...qu'un seul match, face au Mans et consort...): le PB86 fera partie des seize membres de l'élite du basket français pour la saison 2011-2012, réalisant ainsi la passe de trois, chose que les Limougeauds n'auront pas pu (et su) faire, dès l'année de leur remontée, avec un président Forte sans doute trop ambitieux (il voyait le CSP jouer l'Euroleague pour la saison 2012-2013).

 

Joueurs-au-milieu-salle.JPGSaint-Eloi, Mardi 10 Mai 2011, 21H45. Comme après chaque victoire, les joueurs se rassemblent au milieu du terrain. Un regret cependant: Guillaume Costentin, le capitaine, est resté sur le banc tout le match.

 

En 1981 comme en 2011, résonne le tube du 10 Mai: On a gagné, on a gagné!

 

10 Mai 2011, 21H45: alors que les joueurs se rassemblent, on savoure le bonheur du maintien. Les critiques viendront pour plus tard, c'est le moment de la cérémonie de fin de saison, avec des applaudissements à n'en plus finir. Et ce maintien n'est pas volé: d'une part, il ne fut pas obtenu au rabais avec ce succès face aux surprenants Varois, mais en y regardant bien, sur toute la saison, on peut constater que l'équipe a le niveau de la Pro A sans aucun problème, et qu'avec un brin de réussite et de lucidité supplémentaire lors de certains matchs (comme le 2 janvier passé, la défaite sur une balle perdue en touche face à Strasbourg...), le PB aurait, en plus d'assurer son maintien plus tôt, aurait pu même se payer le luxe d'aller faire un tour en play-offs! Ainsi, sur 30 matchs, Poitiers s'incline à 18 reprises, dont 10 matchs par...maximum 6 points! En guise de compensation, je repense à cette victoire sur un shoot au buzzer refusé à Châlon: un avenir sportif peut se jouer sur 1/10ème de seconde.

 

Salle-saint-eloi-dans-le-noir.JPGSaint Eloi, Mardi 10 Mai 2011, 21H50. Un peu comme à la fin de chaque aventure d'Astérix, c'est  notre grand banquet de fin d'aventure. Toutes lumières éteintes, la cérémonie de fin d'année peut débuter: tout le monde est debout, chaque joueur est appelé un par un; on s'applaudit tous les uns les autres, dans une ambiance de fête et dans une odeur de sueur. On s'en fout, tout peut arriver: on a gagné, on est sauvé!

 

22H30: une fois chez moi, direction la LNB, l'Equipe, Facebook: voir le classement, et répendre partout l'heureuse nouvelle. Depuis mercredi dernier, je me suis réveillé tous les jours, sauf dimanche, en pensant au PB, à ce match décisif pour le club: une attente excitante, mais longue, très longue. On regarde les configurations du maintien et de la descente, et on se mord les doigts, car un panier de plus contre un adversaire direct aurait pu permettre de maximiser ses chances.

Voici à quoi cela ressemblait, en recopiant les infos du site PB86.FR, un article du 3 mai venant à mon avis,de Benoît Dujardin:

 

1. Si Poitiers gagne... il se maintient.

Le PB86 a son destin entre les mains. Une victoires contre Hyères-Toulon à Saint-Eloi, et le PB86 terminera la saison avec 12 succès. Quels que soient les autres résultats, le PB86 devancera au minimum Vichy (qui aurait 11 victoires en cas de succès).

2. Si Vichy perd... Poitiers se maintient.

En cas de défaite contre Hyères-Toulon, Poitiers se maintiendrait automatiquement en cas de défaite de Vichy contre Chalon. Vichy serait alors toujours à 10 victoires, et Poitiers toujours à 11.

3. Si Poitiers perd et si Vichy gagne... c'est compliqué !

3.A. Si Poitiers et Vichy sont à égalité seuls (victoires du Havre, de Paris, et de Strasbourg), le PB86 descend à cause du goal average particulier négatif.

3.B. Si Poitiers et Vichy sont à égalité avec une autre équipe, le PB86 se maintient si cette autre équipe est Le Havre. Si c'est Strasbourg ou Paris, il descend à cause des goal-average (mini championnat) à trois.

Poitiers 2-2 (-8) Vichy 2-2 (+7) Strasbourg 2-2 (+1)
Poitiers 1-3 (-32) Vichy 2-2 (+12) Paris 3-1 (+20)
Poitiers 2-2 (-38) Vichy 1-3 (-22) Le Havre 3-1 (+41)



3.C. Si Poitiers et Vichy sont à égalité avec deux autres équipes, le PB86 se maintient si ces équipes sont Strasbourg et Le Havre. En cas d'égalité avec Strasbourg et Paris ou Paris et Le Havre, il descend à cause des goal-avergae (mini championnat) à quatre.

Poitiers 2-4 Vichy 3-3 Strasbourg 3-3 Paris 4-2
Poitiers 3-3 Vichy 2-4 Strasbourg 4-2 Le Havre 3-3
Poitiers 2-4 (-38) Vichy 2-4 (-23) Paris 3-3 Le Havre 5-1



3.D. Si les 5 équipes sont à égalité, alors Poitiers descend à cause des goal-average (mini-championnat) à cinq.

Poitiers 3-5 (-35) Vichy 3-5 (-29) Paris 4-4 Le Havre 5-3 Strasbourg 5-3

 

B.D.

 

La bonne solution, s'était la 1. Et heureusement: pour cette dernière journée de l'exercice 2010-2011, ce fut la révolte des mal classés: Limoges, Vichy, Poitiers, Le Havre, Strasbourg et Paris se sont imposés (Orléans fait figure d'exception mais recevait...le CSP).

Evidemment, le club aurait était relégué, il y aurait eu énormément de déception, de frustration et de tristesse, et bien entendu qu'avec Jules et toutes et tous les autres amateurs du PB86, je serais allé les voir à nouveau l'an prochain pour les soutenir afin de retourner vers les sommets. Mais cette option est désormais à oublier.

Il est 12H30, et il va falloir que je m'active un peu. Je savoure, je redescends lentement de mon petit nuage, et je vais pouvoir reprendre des activités normales et plus calmes. Mais la passion, que voulez-vous...

La première saison fut celle de l'heureuse découverte, la seconde celle de la difficile confirmation, la troisième doit être celle de l'inscription à long terme désormais, le PB86 s'installant plus confortablement dans la Pro A, permettant aux suiveurs de basket de placer plus facilement Poitiers sur une carte de France.

Et enfin, on pourra dire: oui, à Poitiers il y a le Futuroscope (bein qu'il soit à Chasseneuil), et désormais, il y a une autre sûre: eul PB86!

 

Les bonus vidéo:

le résumé du match, qui à mon avis fera l'objet d'un Vis Mon Match et enfin, le PB Club, le dernier de la saison, avec notamment les réactions de supporters, et de joueurs du PB (Whright, Badiane, Fournier) et de Toulon.

 


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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Poitiers Basket 86
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:05

Dimanche 10 Mai 1981, 19H59: la France est coupée en deux, les indices d'écoute des télévisions françaises sont au maximum, dans quelques secondes, le pays connaitra le choix de son orientation politique pour les sept prochaines années. Le changement ou la continuité?

20H: les lignes descendent une par une...La plus belle présentation du nouveau président à la télé! C'est très simple: qui a vu ou se souvient de celles annonçant la victoire du candidat socialiste sur TF1 ou FR3?

 

 

Résultats 2nd tour 10 Mai 1981 (Antenne 2)


 

"France socialiste, puisque tu existes, tout devient possible ici et maintenant"

 

"Mitterrand président", "On a gagné, on a gagné": ces cris résonnent un peu partout en France, difficile d'y échapper. L'orage gronde et s'abat sur la nuit de ferveur parisienne. Victoire pluvieuse, victoire heureuse. Mais l'orage, celui-ci politique, économique et sociale, s'abat sur la chambre rose socialiste de l'Assemblée Nationale et sur l'Elysée au crépuscule de l'an I du changement, et même dès la croisée des années 1981-1982. Le chômage progresse, tout comme le déficit extérieur, le Franc recule et la croissance ne décolle pas. Un an après, c'est la pause, et en 1983, c'est la rigueur. L'ouverture d'une parenthèse que la gauche n'a toujours pas su refermer dans les faits, alors qu'elle a envie de faire rêver à nouveau.

30 ans après, les années Mitterrand sont entrées dans le grand couloir de l'Histoire. Les médias parlent beaucoup plus du 10 Mai que les anniversaires précédents: livres, appels aux témoignages, émission, documentaire, bref, chacun y va de son petit exposé, image de l'INA à l'appui. Très sobre en 1991 et en 2001, le retour à ce jour de 1981 est beaucoup plus marqué en 2011.

En plus de marquer l'alternance, c'est la solidité de nos institutions qui est vérifiée, à savoir, le respect de la Constitution de 1958 par le camp qui a été dans l'opposition pendant les 23 premières années de son existence. Mais une fois au pouvoir, c'est la fin du rêve, un devoir de résultats est exigé de la part des citoyens à juste titre. Contrairement à ce que l'on peut croire aujourd'hui, en aucun cas la victoire de Mitterrand n'était assurée à l'avance: d'une part, il était en ballotage tout au long de l'année 1980 contre Michel Rocard, d'autre part, longtemps les sondages et autres études d'opinions ont penché en faveur d'une réelection de Giscard. Les choses ont évolué à partir de Mars 1981.

Pour ma part, 1981 marque l'apogée du projet politique du PS et de la carrière de Mitterrand, à savoir la montée vers les sommets. Les années qui ont suivi ont marqué la fin de l'esprit de rupture, l'adaption à l'économie de marchés: paradoxalement, les années 1980 ont été caractérisées par "l'argent qui corrompt" devenu roi de France.

Voilà comment François Mitterrand imaginait son mandat présidentiel en 1981: "Mon septennat se déroulera en trois phases: une brève période d'euphorie, une longue période difficile, et une fin plus facile, car enfin la crise ne peut pas durer sept ans!" (Verbatim I, Jacques Attali, 19 Mai 1981). Il a eu raison aux deux tiers. La présidence Mitterrand s'est achevée dans les affaires (Urba, Pechiney, sang contaminé,...), les suicides (Béregovoy, Grossouvre), la montée de l'individualisme et de l'extrême droite.

Alors s'il n'y qu'une seule journée que j'aimerai vivre, ça serait le Dimanche 10 Mai 1981, afin de participer à cette belle fête populaire qui a envahit le pays, et pouvoir m'en souvenir avec une douce nostalgie me permettant de rêver. Et des décennies après, de pouvoir dire: "Moi aussi, j'y étais"...

 

Première déclaration de François Mitterrand, 10 Mai 1981


 

Barbara (Pantin 1981): Regarde

  "Un homme, une rose à la main..."

En guise de littérature enfin, je vous recommande le petit ouvrage de Sophie Coignard qui date de 1991 et que vous pouvez retrouvez au secteur Histoire de la médiathèque...François Mitterrand, et qui s'intitule "Le jour où la France a basculé", qui revient sur la journée du 10 Mai 1981 dans toute sa largeur: le vote, la pression, l'attente, l'espoir, la fête, l'orage, et...un peu le mal de crâne. Bien écrit, l'ouvrage se lit assez rapidement et permet de bien se replanter l'ensemble du décor hexagonal de ce dimanche printanier pluvieux mais heureux.
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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 12:52

 

Marseille : si Gaston Defferre était encore là...

Publié le samedi 07 mai 2011 à 15H28

 

Cresson-Santrot-Deferre-1975.JPG

Gaston Defferre à Châtellerault (avec Jacques Santrot conseiller général de Poitiers et Edith Cresson, candidate à la députation contres Pierre Abelin), pour la législative partielle, Centre Presse, Octobre 1975.

 

Il est mort il y a 25 ans. Quel homme aurait-il été pour Marseille aujourd'hui ? Ceux qui l'ont connu tentent d'y répondre

 

Le Defferrisme n'est pas mort. Vingt-cinq ans après la disparition, ce matin du 7 mai 1986, de l'homme fort de Marseille qui a dirigé la ville durant 33 ans, il n'est pas vraiment besoin de le ressusciter. Ceux qui l'ont côtoyé, qui ont ferraillé avec lui, qui l'ont accompagné, qui l'ont aimé, du socialiste Michel Pezet, son héritier putatif, au maire actuel de Marseille, l'UMP Jean-Claude Gaudin, son opposant, en passant par Bernard Tapie, l'architecte Yves Bonnel et Edmonde Charles-Roux, sa troisième épouse, tous le font revivre, facilement, naturellement car l'héritage est là. Bon ou moins bon. Et il perdure, c'est selon.

Le "système" lié au pouvoir d'un homme qui ne voulait pas le lâcher et qui était son propre dauphin, la toute puissance de Force ouvrière pour assurer la paix sociale, le ratage de la Communauté urbaine qui laissera échapper la manne de quelques fleurons industriels, le tout voiture, la fin prématurée du tramway, l'urbanisme échevelé... les années Defferre et leurs points faibles. Mais aussi une ville modernisée avec rocade, tunnels et métro, même si elle a raté le rendez-vous avec ses étudiants, une ville qui tente de ne plus tourner le dos à la mer grâce à ses plages et à son site portuaire de Fos-sur-Mer, une ville qui fera de l'OM et de la culture, des vecteurs porteurs d'images et d'espérances, une ville généreuse malgré tout... les années Defferre et leurs points forts.

Si le droit d'inventaire est de rigueur, rares sont ceux qui n'ont pas manqué de se référer à cette figure tutélaire. Pesante, écrasante mais incarnant toutes les légitimités. Résistant, maire bâtisseur, baron incontournable du socialisme, patron de presse directif et respecté, ministre visionnaire, passionné de voile et de poésie, ce Cévenol d'origine qui s'est arrimé aux rives de la cité phocéenne, ce méridional chaud et froid à la fois, était Gaston. Un prénom scandé par les Marseillais qui en dit long sur ce leadership naturel.

Qui, aujourd'hui, pour revendiquer une telle délégation d'autorité alors que le modèle trotte dans certaines têtes, à gauche comme à droite ? Qui, aujourd'hui, pour en l'espace d'un coup de fil, réunir au galop, partisans ou détracteurs dans son bureau, quelle que soit l'heure ? "Après, quand Vigouroux te cherchait, on pouvait répondre qu'on était occupé !", rient certains defferristes. Anecdote et symbole. Autre anecdote, autre symbole : ce qu'il avait coutume de lancer, malicieux, à ses amis comme à ses ennemis. "J'ai fait faire un électroencéphalogramme, il est bon".Dans la nuit du 5 au 6 mai 1986, un malaise, une chute, un coma irréversible...

- Michel Pezet : "Au PS, il aurait tapé sur la table"

Il ne boude pas son plaisir. Dans son bureau aux murs vanille du centre-ville, un quart de siècle après la disparition de celui qu'il a côtoyé durant vingt ans, Michel Pezet se laisse vite bercer par les images, les formules, les résurgences des années Defferre. Années dures, années folles. L'avocat très urbain de 69 ans, tour à tour patron du PS local, président de la Région, député et conseiller général, aura été adoré puis brûlé par "ce père séculaire", le chef tout puissant de la famille socialiste marseillaise. "Poil à gratter" comme il se définit lui-même, il aura été accusé par les siens de "parricide".

Gaston Defferre est certes mort la nuit qui suivit une réunion à la fédération PS où il fut mis en minorité par les partisans de Michel Pezet. "Chapeau l'artiste : il meurt dans la gloire, assassiné par son dauphin... putatif, c'est shakespearien !", lance avec un humour cinglant l'héritier trahi par les barons mais qui, aujourd'hui, a su ravaler ses aigreurs et traverser son désert. "Gaston Defferre incarnait une légitimité sincère : résistant, patron de presse, maire et homme fort de la fédération. Il était tout cela. Un leader incontesté. Aujourd'hui, c'est fini." Comment aurait-il vécu la tourmente qui frappe le PS local ? "Il aurait tapé sur la table et n'aurait pas accepté que Paris envoie une mission d'inspection à la fédération. Il aurait promis de remettre de l'ordre lui-même."

Pas sûr, en revanche, qu'il aurait été entendu aujourd'hui, qu'il aurait résisté à la volonté de Solférino. "Car le parti s'est affranchi des féodalités même si elles pèsent encore." Les entorses et autres arrangements, le Defferrisme s'en est nourri, basé sur un système que Michel Pezet a combattu. "Ce système porté par un leader incontesté est mort avec lui, aujourd'hui c'est différent, le clientélisme est mâtiné de clanisme..." Tirant sur sa pipe, les souvenirs se bousculent. Puis se figent. "Il aurait voté DSK, aujourd'hui, parce qu'il faut gagner... Croyez-vous que son choix pour François Mitterrand était, au départ, un choix d'amour ?" Defferre tel qu'en lui-même.


- Jean-Claude Gaudin : "Gaston serait surpris"

Jean-Claude Gaudin était benjamin du conseil municipal lorsque Gaston Defferre régnait sur l'Hôtel de ville. 1965, les prémices d'un printemps révolutionnaire. "À l'époque, avec le ministre de l'Intérieur Raymond Marcellin, ils envoyaient les étudiants loin de la ville. Gaston serait surpris de voir qu'on les réinstalle sur la Canebière." Autres temps. "Gaston voulait faire entrer les autoroutes jusque sur le Vieux-Port, se souvient le sénateur-maire UMP, en poste quai du Port depuis 1995. Il y a renoncé parce qu'il aurait fallu détruire l'église Saint-Ferréol les Augustins, ce qui est impensable."

Jean-Claude Gaudin s'amuse volontiers. "Gaston, il est vrai, était moins aspergé d'eau bénite que moi." Il n'empêche. Même si les deux hommes marquent leurs mandats de différences majeures sur la politique de la Ville, les transports ou l'urbanisme, les philosophies ne sont pas si éloignées. "Je suis très imprégné par la façon dont Gaston Defferre dirigeait la ville. Je l'ai beaucoup observé. Il voulait une gestion saine, honnête et transparente. Je m'applique à le faire. Comme lui, j'essaie d'être à l'écoute, consensuel, fédérateur."

Alors le maire de 2011 imagine les satisfecit qu'aurait pu lui décerner son plus illustre prédécesseur. "Je me suis battu pour qu'il n'y ait pas de croisette à la place de l'hippodrome Borély, de galerie marchande au parc du 26e centenaire, il aurait été content. Après, il y a des contextes différents, en termes d'exigence environnementale notamment. Il serait surpris, mais il aurait su s'adapter."

 

- Bernard Tapie : "Il aurait adoré le 26 mai 1993"

 

Bernard Tapie et Gaston Defferre se sont rencontrés pour la première fois en mai 1985, à l'ambassade d'URSS. "Je venais de gagner deux tours de France avec Hinault et Lemond, raconte Tapie, et c'est là que Gaston m'a dit 'pourquoi tu ne reprendrais pas l'OM?'. C'est aussi simple que ça." Selon lui, "Gaston n'y connaissait rien au foot mais il comprenait mieux que personne l'importance du club dans l'équilibre de la ville. Il me racontait d'ailleurs qu'en déplacement, les gens ne lui disaient pas 'ah, c'est vous le maire de Marseille', mais "ah, c'est vous le maire de l'OM'".

Si Defferre était toujours de ce monde, l'homme d'affaires estime qu'il "ne correspondrait peut-être pas à ce que les Marseillais d'aujourd'hui attendent, mais, observe-t-il, il était bien assez intelligent pour s'adapter." En dépit des difficultés de l'époque et des erreurs qu'on lui prête aujourd'hui, Bernard Tapie assure que "jamais Marseille n'a autant rayonné qu'à l'époque où Gaston était maire".

Quant à savoir comment il jugerait aujourd'hui sa ville et son club de foot, "je n'en sais rien, concède-t-il, je ne l'ai pas connu assez longtemps pour savoir ce qu'il en penserait. La seule chose dont je sois sûr, avance-t-il, c'est qu'il aurait adoré être là le 26 mai 1993, quand on a gagné la coupe d'Europe".

Retrouvez les témoignages d'Edmonde Charles-Roux et d'Yves Bonnel dans La Provence

Retrouvez également un dossier spécial de 34 pages dans "Marseille L'Hebdo", en vente en kiosque.

Marjory CHOURAQUI, F.T. et H.V.

 

Bonus-vidéo:

l'annonce du décès de Gaston Defferre sur Antenne 2 20H

 

La réaction de quelques sardines...(FR3 Provence Alpes)
La biographe de Gaston Defferre: Maire de Marseille de 1953 à 1986, candidat aux présidentielles de 1969, et surtout, architecte du projet de décentralisation de 1982 (en tant que Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Ministre d'Etat) qui a une importance cruciale pour notre pays, et les membres de l'ensemble des collectivités territoriales de France ne peuvent en aucun cas affirmer le contraire!
Hommage-a-Gaston-Defferre-1986.JPGJournal de l'année 1987, revenant sur l'année 1986 (Editions Larousse), page 85.
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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les Gens
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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 08:00

Une chanson sortie en 1967 qui ne fut pas du goût du Général de Gaulle!

 

Passage sur TF1, 12 Juin 1976, Michel Sardou étant accompagné à la guitare par Pierre Billon.
Parole de Les Ricains:
Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

Bien sûr les années ont passé
Les fusils ont changé de mains
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie
Un matin où tu n'y étais pas

Bien sûr les années ont passé
On est devenus des copains
A l'amicale du fusillé
On dit qu'ils sont tombés pour rien

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui
Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui

Bien sûr les années ont passé
Les fusils ont changé de mains
Est-ce une raison pour oublier
Qu'un jour on en a eu besoin

Un gars venu de Géorgie
Qui se foutait pas mal de toi
Est v'nu mourir en Normandie
Un matin où tu n'y étais pas

Bien sûr les années ont passé
On est devenus des copains
A l'amicale du fusillé
On dit qu'ils sont tombés pour rien

Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui
Texte pris sur le site parolesmania.com
Image prise sur le site cdandlp.com
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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Notre sélection de vidéo
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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:38

Alain Claeys renouera-t-il le contact avec les descendants de cette délégation d'ici 2014?

Des-nords-coreens-a-Poitiers.JPG

La Nouvelle République, Vendredi 7 Mars 1986.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 18:50

Le Petit a grandi, mais espérons qu'il n'est pas le temps de trop vieillir...à l'Elysée!

 

Le Mardi 6 Mai 2008

 

Le Mercredi 6 Mai 2009

 

Le Jeudi 6 Mai 2010

Et le clou de l'article:
une version des Mille Colombes datée ici de 1982, où l'on découvre par ailleurs que Mireille Mathieu n'a pas toujours eu son éternel casque capillaire sur la tête!

 
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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le Marronnier
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 10:32

Attention, la campagne va être moche!

 

 

 

 

 Quelle bonne idée Gérard Lenorman a eu que d'écrire et de réaliser cette chanson, qui le temps d'une élection redevient un tube national diffusé sur toutes les ondes radiophoniques du pays, et illustre par ailleurs bon nombre de reportages télé.

"Si j'étais Président" (ici sous titré en allemand), est issue de l'album La clairière de l'enfance (1980), et fait vraisemblablement partie des chansons auquel personne n'a pu échapper.

Mais parlons futur: dans un an tout juste (a priori, les dates n'ont pas encore été arrêtées), ce sera le second tour de la présidentielle 2012: une moitié de la France sera heureuse, voire rassurée, et l'autre, forcément un poil moins nombreuse, sera déçue, dépitée...et peut-être effrayée. Mais nous n'y sommes pas encore. D'ici là, la pression va monter peu à peu, les appareils politiques de tous bords vont préparer leur stock d'armes pour atteindre l'adversaire, et d'arguments et de propositions pour séduire l'électeur. Le grand chantier va s'installer.

Quels seront les thèmes de la campagne? La sécurité comme en 2002? Le pouvoir d'achat comme en 2007? L'écologie, l'emploi, le vivre-ensemble? Bien malin celui qui aujourd'hui est en mesure d'annoncer la thématique phare de la campagne. Tout comme, à moins qu'un tarin légendaire se manifeste, il va être bien difficile de connaître, le nom des deux finalistes qui apparaîtront sur nos petits écrans, et dont on retrouvera les mêmes noms, ce dimanche 6 mai 2012, au sein des isoloirs.

La seule certitude dont je puis modestement vous faire part, c'est que la campagne va fourbir de coups bas, de dossiers en provenance du camp d'en face...ou en interne, que les petites phrases vont fleurir ici et là, que l'on risque d'enchaîner des heures et des heures de branlette intellectuelle...sur des détails, tout en oubliant d'aller à l'essentiel.

Autant j'adore cette période d'effervescence, où l'on se dit que tout est possible, où la raison caresse la folie, autant je me dis qu'elle excite sans doute trop nos politiques, et je me dis que la suppression de l'élection du président au suffrage universel (symbole de l'esprit monarchique au sein de la République Française) ne serait sans doute pas un mal, ceci s'effectuant au profit du premier ministre, qui comme dans les autres nations européennes, serait désigné par le parti ou la coalition majoritaire à l'Assemblée Nationale à la suite des législatives, permettant ainsi de revaloriser le rôle des députés, sans retomber dans un régime de partis type IVème République (pas de retour à la proportionnelle qui me semble être nuisible, dans l'absolu, à la démocratie).

Et puis enfin, je vous invite à consulter un lien, made in PPP, concernant les candidats au scrutin présidentiel de 2012: j'en avais dénombré 46 en avril. On sait depuis que Jean-Pierre Chevènement pourrait repartir au combat, comme en 2002 (grrrrrrrrrrrrr!!!!), à l'opposé d'Olivier Besancenot qui tractera et collera des affiches avec la binette d'un autre camarade. Bref, on n'est pas très avancé...

 

Petit bonus musical: une chanson de Pierre Groscolas, Elise et moi (1975). La première fois que je l'avais entendu, j'avais compris les paroles comme voulant dire "Elysée moi"...Normal, la chanson illustrait la victoire de Giscard en 74!

 

 

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

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