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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:52

30 Juin, rue de Solférino : sous le cadre de Manuel Valls, minute de silence dans la salle Charles Pasqua.

Assemblée Nationale, 30 Juin 2015.

La recherche du consensus peut parfois aller loin. J'avoue pour ma part, qu'au moment où j'ai vu cette scène, j'ai ressenti de la honte.

Bizarrement, en ce mois de juin 2016, il y en a un qui vient de nous quitter, et qui, à ma connaissance, n'a pas eu droit à un tel hommage. Il s'agit d'Edgard Pisani (1918-2016). Résistant, gaulliste puis socialiste, européen convaincu et tiers-mondiste, il a été ministre sous de Gaulle. Commissaire européen à partir de 1981, il arrive fin 1984 en Nouvelle-Calédonie en pleine tension et va contribuer à élaborer un plan de paix avec l'idée de l'indépendance-association. Enfin, de 1988 à 1995, il dirige à Paris l'Institut du Monde Arabe.

Voici ce qu'il disait en Mai 1989, sur le plateau d'Antenne 2, en tant que dirigeant de la revue L'Evènement Européen, une revue publiée en plusieurs langues et distribuée dans plusieurs pays

"Si l'Europe économique se fabrique sans que l'Europe culturelle et l'Europe politique se construisent, ce sera un marché ouvert aux Japonais, aux Américains, et jamais l'Europe ne deviendra une réalité, une réalité internationale, c'est-à-dire un complexe économique, stratégique et culturelle."

Voilà, lui aurait mérité une ovation. Il a eu un simple hommage. Voici un lien vers sa biographie.

Apos', Antenne 2, 14 Mai 1989.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 12:09

Tu nous manques Vieux...

Coluche, vers 1985/1986.

Coluche, vers 1985/1986.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 09:11

La bataille d'Ecosse n'est pas terminée

 

Les nationalistes écossais pourraient remporter une victoire écrasante le 7 mai, ce qui aurait des conséquences majeures pour l'intégrité du Royaume-Uni.

Ecosse : nouvelle chance pour l'indépendance ?

Pour bien saisir la puissance du Parti national écossais, il suffit de se pencher sur les régions d'Ecosse (SNP), il suffit de se pencher sur les régions d'Ecosse où il est considéré comme étant faiblement implanté, comme la région frontalière des Marches écossaises. Aux dernières élections, les nationalistes y ont recueilli moins de 10% des suffrages. Mais cette année, des sondages menés par les conservateurs donnent à penser que le SNP pourrait tripler sa représentation dans cette région, qui fait pourtant partie de celles qui sont traditionnellement unionistes. Depuis des mois, les enquêtes d'opinion dessinnent des perspectives plutôt sombres pour les unionistes. Selon ces enquêtes, les nationalistes vont remporter une victoire, dont on ne saisit pas encore toute l'ampleur en Angleterre. Le SNP pourrait, semble-t-il, rafler 55 des 59 sièges écossais, alors qu'il n'en compte que six aujourd'hui. Personne ne peut se résoudre à croire qu'un séisme d'une telle magnitude va frapper la politique écossaise. Les bookmakers donnent une victoire du SNP moins écrasante, mais même un résultat de 35 sièges empêcherait Ed Miliband, le dirigeant des travaillistes, d'otenir la majorité. Sans la base celte, le Parti travailliste aurait du mal à gouverner la Grande-Bretagne, à moins qu'il ne forme une coalition avec les nationalistes, ce que Miliband exclut.

Loin d'être fatale au SNP, la campagne du référendum de septembre 2014 l'a laissé plus fort que jamais. Le SNP n'est plus seulement un parti, c'est un mouvement qui, proportionnellement au nombre des habitants, compte plus du double de membres que les trois principaux partis unionistes réunis. Un Ecossais sur 50 l'a rejoint depuis le référendum. Le parti de Nicola Sturgeon, la Première ministre d'Ecosse, compte plus de membres que l'armée britannique de soldats.

 

Une cause puissante. Ni le Premier ministre David Cameron ni M. Miliband ne peuvent déterminer le résultat de l'élection en Ecosse. Tous deux sont curieusement impuissants. Ils ne peuvent faire autrement que d'attendre avec angoisse les nouvelles du Nord qui viendront jusqu'à Londres, et qui pourraient décider de leur sort. Le SNP, qui recueille 40% d'intentions de vote depuis quatre mois jouit d'un important avantage structurel. A la différence de ses adversaires, il défend une cause qui fédère un grand nombre de partisans, et une cause est quelque chose d'extrêmement puissant. Plus fort en tout cas q'un unionisme faible et divisé. A qui d'autre que nous, dit le SNP, pourrait-on faire confiance pour défendre les intérêts de l'Ecosse?

Les unionistes font comme si de rien n'était. A Edimbourg, M. Cameron a affirmé le 20 février que la question constitutionnelle était réglée. Mais en Ecosse personne ne juge que c'est le cas et, si le Premier ministre le croit, il se berce d'illusions. L'autosuffisance des unionistes est leur plus gros problème, après leur incapacité à reconnaître qu'ils en ont un, de problème.

Tous les stratagèmes employés pour tuer le nationalisme écossais n'ont fait que le renforcer. Le transfert de certains pouvoirs du gouvernement britannique à l'Ecosse a abouti à l'élimination du Parti conservateur au nord de la frontière, mais a aussi nourri le nationalisme. L'hégémonie du Parti travailliste en Ecosse avait besoin d'une opposition, et le SNP s'est empressé d'occuper cette place. Le référendum sur l'indépendance a rendu plausible l'idée de sécession. Il a permis d'entrevoir un autre avenir et de le défendre avec un optimisme louable, voire héroïque. Compte tenu des circonstances, il n'est guère étonnant que 45% des Ecossais aient jugé que le risque valait la peine d'être couru. A longue échéance, cela ne présage rien de bon pour l'unionisme. Quant au SNP, c'est justement le long terme qu'il a en tête. Il lui suffit de gagner une fois un référendum sur l'indépendance, tandis que l'unionisme ne peut se permettre une telle défaite.

 

Second référendum. Bien loin d'être réglée, la question de l'Ecosse est donc plus préoccupante que jamais. Sur le plan de la politique intérieure, elle représente la plus grande remise en cause de l'autorité et de l'assurance de l'Etat britannique depuis 1918, quand le Sinn Féin a remporté une victoire écrasante dans ce qui est aujourd'hui la République irlandaise. Pour des raisons évidentes, le SNP n'aime pas être comparé au Sinn Féin. Néanmoins, il a le même objectif que lui: le démembrement de l'Etat.

Si M. Cameron obtenait un second mandat, il conforterait la théorie du SNP selon laquelle l'Ecosse et l'Angleterre sont des entités si différentes que l'appartenance à la même union politique a de moins en moins de sens. Le SNP a en effet l'intention de demander le divorce pour cause d'incompatibilité d'humeur.

Tant mieux si cela exaspère les électeurs anglais. Alex Salmond, l'ancien Premier ministre écossais, sera envoyé au sud de la frontière pour faire office d'ambassadeur de Nicola Sturgeon dans les studios de télévision londoniens. Son rôle consistera à mener une campagne de guérilla pour semer la discorde et la division. Il ne sera pas facile de résister à ses provocations, d'autant que très peu de conservateurs anglais, dont l'arrogance n'a d'égal que l'ignorance, sont conscients que le vrai ennemi est le SNP et que le Parti travailliste ne représente que l'opposition.

Pour le SNP, les élections générales ne seront qu'une étape. Remporter une majorité de sièges écossais serait un excellent début, mais le parti songe surtout aux élections parlementaires de 2016 à Holyrood. Car s'il remporte la majorité des suffrages l'an prochain, il sera en mesure d'organiser un second référendum. Comment Westminster pourrait raisonnablement s'y opposer si une majorité d'électeurs écossais le revendiquent?

 

Un autre pays. Puis il y a l'Europe. Si M. Cameron s'assure un second mandat, il tiendra un référendum sur l'appartenance à l'UE. Les Anglais sont plus favorables que les Ecossais à une sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Si les Anglais votaient pour sortir de l'Europe et les Ecossais pour y rester, la soif d'indépendance écossaise pourrait s'avérer insatiable.

Il est affligeant que tant de conservateurs anglais soient manifestement plus préoccupés par des menaces de Bruxelles que par celles d'Edimbourg. Un membre de gouvernement l'exprime bien: "L'Ecosse est vraiment devenue un autre pays, je ne cherche plus à comprendre". Et beaucoup ne s'y intéressent plus du tout. Il est évident qu'une large part des conservateurs anglais accepterait l'idée de l'indépendance écossaise si c'était le prix à payer pour une sortie du Royaume-Uni - ou ce qu'il en resterait - de l'UE.

Les suffrages écossais pourraient fort bien déterminer le résultat des prochaines élections générales, mais la question de l'Ecosse, autrement dit la bataille de la Grande-Bretagne, ne sera pas réglée au mois de mai. Les élections ne sont qu'une simple échauffourée avant la bataille de plus grande envergure qui nous attendent. David Cameron aurait donc tort de penser que sa mission en mai est d'atteindre la ligne d'arrivée: son combat ne fera que commencer. Les unionistes devraient éprouver un lourd pressentiment, car les élections seront désastreuses.

 

Alex Massie, The Spectator, publié le 28 février 2015, in Courrier International, 30 avril 2015.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 07:36
Solidaires vous offre mardi matin le petit déjeuner...devant le commissariat

Communiqué de Solidaires 86, Juin 2016.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:47

Ne jamais oublier qu'en France, il y a des gens pour voter et prendre la défense des Balkany

France Inter, 24 Juin 2016.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Notre sélection de vidéo
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 07:58

Diffusion gratuite, à partir de 22h30 sur le parvis du Théâtre Auditorium de Poitiers

(avec repli dans le TAP si la pluie s'invite au rendez-vous)

Le Grand Blond avec une Chaussure Noire, en nocturne à Poitiers

Sous les étoiles

Le Grand Blond avec une chaussure noire

Yves Robert

Attention, film culte signé Yves Robert en 1972 avec le grand Pierre Richard et l’inoubliable dos nu de Mireille Darc ! Découvrez-les magnifiés dans une superbe réédition de la Gaumont en copie numérique pour les 120 ans du cinéma. François Perrin, violoniste distrait, est pris malgré lui dans une rivalité entre deux agents des services secrets français. Une histoire d’espionnage pleine de quiproquos et de situations loufoques.

en partenariat avec Passeurs d'images en Poitou-Charentes

 

Pris sur tap-poitiers.com

 

Merci à Demoiselle R. pour son précieux tuyau!

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 07:43
Affiche de François Hollande, présidentielle 2012.

Affiche de François Hollande, présidentielle 2012.

Le décalage entre l'opinion et les partis

 

Cette fonction d'encadrement de l'opinion, si elle est nécessaire dans les démocraties modernes, présente cependant des insuffisances. Celles-ci proviennent tout d'abord d'une incapacité de tout parti à satisfaire ses électeurs sur tous les plans. Les citoyens peuvent être attirés par les positions en matière de politique étrangère de tel parti, et en revanche préférer sur le plan économique, les positions d'un autre parti. Sans doute le rôle des partis politique est précisément de montrer aux citoyens qu'ils doivent faire abstraction des points secondaires sur lesquels ils ne sont pas d'accord avec le parti car sinon on aboutirait à un nombre trop grand de partis politiques, et, par conséquent, à la disparition même de ce rôle des partis: une opinion publique trop morcelée, atomisée, ne permet pas qu'il se dégage de véritable politique. Il n'en reste pas moins que, compte tenu des concessions que doivent faire les citoyens aux partis pour lesquels ils votent, ces partis ne représentent jamais d'une manière complète l'opinion publique, même de ceux qui les ont élus. Il subsiste toujours un décalage entre cette opinion et la position des partis, décalage qui rend plus aléatoire le rôle d'encadrement des partis.

Un deuxième décalage résulte de l'écart entre les positions officiellement soutenues par un parti et la politique que suit en réalité ce parti s'il parvient au pouvoir. Il n'est pas possible à un parti de tenir toutes les promesses qu'il a pu faire. Les campagnes électorales sont en effet propices à certaines surenchères dans les revendications des partis. Il est compréhensible que ces derniers, du fait de la concurrence, se livrent à une certaine démagogie: le parti qui n'en ferait point, par honnêteté, risquerait fort également de n'avoir pas d'élus et de devoir rapidement disparaître. Mais une fois que le parti a remporté une élection, il y a l'épreuve des faits. Les idées doivent composer avec la réalité, car celle-ci est moins maléable que celles-là. Et l'on conçoit qu'un certain nombre de slogans qui ont peut-être fait la fortune poilitique du parti victorieux doivent être rangés au magasin des accessoires ou même aux oubliettes. "Demain on rasera gratis" proclamait un certain nombre de partis autrefois; ce qui ne pouvait être qu'une revendication pour un futur indéterminé et irréalisable dans une perspective réaliste, c'est-à-drie politique.

Cet écart inévitable explique la position des différents partis, selon qu'ils espèrent ou non remporter les élections. L'écart sera maximum pour les partis qui n'ont aucune chance de parvenir au pouvoir. Il importe peu à ces partis de savoir que leur programme est irréalisable, puisqu'il ne sera pas soumis, de toutes manières, à l'épreuve des faits. Ces partis auront donc intérêt, au contraire, à présenter les revendications les plus démagogiques pour se faire remarquer et susciter, sinon la sympathie, du moins la curiosité chez les électeurs. Au contraire, les partis qui estiment pouvoir gagner les élections ont intérêt à modérer leurs revendications, pour faire la preuve auprès des électeurs du sérieux de leurs propositions, et de leur aptitude à gérer les affaires du pays. Un exemple récent en a été présenté en France par l'"actualisation" du Programme commun de gouvernement signé par les partis de gauche (essentiellement le Parti Communiste et le Parti Socialiste). Ce Programme, conçu avant la crise de l'énergie de 1973 qui a boulversé les économies occidentales devait être adopté aux nouvelles conditions de développement qui résultaient de cette crise. La volonté d'actualiser ce programme témoignait de la part des parties (partis) signataires de leur effort de se présenter comme d'éventuels partis de gouvernement.

 

Charles Debbasch, Jean-Marie Pontier, Introduction à la Politique, 1982.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les Gens
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:47

La Main de Dieu

Le but du siècle

Mexico , 22 Juin 1986 : le jour où Maradona est passé au rang de divinité
Chronique «À contresens»

Diego Maradona et la main de Dieu

Par

 

Mondial de foot 1986 : un but aidé de la main du joueur donne la victoire à l’Argentine. Une action divine, selon lui. De la vertu d’un pieux mensonge.

 

Ceux qui cherchent de nouvelles voies pour avoir une bonne ou une belle vie devraient lire Ma Vérité, que Diego Maradona vient de publier aux éditions Hugo Sport. Certes, ils n’y trouveront aucun conseil de sagesse qui les aidera à faire des choix dans la brume agitée de leur existence. En revanche, ils verront la beauté que peut avoir dans certains cas le fait de tricher éhontément. Ils verront même comment la règle qui nous contraint à être honnête, à ne pas agir à l’encontre de la morale, peut s’avérer beaucoup moins intéressante que le mensonge, la tromperie, la triche, pour la collectivité, voire l’humanité.

Dans son autobiographie, Diego Maradona revient sur le Mondial de football de 1986 au Mexique, année où il fit gagner l’Argentine. Il raconte, entre autres, le célèbre but qu’il marqua de la main contre l’Angleterre, but que n’aurait pas vu l’arbitre. Lors de la conférence de presse qu’il donna après le match, pressé de s’expliquer sur sa tricherie et ne sachant pas comment s’en sortir, Maradona déclare : «Je le jure sur ce que vous voulez. […] J’ai frappé le ballon avec la tête. Ce qui s’est passé, c’est qu’on a vu le poing du gardien du but et de là, la confusion. Mais c’était avec la tête, n’ayez le moindre doute. Je me suis même fait un bleu sur le front. [Ce but], je l’ai fait avec la tête de Maradona, mais [aussi] avec la main de Dieu.» Pourquoi Dieu aurait-il voulu mettre sa main pour permettre à Dieguito de marquer ce but ? La réponse est très simple : l’être suprême aurait souhaité venger les enfants morts durant la guerre des Malouines en 1982. Mais Dieu lui-même avait-il le droit de tricher ? Même s’il jouit d’un statut d’exception, c’est bien avec la main que Dieu a marqué le but. Cette question est centrale, absolument centrale dans cette affaire. Car ce que Dieu aurait voulu en tant que vengeur des morts des Malouines, c’est marquer un but en trichant.

C’est de cette manière qu’il a cherché à humilier les Anglais. Un but légal et normal n’aurait pas eu le même effet. Que peuvent faire les simples mortels lorsque c’est Dieu en personne qui choisit de mentir, de tricher, de falsifier la vérité pour venger une offense ? Diego Maradona ne s’est pas contenté de marquer un but historique et controversé : il a raconté une histoire des plus plaisantes à laquelle le public a adhéré. Soudain, ce dernier a cru qu’il n’avait pas seulement assisté à un match de football, mais aussi à une scène miraculeuse, témoin d’une action divine. Action dans laquelle l’Etre suprême s’est servi de Dieguito comme simple instrument.

Ce faisant, le mythique footballeur ne s’est pas seulement contenté de jouer magnifiquement - le deuxième but qu’il a marqué dans ce match étant l’un des plus beaux de l’histoire -, il a aussi empli de mystère et de grâce une vulgaire compétition sportive. Si le football compte peut être de bien meilleurs joueurs que lui - mais beaucoup de spécialistes en doutent - peut-on trouver plus généreux avec le public que Maradona ? Ce n’est pas pour tirer un profit personnel et égoïste que le joueur a raconté cette histoire. Il y a cru lui-même.

La tragédie est plutôt la suite de son existence. Drogues, obésité, crises cardiaques, violences, tatouage de Fidel Castro sur l’un de ses mollets ne sont-ils pas la conséquence d’avoir cru à cette élection divine ? Quel mortel serait en mesure de supporter un tel poids sans perdre la boule voire son âme ? Le public lui a tout pardonné. Et plus que cela. Chaque bêtise de son idole, il l’a mise sur le compte de ce rôle joué dans les dessins implacables de Dieu. Comme si chacun de ses innombrables déboires faisait partie du joyeux spectacle débuté au Mexique lors d’un match contre l’Angleterre il y a trente ans. Si après cette miraculeuse histoire, des lecteurs récalcitrants pensent toujours que tricher c’est mal, ils n’ont qu’à se précipiter sur Ma Vérité de Maradona.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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