Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : PourquoiPasPoitiers
  • PourquoiPasPoitiers
  • : PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
  • Contact

Spirit of the 1970's

Sunglasses-Cigare-cravate-et-gilet.JPG
Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
1930961_30625904006_410_n.jpg

Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

http://img40.xooimage.com/files/6/e/8/logopb86-1176646.png

En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 11:05

Cette nuit, certains risquent d'être en retard d'une heure, d'autres seront en avance malgré eux, quelques uns seront à l'heure.

Et l'immense majorité qui ronflera ne se rendra compte de rien...

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Notre sélection de vidéo
commenter cet article
25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 09:22
Mardi 21 Mars 2006 : menace de blocus de la ville de Poitiers

UNIVERSITE

POITIERS

Après cinq semaines de grève contre le CPE, le président de l'université de Poitiers le bilan

 

"Un geste est nécessaire"

Mardi 21 Mars 2006 : menace de blocus de la ville de Poitiers

JEAN-PIERRE GESSON est un peu énervé.Dans les mains, il tient un article de notre confrère Libération. Son titre: "Universités, usines à précarité". Le président de l'université constate que "Poitiers est très médiatisée", mais cette médiatisation "conduit à des exagérations".

Face à ce constat, Jean-Pierre Gesson a tenu à faire le point. Avec lui, les doyens des facultés de Sciences Humaines, de Sciences, de Lettres et langues, de Sciences économiques, de Droit, de STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) et le directeur de l'IUT de Poitiers.

 

Ne pas brader les diplômes

"On tombe dans la caricature" s'insurge Jean-Pierre Gesson, "l'université n'est pas responsable de la tenue de l'emploi en France". Et d'ajouter: "Nous avons des formations généralistes qui préparent à des emplois. Chaque année, l'université de Poitiers envoie 6000 étudiants en stages dans les entreprises!"

La colère passée, le président de l'université a souhaité faire le point sur le mouvement de grève à Poitiers et répondre à l'inquiétude de certains étudiants pour les cours et les examens. "L'université de Poitiers ne va pas brader ses diplômes. Et que ceux qui disent que nous traiterons nos étudiants différement ont tort."

 

Assurer les heures

Le premier objectif des responsables des facultés est d'assurer toutes les heures. Partant de l'hypothèse que le mouvement de grève s'arrête dans quelques jours, ils affirmentque le programme peut-être bouclé. Mais pour rattraper le retard, les étudiants devront faire des concessions: rogner une semaine de vacances à Pâques, décaler des sessions, travailler ou passer des examens le samedi et le dimanche....

 

Vers plus de sérénité

"Ils vont avoir une année plus longue"- confirme Jean-Pierre Gesson, "mais la situation est différente d'une UFR (Unité de formation et de recherche) à l'autre, d'un diplôme à l'autre" (lire ci-dessous). Plutôt proche des préoccupations des étudiants, mais défavorable au blocus, le président de l'université veut tout faire pour que les étudiants passent, malgré tout, leurs examens dans de bonnes conditions. Il pense aussi aux "problèmes de jobs d'été" et aux "problèmes de locations de studio". Bref, pas question de donner des cours en pleine été. Question de logistique.

En revanche, si le mouvement se poursuit trop longtemps, la situation deviendra très problématique. Pour Jean-Pierre Gesson, "un geste est nécessaire (ndlr: du gouvernement) pour que la sérénité revienne et pour que la fin de l'année se déroule correctement".

Bruno Delion

 

EXAMEN- Les facultés de Poitiers s'adaptent et changent le calendrier des cours

 

Des cours le samedi et peut-être le dimanche

Faculté des Sciences Humaines: Pour Jean-Michel Passerault, le doyen, le "message est clair: toutes les heures seront assurées mais ça va être assez compliqué". Des cours seront certainement décalés. J-M Passerault promet "d'accompagner les étudiants pour que les diplômes de 2006 soient les mêmes que 2005".

Faculté des Sciences: "Toutes les heures prévues seront effectuées" affrime Gilles Raby, le doyen. Selon lui, si les cours reprennent la semaine prochaine, "c'est jouable". Durant cette conférence de presse, il a affirmé que "le Futuroscope est un îlot de traquillité". Dans l'après-midi, les grévistes étaient sur le site pour rendre visite aux étudiants en sciences physique, mathématique, mécanique et informatique (SP2MI).

Lettres et langues: Jean-Louis Duchet, le doyen, a fait des calculs. "Il nous faut 19 demi-journées pour les examens. Avec 14 demi-journées, ça passe". La deuxième session est prévue début juillet pour ne "pas trop mordre sur les vacances d'été". En revanche, Jean-Louis Duchet estime "envisageable de passer les examens le samedi ou le dimanche".

Sciences économiques: Christian Aubin, le doyen, s'est fixé deux objectifs: "assurer l'intégralité des programmes et essayer de terminer la première session d'examen au 31 mai". En sciences-éco, il reste cinq semaines d'enseignements. Si le mouvement prend fin mardi, les vacances de Pâques seront amputées d'une semaine. Si le mouvement se poursuit...

Droit: "Nous ne toucherons pas aux vacances d'avril, ni à juillet et août" a affirmé le doyen Eric Gojosso. Les mois de mai et juin seront dédiés au rattrapage des cours et à l'organistation des examens.

STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives): Pour François Le Minor, le doyen des STAPS, "le choix a été fait de déplacer les trois ou quatre séances d'activités physiques sur le mois de mai", soit après les examens qui sont maintenus, ainsi que la 2e session de juin".

IUT: les étudiants sont entrés en grève ce lundi. Alain Texier, le directeur de l'institut prévient: "Avec 37h par semaine, les étudiants ont des semaines denses. Ils ne pourront pas être en grève trop longtemps, car il y aura trop de décalage".

Mardi 21 Mars 2006 : menace de blocus de la ville de Poitiers

SOCIAL

VIENNE

Forum social

 

Collectif pour le retrait du CPE

 

REUNI lundi soir à la Maison du peuple à Poitiers, le Collectif 86 pour le retrait du CPE s'est félicité du développement de,la mobilisation les 16 et 18 mars, de la détermination du mouvement étudiant et lycéen et de l'entrée dans l'action des étudiants de l'IUT et de nombreux établissements secondaires.

Il dénonce "les occasions manquées par l'intersyndicale interprofessionnelle nationale. Le 23 mars aurait dû constituer la prochaine échéance commune aux salériés et à la jeunesse", tout en prenant acte des deux grands rendez-vous fixés pour les jours à venir, notamment les 23 et 28 mars. Il appelle l'ensemble des organisations départementales et l'ensemble de la population à en faire des outils pour le développement de la mobilisation.

Le mardi 28 mars, le collectif appelle l'ensemble des structures syndicales à développer des grèves et des arrêts de travail dans tous les secteurs professionnels "pour assurer un "Tous ensemble", privé-public, salariés-étudiants-lycéens-chômeurs-précaires, qui permette au mouvement de franchir une nouvelle étape".

Centre Presse, Mercredi 22 Mars 2006.

MANIFESTATIONS ANTI-CPE

 

Les étudiants lancent ce matin

une opération "blocus" de Poitiers

Mardi 21 Mars 2006 : menace de blocus de la ville de Poitiers

Les étudiants anti-CPE ont décidé de bloquer dès ce matin sept des entrées de la ville de Poitiers. A moins d'une semaine de la nouvelle journée nationale d'action à laquelle appellent pour mardi prochain toutes les centrales syndicales, le ton monte sur le campus.

 

En décidant de bloquer dès 7 heures ce matin sept des principales entrées de Poitiers, la coordination étudiante anti-CPE a choisi, à moins d'une semaine de la journée nationale d'action de mardi prochain, de montrer une nouvelle facette de sa détermination. Cette nouvelle action, qui illustre un durcissement de ton, attribué dans les rangs à la surdité du Premier ministre, a été annoncée hier à la mi-journée à l'occasion d'une nouvelle assemblée générale qui a réuni près de 3.000 étudiants dans les deux tribunes du stade Rebeilleau.

"Nous avons décidé de changer de mode d'action. Nous allons opter pour des actions plus radicales mais toujours pacifiques? nous avons décidé de bloquer le centre économique de Poitiers. Seuls pourront passer les ambulances et les véhicules de pompiers. Le blocus ne durera pas toute la journée mais seulement le temps d'empêcher les gens d'aller travailler", a détaillé Stéphane Nicolas, l'un des étudiants en charge des actions au sein de la coordination.

 

"Les étudiants en ont marre d'être en blocus et de ne rien obtenir"

 

"Les étudiants en ont marre d'être en blocus et de ne rien obtenir. Nous avons décidé de montrer que nous n'étions plus de gentils étudiants. Nous sommes des étudiants motivés et notre but est de gagner, quelle que soit la manière", a poursuivi l'étudiant en histoire.

Toujours aussi suivie l'assemblée générale, qui a laissé, selon une règle toujours strictement observée, les antiblocages développer leur point de vue, a très largement reconduit le blocus: 1.395 voix pour le blocus total, 269 pour le blocus partiel; 545 contre tout blocus et 31 abstentions sur un total de 2.240 votants.

A l'issue de l'annonce des résultats proclamés sur le parvis de l'amphi J, une centaine d'étudiants a rejoint le site universitaire du Futuroscope pour tenter de rallier les étudiants de SP2MI (sciences, physique, mathématiques, mécanique et informatique), le seul établissement universitaire de Poitiers pas encore touché par le mouvement. Après avoir investi pacifiquement l'établissement sous les yeux de quelques gendarmes, puis pénétré dans les salles de cours, les étudiants ont improvisé une réunion d'information dans le hall. "On est venu pour vous expliquer pourquoi on se mobilise et pourquoi il faut que, vous aussi, vous vous mobilisiez, enchaîne Jules Aimé, de la coordination étudiante.

Le spectre du blocus est au couer de toutes les interventions. "Le blocus va réduire mes chances d'avoir mon concours", s'émeut un élève. Egalement membre de la coordination Tanguy le Bolloc'h tente de mobiliser: "Le blocus est un mal nécessaire. plus vite on sera dans la rue, plus vite on obtiendra ce que l'on veut et plus vite on pourra retourner en cours." Les étudiants venus du campus sont repartis vers 17h sans avoir réellement convaincu ni entraîné leurs camarades du SP2MI.

Jean-Jacques ALLEVI

Mardi 21 Mars 2006 : menace de blocus de la ville de Poitiers
Mardi 21 Mars 2006 : menace de blocus de la ville de Poitiers

La Nouvelle République, Mercredi 22 Mars 2006.

 

Sur le blog de Jules, la journée du Mardi 21 Mars 2006.

7 Février 2006 : 3000 personnes dans les rues de Poitiers.

13 Février 2006, avis de blocus sur le campus de Poitiers.

14 Février 2006, une Saint-Valentin dans la rue à Poitiers.

15 Février 2006: la fac de droit tombe sous la charme du blocus.

16 Février 2006: les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat.

17 Février 2006: un dernier blocus avant les vacances

27 Février 2006 :le blocus étudiant fait sa rentrée.

28 Février 2006: le carnaval de la précarité

1er Mars 2006, la difficile préparation du grand vote du blocus.

2 Mars 2006: dans les urnes, la victoire du blocus

3 Mars 2006: divergences chez les étudiants à Poitiers

7 Mars 2006: la grande mobilisation de Poitiers et l'invasion de la gare.

8 Mars 2006: le stade Rebeilleau à guichets fermés

9 Mars 2006: le mouvement étudiant à la recherche d'un second souffle

10 Mars 2006: avant la coordination nationale de Poitiers, le blocus est revoté

11 Mars 2006: la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers

13 Mars 2006: les étudiants s'invitent au CA de l'université

14 Mars 2006: opération "escargot qui décolle", sous le soleil

15 Mars 2006 : une pause pédagogique pour le mouvement

16 Mars 2006: la belle action du jour, une manifestation réussie

17 Mars 2006: l'IUT de Poitiers rejoint à son tour le blocus

18 Mars 2006: pas de répit contre la politique du gouvernement

La veille:  20 Mars 2006: McDo paye l'addition de la colère étudiante

Le lendemain : 22 Mars 2006: Poitiers bloquée le temps...d'une matinée

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
commenter cet article
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 09:00
Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Les étudiants se font un Mco

 

Avant leur nouvelle AG aujourd'hui au stade Rebeilleau, les étudiants anti-CPE ont rendu visite hier matin au casting de la Star Academy. L'après-midi, ils ont bombardé d'oeufs et de papier toilette un restaurant McDonald's proche du campus de Poitiers.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Après les actions et les manifestations qui ont rythmé la semine dernière, et avant la nouvelle assemblée générale qui se déoulera aujourd'hui à 13h au stade Rebeilleau les étudiants poitevins opposés au CPE se sont offerts hier deux visites symboliques.

Le matin, une vingtaine d'entre eux s'est ainsi invitée quelques instants au casting de la Star Academy qui se déroulait sur le site du Futuroscope. Puis l'après-midi, 200 à 250 étudiants se sont retrouvés sur le parvis de l'amphi J, au coeur du campus, prêts à ejoindre à pied le restaurant McDonald's distant de quelques dizaines de mètres.

Pour cette nouvelle opération, les anti-CPE avaient fait le plein de sacs de farine, de barquettes d'oeufs, de papier hygiénique et de sirop de grenadine.

 

"C'est le symbole de la main d'oeuvre jetable et consommable à merci!"

 

De quoi confectionner des munitions en prévision d'un pilonnage en règle de l'établissement.

A 15h15, la tête de la cohorte arrive en vue de l'objectif. Donnant le signal de l'offensive Julien Vialard, l'une des figues marquantes de la cordination, déploie une banderole de fortune: "McDo et CPE: futures bons amis". Le bombardement du McDo peut débuter. Feu à volonté sur Ronaldland. Les sacs de farines et les oeufs pleuvent sur les vitrines. Les rouleaux de papier toilette gorgés de sirop sucré prennent le relais et s'abattent sur le bâtiment. Durant une quinzaine de minutes, le fast-food subit la mitraille de l'armada estudiantine. Une enseigne dédiée au nouveau jeu McDo fait les frais de l'offensive. Sa maigre capacité de plastique n'a pas résisté à deux des obus.

"Les étudiants, c'est du pain béni pour McDo. McDo c'est le symbole de la main d'oeuvre jetable et consommable à merci! Si demain le CPE n'est pas retiré McDo sera le premier utilisateur du CPE", explique Julien Vialard à l'issue de cette "petite dédicace".

"Je ne comprends pas pourquoi les étudiants s'en sont pris à nous alors que les trois quarts de nos employés sont des étudiants en CDI", commente de son côté José Gomes, le patron du restaurant. "C'est sans doute leur façon à eux de montrer leur désarroi", poursuit le "superviseur" à son retour du commissariat de police de Poitiers où il vient de déposer une plainte.

Après l'AG qui se prononcera aujourd'hui sur la poursuite du blocus de l'université, les étudiants mèneront sans nul doute une nouvelle action symbolique. lors que les IUT de Poitiers viennent de rejoindre le mouvement de blocus Julien Vialard estime que "ce n'est pas le moment de relâcher l'effort car on sent que le gouvernement commence à fléchir et cherche une porte de sortie". Un sentiment largement partagé chez les anti-CPE.

Jean-Jacques ALLEVI

L'IUT installé dans le blocus

 

Réunis en assemblée générale dans deux amphithéâtres archibondés, les étudiants de l'institut universitaire de technologie (IUT) de Poitiers ont confirmé hier matin leur entrée dans le mouvement anti-CPE. Adopté vendredi matin en AG, le principe du blocus de l'IUT a été massivement reconduit hier en fin de matinée: 319 étudiants se sont ainsi prononcés pour le blocus total; 42 pour le blocus partiel; 94 contre le blocus alors que 9 des 464 votants se sont abstenus.

Auparavant, durant une bonne heure, les "iutiens" avaient débattu de l'opportunité du blocage. Une question d'autant plus aiguë que le régime des IUT est, à la différence de celui des unités de formations et de recherches (UFR) essentiellement fondé sur un très scolaire contrôle continu. "A l'IUT, on n'a le droit de redoubler qu'une fois. Qu'est-ce qui va se passer si le blocus dure", s'inquiète un étudiant. Réponse d'un membre de la coordination: "Avec le mouvement actuel, vous croyez qu'ils vont faire redoubler tout le monde?"

Inscrit en 1ère année de génie mécanique, David Guignon qui, du bas l'amphi anime l'une des deux AG, se démène pour convaincre. "Ce n'est pas maitenant qu'il faut se démobiliser. on fera tout pour vous pénaliser le moins possible. Le gouvernement va finir par lâcher. Le blocus ne durera pas longtemps". Présent depuis le matin, Thomas Regdosz, un des membres de la coordination étudiante exhorte à son tour les "iutiens": "Ca vaut le coup de se battre pour notre avenir proche, pour celui de nos enfants et pour celui de nos petits enfants". Peu avant l'organisation du vote, David Guignon rassure encore: "le blocus sera filtrant pour les 2èmes années pour aller en TP et en partiels."

Le blocus voté hier matin sera à nouveau discuté en AG mercredi matin.

 

J-J. A.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

La Nouvelle République, Mardi 21 Mars 2006.

Lundi 20 Mars 2006 : McDo Poitiers paye l'addition de la colère étudiante

SOCIAL

POITIERS

Nouvelle action des étudiants anti-CPE

 

Le McDo pris pour cible

Lundi 20 Mars 2006 : McDo Poitiers paye l'addition de la colère étudiante

Les étudiants hostiles au CPE ne décolèrent pas. Un McDo a été bombardé hier d'oeufs et de farine.

PLUSIEURS centaines de rouleaux de papiers toilette, une cinquantaine de paquets de farine, une centaine d'oeufs, une dizaine de bouteille de sirop et un dizaine de bouteilles d'eau.

Non, les 250 étudiants n'ont pas l'intention d'inscrire leurs noms au livre des records du plus grand nombre de crêpes jamais réalisées. L'objectif est tout autre: bombarder le McDo, avenue du 11-Novembre à Poitiers, devenu au fil des manifestations hexagonales le symbole des récriminations et du travail précaire pour les étudiants.

Partis depuis le campus à coups de solgans ("Partage des richesses, partage du temps de travail, sinon ça va péter!"), le cortège descend l'avenue du Recteur-Pineau puis se positionnent devant le fast-food. Deux étudiants déroulent une banderole: "McDo et CPE, futurs bons amis." S'en suit un bombardement en rangs serrés. A 15h15, le fast-food est littéralement mitraillé d'oeufs, arrosée de mélange d'eau et de sirop de grenadine et recouvert de farine.

Cinq motards de la police, postés à proximité depuis la route, observent sans intervenir. Des consignes? Les tuiles du toit sont maculées de poudre blanche et de jaunes d'oeufs, le sol est jonché de dizaines de rouleaux et les vitres sont souillées de papiers toilette mouillés avec lesquels il a été écrit: "Non à la loi Fillon et à la réduction des postes au CAPES". Une étudiante s'exclame au téléphone: "Tu devrais voir ça, c'est énorme!"

Tellement énorme qu'un responsable du fast-food vient à la rencontre des jeunes assaillants sous les jets incessants de projectiles: "Ce que vous faites là, n'est ni plus ni moins que de la dégradation, peste-il. McDo n'est pas concerné par le CPE. Nous sommes une grosse entreprise qui avons plus de vingt salariés." En aparté, un porte-parole du mouvement explique cette action symbolique: "Nous ne sommes pas là pour dégrader. Nous ne sommes pas des casseurs. Le McDo est un symbole de la précarité. Si le gouvernement persiste, la France pourrait alors plonger dans une crise grave."

Denys Frétier

 

Le fast-food porte plaine

 

La direction de McDo a annoncé déposer plainte: "S'il n'y avait pas eu de casse, nous n'aurions pas porté plaine. Mais l'enseigne "Ronaldland" (figurine) a reçu trois impacts et a été trouée", explique une responsable. Le fast-food a fait appel à une entreprise privée pour nettoyer ce qui a été souillé.

 

 

POITIERS- Pour la reprise des cours

 

Lettre ouverte au président de l'université

 

"LE mouvement étudiant pour la reprise des cours" a rédugé hier une lettre ouverte au président de l'université de Poitiers.

Ce mouvement, qui jusqu'à présent n'a pas été reçu par le président Gesson, regroupe des étudiants excédés par le blocus de leurs facultés "liberticide et inacceptable". Fort de près de 700 signatures pour la reprise des cours, ce collectif s'adresse à Jean-Pierre Gesson: "Nous vous demandons de prendre vos responsabilités et de déclarer l'urgence de la reprise des cours". Reprise des cours et du dialogue car ces étudiants ne sont pas contre le CPE pour autant. "En tant qu'étudiants, nous comprenons leurs revendications et respectons leur droit de faire la grève, mais nous n'acceptions pas qu'ils nous empêchent d'étudier dans des conditions sereines".

Ce mouvement né en droit touche plusieurs autres facultés. Indépendant et apolitique, "nous n'avons rien à voir avec l'UNI," se défend Maxime Rolland, un des porte-parole. Une assemblée générale des anti-blocus est même prévue en faculté de géographie ce matin, et pas question d'y participer explique-t-il si elle est noyautée par un parti ou un syndicat pro-CPE. "Nous dénonçons également le nombre dérisoire de participants aux AG par rapport à la totalité des étudiants inscrits à l'université."

Beaucoup d'étudiants privés de cours sont rentrés chez eux et craignent que ce mois de grève les pénalise gravement. Si les examens de fin d'année sont reportés en juin et le rattrapge fin août, la poursuite de la grève posera des problèmes à ceux qui ont des contrats de travail pour financer leurs études, ceux qui ont résilié leur bail. Sans oublier, les concours de la fonction publique, les dossiers d'étude pour l'étranger et les étudiants étrangers venus dans le cadre d'Erasmus.

Les étudiants contre le blocus refusent le recours à la violence et l'appel aux forces de l'ordre pour régler le conflit.

 

Nouvelle AG à Rébeilleau

Aujourd'hui à 13 heures aura lieu une nouvelle assemblée générale du mouvement étudiant au stade Rébeilleau. Les débats devraient être suivi d'un vote pour ou contre le blocus des cours.

 

 

Lundi 20 Mars 2006 : McDo Poitiers paye l'addition de la colère étudiante

Centre Presse, Mardi 21 Mars 2006.

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
commenter cet article
23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 08:44
La Une de La Nouvelle République, Lundi 20 Mars 2006.

La Une de La Nouvelle République, Lundi 20 Mars 2006.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Poitiers s'est retrouvée, samedi matin, envahie par plusieurs milliers de personnes, appartenant à des milieux socioprofessionnels très différents, pour un dernier avertissement....

 

Dominique de Villepin vient de faire la démonstration qu'il est capable de mobiliser. Contre lui. Samedi matin, à Poitiers, près de 10.000 manifestants ont battu le pavé pour que le chef du gouvernment retire le contrat premier embauche (CPE) et le contrat nouvelle embauche (CNE) sous peine de sanctions immédiates. Economiques, d'abord, avec la menace d'une grève générale sur l'ensemble du pays; électorales ensuite avec l'échéance de 2007.

Dans ce long cortège parti de la porte de Paris à destination de la place Leclerc, via la préfecture, on pouvait lire la détermination sur les visages des manifestants qui sont restés cependant calmes. Sans un regard pour la quarantaine (visible) de fonctionnaires de police en faction en tenue de combat, devant la gare. Sans une halte devant le symbole du pouvoir concentré que représente la préfecture.

 

Le message que Villepin doit entendre

 

Qu'ils soient avocats, médecins, ouvriers, fonctionnaires, étudiants - ce sont d'ailleurs eux (environ un millier) qui ont conduit la manifestation - , ils sont venus, le plus souvent en famille, défendre l'avenir de leurs enfants: "C'est pour eux que nous sommes là, et aussi pour tous les autres, témoigne Gloria, enseignante, c'est un sentiment de solidarité."

La force de la rue, la force des masses: c'est le message que Villepin "doit entendre", lance un syndicaliste. Remontés jusqu'au prochain rendez-vous, les manifestants de samedi ne "lâcheront pas", assure ce père de quatre enfants. A Poitiers, la machine à mobiliser s'est mise en route pour défendre "un choix de société".

Sans désordre, sans casse et avec dignité les milliers de citoyens qui ont répondu, samedi au mot d'ordre de l'intersyndicale (1), viennent de rappeler que la "rue peut décider ce qui est bien pour le peuple".

Didier MONTEIL

 

(1) FO, CFDT, CFTC, CGT, CNT, FSU, Solidaires, UNSA, UNEF, le syndicat des avocats de France.

La Nouvelle République, Lundi 20 Mars 2006.

Samedi 18 Mars 2006 : pas de répit contre la politique du gouvernement

SOCIAL

MOUVEMENT ANTI-CPE - Nouvelle démonstration de force samedi matin où plusieurs milliers de personnes ont défilé de la Porte de Paris à la place Leclerc à Poitiers.

 

8000 à 10000 samedi !

Samedi 18 Mars 2006 : pas de répit contre la politique du gouvernement
Samedi 18 Mars 2006 : pas de répit contre la politique du gouvernement

SOCIAL

Retrait du CPE: réunion publique

 

Le collectif 86 pour le retrait du CPE invite dans un communiqué, tous les citoyens intéressés, les syndicats, associations et partis politiques à une réunion publique ce lundi soir à la Maison du Peuple, salle Timbaud (rue Saint-Paul) à 20h30 à Poitiers, "pour renforcer la mobilisation pour le retrait du CPE, pour la restitution des postes aux concours de l'enseignement et contre le loi Fillon". Engagé depuis plusieurs semaines aux côtés de la coordination étudiante et lycéenne et des syndicats de salariés, le collectif entend contribuer "à l'amplification de la dynamique unitaire qui s'est progressivement mise en place et offrir aux personnes isolées la possibilité d'apporter leur propre contribution. Au démarrage d'une semaine décisive pour la réussite du mouvement, il s'agit de mettre partout en débat la question d'une grève interprofessionnelle associant étudiants, lycéens et salariés".

 

Parti socialiste: "Retirer le CPE-CNE"

Dans un communiqué, les socialistes de la Vienne se félicitent de l'ampleur de la manifestation de samedi, à laquelle ils ont été nombreux à prendre part. "Des milliers d'habitants de la Vienne, salariés, professions libérales, parents d'élèves, ont rejoint les jeunes dans leur mouvement contre le CPE et le CNE" souligne son 1er secrétaire fédéral Jean-François Macaire. "L'immense majorité des Français souhaite ce retrait. Face au mépris gouvernemental, la résistance opposée par les jeunes Poitevins est remarquable. Il appartient aux organisations syndicales et aux coordinations étudiantes, qui ont montré leur maturité, de décider des modalités de la poursuite du mouvement." Le PS met en garde "la droite contre la tentation de laisser les tensions s'exacerber, au risque de susciter des violences. Si cétait le cas, le gouvernement porterait là une lourde responsabilité. La seule solution est de retirer immédiatement le CPE et le CNE et d'ouvrir un débat sur les questions de l'emploi, notament celui des jeunes, de la lutte contre la précarité et de la juste redistribution des richesses dans le pays".

 

Centre Presse, Lundi 20 Mars 2006.

France 2, 20H, Béatrice Schonberg, Samedi 18 Mars 2006.

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
commenter cet article
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 08:51
Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Pour ou contre:

ébauche de dialogue entre étudiants?

 

Une dizaine de membres des jeunes populaires (UMP) et de l'UNI, ont donné une conférence de presse vendredi pour affirmer leur soutien au CPE et leur opposition au blocus des facs. Thomas Porchet, responsable départemental des jeunes populaires, déclarait: "Le CPE correspond aux attentes des jeunes. Je pense que cette mesure est positive pour l'emploi. De toute façon, il faut l'essayer avant de le juger. Pourquoi vouloir le tuer dans l'oeuf?" Quand au blocus, il précisait: "Nous comptons défendre notre droit d'étudier. Une minorité d'étudiants ne doit pas empêcher les autres de suivre les cours." Aussi les jeunes comptent t-ils lancer un référé liberté dans les jours qui viennent. La conférence a pris tournure de débat quand une quinzaine de membres du mouvement de grève sont arrivés. Tout le monde a pris place autour d'un café. Chacun a campé sur ses positions, avec amorce de dialogue pour certains, prises de parole plus enflammées pour d'autres. Les Jeunes populaires défendaient leur liberté d'étudier, les étudiants en grève leur proposaient de s'exprimer lors des assemblées. A 21h, ils y étaient encore. "Au moins le dialogue est instauré", a résumé Pierre-Antoine Laguna, de la coordination étudiante.

Vendredi 17 Mars 2006 : l'IUT bascule à son tour dans le blocus

La Nouvelle République, Samedi 18 Mars 2006.

Vendredi 17 Mars 2006 : l'IUT bascule à son tour dans le blocus

MOUVEMENT ETUDIANT - Les anti et pro CPE ont entammé le dialogue

 

Rabibochés autour d'un verre?

Vendredi 17 Mars 2006 : l'IUT bascule à son tour dans le blocus

HIER, place de la Liberté à Poitiers, les jeunes UMP tiennent conférence de presse. Soutien du CPE et dénonciation du blocus au programme. "Il nous est imposé par des étudiants qui ne tiennent pas compte du droit à l'éducation. C'est illégal et anti-démocratique", commente Thomas Porchet, leur chef de file. "Nous déposerons, lundi au plus tard, un référé-liberté devant le tribunal administratif", poursuit le jeune populaire.

Deuxième étape: défense et illustration du CPE. Thomas Porchet explique: "c'est un contrat qui correspond à nos attentes, mais nous ne sommes pas sourds à ce qui se passe. Il ne serait pas opportun que le gouvernement le retire, mais il faut bien se situer sur le terrain du dialogue".

Dialogue? Les jeunes UMP ne croient pas si bien dire. A quelques mètres d'eux, une dizaine d'étudiants grévistes. On s'observe du coin de l'oeil. "On aimerait bien un jour leur parler", soufle Tanguy, l'un des leaders du mouvement. Prise de contact hésitante, mais finalement tout le monde s'engouffre au Pilori, bar étudiant s'il en est. A peine assis, les bonnes habitudes prennent le dessus. "Bon on va essayer d'éviter au maximum les débats à la con qui mènent nulle part", prévient Tanguy. Les prises de parole, c'est chacun son tour et en levant la main s'il vous plaît.

Arguments, contre arguments, les propos sont déterminés, mais chacun arrondit les angles.

- Les UMP: "si les assemblées générales se passaient comme ça, on serait prêt à y participer".

- "Venez, des anti-blocus participent et on essaie d'avancer avec eux", encouragent les grévistes.

Convaincre l'autre camp reste illusoire, mais tous se donnent du mal. Seul point d'accord: la présidence de l'université aurait dû organiser une consultation des étudiants à bulletin secret. Il fallait bien un coupable...

Mathias Aggoun

Centre Presse, Samedi 18 Mars 2006.

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:04
Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

SOCIAL

MANIFESTATION - Plus de 6000 personnes ont défilé hier dans les rues de Poitiers pour demander le retrait du Contrat Première Embauche

 

Une journée sans occupation!

 

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

Ils étaient encore 6.000, peut-être plus, hier dans les rues de Poitiers à demander le retrait des CNE/CPE. C'est désormais rituel, le matin, les lycéens de la ville se rassemblent à la préfecture ou place Laclerc. 14h45: tout le monde est en place. Le cortège s'ébranle. Au cours de la manifestation, les étudiants vont superbement ignorer deux de leurs cibles jusqu'ici favorites: faculté de médecine et gare de Poitiers. Même les CRS n'en revenaient pas! Arrivé vers 17h à la préfecture, le cortège s'est doucement dispersé sous le soleil de mars. Prochain temps fort: l'assemblée générale étudiante de ce matin et surtout la manofestation de samedi.

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !
Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !
Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

DEBAT - Polémique autour des nouveaux contrats dits "précaires"

 

Et si le CPE était une bonne mesure?

 

Les nouveaux contrats CPE et CNE accroissent-ils l'insécurité sociale? Avec 70% des français de moins de 30 ans estimant que le CPE risque de marginaliser le CDI*, on peut le penser. Le CNE ou "contrat gagnant-gagnant", selon le site internet du ministère des Affaires sociales, et le projet de loi sur le CPE, suscitent une mobilisation chez les étudiants et les lycéens jamais constatée depuis le Smic jeunes de Balladur. Pourtant, avec un taux de chômage qui avoisine les 10% (8.6% dans la Vienne), difficile pour le gouvernement de rester les bras croisés. "L'intégration des jeunes est un vrai problème, autant en quantité qu'en qualité", constate Jean-Pierre Castelain le directeur de l'Ecole de commerce européenne post-bac de Poitiers, et ancien chef d'entreprise, interrogé par téléphone. "Cela justifie que l'on trouve des olsutions, quitte à marcher sur certaines plates-bandes. Mais avec déjà 270 formes d'aides à l'emploi, les CNE et CPE s'ajoutent à un droit du travail lourd et complexe." Le principal grief reste donc la manière. "Il n'y a pas eu de concertation, c'est cela qui ne passe pas", explique Benjamin Gennequin étudiant en Biologie. Néanmoins, entre un CPE et rien, le choix est vite fait. Et pour les jeunes non diplômés c'est encore plus vrai. "Les diplômes sont de plus en plus dévalorisés, précise Benjamin. Moi j'en appelle à une manifestation citoyene, pas uniquement contre le CPE. Salariés, chômeurs, citoyens, jeunes des quartiers, tout le monde doit se regrouper!" Et le débat de rebondir lorsqu'on constate ces deux n'on pas été expressement demandés par le patronnat. L'heure de la flexibilité à outrance, n'est peut-être pas encore arrivée. Il faut regarder pour cela vers le droit du travail. L'ordonnance du 2 août 2005 est-elle conforme à la convention n°158 de l'Organisation internationale du travail (OIT), ratifiée par la France? Non selon l'article 4 - qui interdit le licenciement sans motif et l'article 7- qui impose l'existence d'une procédure contradictoire en cas de licenciement pour des motifs liés à la conduite ou au travail du salarié - de la convention de l'OIT. Un recours judiciaire qui n'a pas encore été utilisé devant le conseil des prud'hommes du département, mais qui dénie l'existence d'une catégorie de salariés corvéables à merci.

A.V.

 

* sondage CSA réalisée entre le 17 et 18 janvier 2006

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

Centre Presse, Vendredi 17 Mars 2006.

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

La manifestation anti-CPE

fait le plein de lycéens

 

De 6.000 à 7.000 manifestants opposés au CPE ont défilé hier après-midi à Poitiers. Les lycéens ont très largement dominé ce cortège dans lequel avaient aussi pris des places des étudiants et des salariés bien moins nombreux.

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

Il y avait bien sûr plusieurs centaines d'étudiants et des salariés. Mais la grosse, la très grosse majorité des quelque 6.000 à 7.000 manifetsants anti-CPE présents hier après-midi sur la place d'Armes et dans les rues de Poitiers, était composée de lycéens parfois arrivés dès le matin de tout le département et même, pour certains d'entre eux, des Deux-Sèvres.

 

"Un régiment d'étudiants  et de lycéens déclare la guerre au ministère"

 

Une présence si massive que les étudiants chargés du service d'ordre, reconnaissables à leur nez rouge, ont rappelé à plusieurs reprises aux plus turbulents des potaches de fermes consignes. "Pas de bouteilles en verre, pas de pétard, pas d'alcool et pas de débordement. On n'est pas là pour casser!"

L'absence des principales figures du mouvement parties au petit matin pour manifester à Paris avec quatre cents autres étudiants poitevins n'est pas sans compliquer les choses. A 14h 45, le départ du cortège par l'arrière de l'hôtel de ville est d'ailleurs bien chaotique. A plusieurs reprises, les nez rouges préfèrent bloquer le défilé afin de ralentir le rythme et l'ardeur des lycéens. C'est le cas dès l'entrée de la rue Jean-Jaurès que le cortège a prévu de descendre jusqu'au Pont-Neuf. Mais que les lycéens abandonnent pour emprunter la rue Arsène-Orillard. "Un régiment d'étudiants et de lycéens déclare la guerre au ministère", reprend en choeur la colonne qui rejoint alors la fac de médecine puis le boulevard Chasseigne entièrement envahi. Une nouvelle fois, les nez rouges stoppent le défilé.

Parvenus porte de Paris, les lycéens font un sit-in géant. Une pose avec, au menu, de la bière, du vin rosé et des gâteaux. A l'arrière, les syndicats de salariés s'inquiètent d'un possible envahissement de la gare distante de quelques centaines de mètres. La CGT annonce au mégaphone qu'elle ne s'y associera pas. Pour éviter que ne se renouvelle le scénario de la semaine passée, des gendarmes mobiles sont déjà en position pour repousser d'éventuels assaillants. Le dispositif est dissuasif. Les lycéens remontent directement vers la préfecture. Une courte halte avant de retrouver la place d'Armes où les manifestants s'évaporent alors que le camion sono de FO s'offre un dernier tour. Quelques petits groupes de lycéens se forment. Assis en tailleur Lilya, 17 ans, lycéenne à Victor-Hugo, Céline, 17 ans, élève de première à Aliénor-d'Aquitaine, Simon, en bac pro au lycée Réaumur et Anthony, 16 ans, en première S à Aliénor-d'Aquitaine savourent leur manifestation. Les étudiants présents sont eux, bien plus amers. "Les lycéens sont trop festifs et pas assez militants!", soupire Guillaume Chiche, en première d'AES. Même sentiment pour David Audouit, étudiant en histoire: "Les lycéens, c'est comme un soufflé ça monte très vite et ça retombe aussi vite."

Jean-Jacques ALLEVI

Une manif au goût amer pour les étudiants

 

Les étudiants présents hier après-midi dans le cortège à très forte domination lycéenne ne cachaient pas leur déception. Ils regrettaient amèrement l'absecne de la plupart des leaders et des figures marquantes du mouvement poitevin qui, selon eux, auraient pu donner un autre ton la manif.

A quelques exceptions près, les étudiants les plus investis dans le uvement et ceux responsables de l'organisation avaient préféré partir le matin même pour prendre part à la manifestation parisienne. Au total, ce sont environ 400 étudiants qui ont rejoint en bus ou en voiture le pavé parisien. "La majorité voulait aller à Paris mais je pense que ce n'était pas une bonne idée. 400 étudiants de plus à Paris ça ne fait pas forcément la différence mais 400 de moins à Poitiers ça s'est ressenti aujourd'hui dans l'organisation", soupirait Valentine Dalançon.

"Les leaders pour un mouvement, c'est très important et aujourd'hui ils ne sont pas là, ils sont à Paris", déplorait de son côté Baptiste, étudiant en première année de droit.

"On avait prévu une action coup-de-poing pour s'inscrire dans la continuité de ce que l'on a fait jusqu'à présent. Mais on l'a annulé car il y a avait trop de lycéens et pas assez de nez rouges pour en assurer la réussite", confiait David Audouit, étudiant en histoire. Et le même de regretter la moindre mobilisation de ses camarades: "Après notre dernière action à l'aéroport l'info est assez mal passée. Lorsqu'il n'y a pas d'AG, la mobilisation est plus difficile."

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

Poitiers quitte la coordination nationale

 

La coordination de l'université de Poitiers, a décidé jeudi de quitter la coordination nationale, la jugeant "incapable de coordonner le mouvement".

"Nous avons décidé de ne pas participer à la prochaine coordination, le 19 mars à Dijon, et à toutes celles quisuivront. Ces coordinations sont une perte de temps, d'argent et d'énergie qui n'aboutissent à rien. Dès lors, il nous paraît inutile d'y participer", indique la coordination de Poitiers dans un commniqué.

"Cette décision prise par la coordination, pour être effective, devra être entérinée par l'assemblée générale de vendredi", a précisé à l'AFP Ludovic Bonneaud, l'un des porte-parole de la coordination de Poitiers. Lors de la dernière coordination nationale, qui s'est tenue le week-end dernier à Poitiers, "les syndicats d'étudiants ont essayé de s'approprier le mouvement. Nous ommes contre et voulons rester indépendants", a expliqué l'étudiant.

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !
Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

Julien Vialard a décliné l'invitation de France 2

 

Finalement l'étudiant en histoire Julien Vialard, l'une des figures de proue du mouvement étudiant poitevin, qui devait participer hier soir à "A vous de juger" l'émission d'Arlette Chabot consacrée au CPE, a décliné l'invitation de France 2. Fortement incité à la faire par ses camarades un peu marris de le voir prendre une place trop prépondérante dans les médias nationaux.

Julien Vialard qui, ces derniers jours avait enchaîné les passages en radio et en télévision, a subi mercredi les fourdre des autres membres de la coordination poitevine devant laquelle il a été sommé de s'expliquer et de faire machine arrière.

 

"La branlette intellectuelle à la télé"

"Nous avons considéré qu'il était inutile d'aller faire de la branlette intellectuelle sur un plateau de télé au milieu des politiques", a ainsi commenté Stéphane Séjourné, autre meMbre influent de la coordination.

J.-J. A.

Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !
Jeudi 16 Mars 2006 : la belle action du jour, une manifestation réussie !

La Nouvelle République, Vendredi 17 Mars 2006.

France 2, 20H, David Pujadas, Jeudi 16 Mars 2006. Où l'on voit des Poitevins à Paris

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
commenter cet article
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:10

Le nouveau sélectionneur du XV de France ne réussit jamais un grand Tournoi lorsqu'il débute à ce poste. Skrela en 96, Laporte en 2000, Liévremont en 2008 et PSA en 2012 n'ont pas eu l'occasion de briller à l'occasion de leur premier Tournoi. Considérons cela comme étant l'apprentissage.

Ainsi pour Guy Novès, la lecture des deux premières est désormais différentes à la lumière...des deux défaites qui ont suivi, respectivement contre Galles et l'Ecosse. Là où au début du mois nous pouvions fournir certains espoirs de taper un grand coup sur la compétition, nous en sommes désormais réduits à mettre les barbelés et tout ce que l'on pourra trouver pour éviter cette terrible infamie: voire l'Angleterre brandir le Trophée du Grand Chelem à Paris.

La situation est simple: soit nous nous imposons et finissons sur peut-être sur le podium (sauf si l'Ecosse et Galles s'imposent toutes deux) et ruinons le Grand Chelem de l'Angleterre, soit nous perdons et risquons outre ce qui a été mentionné précédemment, de finir dans une délicate 5eme position potentiellement, ruinant le chantier de "reconstruction" entamé par Guy Novès.

Contre l'Ecosse, outre les en-avants à répétition, on a surtout vu que l'adage célèbre "No Scrum, No Win" n'avait jamais été aussi vrai, tant les Ecossais nous ont concassé dans cette phase de jeu. Oui, il y a danger, et les Anglais, qui n'ont plus réussi de Grand Chelem depuis leur Sainte Année 2003 ne se feront pas prier pour nous mettre une rouste, quand bien même celle-ci ressemblerait à celle de l'an passé, le fameux match open-bar de Twickenham (55-35).

Donc Messieurs les Français, peu importe la manière, ce soir, battez les Anglais!

Dans le reste de la compétition, la journée débutera à 15h30 avec un Galles-Italie, qui devrait être à sens unique. Les Gallois ont frôlé l'exploit à Londres, mais peuvent s'en prendre qu'à eux même d'avoir roupiller en première mi-temps. Dommage, car à peu de choses près, les Diables Rouges n'auraient jamais aussi bien portés leur nom. Pour l'Italie, bon ben...leur collection de cuiller de bois devrait s'agrandir aujourd'hui. Beaucoup trop de lacunes, pour une équipe dont on espère qu'elle progressera chaque année, et qui se vautre lamentablement, comme chaque année, malgré Jacques Brunel à sa tête, qui jouera son dernier match à la tête de la Squaddra Azzura à Cardiff. Triste départ...

Enfin, à partir de 18h, le derby du whisky Irlade-Ecosse. Des Verts passés complètement au travers de leur Tournoi qui devront tant bien que mal sauver la face contre des Ecossais en pleine renaissance, remis dans le sens de la marche par Vern Cotter. Un match qui sera bien plus indécis que ces dernières années...Et tant mieux! D'ailleurs, pour la première fois depuis 2006, l'Ecosse pourrait retrouver le podium du Tournoi, avec trois victoires.

Mes pronos:

Galles - Italie. Victoire du Pays de Galles. Sans débat.

Irlande - Ecosse. Victoire de l'Ecosse. J'avais senti le coup fourré le week end passé, et ils ont mérité leur victoire. Alors oui à la passe de 3!

France-Angleterre: Victoire de la France. Défaite interdite.

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Café des Sports
commenter cet article
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:00
Mercredi 15 Mars 2006 : une pause pédagogique pour le mouvement

Poitiers : Julien Vialard, force tranquille du mouvement

Photo Patrick Lavaud.

Photo Patrick Lavaud.

De notre rédaction de Poitiers

 

Etudiant en master d'histoire, Julien Vialard est l'une des figures de proue du mouvement étudiant poitevin. Il sera ce soir sur le plateau de France 2 qui propose à 20h50 une émission consacrée au CPE. Devenu en quelques semaines l'une des icônes des étudiants poitevins, le jeune homme aux cheveux longs est sollicité de toutes parts. Avec une insolente aisance, il enchaîne les interviews. Au micro de France Inter comme devant les caméras de TF1, LCI et France 2. Avant d'être présent ce soir sur le plateau de l'émission d'Arlette Chabot consacrée au CPE. Une omniprésence qui irrite. "Il a été recadré, il faut qu'il passe moins de temps avec les médias" commente Stéphane Séjourné, autre figure de la coordination.

Jugé trop impulsif par certains de ses camarades, Julien Vialard, 23 ans, cultive une farouche indépendance. "Je plonge mes racines à gauche et à l'extrême gauche. Mais je ne partage pas tout avec elles. Tout n'est pas bon à gauche, tout n'est pas auvais à droite", clame celui qui refuse de limiter la démocratie au seul droit de vote.

Passionné d'histoire religieuse, l'étudiant refuse de s'enfermer dans une quelconque chapelle. "Je ne veux pas une direction qui me dise ce qu'il faut penser. Je ne veux pas me travestir. Les syndicats et les partis n'ont pas le monopole de l'engagement politique."

 

A la tribune des AG, Julien le non-syndiqué membre du conseil d'administration de l'université, ne pard jamais une occasion de taper à bras raccourcis sur les syndicats. "Le mouvement sans étiquette de Poitiers est un modèle par rapport aux mouvements récupérés par l'UNEF et la Confédération étudiante. Dans les villes contrôlées par les syndicats, les AG ne dépassent pas les cent personnes!"

Lors de la venue de la coordination nationale des étudiants, le week-end dernier à Poiters, il a soigneusement pris soin de rester à l'écart des luttes fratricides et a réussi le tour de force de tenir tête à ceux qui voulaient faire main basse sur la tribune pour en chasser la majorité non-syndiquée.

De la même manière, il y a trois semaines le médiéviste a poliment éconduit Ségolène Royal qui serait bien venue prendre un bain de foule au milieu d'une AG. "Si on avait accepté, le mouvement se serait décrédibilisé."

La personnalité de Julien intéresse bien au-delà du campus. "Tout le monde cherche à me récupérer. Mais je les emmerde! Les jeux de tendances, les intérêts bureaucratiques offrent une image tellement pitoyable du syndicalisme et de la politique!" Lui préfère, et de très loin, le réseau associatif dans lequel il évolue.

"Il sait trouver les mots justes. il a une influence positive. il nous représente bien", estime Baptiste, étudiant en première année de droit. Guillaume, inscrit en première année d'AES complète l'élogieux tableau: "Il met ses convictions de côté. il est impartial. il donne envie de se mobiliser."

Jean-Jacques ALLEVI

La Nouvelle République, Jeudi 16 Mars 2006.

Rubrique Monsieur Echo.

Rubrique Monsieur Echo.

Mercredi 15 Mars 2006 : une pause pédagogique pour le mouvement

Centre Presse, Jeudi 16 Mars 2006.

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
commenter cet article

POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
500095 visites.062.JPG

Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

http://www.forum-auto.com/uploads/200504/vignet_1114629809_78fa.jpg
http://www.forum-auto.com/uploads/200512/vignet_1133556357_77.jpg