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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 07:41
Photo AFP.

Photo AFP.

SOCIAL

 

Manifestation maintenue à Poitiers

 

 

La coordination étudiante et les syndicats maintiennent leurs mots d'ordres à manifester, aujourd'hui à Poitiers. Les uns appellent à un débat de fond, les autres à une poursuite du mouvement.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Pas question de baisser la garde. Du côté des syndicats comme de la coodination étudiante, le ton restait ferme et revendicatif, hier, après l'annonce du retrait du CPE. La coordination étudiante a annoncé dès le matin qu'elle maintenait son appel à la manifestation, aujourd'hui, à 14h30, au départ du stade Rebeilleau. Les syndicats ont eux aussi confirmé la manifestation départementale programmée à 17h sur la place d'Armes.

"Nous leur devons au moins ce mardi ce soutien-là. Un soutien qui est pour nous inconditionnel. L'appel à la manifestation est maintenu non pas pour sabler la victoire mais parce qu'il reste des revendications non satisfaites: le nombre de postes ouverts au CAPES, labrogation de la loi Fillon...Le CNE reste aussi sur la table", résume Alain Barreau (FO). Analyse partagée par Christophe Massé (CGT) : "Le CPE n'existe plus mais le CNE, c'est la même chose."

 

"Un exercice de citoyenneté"

 

Composé des coordinations étudiante et lycéenne, de la FSU, des Solidaires, l'Attac, d'AC! 86, de la FCPE, de Raison d'Agir, de Rénover Maintenant 86, des Alternatifs, de la LCR, du PCF et des Verts, le collectif 86 pour le retrait du CPE reste sur la logne dure: "3 millions de personnes dans la rue, est-ce que c'était juste pour le CPE ou pour un malaise plus profond?" Soutenue par le collectif, la coordination lycéenne devrait, pour sa part demande la tenue d'assemblées générales dans les lycées, en présence d'étudiants, de parents et d'enseignants. Un nécessaire "exercice de citoyenneté", commente Bertrand Geay.

Du côté des facultés poitevines et de la présidence de l'université, on attendait hier la décision de l'assemblée général des étudiants prévue aujourd'hui, à 13 h, au Stade Rebeilleau, pour décider d'une éventuelle reprise des cours. Le conseil d'administration de l'université s'est réuni hier après-midi mais n'a pas fait de déclaration publique.

Alain DEFAYE

Lundi 10 Avril 2006 : rupture de contrat définitive pour le CPE
Lundi 10 Avril 2006 : rupture de contrat définitive pour le CPE
Lundi 10 Avril 2006 : rupture de contrat définitive pour le CPE

Epilogue

 

Après plus de deux mois de crise

le CPE est enterré

 

Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont effacé le CPE au profit de mesures pour les jeunes en difficulté. Les syndicats saluent une victoire. L'opposition savoure les dégâts politiques à droite.

Dessin de Deligne.

Dessin de Deligne.

Face à l'aggravation de la crise du CPE, Jacques Chirac est à nouveau monté en première ligne pour, tout en ménageant Dominique de Villepin, prononcer la mort du Contrat première embauche qu'il aura tenté de sauver jusqu'au bout.

Les respnsables du dossier, réunis autour du chef de l'Etat, n'avaient pas franchi le perron de l'Elysée que la présidence annonçait, dans un bref communiqué, l'abandon du contrat contesté et son remplacement par un dispositif pour jeunes en difficulté.

"Sur proposition du Premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le président de la République a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", a indiqué l'Elysée.

Alors que les opposants au CPE ne désarmaient pas, Jacques Chirac a tranché en optant pour la disparition de la mesure, choix qu'il a pris soin de présenter comme émanant de Dominique de Villepin.

Il était vital que Jacques Chirac "arrête le chaos, car la crise sociale menaçait de devenir une vraie crise politique", juge Dominique Reynié, professeur à Sicences-Po. Pour lui, "l'affaire était devenue un objet de querelle démesurée et hors de contrôle entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy."

 

La chèvre et le chou n'allaient plus ensemble

Alors qu'il avait à plusieurs reprises plaidé pour le CPE, Jacques Chirac avait déjà dû faire machine arrière: le 31 mars, il annonçait la promulgation de la loi litigieuse, tout en demandant que son article créant le nouveau contrat  ne soit pas appliqué. "Le Président pensait alors qu'il fallait donner au maximum sa chance à cet instrument utile pour l'emploi", assure son entourage.

Mais l'ampleur des manifestations du 4 avril, puis les déclarations des partenaires sociaux aux parlementaires ont convaincu l'exécutif que le malaise dépassait largement le CPE et qu'il n'échapperait pas au retrait.

Pour Stéphane Rozès, de l'institut CSA, il était devenu "impossible pour le président de ménager la chèvre et le chou".

Lundi 10 Avril 2006 : rupture de contrat définitive pour le CPE

La Nouvelle République, Mardi 11 Avril 2006.

FR3 Poitou-Charentes, 19/20, Sophie Goux, Lundi 10 Avril 2006.

Lundi 10 Avril 2006 : rupture de contrat définitive pour le CPE
Lundi 10 Avril 2006 : rupture de contrat définitive pour le CPE
Lundi 10 Avril 2006 : rupture de contrat définitive pour le CPE

Centre Presse, Mardi 11 Avril 2006.

Récapitulatif de la crise à partir de 13 minutes.

France 2, 20h, David Pujadas, Lundi 10 Avril 2006.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 08:10
Week end du 8-9 Avril 2006 : préparation de l'oraison funèbre du CPE
Week end du 8-9 Avril 2006 : préparation de l'oraison funèbre du CPE

La Nouvelle République, Lundi 10 Avril 2006.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 07:29
Vendredi 7 Avril 2006 : rien à Poitiers, enfin presque rien
Vendredi 7 Avril 2006 : rien à Poitiers, enfin presque rien
Vendredi 7 Avril 2006 : rien à Poitiers, enfin presque rien

La Nouvelle République, Samedi 8 Avril 2006.

Vendredi 7 Avril 2006 : rien à Poitiers, enfin presque rien

Centre Presse, Samedi 8 Avril 2006.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 07:37
Jeudi 6 Avril 2006 : le blocus se déplace aux Portes du Futur de Chasseneuil

SOCIAL

CHASSENEUIL-DU-POITOU

Les étudiants et les lycéens ont procédé, hier après-midi, de la zone économique

 

Les étudiants bloquent les Portes

 

Quatre cents étudiants et lycéens ont voulu s'attaquer symboliquement à l'économie en bloquant, hier, durant une partie de l'après-midi, la zone économique des Portes du Futur à Chasseneuil.

 

Jeudi 6 Avril 2006 : le blocus se déplace aux Portes du Futur de Chasseneuil

A chaque jour suffit sa peine. Après la grande manifestation de mardi, le blocus du centre-ville de Poitiers mercredi, hier les étudiants et les lycéens anti-Loi Fillon et anti-CPE voulaient de nouveau frapper un grand coup. Mais rien ne filtrait sur la forme et la destination finale.

15h30, alors que les résultats du vote de l'assemblée générale annoncent - de justesse - une poursuite du blocus total, les membres de la commission action de la coordination étudiante lancent l'action. En voiture. Direction la zone économique des Portes-du-Futur à Chasseneuil-du-Poitou.

 

Un mur sur la RN10

16h, le cortège rejoint les lycéens du LPI de Jaunay-Clan, du Bois-d'Amour, et quelques élèves d'Auguste-Perret et de Victor-Hugo, déjà sur place. Au total, ils sont quatre cents environ à se répartir sur les différentes voies d'accès à la zone. "Nous empêchons les véhicules d'entrer dans la zone, pas d'en sortir. Nous ne sommes pas là pour embêter les gens mais pour bloquer l'économie", explique Tanguy, memebre de la coordination, aux automobilistes.

16h30, la centaine de manifestations chargée de bloquer la RN10, du côté Futuroscope, décide d'utiliser les pierres du chantier voisin pour ériger un mur sur une partie de la chaussée. De l'autre côté, leurs homologues préfèrent procéder à un barrage filtrant. A 17h, plus un véhicule ne circule dans la zone. Seuls quelques automobilistes énervés tentent de forcer les barrages.

 

Visite politique

A 18h45, le blocus est levé. A 20h, les manifestants se donnent rendez-vous pour une nouvelle action à l'amphi J sur le campus...

Cette fois, la cible n'est pas économique mais politique. Le cortège décide de rendre visite à Thierry Breton, le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, qui termine sa visite poitevine au Bois de la Marche, à Fontaine-le-Comte, pour un dîner-débat. Une journée bien remplie...

 

Samy Magnant et Antoine Victot

Blocus reconduit de justesse

 

Pour la énième assemblée générale des étudiants, le ton semble---il est monté d'un cran, hier en début d'après-midi. Les débats entre les membres de la coordination et les anti-blocus (en majorité de Droit) se sont affrontés verbalement. Au coeur des discussions, la possibilité de l'invalidation des diplômes. A cette occasion, une délégation d'anti-blocus, plus nombreuses que d'habitude, s'est fait entendre dans les tribunes du stade Rébeilleau à grand renfort de banderoles. Résultat: sur 1430 votants, 12 abstentions, 132 pour le blocus partiel, 517 contre, 769 pour le blocus total. Les membres de la coordination semblaient soulagés.

Jeudi 6 Avril 2006 : le blocus se déplace aux Portes du Futur de Chasseneuil
Jeudi 6 Avril 2006 : le blocus se déplace aux Portes du Futur de Chasseneuil
Jeudi 6 Avril 2006 : le blocus se déplace aux Portes du Futur de Chasseneuil

Monsieur Echo...

 

...plaint le gendarme qui, sous les quolibets des manifestants, a dû sortir vérifier les dégâts sur son véhicule de service après avoir heurté un autre automobiliste durant le blocus de Poitiers, mercredi matin.

 

...remarque qu'il n'y a vraiment qu'à Poitiers que les choses se passent comme ça. Longtemps face à face près du stade Rébeilleau, manifestants et CRS ont fini par dialoguer cordialement. Tant et si bien qu'au moment de quitter les lieux, l'un des CRS a glissé à son interlocuteur manifestant: "Au plaisir, j'espère qu'on se reverra dans une autre occasion."

 

...a relevé dans Libération cette citation du député Jean-Yves Chamard lors d'une réunion du groupe parlementaire UMP: "Au jour d'aujourd'hui, s'il y avait des élections, on les perdrait!" C'est lui qui le dit.

Jeudi 6 Avril 2006 : le blocus se déplace aux Portes du Futur de Chasseneuil

Centre Presse, Vendredi 7 Avril 2006.

Photo Philippe Nominé.

Photo Philippe Nominé.

POINT CHAUD

 

Diplômes : la mise en garde du recteur

 

Alors que les étudiants ont à nouveau voté la poursuite du blocus, hier, le ton est monté d'un cran du côté des instances supérieures de l'Education nationale. Tour à tour, le recteur de l'académie, Frédéric Cadet, et les membres du Congrès de l'université de Poitiers, ont évoqué un sujet d'importance: la validation des diplômes universitaires. Si le Congrès de l'université évoque dans des termes très académiques "l'intensification de l'emploi du temps hebdomadaire et le déplacement des sessions d'examens" après la reprise des cours dans les campus, le recteur, lui, ne s'embarasse pas de diplomatie. Frédéric Cadet s'est fendu d'une mise en garde. "La qualité des diplômes ne peut être galvaudée" dit-il, en rappelant que les "évènements actuels sont de nature à compromettre gravement l'année universitaire s'ils ne prennent pas très rapidement fin". Il sera donc "vigilant sur la validation des diplômes universitaires délivrés cette année". Des diplômes insiste-t-il, "qui n'ont de valeur que si l'intégralité du programme est enseignée". Pas question donc d'espérer une distribution généreuse à la mode Mai 68. "Les modalités normales d'obtention et de contrôle des connaissances devront donc être organisées". En tout les cas, les étudiants poitevins sont prévenus: "les diplômes ne souffriront d'aucune suspicion". Un avertissement à une semaine des vacances de Pâques qui pèsera peut-être plus sur le moral des parents que sur la détermination des étudiants. Tout du moins de ceux qui sont pro blocus.

J-Y. LN.

Le campus de Poitiers est ouvert à tous les vents

 

Le blocus de l'université de Poitiers? Il est virtuel depuis quelques jours. En sciences éco, comme en sciences ou en droit, on circule en toute liberté.

Jeudi 6 Avril 2006 : le blocus se déplace aux Portes du Futur de Chasseneuil

La validation des examens était hier sur bien des lèvres (lire le Point chaud ci-contre). Malgré tout, sur le campus de l'université de Poitiers, la vie continue au rythme d'un blocus aujourd'hui plus psychologique qu'effectif. Hier après-midi, dans le bâtiment de sciences économiques, toutes les salles (vides) étaient accessibles. Même constat, à quelques détails près, en sciences et en droit. "A vrai dire, expliquaient hier trois enseignants de sciences éco, si les étudiants étaient là, on pourrait tenir nos cours. Rien ne nous empêcherait matériellement, de le faire."

En sciences humaines, des chaises et autres objets barrent toujours quelques portes. Mais certaines d'entre elles ont été délibérément libérées de toute entrave. Seule une grande table, tenue par quatre ou cinq étudiants, se dresse en obstacle au niveau de l'accès qui mène vers les étages. Un barrage plus symbolique qu'effectif. "De toute façon, expliquaient hier les étudiants en poste, nous laissons passer les étudiants Erasmus, tous ceux qui préparent des concours, et qui, dans le cadre de leur cursus, sont tenus de suivre des stages. Il n'est pas question de les pénaliser..." Sur une table voisine, les étudiants viennent récupérer des photocopies de cours laissées par les professeurs.

 

"Nous appliquons souplesse et courtoisie"

Quant aux enseignants, ils sont également présents. "Nous appliquons souplesse et courtoisie, disait hier Brigitte Buffard-Moret, directrice du département de philologie romane et de linguistique française. Personne n'a envie que les étudiants soient pénalisés. Nous sommes là pour les rassurer. Si les cours reprennent rapidement, le second semestre sera validé. Entre polycopiés et cours de rattrapage, nous réussirons à effacer le retard. Toutefois, su le mouvement dure, beaucoup d'enseignants ont ici des engagements professionnels à respecter dans des cadres imposés (NDLR: jurys de concours, colloques de recherche...) et nous les tiendrons, quoi qu'il arrive: c'est un principe de réalité."

En faculté de droit, le discours et la méthode sont quelque peu différents. Egalement dégagé, le campus a toutefois été le théâtre, hier matin, d'un rassemblement initié par son doyen: l'invitation avait été lancé par un courrier conclu par "la présence est obligatoire". Il y a été question des examens de fin d'année. Un écho aux propos tenus par le recteur. En attendant, chacun s'organise. Entre polycopiés, cours en ligne ou parfois "travaux dirigés sauvages" en droit, de nombreux étudiants planchent. Les salles de la bibliothèque universitaire en témoignent: elles étaient encore bien remplies.

Jean-Yves LE NEZET

La Nouvelle République, Vendredi 7 Avril 2006

 

Article en cours de réalisation.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 07:49
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

POITIERS - Etudiants, lycéens et syndicats unis pour un deuxième blocus de la ville

 

Blocus, et de deux

 

Les étudiants et les lycéens ont de nouveau procédé à un blocus du centre-ville de Poitiers, hier. Pour cette deuxième édition chox, les syndicats se sont joints au mouvement durant lequel la Porte de Paris a servi de QG improvisé.

Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

DEUX semaines après le premier blocus de Poitiers le 22 mars, bis repetita hier matin. Cette fois, même les syndicats ont décidé de se joindre à l'action initialement menée par les étudiants et les lycéens.

6h30. Heure du rassemblement. Le parking de l'amphi J sur le campus et la place Leclerc du centre-ville sont envahis par plusieurs centaines d'étudiants, lycéens et syndicalistes motivés bravant la pluie et le froid.

Le succès de la manif de la veille a renforcé leurs positions.

 

Les chats et les souris

7h. En moins d'une demi-heure, les principales voies d'accès au coeur de la ville sont obstruées. Pénétrante, Porte de Ville, Pointe à Miteau, Pont-Neuf, avenue Kennedy, Porte de Paris et même les Portes du Futur à Chasseneuil-du-Poitou. Mais à la différenc du mouvement précédent, les forces de l'ordre avaient, semble-t-il, reçu le mot d'ordre de débloquer rapidement la situation...

A peine une heure plus tard, dans les différentes zones de blocage, un inévitable jeu du chat et de la souris s'installe entre les CRS (de Poitiers) et les manifestants. Tu me débloques, je te bloque..." Un petit jeu - le plus souvent bon enfant- qui a duré toute la matinée.

 

Porte de Paris, le QG

Dans le même temps, un petit village d'irreductibles du CPE goûte aux joies d'un blocus frileux et pluvieux. Où? A la Porte de Paris...Dès l'aube, une centaine d'étudiants et de lycéens, des dizaines de syndicalistes ont investi cette place stratégique. Les palettes de bois apportées par le camion FO, les barrières et les grosses pièces du chantier voisin servent à l'installation de barricades filtrantes. 8h, le carrefour est totalement fermé.

Sur place, Alain Barreau, de FO 86, ne cache pas sa satisfaction. "Opération réussie, clame-t-il. Les syndicats ne sont là qu'en soutien des étudiants et lycéens. Il faut les féliciter pour l'organistation et pour leur pacifisme. FO a été plus loin en apportant un soutien technique et logistique".

Au micro, les leaders étudiants donnent les premières informations: "Blossac repris. Pénétrante évacuée." La Porte de Paris se transforme en quartier général de l'état-major.

 

Le dernier bastion

11h. Après plusieurs informations contradictoires sur une possible intervention des CRS, les manifestants décident de faire une cagnotte pour un barbecue improvisé. 12h, les premières merguez et saucisses grillent sur les grill. 12h, on mange!

13h, la coordination étudiante reprend le mico pour mettre en place l'évacuation et de possibles blocus d'autres rues. Les téléphones portables fonctionnent à plein régime. Selon les dernières informations, à 14h15, la Porte de Paris est le dernier bastion. 14h30 les CRS arrivent...et repartent.Une poche de résistance est annoncée avenue Kennedy. 15h30 les CRS reviennent et...avancent sur la Porte de Paris.

A 15h45, la Porte de Paris est libérée. Le blocus est officiellement terminé à 17h.

Samy Magnant

Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

EDUCATION

CPE

Blocus des lycées, plus de 20 plaintes déposées

 

Le recteur demande "le respect de la liberté d'étudier"

 

LE recteur de l'académie de Poitiers a demandé hier que "la liberté d'accès des établissements soit respectée", face aux perturbations engendrée dans les lycées de son académie par le mouvement anti-CPE. Dans un communiqué, Frédéric Cadet indique que sur l'ensemble des quatre départements de la région, depuis le début des manifestations, plus de 20 plaintes ont été déposées pour dégradations ou pour violences aux personnes. "Des altercations entre des personnes bloquant les accès aux établissements d'enseignement et d'autres souhaitant une libre cireculation ont eu lieu ces derniers jours. Grâce au sens du dialogue des chefs d'établissement comme de leurs équipes, aucun accident portant atteinte de manière grave aux personnes n'est à déplorer à ce jour" précise-t-il.

 

Dans l'intérêt des élèves

Il souhaite que "la raison prévale et que tous les établissements scolaires de l'académie puissent retrouver rapidement la sérénité nécessaire à l'exercice de leur mission d'éducation. Les établissements doivent être accessibles à tous ceux ui souhaitent assister aux cours". Il rappelle en effet qu'alors que se profilent, avec la fin de l'année scolaire, les périodes de l'orientation et des examens, l'intérêt des élèves est avant tout d'assister aux cours. Le recteur demande que "la liberté d'étudier soit respectée par chacun, adultes et lycéens".

Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

Centre Presse, Jeudi 6 Avril 2006.

Et c'est à Poitiers qu'a été immortalisé le premier selfie...

Et c'est à Poitiers qu'a été immortalisé le premier selfie...

Centre Presse, Samedi 7 Avril 2006.

Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

Toute la journée,

étudiants et CRS ont joué au chat et à la souris

 

Entamé hier au petit matin en huit points stratégiques, le second blocus de Poitiers tenu par quelque cinq cents anti-CPE s'est poursuivi jusque vers 17h.

Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

Pour la seconde fois en quinze jours, les étudiants anti-CPE, aidés cette fois de représentants de plusieurs synidcats (CFTC, CGT, CNT et FO) se sont rendus maîtres, hier matin, des principales entrées de Poitiers. Si le 22 mars dernier, l'ultime rassemblement au Pont-Neuf avait été dispersé par les gendarmes mobiles en fin de matinée, hier, les étudiants ont tenu jusqu'à près de 17h. Essentiellement grâce à un incessant jeu du chat et de la souris qui s'est poursuivi tout au long de la journée.

 

Entre 7h et 7h30 la ville bloquée en huit endroits

 

Une journée débutée à 6h45 sur place d'Armes et au même moment sur le parvis de l'amphi J au coeur du campus. Malgré une pluie battante et un froid glacial, environ cinq cents personnes étaient réparties sur les deux sites. Beaucoup d'étudiants mais aussi des lycéens et des syndicalistes qui en quelques minutes ont formé des groupes chargés d'aller prendre position sur huit lieux stratégiques donnant accès à la ville. Entre 7 et 7h30, la ville s'est ainsi retrouvée bloquée.

Utilisant des balles de paille livrées par les paysans de la Coordination rurale (lire par ailleurs), des palettes de bois, des barrières métalliques, des palissades ou, comme à la Porte de Paris, d'énormes tuyaux d'adduction d'eau trouvés sur le chantier voisin, les étudiants ont confectionné d'infranchissables obstacles. Laissant toutefois circuler les véhicules d'urgence et dégageant au coup par coup un passage. Ici pour un véhicule de la Poste, là pour un fourgon de denrées périssables. Plusieurs automobilistes ont néanmoins fort peu apprécié ce nouveau blocage et l'ont fait savoir de manière parfois extrêment vive.

Après une heure de paralysie, des CRS ont entamé de réduire chacun des barrages. Prmier lieu d'intervention, la Pénétrante libérée avant d'être reprise plus tard. Scénario identique sur les autres poins de blocage où, comme à la porte de ville à Blossac, les anti-CPE se sont laissés chasser pacifiquement avant de s'éparpillerr et de revenir une fois les CRS partis. Une stratégie qui s'est poursuivie jusqu'à la fin de la matinée.

En début d'après-midi alors que la circulation était partout redevenue normale, le barrage de la Porte de Paris, en place sans discontinuer depuis 7h25, était le seul encore en place.

Peu avant 15h, une soixantaine de CRS ont alors démonté les barricades et ont repoussé les anti-CPE vers le boulevard Chasseigne. Sur plusieurs dizaines de mètres, les étudiants ont tranquillement reculé en réclamant "des bisous et des câlins" ou bien en lançant ironiquement: "CRS en colère, le pastis il est trop cher". Atteignant l'église Montierneuf, les manifestants ont cavalé par les derrières vers la Porte de Paris qu'ils ont repris sans difficulté avant d'en être chassés sans incident. Au bout d'une heure de face à face sur le boulevard du Grand-Cerf, les étudiants ont finalement décidé de filer tranquillement vers la voie Malraulx où ils ont repris positon quelques instants. Avant d'être, là encore, délogés aux alentours de 17h.

Le temps de savourer place Notre-Dame "une mission réussie" et les moins fourbus des manifestants se sont dirigés place d'Armes pour participer à un rassemblement contre les lois Sarkozy.

 

Jean-Jacques ALLEVI

Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

IMPACT

Les manifestants atteignent leur objectif

 

Poitiers s'était transformé en quasi-désert, le 22 mars, lors du premier blocus organisé par les étudiants opposés au mouvement anti-CPE. Tel n'a pas été le cas hier. Sauf aux premières heures de la matinée, la ville est restée accessible pour qui suivait, sur France Bleu Poitou, l'évolution des barrages mobiles.

Les manifestants n'en ont pas moins atteint leur objectif en perturbant sérieusement la vie économique de l'agglomération. Si nombre de salariés avaient pris leurs dispositions, les usagers des lignes de Vitalis ont souvent attendu en vain leur bus. Sortis normalement en début de matinée, ils ont été rappelés au dépôt dès 8h: "On les envoyait sur les barrages et on ne faisait qu'aggraver le blocage." Trois lignes ont été remises, en service en fin de matinée: la 9C qui dessert Notre-Dame et le campus, puis la 8, entre Saint-Eloi et Poitiers Ouest, et la 4 pour Les Couronneries. Le service Allo Bus a reçu une avalanche d'appels.

Morne journée, pour nombre de grandes surfaces des Portes du Futur, à Chasseneuil. De Conforama à Boulanger, beaucoup de commerce n'ont guère vu de clients, le matin. Le chiffre d'affaires de Leroy-Merlin a baissé de 15%. Mac Donald's, en revanche, n'a guère souffert du blocus: les manifestants sont venus s'y réchauffer et manger.

A.D.

Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2
Mercredi 5 Avril 2006 : Poitiers bloquée, acte 2

La Nouvelle République, Jeudi 6 Avril 2006.

Sujet sur Poitiers à partir de 4 minutes.

France 2, 20h, David Pujadas, Mercredi 5 Avril 2006.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 07:23
Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

20.000 manifestants déferlent sur Poitiers

 

Une semaine après la déferlante historique du 28 mars, les anti-CPE ont réussi la passe de deux. Près de 20.000 personnes otnt à nouveau défilé, hier, dans les rues de Poitiers.

 

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

14h: Dans le périmètre du stade Rébeilleau, hier, une seule question est sur toutes les lèvres: la mobilisation sera-t-elle à la hauteur de celle, qui, la semaine dernière, a valu au mouvement anti-CPE de devenir la plus importante manifestation sociale de toute l'histoire poitevine?

14h40: Comme la semaine passée, les étudiants ouvrent le cortège derrière deux imposantes banderoles. Ils chantent "On n'est pas fatigués". Le ton est donné.

15h: Le cortège s'étire et s'approche de la Pénétrante. Les membres de la coordination étudiante, aux porte-voix, lancent un appel à la mobilisation pour le blocus de ce matin. Les premiers observateurs, postés sur les ponts, sont optimistes: "La manifestation est géante. C'est comme la semaine dernière."

15h30: Le cortège glisse sur la Pénétrante. Les étudiants mènent la manifestation, au diapason. Les nez rouges, épaulés par le service d'ordre des syndicats, encadrent parfaitement le mouvement. Les policiers, eux, sont beaucoup plus nombreux que la semaine passée. Les étudiants aprennent que 85 CRS sont en ville. Les policers savent déjà depuis longtemps que la gare sera envahie en fin de manifestation. Ambiance détendue.

16h: L'immense cortège atteint le boulevard Chasseigne. Au loin, sur les hauteurs de la pénétrante, on aperçoit les drapeaux des syndicats. Slogans et chants ricchent sur les hauteurs poitevines: CPE, Chirac Villepin, précarité..Depuis une semaine et malgré l'intervention présidentielle, rien n'a changé. Les Poitevins sont toujours dans la rue. Toujours aussi nombreux. Toujours aussi déterminés. Leur nombre: 12.000 selon la police, 28.000 selon les syndicats. A 20.000, on se rapproche sans doute de la vérité.

16h30: Le cortège arrive Porte-de-Paris. Le signal est donné. Les étudiants quittent la manif en courant  et envahissent les voies de chemin de fer en passant par le pont, les syndicats ne suivent pas. Les policiers, eux, ne bougent pas.

16h50: Des centaines d'étudiants marchent sur les voies. A la gare, les attendent des CRS. Le commissaire Benoit Desmartin, du commissariat de Poitiers, va à la rencontre des étudiants. Ces derniers évacuent la gare sans l'occuper. Entre les "nez rouges", les CRS et les policiers, deux mots: respect et courtoisie (lire notre reportage en page d'information générale).

17h: Le cortège, pendant ce temps, a continué. Il se reforme à la gare et prend la direction du centre-ville. Les 20.000 Poitevins ne lâchent toujours rien. Prochain rendez-vous ce matin aux portes de Poitiers, pour un nouveau blocus.

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à PoitiersMardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers
Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

POINT CHAUD

Un lien entre les générations

 

L'histoire se souviendra du 28 mars et du 4 avril 2006. Jamais la ville de Poitiers, hormis à la Libération, n'avait connu une telle mobilisation. Jamais un même mouvement, dailleurs, n'avait rassemblé, à une semaine d'intervalle, autant de personnes, soit à chaque fois environ 20.000 mécontents déterminés. Et jamais, sans doute, autant de générations, de professions, de mouvements différents, d'obédiences diverses s'étaienbt retrouvés unis ainsi. De la Confédération paysanne, présente hier pour soutenir les étudiants, à des délégations d'entreprises châtelleraudaises, le rassemblement a rassemblé bien au-delà des limites habituelles. Hier, le mouvement anti-CPE, anti-CNE, anti-pas assez de postes aux CAPES, anti-gouvernement et surtout anti-précarité n'avait pourtant pas la même allure que celui de la semaine passée. Il y avait autant d'étudiants, certes, de lycéens aussi, de syndicalistes, de partis politiques, mais il y avait surtout de nombreux, très nombreux "anciens". Des retraités, des grands-parents, des "cheveux blancs" venus soutenir une jeunesse "sacrifiée, condamnée à payer les dettes de l'Etat et toutes les erreurs passées et actuelles". Personne ne sait jusqu'où ira le mouvement anti-CPE. Personne ne se risque à pronostiquer un essoufflement. Les étudiants et les lycéens tiennent le rang. Ne le quittent pas et ne dévient pas du chemin qu'ils ont tracé. "Ils étaient tous sortis en mai 2002 pour dénoncer Le Pen et après, ils sont retournés chez eux, ce sera la même chose pour le CPE", estimait un observateur. Peut-être, mais à la différence qu'aujourd'hui, c'est de leur avenir et non de leur honneur qu'il s'agit. Et les "anciens", de plus en plus présents à leur côté, l'ont très bien compris: cette génération CPE n'est vraiement pas la mieux lotie.

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

Les étudiants bloquent la ville ce matin

 

Les huit principales entrées de la ville seront bloquées ce matin par la coordination étudiante épaulée par l'intersyndicale. Les anti-CPE entendent désormais paralyser l'activité économique de la cité.

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

Comme ils l'ont déjà fait le 23 mars dernier créant une belle pagaille aux abords de la ville, les étudiants de la coordination de Poitiers sont bien décidés à bloquer de nouveau ce mercredi matin les neuf principales entrées de la capitale régionale (voir notre infographie ci-contre). Pour cette seconde action de blocus qui s'incrit dans la cadre d'une journée nationale de blocage dans l'ouest et l'est du pays, les étudiants poitevins recevront le soutien de l'intersyndicale qui a appelé à participer à l'opération. Les étudiants pourront également compter sur l'aide matérielle de la Confédération paysanne qui, au cours de la nuit, leu livrera un chargement de plusieurs dizaine de bottes de paille.

"Il faut désormais empêcher les gens d'aller travailler et même de consommer. Nous n'avons plus d'autre choix. C'est en paralysant le pays, jusqu'à ce que les gens se plaignent, que l'on gagnera", explique Stéphane Nicolas, de la coordination.

 

"Plus d'autre choix que d'empêcher les gens d'aller travailler"

 

"On en est arrivé à un point où occuper des locaux officiels ne sert plus à rien. Depuis le discours de Chirac, nous n'avons plus d'autre alternative qu'un blocus radical des villes", poursuit Grégory Hamed, autre étudiant membre de la cordination.

Même sentiment pour Anthony, 19 ans, étudiant en première année d'histoire de l'art: "Le blocus des facs ne suffit pas. Cela fait six semaines que la fac est bloquée et rien ne se passe. Plus on emmerdera les gens, plus il y aura d'écho". Conscient du risque de cassure avec l'opinion publique, les étudiants ont distribué hier 16.000 tracts expliquant leur action.

Si l'arrivée en ville de CRS venus renforcer les policiers locaux n'entame pas la détermination des étudiants, elle inquiète en revanche davantage les syndicats, à l'image de la CGT qui a donné des consignes à ses "délégués, militants et salariés protégés pour qu'ils se rendent sur les blocus afin d'éviter les frictions".

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

La Nouvelle République, Mercredi 5 Avril 2006.

 

Un petit bonus: mes photos d'une journée pas comme les autres. Et pourtant depuis, le record a été battu, en Mars 2009.

Article en cours de réalisation.

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

POITIERS - La mobilisation anti-CPE ne faiblit pas: 10000 selon la police, plus du double selon les manifestants

 

Manif hier, blocus ce matin

 

L'intransigeance syndicale ne faiblit pas, l'énergie des étudiants non plus. Hier les opposants au CPE ont fait une nouvelle démonstration de force à Poitiers. Ce matin, les syndicalistes vont se railler aux étudiants pour bloquer la circulation à Poitiers.

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

"CHIRAC a reconnu que la loi n'était pas bonne puisqu'il veut la changer et en même temps, il la promulgue", résume René Pintureau, de la CGT territoriaux. "Il y a confusion dans la tête des gens." Dans l'esprit des manifestants qui avaient choisi hier encore de descendre dans la rue et parfois de sacrifier une journée de travail, il ne semblait pas y avoir de doute. Malgré l'intervention du Président de la République et les promesses de modifications, les responsables syndicaux poitevins campent sur leur position: le retrait du projet de loi avant toute négociation. "Il y a un refus profond. Aujourd'hui, on peut mobiliser comme jamais", affirme Alain Barreau de FO86. "Aujourd'hui, personne ne peut emêcher un employeur d'embaucher quelqu'un en CPE, puisque la loi le permet. On demande que la loi ne le permette plus."

Dans une charte, les partis de gauche (alternatifs, LCR, PC, PS, Verts et LO) ont apporté leur soutien au mouvement étudiant et contre "la précarisation généralisée des salariés et en particulier des jeunes". Marc Loubaud, pour les parents d'élèves de la FCPE, rappelle que la "loi est faite pour défendre les faibles contre les forts".

 

Bloquer la ville

La menace de bloquer la ville ce matin et tous les matins qui suivent tant que le gouvernement n'aura pas retiré la loi plane toujours. Hier, les étudiants ont commencé l'organisation du blocus sur le même air que le mercredi 22 mars. Rendez-vous place d'Armes et à l'amphi J à 6h45 pour que des petits groupes se répartissent les points de la rocade à paralyser. Le rond-point de la route de Gençay, la Porte de Paris et le rond-point de Chasseneuil-de-Poitou seront les points noirs de 7h30. L'épreuve de force a commencé, sans craindre de prendre en otage les Poitevins qui iront travailler. "Il est important de faire un rapport de forces. Bloquer une ville à un moment T, c'est possible si on ne porte pas atteinte aux biens et aux persones", menace Alain Barreau. Christophe Massé pour la CGT appelle le plus d'adultes possibles à être présents sur les barrages auprès des étudiants, de façon à s'interposer et à éviter les violances éventuelles avec les forces de l'ordre. La préfecture de Poitiers a promis de "faire respecter la liberté d'aller et venir et apportera une réponse adaptée au phénomène".

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

M. Echo...

...a vu hier à la manif à Poitiers un chien paré d'un joli petit manteau. Dessus, on pouvait lire: Chien Précaire Embauche.

 

...a reconnu son ancien prof de maths au milieu des manifestants. Il n'a pas pu lui parler car il soufflait joyeusement dans sa clarinette...comme autrefois lorsqu'il détendait ses élèves pendant les cours.

 

...s'est retrouvé en fin de cortège hier après-midi avec les partis politiques locaux. Contrairement aux manifestants parisiennes, ce n'est pas là que l'on retrouve les casseurs. Encore heureux!

 

...s'interroge aussi sur la position de ces mêmes partis en queue de manif. Sont-ils là pour pousser la foule en colère ou sont-ils mis à l'arrière car trop politisés? C'est à l'appréciation de chacun. Mais dans les deux cas, le soutien a l'air sincère.

 

...a observé Christian Dudognon, président de l'association poitevine l'Eveil, et militant CGT, compter les participants à la manifestation contre le CPE. Faisant preuve d'une honnêteté sans borne, le sémillant comptable d'un jour retranchait systématiquement tous ceux qui faisaient machine arrière pour retrouver un camarade. Entre les additions et les soustractions et les nombreuses pauses pour lancer quelques blagues, pas sûr que les comptes soient certifiés fiables.

 

...a constaté que les manifestations se suivent et se ressemblent. l'autre mardi, les élus communistes de la ville de Poitiers (Jean-Jacques Guérin, Michel Bodin et Jean-Paul Dampuré) se sont retrouvés au bar le Victor-Hugo en fin de manifestation pour prendre une bière. Et hier, les élus communistes se sont retrouvés au même endroit, au même moment, pour une sanction identique. Allez, encore une manif et ce sera la tournée du patron.

Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers
Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers
Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers
Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers
Mardi 4 Avril 2006 : nouvelle marée humaine à Poitiers

Centre Presse, Mercredi 5 Avril 2006.

France 2, 20h, David Pujadas, Mardi 4 Avril 2006.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 08:24
Lundi 3 Avril 2006 : dans l'attente du second round social

LE FAIT DU JOUR

 

Etudiants et salariés

de nouveau dans les rues cet après-midi

 

La nouvelle manifestation des anti-CPE démarrera à 14h30 du stade Rebeilleau à Poitiers. Des milliers d'étudiants, de lycéens, de salariés y sont attendus.

Lundi 3 Avril 2006 : dans l'attente du second round social

Mardi dernier, les anti-CPE étaient au bas mot 20.000 dans les rues de Poitiers. Un chiffre colossal à l'échelle de la ville. Jamais atteint par la passé. Ni en mai 1968, ni en décembre 1995 lors du mouvement contre le plan Juppé. Seule la libérationde la cité intervenue en septembre 1944 - et c'était là un jour de joie - avait peut-être jeté dans les rues un nombre de Poitevins aussi impressionnant.

 

"Manifester autant sur le CPE que sur la réaction du président de la République"

 

Mais cet après-midi, combien seront-ils? A l'orée de la cinquième journée de manifestation anti-CPE qui démarrera cet après-midi à 14h30 du stade Rebeilleau, pas un étudiant, pas un syndicaliste ne se risque à faire un pronostic.

Mobilisés depuis douze semaines, les étudiants de la coordination affichent une confiance à toute épreuve. "On n'observe aucune faiblesse parmi nos troupes", jure Stéphane Séjourné, de la coordination. D'autres, investis dans le blocus de leur université depuis le 13 février, répètent qu'après autant de temps, ils n'ont plus rien à perdre. "C'est trop tard pour lâcher. On ira jusqu'au bout."

Pourtant, le spectre de l'essoufflement plane bel et bien sur le campus. Julien Vialard, l'un des leaders de la coordination poitevine, l'a reconnu jeudi dernier lors de la dernière AG en date qui a réuni au stade Rebeilleau un petit millier d'étudiants, moitié moins que d'habitude. Mais depuis, est venur l'intervention télévisée du président de la République vendredi soir. De nature à remobiliser certains.

"Beaucoup de gens sont écoeurés par l'intervention du président Chirac. Ca va être chaud", observe Laurent Caron, le secrétaire départemental de la CFDT. Alain Barrault, secrétaire départemental de FO confirme: "Nous sommes sollicités par des entreprises qui ne sont pas encore sorties et qui veulent manifester autant sur le CPE que sur la réaction du président de la République qui promulgue une loi refoulée par 3 millions de personnes dans les rues du pays."

Un sentiment qui inquiète Alain Barrault. Le syndicaliste redoute "la dérive progressive de la situation qui risque de quitter le terrain social et syndical pour arriver sur le terrain purement politique. Nous craignons que des actions beaucoup lus tranchées vienent éventuellement troubler l'ordre public. Et le gouvernement en portera la responsabilité." Laurent Caron ne cache pas qu'il "craint la casse". D'ailleurs en prévision d'éventules débordements, le patron de la CFDT confie avoir renforcé le service d'ordre de son syndicat. D'avantage de syndicalistes en chasubles aux armes de la CFDT mais aussi des militants anonymes placés au coeur du cortège prêts à intervenir si nécessaire.

 

J.-J. A.

Possible blocus de Poitiers mercredi

La coordination étudiante a adopté hier le principe du blocus de Poitiers pour mercredi matin, si le CPE n'est pas d'ici là purement et simplement retiré. Les étudiants annoncent qu'ils prendront position à différents points de la ville afin de rendre impossible l'entrée dans la capitale régionale ce matin-là.

Lundi 3 Avril 2006 : dans l'attente du second round social
Lundi 3 Avril 2006 : dans l'attente du second round social
Lundi 3 Avril 2006 : dans l'attente du second round social

La Nouvelle République, Mardi 4 Avril 2006.

SOCIAL

MANIFESTATION ANTI-CPE -Comme mardi dernier, des milliers de manifestants sont encore attendus cet après-midi à Poitiers

 

Toujours déterminés

Malgré la promulgation de la loi sur l'égalité des chances, les lycéens, étudiants et salariés seront certainement nombreux à défiler aujourd'hui.

 

COMBIEN de manifestants défileront-ils aujourd'hui dans les rues de Poitiers? "Ce n'est pas le problème puisqu'il paraît que ce n'est pas la rue qui gouverne", lance Alain Barreau, secrétaire départemental de FO. Reste que lycéens, étudiants et syndicats de salariés ont battu le rappel. Des délégations de toute la Vienne devraient être présentes dans le cortège cet après-midi.

Dès 13h, les tribunes du stade Rébeilleau, à Poitiers, accueilleront l'assemblée générale lycéenne et étudiante à laquelle participeront les syndicats de salariés. Dans la foulée, les principaux partis de gauche - PS, PC, Verts, Alternatifs, MRC (Chevènement), la LCR (Besancenot) - signeront une charte anti-CPE. La manifestation en tant que telle partira ensuite à 14 h, toujours de Rébeilleau. L'itinéraire, rocade, Pénétrante, les boulevards extérieurs jusqu'à la Porte-de-Paris, puis direction la gare avant la dissolution du cortège à la préfecture.

Désormais, les anti-CPE comptent passer à la vitesse supérieure. Dans un tract distribué largement hier en ville, ils appellent "en l'absence de déclaration gouvernementale [ce soir] annonçant le retrait du CPE/CNE [...] à se mobiliser massivement à 8 h, Porte-de-Paris, avec blocus." Deux autres points de rendez-vous sont fixés, dès 6h45, place Leclerc et à l'amphi J, sur le campus. Et dans la foulée, les anti-CPE annoncent un blocus de la ville tous les jours jusqu'au retrait du texte par le gouvernement!

Mathias Aggoun

Les étudiants écrivent à la police

A la suite des incidents de vendredi soir entre forces de l'ordre et étudiants, ces derniers ont adressé une lettre au patron poitevin de la police. Ils y rappellent que toutes leurs actions ont jusqu'ici été pacifiques alors qu'ils ont déjà noté "le dérapage d'un policier de la BAC [ndlr: brigade anti-criminalité] pendant une manifestation", celui-ci ayant, selon les étudiants "le coup de matraque un peu "facile"". Au sujet des incidents de vendredi, les étudiants rappellent qu'ils ont eu des blessés dans leurs rangs avant d'ajouter: "Nous avons pour nous l'art. 9 du code de déontologie de la police qui dispose, en synthèse, que le policer ne doit faire qu'un usage strictement nécessaire et proportionné au but à atteindre. A nos yeux, certains de vos hommes ont violé ce texte auxquels ils sont soumis, ce qui va nous permettre d'engager des poursuites."

CPE - Réaction du député socialiste

Claeys : "On ne louvoie pas avec la jeunesse"

 

PAS de manifestation aujourd'hui pour Alain Claeys. A l'heure où le cortège s'ébranlera, le député socialiste de la Vienne sera à l'Assemblée nationale. "Pour une réunion de groupe au cours de laquelle sera finalisée la proposition de loi que va déposer le PS et qui comportera un article unique qui réclamera l'abrogation pure et simple du CPE." La seule façon, selon lui, "d'apporter de l'apaisement, car on ne peut pas attendre des semaines" alors que la déclaration de Jacques Chirac "a rajouté une tension supplémentaire". Il faut "arrêter les contorsions" et éviter "de louvoyer avec la jeunesse" car celle-ci "attend un langage clair". Une seule solution: "Faire un geste fort dans l'intérêt de l'Etat et non louvoyer pour des convenances personnels". Bref, abroger.

 

Mitterrand en 1984

Un responsable politique peut faire un pas en arrière, estime Alain Claeys: "Ce n'est pas la rue qui gouverne, mais on peut, quand la situation l'exige, tenir compte de la réaction des citoyens. En 1984, quand un million de personnes défilait contre le projet de loi sur l'école libre, François Mitterrand avait retiré celui-ci..."

Selon lui, le conflit du CPE relève une crise plus profonde: "L'ascenceur social ne fonctionne plus. Aujourd'hui, parents et grands-parents craignent que leurs enfants soient plus malheureux qu'eux. Surtout ceux qui sortent de la formation initiale en situation d'échec." Pour eux, Alain Claeys propose...un CFE: "Un contrat formation emploi qui permettrait d'embaucher un jeune moyennant une formation au sein de l'entreprise dont le coût serait pris en charge par l'Etat." Le député rencontrera syndicats de salariés et étudiants sur ce sujet ce matin.

Centre Presse, Mardi 4 Avril 2006.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 10:04

SOCIAL

MANIFESTATION

 

Samedi, comme un air de monôme

Samedi 1er Avril 2006 : les étudiants au soutien du CPE et du gouvernement Villepin

Les étudiants se sont, samedi matin à Poitiers, rendus au marché Notre-Dame avant de terminer leur manifestation à l'Hôtel Fumé.

 

APRES l'occupation la veille de la cour du rectorat par les étudiants - évacués par les forces de l'ordre - , c'est un tout autre spectacle qu'offraient les anti-CPE, samedi matin à Poitiers. Rieurs et pour certains grimés en PDG de carnaval, une centaine d'entre eux ont défilé de la place du Palais de Justice jusqu'à l'Hôtel Fumé en s'accordant un petit détour par le marché Notre-Dame.

1er avril oblige, les étudiants avaient évidemment changé tous leurs slogans pour l'occasion. Au son de "On l'aime bien Gilles de Robien, sa politique est fantastique" et de "Il était des gauches qui voulaient contester le choix de leur ministre si beau et si bronzé", ce joyeux monôme s'est mis les rieurs de son côté dans une bonne partie de la ville.

Au moment où certains étudiants parlent de radicalisation du mouvement, les anti-CPE avaient décidé de s'offrir une petite pause "fraîcheur" avant la grande manifestation de mardi. Pas sûr que ce jour-là, les slogans soient aussi gracieux à l'oreille des ministres.

Mathias Aggoun

Samedi 1er Avril 2006 : les étudiants au soutien du CPE et du gouvernement Villepin
Samedi 1er Avril 2006 : les étudiants au soutien du CPE et du gouvernement Villepin

Jean-François Macaire:

"Amplifions la mobilisation"

 

DANS un communiqué, Jean-François Macaire, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste de la Vienne, appelle à "amplifier la mobilisation". Il indique: "Mardi 4 avril, des millions de Français vont se mobiliser à l'occasion d'une nouvelle journée d'action organisée par les étudiants, les lycéens et les syndicats. Cette fois, au-delà des revendications portées par les journées précédentes, c'est la question de la démocratie et de la République qui est en jeu.

Le Président de la République promulgue une loi qu'il ne souhaite pas voir appliquer! Il passe en force contre tous les syndicats et prétend ouvrir une négociation! C'est ce déni de démocratie et cette mascarade institutionnelle que le peuple français dénoncera mardi.

Le CPE doit être retiré. C'est la seule voie possible pour permettre le retour d'un dialogiue social insidpensable au fonctionnement de notre pays. Les socialistes de la Vienne appellent toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie à manifester massivement et pacifiquement mardi à Poitiers et Châtellerault."

Centre Presse, Lundi 3 Avril 2006.

 

L'édition de la Nouvelle République du Lundi 3 Avril 2006 n'étant pas disponible aux Archives Départementales de la Vienne, il n'y aura pas un autre récit journalistique sur cette journée. Non, ce n'est pas une blague.

 

Par contre je vous propose un bonus avec quelques images du blog de Jules sur ce 1er avril très politique à Poitiers.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

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