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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 08:14

Le CA demande du bout des lèvres

l'abrogation du CPE

 

Réuni en séance ordinaire, le conseil d'administration de l'université de Poitiers a adopté hier après-midi une motion tarabiscotée qui "constate" que le retour à la normale dans les universités est lié au retrait du CPE.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Occupant très pacifiquement le hall d'entrée de la salle des séances du conseil d'administration de l'université de Poitiers réuni hier après-midi, les quelque cent étudiants grévistes présents sur place rêvaient que le CA se fende d'une déclaration aussi nettre que celle du président de l'université de Toulouse-Le-Mirail, qui avait réclamé en fin de semaine dernière le retrait pur et simple du contrat première embauche (CPE).

Au bout de deux heures de discussions, les mebres du CA soupesant mots et expressions pour ne pas froisser les susceptibilités des uns et les convictions politiques des autres, ont adopté par 27 voix contre 10 (plus une abstention et deux bulletins nuls) une motion tarabiscotée, conforme à l'image tempérée que souhaitait donner le président de l'université Jean-Pierre Gesson (lire ci-contre).

Sans le moindre risque, le CA exprime donc "sa très vive inquiétude face à la situation de tension créée depuis plusieurs semaines dans les universités". Puis plus loin, dans le même esprit et aussi diplomatiquement que possible le CA poursuit: "Force est de constater aujourd'hui que seuls le retrait du CPE et l'abrogation du CNE peuvent permettre un retour au fonctionnement serein de l'université". Formulation bien moins radicale que celle proposée par le personnel de l'université et soutenue par les étudiants: "Le conseil d'adminisration constate la volonté gouvernementale de ne pas donner d'avenir à le jeunesse et en particulier aux étudaints. Seuls le retrait du CPE et l'abrogation du CNE pourront permettre un retour au fonctionnement serein de l'université..."

Malgré l'écart sémantique, Julien Vialard, membre de la coordination, élu étudiant au sein du CA a immédiatement défendu auprès de ses camarades cette "position du CA".

 

"Il faut être pragmatique. Cette motion est un signe fort même si bien sûr on aurait pu aller plus loin"

 

Et l'étudiant en histoire de poursuivre: "Il faut être pragmatique et réaliste. Cette motion est un signe fort même si, bien sûr on aurait pu aller plus loin. Il faut utiliser cette motion comme un socle. Cette prise de position est un accompagnement, une légitimation de notre mouvement. C'est un signe fort qui ne condamne pas le blocus."

Dans le hall, d'autres étudiants ne sont pas de cet avis. Loin de là. Et quelques-uns iraient bien le dire aux membres du CA juste de l'autre côté de la porte. "Il n'est pas judicieux de bousiller la séance du CA", modère Jules Aimé, de la coordination. Tout comme Stéphane Séjourné, lui aussi membre de la coordination qui explique qu'"une démonstration de force serait inutile". Même discours chez plusieurs représentants du personnel de l'université. "Les luttes ne sont pas au CA", résume un agent de l'unité de formation et de recherche (UFR) de droit. C'est au bout de quelques dizaines de minutes la position qui prévaudra.

Les étudiants se retrouveront ce matin en assemblée générale au stade Rebeilleau pour voter sur la reconduction du blocus. Un stade que la ville de Poitiers a décidé hier matin de continuer à prêter aux étudiants de la coordination. "La ville apprécie cette coordination, respinsable, qui a évité les débordements et qui a exprimé sa grande maturité", a salué hier après-midi Catherine Coutelle, adjoint au maire de Poitiers à sa sortie du CA.

Jean-Jacques ALLEVI

 

Du dîner de l'UMP au plateau de France 2

 

La coordination s'invite au dîner de l'UMP

La coordination étudiante est fort bien renseignée. Ayant appris que les cadres de l'UMP dînaient hier soir à l'hôtel du Bois de la Marche à Ligugé, une soixantaine d'étudiants a décidé de rendre une petite visite aux membres du parti de Nicolas Sarkozy. Après avoir envahi la salle, les étudiants ont accepté de quitter les lieux. En échange de quoi une délégation de quatre d'entre eux a été reçue pendant 30 minutes par un groupe de quatre cadres de l'UMP. le député Jean-Yves Chamard, paront départemental de l'UMP "d'abord surpris négativement" par l'instrusion a reconnu que, par la suite, "les choses se sont bien passées", saluant même "un respect et une écoute mutuelle".

 

Quatre étudiants poitevins chez Arlette Chabot

Jeudi soir, sur France 2, Arlette Chabot proposera une émission spéciale consacrée au  CPE et au mouvement étudiant. Hier après-midi, la coordination poitevine a été invitée à participer à cette émission. Quatre étudiants devraient y participer.

 

"L'Huma" ausculte le mouvement

Tout au long de la semaine, le mouvement étudiant poitevin sera analysé et décortiqué dans les colonnes de quotidien "L'Humanité". Premier papier sous la plume du journaliste Thomas Landrieu dans l'édition de ce matin du quotidien commniste. Sous le titre "Nous étudiant à Poitiers".

Lundi 13 Mars 2006 : les étudiants s'invitent au CA de l'Université de Poitiers

La Nouvelle République, Mardi 14 Mars 2006.

UNIVERSITE

MOUVEMENT ETUDIANT - Le Conseil d'administration de l'université a voté hier après-midi une motion demandant implicitement le retrait du Contrat première embauche (CPE)

 

L'université demande sans conviction

le retrait du CPE

Lundi 13 Mars 2006 : les étudiants s'invitent au CA de l'Université de Poitiers

150 étudiants ont occupé hier la présidence de l'université alors que se tenait un conseil d'administration.

 

DENONCER le CPE sans avoir l'air de le faire, mais tout en le faisant quand même: telle étiat la problématique du Conseil d'administration de l'université de Poitiers qui s'est tenu hier. Dans un courrier adressé à Dominique de Villepin, le président de l'université de Nantes avait demandé la suspension du CPE. pas de ça à Poitiers. Dès le début de la séance, Jean-Pierre Gesson avait prévenu: "Je ne suis pas dans l'état d'esprit d'écrire au Premier minstre pour lui demander de retirer une loi".

Ni l'occupation de la présidence de l'université par 150 étudiants, ni les arguments de nombreux pourfendeurs du CNE au sein même du Conseil d'administration n'auront modifier d'un iota la position de Jean-Pierre Gesson. Au final: une motion votée par 27 voix contre 10 (une abstention, deux blancs) condamnant "la nouvelle diminution drastique des postes mis aux concours de recrutement de l'enseignement supérieur" et exprimant la "très vive inquiétude (du Conseil d'Administration) face à la situation de tension créée depuis plusieurs semaines dans les universités".

 

Les étudiants satisfaits

Mais le morceau de bravoure de la motion reste sans conteste cette critique un rien jésuite des contrats de Villepin: "Force est de constater aujourd'hui que seuls le retrait du CPE et l'abrogation du CNE peuvent permettre un retour au fonctionnement serein de l'université. Vu la composition de l'assemblée, c'est déjà bien", se persuadait Julien Vialard, l'un des leaders de la contestation étudiante. Et le même d'espérer dans la foulée: "Evidemment, c'est pas Nantes, la prise de position n'est pas assez forte, mais ce n'est qu'un début." Quant à "continuer le combat", les étudiants s'y emploient en prévoyant de nombreuses manifestations cette semaine.

 

Mathias Aggoun

avec Samy Magnant

Lundi 13 Mars 2006 : les étudiants s'invitent au CA de l'Université de Poitiers

Centre Presse, Mardi 14 Mars 2006.

 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 08:51

UNIVERSITE

ASSEMBLEE GENERALE NATIONALE

La coordination étudiante était samedi en assises à Poitiers

 

Ils refusent le poids des mots

La proposition de faire participer les lycéens au vote a eu une large approbation.

La proposition de faire participer les lycéens au vote a eu une large approbation.

Les étudiants ont-ils peur des médias? Alors que ceux de Poitiers aiment l'exposition médiatique, la coordination nationale a d'abord refusé l'entrée des journalistes avant de leur ouvrir une petite fenêtre. L'épisode "Sorbonne" est passé par là.

 

Ils étaient tous là, les médias nationaux, de TF1 au JDD en passant par France 2, RTL, Europe 1, Libé ou le Monde. Et Paris-Match. Dont la représentante a cru un moment qu'elle serait privée, comme ses confrères, du poids des mots et du choc des photos.

A l'ordre du jour de l'assemblée générale de la coordination nationale (60 universités étaient représentées), amphi J au campus de Poitiers ce samedi, le deuxième point porte sur la présence des médias. Palabres et longues délibérations.

Finalement, c'est non! Pas de caméras ni de stylos! Au grand dam des représentants poitevins, un ambassadeur vient, gêné, dire à la pléthore de journalistes que les débats vont se tenir à huis clos dans cette AG dont on prévoit qu'elle va se poursuivre tard dans la nuit. Cet oukase, voté à une large majorité des 250 délégués (148 pour le black-out, 39 abstentions et 66 pro-médias) a pour le moins le don de défriser l'armada informatrice.

 

Hiatus démocratique

Déconfis, les délégués "hôtes" expliquent, gênés, que "contrairement à ce qui se passe à Poitiers, où les représentants laissent leur étiquette au vestiaire, ceux de beaucoup d'autres facs arrivent avec le mot d'ordre de leur syndicat". Mounir (Nancy) répond que "cette première grosse coordination de rentrée est sensible" et que " la mauvaise retranscription des évènements de la veille à la Sorbonne" conduisent à cette décision. Un autre, non sans grandiloquence, lâche un définitif "on est une AG légitime et souveraine qui décide qui entre et qui n'entre pas".

Devant les protestations de la gent journalistique arguant d'un sacré hiatus dans le processus démocratique dont se prévaut la coordination, un nouveau vote est soumis aux délégués. Qui font partiellement machine arrière en accordant aux médias une fenêtre de flashs: "Le temps de faire le tour des villes", a décidé le conclave. Entendez par là que les journalistes vont être tolérés pendant que chaque fac représentée présentera sa position. Ca durera deux bonnes heures...

 

Gare aux "nez rouges".

Bien sûr, et certains étudiants ne s'en cachant pas, la véritable raison de l'interdit tient aux dissensions prévisibles. Déjà, à Paris ou Rennes, les précédentes coordinations ont étalé les divergences. Pas question d'étaler au grand jour une désunion possible! On se rend rapidement compte que l'exercice démocratique va conduire les débats jusqu'au coeur de la nuit. Rien que pour savoir si les lycéens et les observateurs ont droit de vote, il faut évidemment passer...par le vote.

A chaque intervention, un peu tendancieuse, le président de séance menace de faire intervenir les "nez rouges", autrement dit les membres du service d'ordre qui se distinguent par un appendice nasal coloré. Non, l'amphi J de la fac de sciences n'avait rien d'un long fleuve tranquille l'autre soir...Il est vrai que l'enjeu était majeur.

René Paillat

 

 

POITIERS - Après l'assemblée de samedi

 

"On va taper un grand coup cette semaine"

Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers

FATIGUES, peut-être, mais démotivés, sûrement pas. Au contraire. Hier après-midi, après quatorze heures de débat lors de l'assemblée générale de la coordination (voir ci-dessus) et seulement quelques heures de sommeil, les étudiants poitevins affichaient une farouche envie de continuer la lutte contre le CPE (Contrat première embauche).

"Il y a eu des moments de tension pendant les débats, mais ce qu'on a surtout montré, c'est la mobilisation des 60 universités représentées, parmi lesquelles 51 sont actuellement en grève, souligne Jules Aimé. Et cette mobilisation grandit: cette semaine, on va encore accélérer le mouvement: on va se battre un jour sur deux!" A commencer par une manifestation des lycéens et étudiants à Poitiers, mardi, puis une grande manifestation nationale à Paris jeudi, et enfin une nouvelle action samedi.

"On va taper un gros coup cette semaine, insistent Stéphane Séjourné et Hugo Roussafa. On va continuer à exiger le retrait du CPE et de la loi sur l'égalité des chances. On ne se contentera pas de renégociations avec les partenaires sociaux. Nous souhaitons être entendus en tant que mouvement de jeunesse unitaire et indépendant."

 

Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers
Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers

Centre Presse, Lundi 13 Mars 2006.

LE FAIT DU JOUR

 

La coordination nationale étudiante

veut continuer le mouvement

 

Photo Patrick Lavaud

Photo Patrick Lavaud

La réunion de la coordination nationale étudiante s'est déroulée samedi à Poitiers. Les participants hésitent entre enthousiasme juvénile et débats de vieux syndicalistes.

 

Sur le campus de Poitiers, samedi, on croisait des nez rouges et dans bandes noires. Il ne s'agit pas d'un nouveau jeu de pistes, mais du code qu'avaient adopté les étudiants poitevins lors de la coordination nationale étudiante. Celle-ci a voté la poursuite de la mobilisation contre le CPE.

Les nez rouges étaient chargés de la sécurité, ceux qui avaient des barres noires sur les joues les organisateurs. Le code résume assez bien l'esprit de la coordination, où la volonté d'organisation mature se mêle à une mentalité encore juvénile. Et à un fort appétit politique.

La dite coordination rassemble 340 personnes, arrivant de 48 villes différentes, dans le cours de la matinée. Les délégations devaient attendre d'être complètes pour se faire enregistrer. En attendant, les jeunes patientent, café à la main, choco BN sur la table. Certains lisent des journaux, "Libération" le plus souvent.

L'ambiance change dès l'ouverture de la coordination, vers 14 heures. Les jeunes se muent en vieux syndicalistes, syndicalistes qu'ils sont pour certains d'ailleurs. Les étudiants se veulent démocratiques au point que tout embryon de décision doit être voté. L'assemblée nationale et ses débats ne sont pas loin, comme le rappelle un intervenant. D'interminables préambules concernant le droit de parole puis de vote, des observateurs (facs mobilisées récemment) et des lycéens sont votés. Certain, comme Renaud, de Limoges s'indigne: "Je ne comprends pas ce qu'on est en train de faire depuis trois heures."

 

Blocus à Poitiers jusqu'à mardi

 

Les 71 délégation présentes présentent ensuite le bilan de leurs actions, facs bloquées, manifestations...Blocages qu'elles ont bien l'intention de poursuivre. Ainsi à la Sorbonne, où les jeunes comptent bien recommencer l'occupation des lieux. Le délégué de Poitiers, Tangui le Bolloc'h tient à rappeler "que le mouvement est totalement pacifique". A noter que le blocus à Poitiers est maintenu jusqu'à mardi. Avant de laisser à la parole à l'intersyndicale du personnel universitaire, Bertrand Geay, "la fédération des parents d'élèves", "Agir contre le chômage". Le moment des perspectives et des votes arrivent et des votes arrivent, les partis se marqent nettement. la plateforme de Toulouse est reconduite: le mouvement continuera tant que ne seront pas retirées la loi sur l'égalité des chances, le CNE ou la loi Fillon, et que ne seront pas rétablis les postes supprimés au CAPES. Les débats se sont terminés vers cinq heures du matin. Dans le hall de la gare, en attendant leur train, certains discutaient encore.

Agnès NOEL

 

 

Ma journée à l'amhi J

Dix heures du matin, la journaliste de la NR part à l'amphithéâtre J du campus de Poitiers pour assiter à la coordination nationale étudiante. Sur lace, on croise certes du monde mais personne ne semble vouloir rentrer. Il faut que toutes les délégations soient au complet pour que l'assemblée puisse commencer. Ce n'est pas le cas. il faut donc revenir après le déjeuner. Qu'importe, rendez-vous à 14 heures.

A 14 heures, surprise, défense d'entrer. "Les médias pour l'instant ne rentrent pas dans la salle". Pas d'explication supplémentaire. Des étudiants expliquent que l'assemblée doit se réunir pour voter démocratiquement de la présence ou non de la presse dans les tribunes. L'attente se prolonge. Un membre de la coordination vient annoncer que finalement, cette présence n'est pas souhaitée, au motif que "les médias risquent de manipuler l'information". Tollé général, les journalistes présents précisant qu'ils "veulent faire leur métier".

Face à cette réaction, proposition est faite que les médias se réunissent eux aussi en AG, fassent une demande commune qu'ils transmettront à l'assemblée étudiante qui siège de l'autre côté de la porte. Retollé et étonnement des journalistes qui n'avaient pas prévu de se réunir en assemblée ce jour-là mais plutôt de réaliser un reportage.

Nouvelle proposition pour rabibocher les choses: "On va déposer un amendement pour que les photographes puissent prendre des photos et les télés des images". Quand certains leur rappellent qu'"on employait ce type de méthode avec la presse sous Pompidou", le même émissaire soumet l'idée que des jeunes viennent faire régulièrement un point presse. le ton monte, un étudiant précise: "vous n'avez pas le droit d'êre dans l'enceinte de l'amphi, vous devriez sortir."

Vers 15h30, la décision tombe: la presse peut rester, mais durant une partie de l'assemblée seulement, jusqu'au tour d'horizon de l'action des villes. Pas question d'assiter aux conseils pour une mobilisation efficace. On rentre. A l'intérieur, un intervenant prononce son discours avec un panneau "médias menteurs". Un autre arbore un T-shirt: "médias sous contrôle". Quelques heures après, la journaliste de la NR décide démocratiquement de partir...Sans avoir voté.

A.N.

Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers

La Nouvelle République, Lundi 13 Mars 2006.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 07:55

Les étudiants gardent le mouvement

 

Le mouvement étudiant contre le CPE a des difficultés à trouver un lieu pour ses AG. Aujourd'hui, Poitiers accueillera la coordination nationale à l'amphi J.

Photo Patrick Desert.

Photo Patrick Desert.

Hier, la mairie leur avait monté deux petites estrades sur le parking du parc des expositions pour l'assemblée générale du mouvement contre le CPE. A l'évidence, ça n'a pas suffi. "On n'est pas des chiens!" C'était le coup de gueule en clin d'oeil aux canins dont c'est le Salon ce week end aux arènes.

Hier, du côté des manifestants, c'est la crise du logement. Les étudiants ont dû se rabattre sur un amphi trop exigu.

Force est de constater que le mouvement ne s'est pas essoufflé. "Mais il faut qu'on nous aide à trouver un lieu qui soit à la fois pratique, proche du campus et qui puisse accueillir beaucoup de monde à la fois, lance Julien Vialard, en voyant les étudiants arriver par vagues. On regrette les tribunes du stade Rebeilleau".

 

Les étudiants ont revoté le blocus jusqu'au 14 mars

Hier matin, lors de l'AG, les étudiants ont revoté le blocus jusqu'au mardi 14 mars. Aujourd'hui, la coordination nationale se réunit à Poitiers, amphi J, de 14h à minuit. 250 étudiants sont attendus. Ils représenteront les 47 universités bloqués ou en mouvement.

A noter: la coordination étudiante et la coordination lycéenne de Poitiers tiennent à dire qu'elles condamnent les débordements qui ont eu lieu à Aliénor d'Aquitaine.

 

Une semaine chargée

- Lundi 13 mars, 10h: AG étudiante. Lieu à définir; à 14h, CA des membres du personnel de l'université, Hôtel Pinet.

- Mardi 14 mars, 13h: AG et vote pour une autre reconduction du blocus.

- Jeudi 16 mars: appel à la grève générale, publique et privée.

- Samedi 18 mars: journée nationale de manifestation contre le CPE.

Catherine MELLIER

Vendredi 10 Mars 2006 : poursuite du blocus avant la coordination nationale de Poitiers
Vendredi 10 Mars 2006 : poursuite du blocus avant la coordination nationale de Poitiers

La Nouvelle République, Samedi 11 Mars 2006.

UNIVERSITE

MANIFESTATIONS

L'AG d'hier a voté très largement la poursuite du mouvement de protestation.

 

Le blocus est maintenu

Vendredi 10 Mars 2006 : poursuite du blocus avant la coordination nationale de Poitiers

Comme dans 47 facs en France - 11 selon le ministère, les étudiants continuent d'être majoritairement en faveur de la grève générale des cours. Hier, 674 d'entre eux se sont prononcés pour le maintien du blocus contre 329 qui sont d'avis contraire.

 

PAS question de se démobiliser au moment où, l'échelle national, le mouvement étudiant prend de l'ampleur au point d'installer le blocus des cours dans quarante-sept villes universitaires. Un chiffre, toutefois en total décalage avec celui du ministère qui n'en compte que onze. Hier, au cours de l'assemblée générale, les différents avis sur la question se sont exprimés tant à la tribune que dans la salle. Sans relents politico-syndicaux.

Contrairement à ce qui se passe par exemple à Paris (Jussieu, Tolbiac), les leaders veulent garder l'indépendance, laissant ostensiblement leur éventuelle étiquette au vestiaire.

 

"Je ne veux pas perdre un mois de salaire d'été"

Ce mouvement, traduisent les étudiants poitevins, est une action contre des choix de société et contre des des options vis-à-vis de l'enseignement. Clairement, ils disent non à la loi Fillon, non au projet de loi visant à instaurer le CPE et le CNE, non à la réduction des restrictions des postes mis en jeu aux concours de l'Education nationale.

"Pour la première fois depuis 2002, nous sommes capables de faire plier le gouvernement comme on le voit au travers des cafouillages qui se font jour dans la majorité." Le message aura été entendu à la sortie ou un large consensus s'est dessiné en faveur de la poursuite du blocus. Il faut dire que les leaders n'ont pas lésiné sur l'argumentation à la veille d'accueillir la coordination nationale "qui va peser d'un grand poids". "Mobilisez-vous et entraînez vos amis pour qu'on soit à la hauteur de l'évènement", ont enjoint Julien Vialard et ses pairs, ajoutant: "Soyez dignes de la réputation que nous font les médias, sachant que si nous laissons le soufflé retomber, ils ne se feront pas faute de nous épingler."

Cet excès de volontarisme s'explique par la tiédeur que les meneurs ont cru déceler la veille, laissant aux lycéens le leadership de l'opération Porte de Paris. "Où sont-ils les pro-blocus quand il s'agit de manifester sous la pluie devant la préfecture?", entend-on. "Moi, je n'ai pas les moyens de perdre un mois de salaire d'été si les examens ne sont organisés qu'en juillet", susurre une petite voix féminine dans le fond de la salle. Traduction: les moins nantis seront les plus pénalisés au final. On lui rétorque que "ça vaut quand même la peine de se sacrifier trois semaines quand une vie de merdre nous attend au vu de ce que prépare le gouvernement".

 

Les profs avec eux

Et puis il faut profiter du fait que "les profs sont avec nous", comme l'ont précisé deux enseignants montés à la tribune. "Ce n'est pas le moment de faire machine arrière", tonne un intervenant. Sur la brèche les premiers, les étudiants de la fac de sport (STAPS) en ont un peu assez, mais continuent le combat. Ils ne comprendraient pas que les nouveaux ralliés baissent si vite pavillon. Cet après-midi, la coordination nationale tiendra conclave à Poitiers. Hier, quatre délégués, dont trois de la fac d'histoire, ont été désignés pour prendre place à la tribune et sept représentants se sont manifestés pour parler d'une seule voix. La plupart ont l'expérience des coordinations (Paris, Rennes...)

René Paillat

Vendredi 10 Mars 2006 : poursuite du blocus avant la coordination nationale de Poitiers
Vendredi 10 Mars 2006 : poursuite du blocus avant la coordination nationale de Poitiers

Centre Presse, Samedi 11 Mars 2006.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:13
Illustration prise sur deviantart.com

Illustration prise sur deviantart.com

Après 15 jours de repos, le 17ème Tournoi des VI Nations entre dans sa dernière pahse avec deux journées en une semaine.

Et pour les Bleus, nous allons voir qu'elle sera leur capacité de réaction après le match perdu contre Galles, au score trompeur et malgré tout flatteur (19-10). Le sélectionneur a fait le choix d'effectuer plusieurs changements: Camara, Spedding, Fickou, Maestri, Fofana et Trinh-Duc retrouvent leur place dans le XV titulaire.

La malédiction du numéro 10 semble avoir fait une nouvelle victime avec Plisson après son match totalement raté (eh oui ça arrive à tout le monde) du côté de Cardiff. François Trinh-Duc (52 sélections) va avoir pour objectif de finir le Tournoi en tant que titulaire afin de pouvoir se voir à plus long terme dans ce poste dont décidément on a bien du mal en France à trouver un homme quasiment incontournable.

Que peut-on attendre de ce XV de France remanié? Déjà, débuter le match dès la 1ere minute et non pas à l'heure de jeu comme contre l'Italie et l'Irlande, ou même à la seconde mi-temps contre Galles. Pas de panique pour le moment bien entendu, mais sans forcément attendre déjà un match référence des hommes de Novès, ça serait bienvenu, après la déconvenue galloise de repartir avec quelques certitudes de Murrayfield avant d'achever le Tournoi par un France-Angleterre au sommet.

En face, les Ecossais ont su éviter lors de leur virée romaine la Cuiller de Bois, après une partie sérieuse et convaincante contre des Italiens encore trop tendres. Leur charnière Laidlaw-Russell est solide, le XV écossais bascule très rapide d'un  schéma offensif à un schéma défensif, et réciproquement (bon quand tu perds souvent bêtement la ballon tu prends vite tes habitudes), et surtout, il ne faut pas oublier que les Ecossais ont failli nous battre l'an passé dans le cadre de la réparation du Mondial, et qu'à peu de choses près ils intégraient le dernier carré de la Coupe du Monde. Méfiance, méfiance, d'autant plus que notre dernière défaite contre le XV du Chardon remonte à...2006, match d'ouverture du Tournoi qui nous couta à l'arrivée...le Grand Chelem.

Pour le reste, nous avons un Irlande-Italie à 14h30 qui risque d'être un match à sens unique, avec des Irlandais, champions en titre, encore pour 8 jours, complètement à la rue, avec un point récolté en trois rencontres et une terrible desillusion contre l'Angleterre en se cassant les dents (71% de possession en 2MT et 73% du temps passé chez les Anglais en 2MT pour un essai tranformé en 40 minutes) sur le rideau défensif de la Perfide Albion (pourtant deux fois réduites à 14 contre 15). L'Italie va devoir éviter la Cuiller de Bois mais je vois mal comment l'Italie (qui certes a battu l'Irlande dans le Tournoi en 2013) pourra battre des Irlandais, quand bien même à côté de leurs pompes?

Et enfin, à 17h, le grand match de cette 4ème journée avec un très attendu Angleterre-Galles, revanche du Mondial avec des Anglais qui retrouvent de la confiance avec une véritable montée en puissance match après match des hommes d'Eddie Jones et qui vont devoir faire face aux fantômes de l'automne en présence des ogres gallois qui, certes ne peuvent plus obtenir le Grand Chelem, mais ont toujours la possibilité de remporter le Tournoi (sachant que leur dernier match se jouera à Cardiff...contre l'Italie). Le début de partie risque d'être une fabuleuse marée rouge, mais l'on a bien vu que les Anglais, tel le roseau, plient mais ne rompent pas. Attention à l'excès d'agressivité toutefois...

 

Mes pronos:

Irlande - Italie : victoire de l'lrlande. Comment imaginer autre chose?

Angleterre - Galles : très difficile entre le coeur et la raison. Courte victoire des Diables Rouges.

Ecosse - France: victoire de l'Ecosse. Je ne le sens pas ce match bizarrement...Comme un air de piége à Murrayfield...10 que nous les battons (meilleure série en cours contre eux).

 

 

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Café des Sports
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 08:36

Lycéens et étudiants:

une manif mi-figue mi raisin

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

Hier à Poitiers, les lycéens se sont ralliés au cortège étudiant pour une autre journée de maniferstation contre le CPE et la suppression de postes au CAPES. Le mouvement s'est essoufflé au fur et à mesure de la journée.

 

Toute la matinée, des délégations de lycéens ont fait le tour des établissements du centre-ville, en commençant par Victor-Hugo, avant d'entamer un sit-in porte de Paris, vers 11h30. Selon la police, on dénombrait environ un millier de manifestants. Même chiffre pour le départ de la manifestation à 14h, depuis la place de l'hôtel de ville. le cortège a progressé dans l'hypercentre, faisant escale dans les lieux "stratégiques puisqu'économiques" note l'un des chefs de file du mouvement. Les étudiants ont investi le hall de la Trésorerie générale pendant un quart d'heure, sans faire de vague. Leur itinéraire les a emmené ensuite à la faculté de médecine puis à celle de droit. "On veut arriver à mobiliser les étudiants en droit et médecine, au moins pour défiler avec nous pendant deux ou trois heures", lance Elsa, une étudiante en sciences humaines.

Les manifestants ont investi la plce de la Préfecture pendant une petite demi-heure. Au moment de rebouger, ils étaient moitié moins à se lever "pour y retourner!"

Sorti de ça, direction porte de Paris. Même slogans et même soleil mais l'ambiance dégringole. "Je sais que ce n'est pas inutile ce qu'on fait là. Mais c'est loin d'être la meilleure journée", contate Hugo.

La manifestation s'est dispersée porte de Paris. Les lycéens étaient largement plus représentés que les étudiants. Ils ont improvisé des barrages payants aux différents feux de signalisation. La cagnotte qui circulait à ce moment-là, et dans les rangs tout l'après-midi, servira à fincancer le déplacement d'une délégation à Paris, lors de la prochaine journée nationale de grève du 16 mars.

Horaire de débauchage et sortie des classes obligent, les automobilistes arrivaient en nombre vers 16h30. Pour autant, ils ont affiché une relative patience. L'épreuve, elle, a eu raison du mouvement. Aux alentours de 17h, la centaine de manifestants qui restait s'est dispersée. Une assemblée générale est prévue aujourd'hui à 10 heures au parc des expositions.

Catherine MELLIER

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

La Nouvelle République, Vendredi 10 Mars 2006

SOCIAL

UNIVERSITE - Une grande partie des lycées de Poitiers était en grève hier matin. Les élèves ont, pour une grande part, rejoint le cortège étudiant qui démarrait à 14h place Leclerc.

 

Une p'tite pièce pour la manif

 

Plus d'un millier d'étudiants et de lycéens ont manifesté hier en centre-ville de Poitiers, contre le CPE.

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

7h30 - 17h: c'est la journée de grève d'un lycéen. Hier matin, le lycée Victor-Hugo de Poitiers a décidé d'aller chercher ses petits camarades. "Louis-Armand", "Auguste-Perret", "Aliénor d'Aquitaine" ont un à un débrayé. Au total 800 à 900 lycéens ont fait grève hier. Dès 14h, leurs aînés les rejoignaient Place Leclerc pour la manif' du jour. 1500 personnes en début d'après-midi. Occupation surprise de la Trésorie générale puis des facultés de médecine et de droit, sit-in devant la préfectire: que du classique.

Seule réelle innovation de la journée, une poignée d'étudiants - ils n'étaient plus que deux centaines en fin de journée - ont dressé, Porte de Paris, un barage filtrant...et payant. Les automobilistes poitevins ne se sont pas fait tirer l'oreille pour verser leur obole. Un moyen efficace de s'offrir le voyage pour manifester le 16 mars à Paris.

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

Mathias Aggoun

avec Philippe Bonnet, Bruno Delion

et Samy Magnant

LETTRES - Mercredi, le blocus a été reconduit à la majorité des quelques 2200 votants

 

C'est ça une fac bloquée

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

Hier matin à la fac de lettres et langues. Entrée verouillée. L'intérieur est pourtant habité. Voici à quoi ça ressemble une fac en sommeil.

 

EXCEPTIONNEL! Pour trouver une place sur le parking de la fac de lettres et langues, il ne faut pas endaire trois fois le tour. Sur la porte de l'entrée principale, les résultats de la veille sont affichés. Une assez nette majorité - plus de 1200 contre et un peu plus de 800 - s'est prononcée pour la reconduction du blocus. On se heurte donc à une porte fermée. Une tentative de contournement par la droite s'avère judicieuse. La caféteria fait le plein, et dans la foulée, on peut accéder au couloir...qui se révèle un cul-de-sac.

Au bout de ce couloir veillent trois cerbères. Ni méchants ni impressionnants physiquement. En cette fin de matinée, ce sont deux jeunes filles et un garçon qui interdisent l'accès aux salles de cours. Certes, la table à laquelle ils sont installés fait barrage, mais l'obstacle n'a rien d'incontournable pour qui voudrait faire le forcing.

 

Patte blanche

"On n'a pas eu à se gendarmer depuis ce matin", explique le trio. Sarah, Kevin et Marina la jouent cool sans oublier tout de même qu'ils sont là parce qu'ils croient aux vertus du blocus. Sans excès de zèle dans le discours, ils ont tôt fait de convaincre l'indécis. Les réductions de postes aux concours d'enseignement, le CPE, le CNE et la loi Fillon valent bien une neutralisation des cours.

On n'est prié de montrer patte blanche pour aller plus loin. Autrement dit de sortir la carte d'étudiant sur laquelle figure la nature des études. Car le mot d'ordre général souffre quelques exceptions. Les étudiants qui vont passer le CAPES la semaine prochaine - paradoxe car ce sont eux les plus concernés, mais nécessité fait loi - , ceux qui sont inscrits en "agreg", le "FLE" (Français et langues étrangères), les "Erasmus" qui ont une réunion...ça fait quand même beaucoup de dérogations!

 

A Paris en vélo!

Pendant ce temps, une séance de CPE-CNE appliquée se tient dans l'amphi 1 et l'AG de l'intersyndicale (tous personnels et étudiants) va commencer. Des estaffettes font la navette pour relayer les dernières nouvelles. Survient Angèle, inscrite en 4e anée de STAPS (fac de sport) et qui vient de passer le concours. Après deux mois d'action revendicative, elle en a assez mais elle tient. "Ce serait anormal de laisser tomber vis-à-vis des autres facs", explique la messagère. Elle annonce que pour la manif nationale, jeudi prochain à Paris, les inscriptions pour le bus vont bon train, précisant qu'une quinzaine d'étudiants du STAPS vont rallier Paris à vélo, s'intégrant à un peloton parti de Bordeaux et prenant au passage les Orléanais. Départ dimanche de Poitiers pour être au départ de la manif. Quatre jours dont un de repos à Orléans où ils se joindront à la manif mardi prochain.

 

Enjeu de taille

Pendant ce temps, Aurélie ne sait plus très bien où elle en est. Adepte du blocus partiel à raison d'une journée par semaine pour manifester, cette fille d'entrepreneur "entend les arguments parfois convaincants, des camarades". Elle se demande si le blocus n'est pas "un moyen de prendre un rab de vacances", ajoutant: "Moi, je suis ici mais je suis plutôt l'exception". Une amie à elle, "passionnée par ses études", se sent très pénalisée. Aurélie, elle, s'interroge. Elle se dit qu'après tout, "trois semaines de grève, ce n'est peut-être pas trop payer face à un tel enjeu."

René Paillat

Centre Presse, Vendredi 10 Mars 2006.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 08:52

Pas d'agitation sur le blocus

mais blocus revoté sur le campus

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

La présidence n'a pas eu recours à la police pour rouvrir les facs hier matin. Le blocus en l'état, a été revoté à l'issue de l'AG qui a rassemblé plus de 3.500 étudiants au stade Rébeilleau.

 

Beaucoup de bruit pour rien. Cela pourrait être le résumé du début de matinée mercredi au campus. La présidence de l'université avait annoncé la réouverture effective des locaux et la reprise des cours le 8 au matin. Les étudiants et une partie du personnel universitaire s'attendaient à l'arrivée de la police pour les inciter à vider les lieux. En fait d'altercations, ce sont seulement quelques haussements de voix qui ont eu lieu entre des étudiants non grévistes souvent résignés et les jeunes qui tenaient la porte de la faculté de droit. Quelques étudiants chinois qui faisaient le pied de grue, se retrouvaient, eux, complètement perdus dans le feuilleton estudiantin.

Pas d'évacuation musclée donc. Le président de l'Université, Jean-Pierre Gesson, assure: "Je ne veux pas de retombées négatives sur les étudiants et n'appellerai pas la police. Sauf si des élèves s'en prennent à d'autres, je serais alors obligé de faire appel aux forces de l'ordre." Le blocus était jsutement l'objet de l'assemblée générale de 10 heures. Normalement prévue dans un amphithéâtre, elle s'est finalement déplacée au stade Rebeilleau pour accueillir les 3.500 étudiants (au moins) présents. Ceux-ci s'étaient déplacés en masse, fac de médecine et droit compris, pour participer au vote de maintien ou non de "l'embargo". Et faire valoir leur opinion. Certains étudiants profitent de la tribune pour revendiquer l'accès au cours. "Le droit de grève est individuel. Vous ne pouvez pas choisir pour les autres"., s'insurge Nolwenn, en droit. Contredite par un étudiant: "C'est maintenant qu'il faut se battre." L'échange se prolonge, une partie des étudiants (beaucoup de la fac de médecine) quitte les bancs du stade l'air désabusé. C'est le maintien total du blocus qui l'emporte, même si les tenants du blocus total ne sont plus que 47% de votants avec 1.296 voix pour, 641 pour le blocus partiel et 809 contre le blocus.

Les étudiants ne comptent pas s'arrêter aux assemblées. Trois appels au rassemblement ont été lancés, les 9, 14 et 16 mars. Le premier est donc pour demain. Collectif étudiants et syndicats se sont donné rendez-vous à 14 heures.

Agnès NOEL

 

Le Collectif 86, pour sa part, appelle à poursuivre le mouvement et invite tous les citoyens à une réunion ce jeudi à 21h, salle Timbaud, rue Saint-Paul à Poitiers.

 

Mercredi 8 Mars 2006 : le mouvement étudiant remplit le Stade Rebeilleau

La Nouvelle République, Jeudi 9 Mars 2006.

A la Une de Centre Presse, Jeudi 9 Mars 2006.

A la Une de Centre Presse, Jeudi 9 Mars 2006.

Mercredi 8 Mars 2006 : le mouvement étudiant remplit le Stade Rebeilleau

CAMPUS - Le président de l'université craignait des incidents

 

J-P Gesson, président parlant

Mercredi 8 Mars 2006 : le mouvement étudiant remplit le Stade Rebeilleau

Jean-Pierre Gesson a passé sa matinée d'hier a débattre avec des petts groupes d'étudiants.

 

PRESIDENT d'université, c'est pas une synécure. Celui de Poitiers, Jean-Pierre Gesson en sait quelques chose. Hier matin "à l'heure ou blanchit la campagne", le patron des 25000 étudiants poitevins arpentait déjà le bitume. Sa craine exprimée depuis plusieurs jours: des affrontements entre étudiants favorables et opposés au blocus des facultés.

Dans ces conditions, la fac de tous les dangers, c'est droit-sciences éco. Les opposants au blocus y sont traditionnellement nombreux.

Alors Jean-Pierre Gesson est là, avec une partie de son équipe dans une fac quasi déserte. Par-ci, Par-là des groupes d'étudiants discutent. Certains l'interpellent. A-t-il réellement l'intention de faire évacuer les lieux par la police comme la rumeur le laisse entendre? "Je ne suis pas venu là pour mettre le feu. Je n'ai pas l'intention de faire venir la police s'il n'y a pas d'incidents", explique-t-il. A ces groupes d'étudiants qui, durant près de deux heures vont se former près de lui, Jean-Pierre Gesson, inlassablement explique sa position: hostile au blocus, pas au mouvement. On l'interpelle sur certains profs qui donneraient des "cours sauvages"? "Je vais rappeler tout le monde à la modération", assure-t-il. Aucun sujet ne l'arrête: l'état de la Recherche, la concurrence entre les universités, il répond à tout, convaint souvent, argumente toujours. De la belle ouvrage.

M.A.

Centre Presse, Jeudi 9 Mars 2006.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 08:42
Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Poitiers mobilise largement

contre les nouveaux contrats d'embauche

 

La manifestation a rassemblé des milliers de Poitevins, mardi, dans la capitale régionale. Elle s'est déroulée dans le calme jusqu'au repli des étudiants à la gare.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

La manifestation pour le retrait du CPE (contrat première embauche) et CNE (contrat nouvelle embauche) a obtenu un incontestable succès, hier à Poitiers. Même si elle s'est achevée par des incidents après la dislocation du cortège rue Victor-Hugo. Alors que les salariés repliaient leurs banderoles, plus de 1000 étudiants ont convergé vers la gare pour paralyser la circulation des train (lire par ailleurs).

En dépit d'un temps exécrable, la manifestation a réuni des milliers de manifestants, la police annonçant le nombre de 4.000, les organisateurs 8.000. Toujours est-il que le cortège qui a quitté le stade Rebeilleau, à partir de 14h30, pour rejoindre la place du Maréchal-Leclerc, deux heures après, était assurément très dense et très long. A Châtellerault, la participation a également été plus importante que lors de la manifestation du 7 février. 800 personnes ont défilé dans le centre-ville.

Les étudiants et les lycéens étaient en tête du cortège pictave, marchant à pas chaloupés sur le rythme des bidons.

 

Les étudiants et lycéens ouvrent le cortège

 

Leur banderole au premier rand était sans ambiguïté: "Face au gouvernement sourd, action radicale". Les syndicats leur emboîtaient le pas: FO, la CGT, SUD, la CFDT, la CFE-CGC, la CNT, la FSU ainsi que les organisations politiques: le PS et le PC et des associations regroupées en collectif: la FCPE (parents d'élèves), les FRANCAS, CEMEA, la Ligue de l'Enseignement...Si les fonctionnaires étaient venus en nombre, les salariés du privé étaient également présents ainsi que les retraités.

Avant la dislocation, le leader de Force Ouvrière a appelé les manifestants à rester mobilisés "jusqu'à l'aboutissement de nos revendications". Les syndicats apporteront leur soutien ce matin aux étudiants qui veulent maintenir le blocus à l'université. une nouvelle journée d'action est prévue le jeudi 16 mars.

 

Marie-Catherine BERNARD

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

Université

La levée du blocus?

 

La présidence de l'Université de Poitiers a anoncé une reprise des cours pour ce mercredi matin 8 heures. Reprise qui prévoit que le blocus étudiant soit annulé. Face à cette décision, l'intersyndicale Sud, FSU et CGT du personnel universitaire enseignant et non enseignant, qui craint que la levée du blocus soit opéré par la police, a dénoncé une "reprise en main autoritaire de la situation par l'institution qui annonce unilatéralement la reprise des curs". Grégory Sicaud, commissaire paritaire académique SUD éducation, rajoute: "Cette intervention jette de l'huile sur le feu. C'est un peu irresponsable de la part de la présidence de l'Université".

 

"C'est mettre de l'huile sur le feu"

Il appelle donc ses membres à être présent ce matin à 7h30 devant l'amphi J afin d'organiser une présence "drapeau blanc" et de s'interposer aux forces de l'ordre (si celles-ci sont présentes) qui voudraient forcer le blocus.

"Nous craignons d'une part des affrontements entre une minorité d'étudiants anti-blocus qui donnera raison à la présidence de l'Université et voudra rentrer dans les facultés, et les étudiants qui voudront attendre l'assemblée générale pour voter la fin ou non du blocus. Et d'autre part des altercations entre force de l'ordre et les étudiants. Notre but en lançant cette présence "drapeau blanc" est d'éviter les débordements, afin que les étudiants puissent tenir leur AG", précise-t-il. Ledit personnel universitaire décidera de la suite à donner ou non à son mouvement demain.

Il y aura probablement du monde sur le campus ce matin. Les étudiants qui ont investi la gare hier appelaient à se retrouver dès 7h30 pour décider de l'action à mener. Le mégaphone est déjà prêt.

A.N.

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

La Nouvelle République, Mercredi 8 Mars 2006.

INTERLUDE

 

La grande mobilisation de Poitiers du 7 Mars 2006 à travers l'oeil du blog de Jules,LA référence de l'époque.

A la Une de Centre Presse, Mercredi 8 Mars 2006.

A la Une de Centre Presse, Mercredi 8 Mars 2006.

SOCIAL

POITIERS - La mobilisation anti-CPE a rassemblé plusieurs milliers de manifestants dont les plus jeunes ont fini par occuper les voies de la gare SNCF plusieurs heures

 

Jeunes mouillés et motivés

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

La mobilisation contre le CPE a mobilisé 4000 personnes selon la police, 10000 selon les manifestants. En fin d'après-midi, 1500 jeunes ont envahi la gare de Poitiers, avant d'être évacués par la police.

 

Dure journée pour les opposants au projet de contrat première embauche. La pluie et le froid étaient de la manifestation qui a réussi à fédérer les jeunes mais aussi les très nombreux salariés à l'appel des syndicats et partis politiques. La grève a été suivie dans l'Education nationale chez les enseignants de primaire, collèges et lycées (entre 18 et 20%). FSU, FO, CGT, CFTC, CFDT et SUD ont réussi une forte mobilisation des salariés. Du stade Rebeilleau, le long cortège a descendu la rue du faubourg du Pont-Neuf. La police comptant 4000 manifestants au départ, rejoints tout au long du parcours par des personnes qui n'avaient pas voulu partir d'aussi loin. A la sono, la CGT annonçait le chiffre de 10000 personnes dans les rues.

Les manifestants les plus âgés et les plus calmes se sont rapidement dispersés pour rentrer se réchauffer. En tête du cortège, les plus énervés, plus d'un millier de jeunes, lycéens et étudiants, sont descendus rapidement à la gare. Ils ont envahi les voies, occasionnant trois heures de retard pour les 12 TGV et 4 TER prévus. La SNCF devrait porter plainte pour entrave à la circulation, d'autant que les jeunes ont déposé des cailloux (ballast) sur les rails, occasionné des dégâts qu'une équipe de cheminots était chargée de nettoyer avant de permettre aux trains de repartir. Après avoir négocié longuement, les policiers ont dû intervenir pour déloger les derniers irréductibles, avec fermeté.

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

Centre Presse, Mercredi 8 Mars 2006.

France 2, David Pujadas, Mardi 7 Mars 2006. Avec notamment un certain...François Hollande.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 08:46

Résumons:

- il y a les étudiants pour le blocage et contre le CPE

- il y a les étudiants contre le blocage et contre le CPE

- il y a les étudiants pour un blocage partiel et contre le CPE

- il y a les étudiants contre le blocage et pour le CPE

- il y a les étudiants...qui s'en foutent

SOCIAL

Université - Une assemblée générale a lieu aujourd'hui avant la manifestation de demain

 

Le blocus divise les étudiants

 

Alors que le mouvement étudiant va se poursuivre demain dans la rue, d'autres voix commencent à se faire entendre contre la poursuite du blocus.

 

Le mouvement étudiant est-il en train de se diviser? Jeudi soir, à la fac de lettres et de langues, un vote a fait pencher la balance en faveur de la poursuite du blocus d'une courte majorité (1766 pour, 1635 contre, 22 blancs et 46 nuls).

A l'issue de ce vote, certains étudiants (en majorité de droit mais également de lettres et de sciences) ont décidé de créer un collectif contre le blocage de l'université de Poitiers. Leur principale revendications: la possibilité de pouvoir aller librement en cours. Ils s'affichent sans étiquette et se félicitent du vote qui montre que "la moitié des étudiants souhaitent pouvoir étudier librement au sein de l'université de Poitiers".

Dans un communiqué, ils précisent que "depuis quelques jours, [leur] université est bloquée par une poignée d'étudiants, souvent manipulés par quelques syndicats étudiants. Ainsi, ce sont déjà de nombreux cours, TD et même contrôles qui n'ont pu se tenir à cause d'une minorité qui nuit à l'ensemble des étudiants de l'université".

Excédé par la radicalisation du mouvement, le collectif annonce sa volonté de reprendre les cours: "Le collectif demande aux syndicats étudiants qui organisent ces blocages de cesser immédiatement de perturber nos études. Nous exigeons du président de l'université qu'il prenne les mesures nécessaires afin de faire cesser ces blocages". Le collectif envisage même de déposer un recours devant le tribunal administratif dans le but de faire rourvrir les facultés. "Nous allons essayer de faire entendre notre voix", affirme Thomas Le Freche, membre du collectif.

En revanche le collectif se divise - lui aussi -  sur le mouvement étudiant en général. Certains critiquent ouvertement le CPE, d'autres le soutiennent.

 

Médecine en colère

 

De leur côté, les étudiants de médecine ont décidé de faire entendre leur voix. Ainsi le Crem (Comité régional des étudiants en médecine), même s'il comprend et soutient les revendications des grévistes, s'oppose fermement au blocage de l'amphithéâtre de droit réservé aux 1000 étudiants en première année de médecine (PCEM1). "Le maintien du blocus a été voté sans que les étudiants en PCEM1 ne soient consultés. Il est apparu indispensable au Crem de ne pas rester inactif et de réagir. Il a organisé une consultation des étudiants durant les sessions de soutien. les étudiants se sont très clairement exprimés contre le blocus à 86%", précisent les représentants du Crem.

Le comité appelle à la levée du barrage et demande au président de l'université de tout mettre en oeuvre pour permettre la reprise des cours de PECM1.

 

 

Le mouvement étudiant (suite)

Ce week end les leaders du mouvement étudiant ont décidé de profiter du Salon de l'étudiant de Poitiers pour expliquer leur position et leurs revendications aux lycéens et à leurs parents. Parmi les actions menées, distribution de tracts les deux jours et participation aux différentes tables rondes.

Une délégation de six étudiants (des différentes facultés) a participé à une coordination nationale à Paris, ce week end, afin de décider de la suite du mouvement.

Une nouvelle assemblée générale est organisée aujourd'hui à 14 h à la faculté de sciences humaines de Poitiers (Hôtel-Fumé) pour parler de la suite à donner au mouvement.

 

Poitiers accueille la coordination nationale

 

Le maintien du blocus de l'université de Poitiers a visiblement impressionné la coordination nationale étudiante. Cette dernière a majoritairement décidé de tenir sa prochaine réunion samedi à Poitiers. Des étudiants sont attendus de toute la France puisqu'il devrait y avoir 7 délégués par université bloquée, 3 pour les universités mobilisées et plusieurs observateurs.

 

Centre Presse, Samedi 4 Mars 2006.

Vendredi 3 Mars 2006 : divergences chez les étudiants à Poitiers

La Nouvelle République, Samedi 4 Mars 2006.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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