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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 08:36

Lycéens et étudiants:

une manif mi-figue mi raisin

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

Hier à Poitiers, les lycéens se sont ralliés au cortège étudiant pour une autre journée de maniferstation contre le CPE et la suppression de postes au CAPES. Le mouvement s'est essoufflé au fur et à mesure de la journée.

 

Toute la matinée, des délégations de lycéens ont fait le tour des établissements du centre-ville, en commençant par Victor-Hugo, avant d'entamer un sit-in porte de Paris, vers 11h30. Selon la police, on dénombrait environ un millier de manifestants. Même chiffre pour le départ de la manifestation à 14h, depuis la place de l'hôtel de ville. le cortège a progressé dans l'hypercentre, faisant escale dans les lieux "stratégiques puisqu'économiques" note l'un des chefs de file du mouvement. Les étudiants ont investi le hall de la Trésorerie générale pendant un quart d'heure, sans faire de vague. Leur itinéraire les a emmené ensuite à la faculté de médecine puis à celle de droit. "On veut arriver à mobiliser les étudiants en droit et médecine, au moins pour défiler avec nous pendant deux ou trois heures", lance Elsa, une étudiante en sciences humaines.

Les manifestants ont investi la plce de la Préfecture pendant une petite demi-heure. Au moment de rebouger, ils étaient moitié moins à se lever "pour y retourner!"

Sorti de ça, direction porte de Paris. Même slogans et même soleil mais l'ambiance dégringole. "Je sais que ce n'est pas inutile ce qu'on fait là. Mais c'est loin d'être la meilleure journée", contate Hugo.

La manifestation s'est dispersée porte de Paris. Les lycéens étaient largement plus représentés que les étudiants. Ils ont improvisé des barrages payants aux différents feux de signalisation. La cagnotte qui circulait à ce moment-là, et dans les rangs tout l'après-midi, servira à fincancer le déplacement d'une délégation à Paris, lors de la prochaine journée nationale de grève du 16 mars.

Horaire de débauchage et sortie des classes obligent, les automobilistes arrivaient en nombre vers 16h30. Pour autant, ils ont affiché une relative patience. L'épreuve, elle, a eu raison du mouvement. Aux alentours de 17h, la centaine de manifestants qui restait s'est dispersée. Une assemblée générale est prévue aujourd'hui à 10 heures au parc des expositions.

Catherine MELLIER

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

La Nouvelle République, Vendredi 10 Mars 2006

SOCIAL

UNIVERSITE - Une grande partie des lycées de Poitiers était en grève hier matin. Les élèves ont, pour une grande part, rejoint le cortège étudiant qui démarrait à 14h place Leclerc.

 

Une p'tite pièce pour la manif

 

Plus d'un millier d'étudiants et de lycéens ont manifesté hier en centre-ville de Poitiers, contre le CPE.

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

7h30 - 17h: c'est la journée de grève d'un lycéen. Hier matin, le lycée Victor-Hugo de Poitiers a décidé d'aller chercher ses petits camarades. "Louis-Armand", "Auguste-Perret", "Aliénor d'Aquitaine" ont un à un débrayé. Au total 800 à 900 lycéens ont fait grève hier. Dès 14h, leurs aînés les rejoignaient Place Leclerc pour la manif' du jour. 1500 personnes en début d'après-midi. Occupation surprise de la Trésorie générale puis des facultés de médecine et de droit, sit-in devant la préfectire: que du classique.

Seule réelle innovation de la journée, une poignée d'étudiants - ils n'étaient plus que deux centaines en fin de journée - ont dressé, Porte de Paris, un barage filtrant...et payant. Les automobilistes poitevins ne se sont pas fait tirer l'oreille pour verser leur obole. Un moyen efficace de s'offrir le voyage pour manifester le 16 mars à Paris.

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

Mathias Aggoun

avec Philippe Bonnet, Bruno Delion

et Samy Magnant

LETTRES - Mercredi, le blocus a été reconduit à la majorité des quelques 2200 votants

 

C'est ça une fac bloquée

Jeudi 9 Mars 2006 : le mouvement poitevin à la recherche d'un second souffle

Hier matin à la fac de lettres et langues. Entrée verouillée. L'intérieur est pourtant habité. Voici à quoi ça ressemble une fac en sommeil.

 

EXCEPTIONNEL! Pour trouver une place sur le parking de la fac de lettres et langues, il ne faut pas endaire trois fois le tour. Sur la porte de l'entrée principale, les résultats de la veille sont affichés. Une assez nette majorité - plus de 1200 contre et un peu plus de 800 - s'est prononcée pour la reconduction du blocus. On se heurte donc à une porte fermée. Une tentative de contournement par la droite s'avère judicieuse. La caféteria fait le plein, et dans la foulée, on peut accéder au couloir...qui se révèle un cul-de-sac.

Au bout de ce couloir veillent trois cerbères. Ni méchants ni impressionnants physiquement. En cette fin de matinée, ce sont deux jeunes filles et un garçon qui interdisent l'accès aux salles de cours. Certes, la table à laquelle ils sont installés fait barrage, mais l'obstacle n'a rien d'incontournable pour qui voudrait faire le forcing.

 

Patte blanche

"On n'a pas eu à se gendarmer depuis ce matin", explique le trio. Sarah, Kevin et Marina la jouent cool sans oublier tout de même qu'ils sont là parce qu'ils croient aux vertus du blocus. Sans excès de zèle dans le discours, ils ont tôt fait de convaincre l'indécis. Les réductions de postes aux concours d'enseignement, le CPE, le CNE et la loi Fillon valent bien une neutralisation des cours.

On n'est prié de montrer patte blanche pour aller plus loin. Autrement dit de sortir la carte d'étudiant sur laquelle figure la nature des études. Car le mot d'ordre général souffre quelques exceptions. Les étudiants qui vont passer le CAPES la semaine prochaine - paradoxe car ce sont eux les plus concernés, mais nécessité fait loi - , ceux qui sont inscrits en "agreg", le "FLE" (Français et langues étrangères), les "Erasmus" qui ont une réunion...ça fait quand même beaucoup de dérogations!

 

A Paris en vélo!

Pendant ce temps, une séance de CPE-CNE appliquée se tient dans l'amphi 1 et l'AG de l'intersyndicale (tous personnels et étudiants) va commencer. Des estaffettes font la navette pour relayer les dernières nouvelles. Survient Angèle, inscrite en 4e anée de STAPS (fac de sport) et qui vient de passer le concours. Après deux mois d'action revendicative, elle en a assez mais elle tient. "Ce serait anormal de laisser tomber vis-à-vis des autres facs", explique la messagère. Elle annonce que pour la manif nationale, jeudi prochain à Paris, les inscriptions pour le bus vont bon train, précisant qu'une quinzaine d'étudiants du STAPS vont rallier Paris à vélo, s'intégrant à un peloton parti de Bordeaux et prenant au passage les Orléanais. Départ dimanche de Poitiers pour être au départ de la manif. Quatre jours dont un de repos à Orléans où ils se joindront à la manif mardi prochain.

 

Enjeu de taille

Pendant ce temps, Aurélie ne sait plus très bien où elle en est. Adepte du blocus partiel à raison d'une journée par semaine pour manifester, cette fille d'entrepreneur "entend les arguments parfois convaincants, des camarades". Elle se demande si le blocus n'est pas "un moyen de prendre un rab de vacances", ajoutant: "Moi, je suis ici mais je suis plutôt l'exception". Une amie à elle, "passionnée par ses études", se sent très pénalisée. Aurélie, elle, s'interroge. Elle se dit qu'après tout, "trois semaines de grève, ce n'est peut-être pas trop payer face à un tel enjeu."

René Paillat

Centre Presse, Vendredi 10 Mars 2006.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 08:52

Pas d'agitation sur le blocus

mais blocus revoté sur le campus

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

La présidence n'a pas eu recours à la police pour rouvrir les facs hier matin. Le blocus en l'état, a été revoté à l'issue de l'AG qui a rassemblé plus de 3.500 étudiants au stade Rébeilleau.

 

Beaucoup de bruit pour rien. Cela pourrait être le résumé du début de matinée mercredi au campus. La présidence de l'université avait annoncé la réouverture effective des locaux et la reprise des cours le 8 au matin. Les étudiants et une partie du personnel universitaire s'attendaient à l'arrivée de la police pour les inciter à vider les lieux. En fait d'altercations, ce sont seulement quelques haussements de voix qui ont eu lieu entre des étudiants non grévistes souvent résignés et les jeunes qui tenaient la porte de la faculté de droit. Quelques étudiants chinois qui faisaient le pied de grue, se retrouvaient, eux, complètement perdus dans le feuilleton estudiantin.

Pas d'évacuation musclée donc. Le président de l'Université, Jean-Pierre Gesson, assure: "Je ne veux pas de retombées négatives sur les étudiants et n'appellerai pas la police. Sauf si des élèves s'en prennent à d'autres, je serais alors obligé de faire appel aux forces de l'ordre." Le blocus était jsutement l'objet de l'assemblée générale de 10 heures. Normalement prévue dans un amphithéâtre, elle s'est finalement déplacée au stade Rebeilleau pour accueillir les 3.500 étudiants (au moins) présents. Ceux-ci s'étaient déplacés en masse, fac de médecine et droit compris, pour participer au vote de maintien ou non de "l'embargo". Et faire valoir leur opinion. Certains étudiants profitent de la tribune pour revendiquer l'accès au cours. "Le droit de grève est individuel. Vous ne pouvez pas choisir pour les autres"., s'insurge Nolwenn, en droit. Contredite par un étudiant: "C'est maintenant qu'il faut se battre." L'échange se prolonge, une partie des étudiants (beaucoup de la fac de médecine) quitte les bancs du stade l'air désabusé. C'est le maintien total du blocus qui l'emporte, même si les tenants du blocus total ne sont plus que 47% de votants avec 1.296 voix pour, 641 pour le blocus partiel et 809 contre le blocus.

Les étudiants ne comptent pas s'arrêter aux assemblées. Trois appels au rassemblement ont été lancés, les 9, 14 et 16 mars. Le premier est donc pour demain. Collectif étudiants et syndicats se sont donné rendez-vous à 14 heures.

Agnès NOEL

 

Le Collectif 86, pour sa part, appelle à poursuivre le mouvement et invite tous les citoyens à une réunion ce jeudi à 21h, salle Timbaud, rue Saint-Paul à Poitiers.

 

Mercredi 8 Mars 2006 : le mouvement étudiant remplit le Stade Rebeilleau

La Nouvelle République, Jeudi 9 Mars 2006.

A la Une de Centre Presse, Jeudi 9 Mars 2006.

A la Une de Centre Presse, Jeudi 9 Mars 2006.

Mercredi 8 Mars 2006 : le mouvement étudiant remplit le Stade Rebeilleau

CAMPUS - Le président de l'université craignait des incidents

 

J-P Gesson, président parlant

Mercredi 8 Mars 2006 : le mouvement étudiant remplit le Stade Rebeilleau

Jean-Pierre Gesson a passé sa matinée d'hier a débattre avec des petts groupes d'étudiants.

 

PRESIDENT d'université, c'est pas une synécure. Celui de Poitiers, Jean-Pierre Gesson en sait quelques chose. Hier matin "à l'heure ou blanchit la campagne", le patron des 25000 étudiants poitevins arpentait déjà le bitume. Sa craine exprimée depuis plusieurs jours: des affrontements entre étudiants favorables et opposés au blocus des facultés.

Dans ces conditions, la fac de tous les dangers, c'est droit-sciences éco. Les opposants au blocus y sont traditionnellement nombreux.

Alors Jean-Pierre Gesson est là, avec une partie de son équipe dans une fac quasi déserte. Par-ci, Par-là des groupes d'étudiants discutent. Certains l'interpellent. A-t-il réellement l'intention de faire évacuer les lieux par la police comme la rumeur le laisse entendre? "Je ne suis pas venu là pour mettre le feu. Je n'ai pas l'intention de faire venir la police s'il n'y a pas d'incidents", explique-t-il. A ces groupes d'étudiants qui, durant près de deux heures vont se former près de lui, Jean-Pierre Gesson, inlassablement explique sa position: hostile au blocus, pas au mouvement. On l'interpelle sur certains profs qui donneraient des "cours sauvages"? "Je vais rappeler tout le monde à la modération", assure-t-il. Aucun sujet ne l'arrête: l'état de la Recherche, la concurrence entre les universités, il répond à tout, convaint souvent, argumente toujours. De la belle ouvrage.

M.A.

Centre Presse, Jeudi 9 Mars 2006.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 08:42
Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Poitiers mobilise largement

contre les nouveaux contrats d'embauche

 

La manifestation a rassemblé des milliers de Poitevins, mardi, dans la capitale régionale. Elle s'est déroulée dans le calme jusqu'au repli des étudiants à la gare.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

La manifestation pour le retrait du CPE (contrat première embauche) et CNE (contrat nouvelle embauche) a obtenu un incontestable succès, hier à Poitiers. Même si elle s'est achevée par des incidents après la dislocation du cortège rue Victor-Hugo. Alors que les salariés repliaient leurs banderoles, plus de 1000 étudiants ont convergé vers la gare pour paralyser la circulation des train (lire par ailleurs).

En dépit d'un temps exécrable, la manifestation a réuni des milliers de manifestants, la police annonçant le nombre de 4.000, les organisateurs 8.000. Toujours est-il que le cortège qui a quitté le stade Rebeilleau, à partir de 14h30, pour rejoindre la place du Maréchal-Leclerc, deux heures après, était assurément très dense et très long. A Châtellerault, la participation a également été plus importante que lors de la manifestation du 7 février. 800 personnes ont défilé dans le centre-ville.

Les étudiants et les lycéens étaient en tête du cortège pictave, marchant à pas chaloupés sur le rythme des bidons.

 

Les étudiants et lycéens ouvrent le cortège

 

Leur banderole au premier rand était sans ambiguïté: "Face au gouvernement sourd, action radicale". Les syndicats leur emboîtaient le pas: FO, la CGT, SUD, la CFDT, la CFE-CGC, la CNT, la FSU ainsi que les organisations politiques: le PS et le PC et des associations regroupées en collectif: la FCPE (parents d'élèves), les FRANCAS, CEMEA, la Ligue de l'Enseignement...Si les fonctionnaires étaient venus en nombre, les salariés du privé étaient également présents ainsi que les retraités.

Avant la dislocation, le leader de Force Ouvrière a appelé les manifestants à rester mobilisés "jusqu'à l'aboutissement de nos revendications". Les syndicats apporteront leur soutien ce matin aux étudiants qui veulent maintenir le blocus à l'université. une nouvelle journée d'action est prévue le jeudi 16 mars.

 

Marie-Catherine BERNARD

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

Université

La levée du blocus?

 

La présidence de l'Université de Poitiers a anoncé une reprise des cours pour ce mercredi matin 8 heures. Reprise qui prévoit que le blocus étudiant soit annulé. Face à cette décision, l'intersyndicale Sud, FSU et CGT du personnel universitaire enseignant et non enseignant, qui craint que la levée du blocus soit opéré par la police, a dénoncé une "reprise en main autoritaire de la situation par l'institution qui annonce unilatéralement la reprise des curs". Grégory Sicaud, commissaire paritaire académique SUD éducation, rajoute: "Cette intervention jette de l'huile sur le feu. C'est un peu irresponsable de la part de la présidence de l'Université".

 

"C'est mettre de l'huile sur le feu"

Il appelle donc ses membres à être présent ce matin à 7h30 devant l'amphi J afin d'organiser une présence "drapeau blanc" et de s'interposer aux forces de l'ordre (si celles-ci sont présentes) qui voudraient forcer le blocus.

"Nous craignons d'une part des affrontements entre une minorité d'étudiants anti-blocus qui donnera raison à la présidence de l'Université et voudra rentrer dans les facultés, et les étudiants qui voudront attendre l'assemblée générale pour voter la fin ou non du blocus. Et d'autre part des altercations entre force de l'ordre et les étudiants. Notre but en lançant cette présence "drapeau blanc" est d'éviter les débordements, afin que les étudiants puissent tenir leur AG", précise-t-il. Ledit personnel universitaire décidera de la suite à donner ou non à son mouvement demain.

Il y aura probablement du monde sur le campus ce matin. Les étudiants qui ont investi la gare hier appelaient à se retrouver dès 7h30 pour décider de l'action à mener. Le mégaphone est déjà prêt.

A.N.

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

La Nouvelle République, Mercredi 8 Mars 2006.

INTERLUDE

 

La grande mobilisation de Poitiers du 7 Mars 2006 à travers l'oeil du blog de Jules,LA référence de l'époque.

A la Une de Centre Presse, Mercredi 8 Mars 2006.

A la Une de Centre Presse, Mercredi 8 Mars 2006.

SOCIAL

POITIERS - La mobilisation anti-CPE a rassemblé plusieurs milliers de manifestants dont les plus jeunes ont fini par occuper les voies de la gare SNCF plusieurs heures

 

Jeunes mouillés et motivés

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

La mobilisation contre le CPE a mobilisé 4000 personnes selon la police, 10000 selon les manifestants. En fin d'après-midi, 1500 jeunes ont envahi la gare de Poitiers, avant d'être évacués par la police.

 

Dure journée pour les opposants au projet de contrat première embauche. La pluie et le froid étaient de la manifestation qui a réussi à fédérer les jeunes mais aussi les très nombreux salariés à l'appel des syndicats et partis politiques. La grève a été suivie dans l'Education nationale chez les enseignants de primaire, collèges et lycées (entre 18 et 20%). FSU, FO, CGT, CFTC, CFDT et SUD ont réussi une forte mobilisation des salariés. Du stade Rebeilleau, le long cortège a descendu la rue du faubourg du Pont-Neuf. La police comptant 4000 manifestants au départ, rejoints tout au long du parcours par des personnes qui n'avaient pas voulu partir d'aussi loin. A la sono, la CGT annonçait le chiffre de 10000 personnes dans les rues.

Les manifestants les plus âgés et les plus calmes se sont rapidement dispersés pour rentrer se réchauffer. En tête du cortège, les plus énervés, plus d'un millier de jeunes, lycéens et étudiants, sont descendus rapidement à la gare. Ils ont envahi les voies, occasionnant trois heures de retard pour les 12 TGV et 4 TER prévus. La SNCF devrait porter plainte pour entrave à la circulation, d'autant que les jeunes ont déposé des cailloux (ballast) sur les rails, occasionné des dégâts qu'une équipe de cheminots était chargée de nettoyer avant de permettre aux trains de repartir. Après avoir négocié longuement, les policiers ont dû intervenir pour déloger les derniers irréductibles, avec fermeté.

Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE
Mardi 7 Mars 2006 : à Poitiers , grande mobilisation contre le CPE/CNE

Centre Presse, Mercredi 8 Mars 2006.

France 2, David Pujadas, Mardi 7 Mars 2006. Avec notamment un certain...François Hollande.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 08:46

Résumons:

- il y a les étudiants pour le blocage et contre le CPE

- il y a les étudiants contre le blocage et contre le CPE

- il y a les étudiants pour un blocage partiel et contre le CPE

- il y a les étudiants contre le blocage et pour le CPE

- il y a les étudiants...qui s'en foutent

SOCIAL

Université - Une assemblée générale a lieu aujourd'hui avant la manifestation de demain

 

Le blocus divise les étudiants

 

Alors que le mouvement étudiant va se poursuivre demain dans la rue, d'autres voix commencent à se faire entendre contre la poursuite du blocus.

 

Le mouvement étudiant est-il en train de se diviser? Jeudi soir, à la fac de lettres et de langues, un vote a fait pencher la balance en faveur de la poursuite du blocus d'une courte majorité (1766 pour, 1635 contre, 22 blancs et 46 nuls).

A l'issue de ce vote, certains étudiants (en majorité de droit mais également de lettres et de sciences) ont décidé de créer un collectif contre le blocage de l'université de Poitiers. Leur principale revendications: la possibilité de pouvoir aller librement en cours. Ils s'affichent sans étiquette et se félicitent du vote qui montre que "la moitié des étudiants souhaitent pouvoir étudier librement au sein de l'université de Poitiers".

Dans un communiqué, ils précisent que "depuis quelques jours, [leur] université est bloquée par une poignée d'étudiants, souvent manipulés par quelques syndicats étudiants. Ainsi, ce sont déjà de nombreux cours, TD et même contrôles qui n'ont pu se tenir à cause d'une minorité qui nuit à l'ensemble des étudiants de l'université".

Excédé par la radicalisation du mouvement, le collectif annonce sa volonté de reprendre les cours: "Le collectif demande aux syndicats étudiants qui organisent ces blocages de cesser immédiatement de perturber nos études. Nous exigeons du président de l'université qu'il prenne les mesures nécessaires afin de faire cesser ces blocages". Le collectif envisage même de déposer un recours devant le tribunal administratif dans le but de faire rourvrir les facultés. "Nous allons essayer de faire entendre notre voix", affirme Thomas Le Freche, membre du collectif.

En revanche le collectif se divise - lui aussi -  sur le mouvement étudiant en général. Certains critiquent ouvertement le CPE, d'autres le soutiennent.

 

Médecine en colère

 

De leur côté, les étudiants de médecine ont décidé de faire entendre leur voix. Ainsi le Crem (Comité régional des étudiants en médecine), même s'il comprend et soutient les revendications des grévistes, s'oppose fermement au blocage de l'amphithéâtre de droit réservé aux 1000 étudiants en première année de médecine (PCEM1). "Le maintien du blocus a été voté sans que les étudiants en PCEM1 ne soient consultés. Il est apparu indispensable au Crem de ne pas rester inactif et de réagir. Il a organisé une consultation des étudiants durant les sessions de soutien. les étudiants se sont très clairement exprimés contre le blocus à 86%", précisent les représentants du Crem.

Le comité appelle à la levée du barrage et demande au président de l'université de tout mettre en oeuvre pour permettre la reprise des cours de PECM1.

 

 

Le mouvement étudiant (suite)

Ce week end les leaders du mouvement étudiant ont décidé de profiter du Salon de l'étudiant de Poitiers pour expliquer leur position et leurs revendications aux lycéens et à leurs parents. Parmi les actions menées, distribution de tracts les deux jours et participation aux différentes tables rondes.

Une délégation de six étudiants (des différentes facultés) a participé à une coordination nationale à Paris, ce week end, afin de décider de la suite du mouvement.

Une nouvelle assemblée générale est organisée aujourd'hui à 14 h à la faculté de sciences humaines de Poitiers (Hôtel-Fumé) pour parler de la suite à donner au mouvement.

 

Poitiers accueille la coordination nationale

 

Le maintien du blocus de l'université de Poitiers a visiblement impressionné la coordination nationale étudiante. Cette dernière a majoritairement décidé de tenir sa prochaine réunion samedi à Poitiers. Des étudiants sont attendus de toute la France puisqu'il devrait y avoir 7 délégués par université bloquée, 3 pour les universités mobilisées et plusieurs observateurs.

 

Centre Presse, Samedi 4 Mars 2006.

Vendredi 3 Mars 2006 : divergences chez les étudiants à Poitiers

La Nouvelle République, Samedi 4 Mars 2006.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 07:58

Mobilisés jusqu'au 7 mars

les étudiants bloquent le campus

 

Les étudiants et les lycéens ont manifesté, hier après-midi, pour exiger sans conditions le retrait du CPE et les coupes claires dans l'ouverture des différents concours de l'enseignement.

Photo Patrick Desert.

Photo Patrick Desert.

Alors que les universités de Rennes et Toulouse s'installent, depuis une dizaine de jours, dans un sommeil réparateur pour cause de vacances d'hiver, celle de Poitiers a repris le flambeau de la revendication. Même si, hier après-midi, la mobilisation pour battre le pavé chez les étudiants a chuté sensiblement contrairement aux lycéens qui ont répondu massivement à l'appel de cette manifestation bon enfant (environ un millier de personnes). Les explications de cette désaffection: "De nombreux étudiants sont partis à cause du blocus du campus", confesse un porte-parole du mouvement.

C'est dans une ambiance sympathique et bon enfant que le cortège s'est mis en branle place d'Armes pour prendre la direction de la place du Marché Notre-Dame, via la préfecture. Lieu symbolique où se concentrent les pouvoirs de l'Etat. Arrivés en rang serré, place Aristide-Briand, les manifestants ont encerclé le bassin central vidé de son eau pour "préparer une action surprise".

 

"De nombreux étudiants sont partis à cause du blocus"

 

De façon symblique, les étudinats ont installé plusieurs voitures en carton dans la fontaines et les ont allumées en annonçant au micro "qu'en novembre dernier, pour se faire remarquer, les jeunes de banlieues ont brulé le voitures, alors nous faisons la même chose, mais de façon symbolique". Sous les applaudissements des manifestants et les regards des policiers en faction devant les grilles de la préfecture les jouets en carton brûlent. Fin de la manifestation.

Vers 18 heures les étudiants se sont retrouvés à l'UFR (unité de formation et de recherche) de lettres et langues pour le dépuillement du vote de la journée sur la question: "Etes-vous pour ou contre le blocus du campus jusqu'au 7 mars?" Sur les 3.469 votants, une courte majorité s'est prononcée pour le blocus (pour: 1766; contre 1635; 22 blancs et 46 nuls).

Jeudi 2 Mars 2006 : à Poitiers , dans les urnes , la victoire du blocus

La Nouvelle République, Vendredi 3 Mars 2006.

Article de Valérie Bridard.

Article de Valérie Bridard.

Centre Presse, Vendredi 3 Mars 2006.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:57

Poitiers

 

Les étudiants votent aujourd'hui pour ou contre le blocus

Photo Patrick Lavaud

Photo Patrick Lavaud

Les étudiants poitevins sont invités toute la journée d'aujourd'hui à se prononcer à bulletin secret sur la poursuite du blocus des unités de formation et de recherche (UFR) jusqu'au 7 mars prochain, date de la journée nationale d'actions contre les contrats CNE et CPE.

 

Les modalités de cette consultation ne sont cependant plus exactement celles qui avaient été définies mardi soir (lire la NR d'hier) et sur lesquelles le président de l'université entouré des différents doyens d'une part et les délégués des étudiants grévistes d'autre part étaient tombés d'accord.

Mardi soir, en effet, à l'issue de près de trois heures de discussion, les deux parties s'étaient accordées sur la tenue d'un scrutin dans toutes les UFR de l'université de Poitiers y compris dans les sites décentralisés et dans les UFR non touchés par le mouvement.

Mais plus tard dans la soirée, rendant compte de cette décision à la quarantaine de membres de la coordination réunis à l'hôtel Fumé, les dix délégués ont été purement et simplement désavoués dans "une ambiance extrêmement tendue" selon plusieurs témoins. Désavoués pour avoir accepté que le scrutin se tienne dans toutes les UFR et non pas exclusivement dans celles touchées par le blocus.

 

Scrutin dans les seules UFR bloquées

"Quand ils ont exposé ce qui avait été décidé chez le président, ça ne s'est pas très bien passé. Ca partait dans tous les sens, la situation était très tendue", raconte Ludovic Bonnaud. Certains étudiants ont d'ailleurs préféré ne pas participer à cette réunion. A l'image de Jules Aimé: "Le débat n'était pas sain. Ca faisait plus penser à la sortie d'un concert punk qu'à une réunion." De son côté, Stéphane Séjourné, l'un des dix délégués a sobrement reconnu hier matin: "On pensait que la coordination serait d'accord, on s'est trompé".

Dans ces conditions, les délégués avec à leur tête Julien Vialard se sont donc retrouvés mercredi matin chez le président de l'Université, non plus pour finaliser les détails de la consultation mais bien pour dénoncer l'accord de la veille. Et réclamer que le scrutin ne se tienne que dans les seules UFR touchées par le blocus. Une demande rejetée par l'université qui a donc décidé de retirer sa caution et son aide matérielle à la mise en place du scrutin. Le vote d'aujourd'hui est donc entièrement organisé par les étudiants. Toutefois, à l'exception de ceux de l'UFR de droit et sciences économiques (1), les autres doyens ont tous accepté que le scrutin se déroule à l'intérieur des locaux universitaires.

Jean-Jacques ALLEVI

 

(1) Pour la seconde journée consécutive, l'UFR de droit est resté fermé hier mercredi. Officiellement pour des "raisons de sécurité" indiquait une affichette placardée par l'administration de cette UFR.

 

Vote, AG, manif et soirée cabaret

 

Organisée par les étudiants de la coordination, la consultation sur la poursuite du blocus aura lieu à bulletin secret aujourd'hui de 8 à 16h, dans chacune des UFR touchées par le mouvement (arts du spectacle, droit et sciences économiques, géographie, lettres et langues, psychologie, sciences humaines, sciences et bien sûr Staps). Pour voter les participants devront présenter leur carte d'étudiant sur laquelle sera apposée une marque indélébile. Le dépouillement se fera à 18h, à l'amphi J prêté pour l'occasion par l'UFR de sciences.

Aujourd'hui également à 11h au stade Rebeilleau à Poitiers une nouvelle assemblée générale qui précèdera une manifestation programmée place d'Armes à 15 heures.

Enfin, à partir de 21h, se déroulera à la Maison des étudiants, située au coeur du campus universitaire, route de Chauvigny, une soirée cabaret dansant de soutien au mouvement. Les entrées (3 euros par personne) seront reversées à la coordination des étudiants grévistes.

 

La Nouvelle République, Jeudi 2 Mars 2006.

Mercredi 1er Mars 2006 : la difficile préparation du grand vote sur le blocus à Poitiers

Centre Presse, Jeudi 2 Mars 2006.

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 08:53

POITIERS

Deux mille jeunes dans la rue contre le CPE et la baisse du nombre de postes au Capes

 

Défilé contre la précarité

Mardi 28 Février 2006 : les manifestants de Poitiers font le carnaval de la Précarité

Après les étudiants, les lycéens poitevins sont entrés dans le mouvement de protestation contre le contrat premier embauche. C'est l'inquiétude quant à leur avenir et la précarité qui les menace qui a fait descendre dans les rues de Poitiers près de 2000 jeunes hier après-midi.

Hier la journée a commencé fort au lycée du Bois d'Amour à Poitiers. Dès 7h20 comme ils l'avaient décidé la veille, de nombreux lycéens ont décidé de faire le blocus de leur établissement. "On n'a laissé passer les profs et les agents, et certains élèves, qui sont passés par la force ou la ruse..." explique Samia en terminale ACC.

Après un peu d'échauffement, les élèves grévistes ont donc décidé de se diriger vers le centre-ville pour tenter de convaincre leurs camarades du lycée Victor-Hugo de les rejoindre. En ce jour de carnaval, Yves Debien, le proviseur de Victor-Hugo n'avait pas revêtu sa tenue de Javert habituelle pour garder la porte et repousser d'éventuels envahisseurs.

Dans l'après-midi, des lycéens du lycée pilote innovant de Jaunay-Clan et du Bois d'Amour étaient rejoints Place Leclerc par les étudiants. Les aînés avaient en effet revoté le blocus à un millier de voix pour et 400 contre, dans les tribunes du stade Rébeilleau. La manifestation est passée devant la permanence de l'UMP, conspuée comme à l'habitude, la préfecture, le commissariat...Quelques lanceurs d'oeufs et autres fauteurs de troubles carnavalesques ont été maîtrisés par un service d'ordre étudiant et des policiers très présents. Mais l'atmosphère ne s'est pas détendue pour autant en fin d'après-midi.

En fin de journée, les porte-parole étudiants ont passé plusieurs heures avec l'équipe de la présidence de l'université et les doyens de faculté pour tenter d'officialiser le blocus du campus. Dans une ambiance difficile, le président a défendu le droit pour les 24000 étudiants poitevins à étudier, face à certains, plus radicalisés. Le débat parmi les étudiants a porté sur une alternative au blocus qui serait le balisage officiel d'une journée de protestation et d'information. Journée anti-gouvernementale que le président Gesson n'était pas prêt hier soir à offrir aux grévistes.

 

Centre Presse, Mercredi 1er Mars 2006.

Les lycéens viennent à la rescousse des étudiants

Photo Patrick Lavaud.

Photo Patrick Lavaud.

La manifestation d'hier après-midi à Poitiers a été sauvée par la présence de nombreux lycéens. La présidence de l'université et les étudiants grévistes sont tombés d'accord pour organiser jeudi une consultation générale sur la question du blocus.

 

Toute la journée de jeudi, les 25.000 étudiants de l'université de Poitiers seront invités à se prononcer sur la question du blocus des unités de formations et de recherches (UFR). La coordination des étudiants mobilisés contre les contrats CNE et CPE et le président de l'université Jean-Pierre Gesson sont tombés d'accord hier soir sur l'organisation de cette consultation.

Poursuivre ou lever le blocus? La question de la légitimité du blocage des UFR est, depuis le début du mouvement étudiant au coeur de toutes les assemblées générales tenues au stade Rébeilleau (lire nos précédentes éditions). Lundi, de retour de vacances, quelque 2.500 étudiants réunis au stade avaient massivement approuvé la reprise du blocus. Hier midi, à l'occasion d'une nouvelle AG, les pro-blocus l'ont encore emporté (1.016 voix pour, 472 contre et 50 abstentions). Mais en l'espace de 24 heures, les travées de Rébeilleau ont perdu près d'un millier de participants. Confirmant la tendance, des chapelets d'étudiants se sont évaporés après l'AG alors qu'ils étaient invités à défiler au centre-ville.

Du coup la manif n'a pas été à la hauteur des ambitions de la coordination. Et les organisateurs n'ont pu que constater l'éparpillement dans la nature des troupes attendues. Fort de 1.500 personnes, le cortège était essentiellement composé de lycéens: Aliénor d'Aquitaine, Camille-Guérin, Victor Hugo, le Bois d'Amour...Venue du Lycée Pilote Innoncant de Jaunay-Clan, avec ses camarades de seconde, Camille, 16 ans, explique sa présence: "J'ai peur pour mon avenir. Avec le CPE, on peut $être jetés à la rue du jour au lendemain."

Le visage grimé au noir de fumée, les étudiants présents dans la rue ne cachant pas leur déception. Julie Demarbre, deuxième année de psycho, acuse la pluie et le mauvais temps. Plus réaliste, Valention Dalançon, 20 ans, se désole: "Les étudiants lâchent l'affaire en douce. Ils sont venus à l'AG et sont repartis après." Sur tous les fronts depuis le début du mouvement, Marjorie Nadaud, 19 ans, deuxième année d'arts du spectacle confie être fatiguée "physiquement et moralement". Entre lassitude et colère, la jeune fille affiche une profonde amertume. "Ca me fait peur de voir que les étudiants ne sont pas motivés pour défendre leur avenir. Où sont les 25.000 étudiants poitevins?"

Jean-Jacques ALLEVI

Mardi 28 Février 2006 : les manifestants de Poitiers font le carnaval de la Précarité
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 08:47
Saint-Pétersbourg, 2010. Pris sur lecourrierderussie.com

Saint-Pétersbourg, 2010. Pris sur lecourrierderussie.com

Russie. L’éternel retour de Staline

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Monuments, expositions et musées à la gloire du “Petit Père des peuples” se multiplient en Russie. Dernière initiative en date, un buste édifié dans la région de Pskov avec l’argent de la Société russe de l’histoire militaire, dont le président n’est autre que le ministre de la Culture de Russie.

 

Le 23 février dernier, à l’occasion du jour du Défenseur de la patrie [fête nationale en Russie], un buste de Joseph Staline, portant l’uniforme de chef suprême des armées, a été installé dans la région de Pskov (nord-ouest), à l’initiative d’un musée historique local. Or, ce projet a été financé par la très puissante Société russe de l’histoire militaire, fondée en 2012 et présidée par l’actuel ministre de la Culture Vladimir Medinski, écrit le quotidien Novyé Izvestia.
 
Chef de file du parti Iabloko [opposition libérale, non représentée à la Douma] à Pskov, Lev Chlosberg voit dans cette initiative une réhabilitation du stalinisme en Russie. Il a donc saisi le parquet de la région, demandant le démontage du buste. Pour lui, ce monument est “une offense à la mémoire des millions de morts, militaires et civils, victimes de la violence d’Etat organisée par Staline”, selon ses propos rapportés le journal. 

En 2015, plusieurs musées et monuments dédiés à Staline ont vu le jour dans plusieurs villes russes, détaille le journal : une statue dans la République des Maris (au nord de la Volga), un centre consacré à Staline dans la ville de Penza (située à 600 km au sud-est de Moscou) ; une rétrospective du peintre officiel de Staline, Alexandre Guerassimov, se tient actuellement au Musée historique d’Etat.
 

Comme le révélait dans une enquête publiée en juillet 2015 RBC Daily, la Société russe d’histoire militaire est le projet phare du ministre de la Culture Vladimir Medinski, un passionné de l’histoire militaire de son pays. Les activités de cette “société d’histoire” vont de l’organisation d’événements militaro-patriotiques pour les jeunes à l’édification de monuments et de fouilles archéologiques en passant par le financement de films et de manuels d’histoire.

Puissants bienfaiteurs

Son organisation est soutenue par de très influents hommes politiques et hommes d’affaires, tels que Dmitri Rogozine, vice-président du gouvernement russe, qui préside le Conseil de surveillance. Partiellement financée par le budget fédéral, elle compte 58 antennes un peu partout dans le pays et vit surtout grâce aux généreuses donations des hommes d’affaires, parmi lesquels Nikolaï Tokarev, le PDG du géant pétrolier Transneft, et David Yakobashvili, président du directoire de la compagnie Wimm-Bill-Dann.   

Ekaterina Dvinina
 
Courrier International, 1er Mars 2016.
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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