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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
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"Je m'intéresse au passé
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 11:45

Quelle terrible charge d'Alain Rousset sur feu son collègue le président Jean-François Macaire!

Feu le Poitou-Charentes paiera-t-il au prix fort son assainissement financier?

"C'est une affaire très grave pour l'avenir de notre région" selon Dominique Breillat

La mise en cause en termes sévères de la gestion des finances de l'ancienne région Poitou-Charentes n'en finit pas de faire des vagues.

Le politologue Dominique Breillat y discerne une volonté politique, celle de de faire de l'ancien Poitou-Charentes "le Petit Poucet de l'Aquitaine". Explications.

  • Par Bernard Dussol
  • Publié le 22/02/2016

Nous avons joint ce matin le politologue Dominique Breillat, habitué de nos plateaux lors des soirées électorales et professeur émérite de droit public à l'Université de Poitiers.
 

Que vous inspirent les déclarations d'Alain Rousset ?

Rien de bon. Je n'y vois que des conséquences fâcheuses pour l'ex-Poitou-Charentes. Cela donne une autorité supplémentaire à Alain Rousset pour imposer la primauté de l'Aquitaine dans la nouvelle grande région. Il cherchait un moyen de s'affirmer dans la nouvelle grande région : il l'a trouvé.

Est-ce que Jean-François Macaire (l'ancien président du Poitou-Charentes) peut servir de bouc émissaire ?

Ce qu'il faut comprendre c'est qu'Alain Rousset prépare l'année 2017, où il pourrait ne pas conserver son siège de député. Il ne disposerait donc plus que du mandat de président de la nouvelle grande région Il a déjà dû affronter la polémique sur la rémunération des membres du conseil régional et il veut maintenant apparaître comme le responsable d'une région irréprochable sur le plan de la gestion financière. Si cela doit passer par une remise en cause de Jean-François Macaire, il n'hésitera pas. D'autant que Jean-François Macaire a succédé à Ségolène Royal et que les relations entre l'ancienne présidente de région et Alain Rousset n'étaient pas au beau fixe.

Pourquoi estimez-vous que c'est une situation "grave" pour l'ancien Poitou-Charentes ?

Parce que tout l'indique. Je vous rappelle que les transports, la gestion du patrimoine et la culture sont dans les compétences des nouvelles régions en fonction de la loi NOTRe. On peut craindre qu'au nom de cette "gestion exemplaire des deniers publics", un certain nombre d'événements culturels passent à la trappe. Je pense à des manifestations comme "Un violon sur le Sable" où d'autres festivals qui abondent pendant toute la saison estivale en Poitou-Charentes et qui pourraient ne plus être considérés comme indispensables à le vie culturelle de la nouvelle grande région.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 08:36

Nicole Ferroni, 17 Février 2016.

INGRAT :Du latin ingratus (« désagréable, déplaisant ; qui n’a pas de reconnaissance »). (Wiktionnary)

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:58

"Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge" Voltaire

Pris sur martial.berthot.free.fr

Pris sur martial.berthot.free.fr

1936-2016: une certaine idée de la gauche disparaît. Je viens de prendre le temps de découvrir les "propositions" de Mme El-Khormi. J'apprécie autant qu'un enfant qui voit un exhib' à la sortired'une école.

En effet, à travers l'idée de "réforme" se cache surtout une volonté de flexibiliser, de libéraliser à outrance sans que les résultats soient là. 30 ans qu'on dérégule (ça a commencé à partir de 1984 avec les dérégulations sur les marchés financiers, puis en 1986 avec la suppression administrative de licenciement, etc...) et plus ça va,...moins ça va.

Petit florilège du projet de loi:

- les 35h sont maintenues comme durée légale du travail hebdomadaire.

- on peut actuellement travailler, pour les employés, jusqu'à 44h par semaine et 10h par jour. Le projet propose de passer à 46h par semaine et 12h par jour, et même, en cas de "circonstances exceptionnelles" (qu'est-ce donc?), jusqu'à 60h par semaine.

- pour les personnes d'astreinte (à tout moment un salarié est réquisitionnable), ce temps de "mise en réserve" est considéré comme travaillé, peu importe s'il y a intervention ou non. Désormais, seul les astreintes avec intervention seront considérées comme travaillées. Les autres seront...du repos. Pas tranquille quand on a un poil de conscience professionnelle, mais repos quand même.

-la plage horaire minimale entre deux journées de travail doit être de 11 heures consécutives (art L3131-1 du Code du Travail). Le projet offre la possibilité de fractionner ce temps. On pourra donc passer des trois-huit aux...deux-douze.

- une entreprise, même dynamique, pour proposer une austérité salariale: ceux qui acceptent ne poseront pas de problème, vu qu'ils sont consentants. Ceux qui refusent pourront...être virés pour "cause réelle et sérieuse". Vous ne trouvez que ça ressemble un peu au scénario du big boss qui veut se taper la secrétaire, sachant que si elle refuse, elle dégage?

- pour les employés licenciés, les indemnités seront plafonnées. Par exepmle, deux ans de boîte vous donneront droit à...3 mois de salaires. Vous ferez moins les malins les smicards la prochaine fois!

- les apprentis mineurs ne peuvent travailler "que" 8h/j et 35h/semaine. Désormais, ce sera 10h/j et 40h/semaine. Il faudra simplement lui dire. Enfin lui ordonner. Sinon il pourrait finir dans le bureau du big boss après avoir croisé la secrétaire en larme à la sortie de son bureau...

 

Question: peut-on avoir manifester contre les réformes de Sarkozy (retraite, droit du travail,...), s'être opposé au CPE/CNE en 2006, et proclamer très sérieusement que le projet El-Khomri (que bizarrement le patronat approuve) est une chance pour les employés et va permettre de lutter contre la précarité et le mal-être social en France? Je pense notamment aux personnes de chez EELV et du PS. A un moment donné, quand tu acceptes d'avaler autant de couleuvres en restant dans le parti (peut-être pour galner un siège d'élu), c'est qu'au fond, ce n'est plus forcément des couleuvres. Difficiles de parler de "principes", de "valeurs" quand on accepte autant de renoncements, de reniements. Sachant que le projet sur la déchéance de nationalité était déjà une ligne jaune...qui a été allègrement franchie.

J'ai voté et appelé à voter Hollande en 2012, pour avoir justement une politique de gauche. Je me sens trahi, d'autant plus que j'ai soutenu sa campagne et cru en son programme. Je me suis fait avoir. Et bien profondément.

L'an prochain aux élections par contre, à toi le militant EELV ou du PS, faudra pas venir pleurer quand vous vous ferez tôler.

Léon Blum, revient, ils sont devenus complètement fous...

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 09:00

Etudiants: oui au blocus

non à la manif, pour l'instant

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Les étudiants de l'université de Poitiers ont voté vendredi pour la reconduite du blocus des facs hier et aujourd'hui pour protester contre le CPE, le CNE, et la réduction de postes au CAPES.

 

 

 

Pas de supporters sur les bancs du stade Rebeilleau vendredi, mais 660 étudiants environ de l'université de Poitiers mobilisés contre le CPE et la réduction de postes au CAPES. Ils se réunissaient pour voter la poursuite ou non du blocus dses facultés vendredu et samedi, pendant qu'une délégation de leurs représentants étiat reçue au conseil régional. Le oui a été massif 559 voix pour (66 contre, 41 abstentions). Aucune manifestation n'était au programme, les étudiants préférant attendre le retour des vacances pour descendre dans les rues.

L'ambiance était bon enfant. Pas de tohu-bohu, mais des mains qui se lèvent façon marionnettes pour approuver, ou des pouces qui se baissent pour manifester le désaccord. Pouces qui n'ont pas tardé à descndre lorsque les coordonnateurs présents, après un état des lieux de la mobilisation nationale, ont prévenu les étudiants du refus de deux doyens (sciences et sciences humaines) d'accorder une demi-journée banalisée à la rentrée, "contrepartie" envisageable à la levée du blocus.

Sur un rappel des enjeux à venir - "Les vacances sont une période critique. On doit se relancer derrière"- les jeunes ont été appelés à voter la continuation ou non du blocus de certaines facs (sauf les Beaux-Arts, médecine et la fac de droit du centre-ville). Celui-ci est approuvé à la presque unanimité. "L'embargo" va cesser durant les vacances avant de reprendre dimanche 26 au soir. Une nouvelle assemblée décidera lundi de la reconduite ou non de la situation.

L'après-midi, les jeunes sont passés à la pratique: c'était atelier banderoles dans les couloirs de la fac de lettres. Celles-ci vont être placées dans les locaux des différentes UFR (unités de formation et de recherche) afin de rendre un peu plus visible le fameux blocus - "en ce moment la fac a plus l'air d'être en vacances qu'autre chose" - et garniront les rangs des futures manifestations. Si tous les présents apparaissent très motivés, comme Aurèle, "on n'a jamais passé autant de temps à la fac!", certains comme Pauline et Olivia n'approuvent pas la situation , qu'elles qualifient de "prise d'otage".

Rendez-vous est pris pour la semaine de la rentrée: la reconduite du blocus sera votée lundi et une action est prévue en début de semaine. Sachant que c'est à ce moment que tout le monde attend les étudiants au tournant. Pour savoir s'il s'agit d'un coup de chaud. Ou d'un vrai phénomène.

Agnès NOEL

 

Vacances actives

Sorti de la concertation avec Ségolène Royal, Julien, responsable de la coordination étudiante, estime que la réunion a été "très constructive. La présidente du conseil régional a réafirmé l'importance de la planification du nombre de postes sur le long terme. Nous travaillons à trouver des solutions".

La mobilisation étudiante ne s'arrête pas durant les vacances. Une délégation de cinq Poitevins part à Rennes aujourd'hui pour participer à la coordination nationale du mouvement. Une autre va partir dans le courant de la semaine à Toulouse. Une quête était organisée lors de l'assemblée de vendredi afin de permettre aux délégués de partir.

 

La Nouvelle République, Samedi 18 Février 2006.

17 Février 2006: sur le campus, un dernier blocus avant les vacances

Apéro chez Ségolène Royal

 

Les étudiants craignaient de se faire "récupérer" par Ségolène Royal. La veille, ils avaient décliné sa proposition de venir les soutenier lors de l'assmblée générale. Une délégation d'une dizaine d'étudiants a finalement été reçue à la maison de la Région. Après les premières réticences ("On ne veut pas voir la présidentiable mais la présidente de Région"), les étudiants ont passé plus d'une heure avec Ségolène Royal. Jus de fruits et fruits secs pour un apéro qui se voulait constructif. La présidente a surtout posé des questions: comment se passe le mouvement? Comment vous organisez-vous? Comment voyez-vous la suite du mouvement? Que puis-je faire pour vous? Au-delà de leur désapprobation commune du CPE et des réductions de postes aux concours, la présidente a demandé aux étudiants de lui faire des propositions concrètes "pour accompagner l'entrée des jeunes dans le travail". Les étudiants de la coordination poitevine ont émis l'idée d'un label pour les entreprises qui ont une bonne conduite vis-à-vis de l'emploi des jeunes, une charte de confiance entre les jeunes et l'entreprise. "Il faut préparer l'avenir et réfléchir à dispositif crédible" affirme Ségolène Royal devant des jeunes apparement conquis.

 

Centre Presse, Samedi 18 Février 2006.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 09:04

UNIVERSITE POITIERS

La mobilisation étudiante continue

 

La CCI et le rectorat occupés

16 Février 2006 : les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat de Poitiers
16 Février 2006 : les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat de Poitiers

Les étudiants ont tenu leur assemblée générale le matin avant d'occuper successivement la Chambre de commerce et le rectorat.

 

Le stade Rébeilleau a rarement eu autant de spectateurs. La grande tribune était pleine de jeunes contre le Contrat première embauche (CPE) et la réduction des postes au Capes hier matin. Près de deux mille étudiants ont tenu une assemblée générale. La question du blocus de l'université s'est à nouveau posée avec un débat entre les pour et contre les barrages à la porte des facultés. C'est en fac de droit que la grève est la plus contestée et de nombreux étudiants réclamaient une journée banalisée afin de pouvoir manifester sans rater de travaux dirigés.

La présidence de l'université a été sollicitée afin de baliser une journée de débats sans cours, mais elle n'a pas donné suite. A l'issue de l'assemblée générale, un vote individuel a reconduit le blocus jusqu'à ce matin. 2.000 étudiants mobilisés sur les 24.000 que compte l'université, c'est peu. Mais les jeunes présents à Rébeilleau semblait déterminés à poursuivre le mouvement avant les vacances de la semaine prochaine. L'asemblée générale s'est déroulée dans le calme, les applaudissements sonores ont été remplacés par des applaudissements en langue des signes, plus respectueux de la parole des débatteurs, selon les jeunes.

 

Le rectorat occupé

Mais avec les étudiants, c'est désormais un rituel: le matin, discussion, l'après-midi, action. Au fil des manifestations tout ce petit monde s'enhardit. Les leaders se sont même payé le luxe de dire non à Ségolène Royal. La présidente de Région souhaitait s'inviter à l'assemblée générale (AG) de ce matin. Demi-satisfaction: elle recevra bien une délégation, mais n'aura droit qu'à la lecture de son communiqué lors de l'AG. Pour les étudiants le mot d'ordre est: "Pas de récupération".

Autre coup d'éclat; à 15h, les locaux de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vienne (CCIV) sont envahis. L'atmosphère si feutrée des lieux en prend un coup. Avec les étudiants, c'est sit-in à tous les étages et meeting improvisé en salle de réunion. A 16h, le préfet accepte de les recevoir s'ils quittent les lieux.

Branle-bas de combat: direction la préfecture. Une délégation d'étudiants se constitue, mais par un mouvement aussi soudain qu'imprévu, les 1.200 jeunes refluent vers le rectorat. C'est le problème avec les étudiants: ils courent vite et ne sont pas bêtes. Les entrées du rectorat ont beau être tenues par la police, la jeunesse poitevine y entre par une porte dérobée. A 17h, une manifestante arborant un bonnet phrygien en tête, le cortège s'engouffre dans les lieux. Plantes grasses, escaliers cirés et tapisseries surannées n'en reviennent pas. Les raes fonctionnaires présents non plus.

Le climat est bon enfant. "Pas de violence, c'est les vacances", ont prévenu les meneurs. Reste que le préfet ne veut plus les recevoir. "Evacuez les lieux d'abord", leur fait-on savoir. A 18h, tout le monde s'exécute et, peu à peu, s'égaille dans Poitiers. Une délégation est finalement reçue en préfecture une heure plus tard. Du classique: le préfet enregistre les dolèances et argumente sur le CPE.

Pas de grandes avancées sinon l'obtention de chiffres demandées en vain depuis des lustres. "Ca fait un mois et demi qu'on les attendait et là on les a eu en 20 minutes", s'amuse Stéphane Séjourné. Le mouvement continue donc au moins jusqu'à ce soir. Après, c'est l'inconnue des vacances.

Valérie Bridard

Mathias Aggoun

16 Février 2006 : les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat de Poitiers

Centre Presse, Vendredi 17 Février 2006.

16 Février 2006 : les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat de Poitiers

Le film de la journée

Débutée par une assemblée générale gérante, dans les tribunes d'un stade, la journée de manifestation des étudiants poitevins s'est déclinée jusqu'en fin d'après-midi. Voici en six photos, le film de cette journée rythmée, mais parfaitement canalisée par les manifestants.

(Photo NR, Dominique Bordier)

16 Février 2006 : les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat de Poitiers
16 Février 2006 : les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat de Poitiers

Les étudiants poitevins font leur révolution orange

Photo D. Bordier

Photo D. Bordier

2000 étudiants ont manifesté toute la journée d'hier à Poitiers pour dire leur farouche opposition aux contrats CPE et CNE ainsi qu'aux réductions de postes au CAPES. Une démonstration de force pacifique et bon enfant.

 

Blocus de la fac de droit, assemblée générale au stade Rébeilleau, défilé au centre-ville, occupation de la chambre de commerce et d'industrie, rendez-vous manqué à la préfecture, visite surprise au rectorat, puis enfin réception d'une délégation chez le préfet; les étudiants poitevins, toujours mobilisés contre les contrats CPE/CNE et contre la réduction de postes au CAPES, ont montré à deux jours des vacances une étonnante capacité à rester mobiliser. Retour sur une journée exemplaire, sans débordement, ni incident.

9h. Derrière un mur de chaises métalliques ramenés d'un hypermarché voisin durant la nuit, David et Nicolas, inscrits en licence d'histoire, tiennent solidement l'entrée de la fac de droit. "Occuper la fac de droit en grève, c'est un symbole!". En ce jeudi matin, le blocus est total. Une quarantaine d'autres grévistes sont également répartis aux autres entrées. Aucun étudiant ne doit pénétrer. "La majorité des étudiants en droit a voté le blocus, donc de blocus est légitime", justifie Nicolas qui savoure avec délice le fait d'occuper une fac réputée conservatrice. Seule une poignée d'étudiants chinois et les étudiants en médecine sont autorisés à suivre leurs cours normalement. "Ils passent un concours" justifient les grévistes.

 

"Le blocus n'est pas une fin en soi mais il était nécessaire"

10h30. Comme prévu, les étudiants prennent la direction du stade tout proche, prêté pour l'occasion par la ville de Poitiers. En quelques minutes, malgré la pluie, des dizaines d'étudiants convergent. La tribune principale est rapidement garnie de quelques 2.000 étudiants représentants les différentes unités de formation et de recherche (UFR). Une bonne heure durant, la légitimité du blocus est au coeur du débat. Certains étudiants la contestent très vivement. Morgan y voit l'origine "d'inutiles tensions entre étudiants alors qu'on se bat tous pour la même chose, le retrait du CPE". Stéphane Séjournais, l'un des membres de la coordination étudiante, rétorque: "Le blocus n'est pas un objectif en soi, je n'étais pas pour au tout début mais il était nécessaire". D'autant plus nécessaire que les étudiants comptent bien échanger sa levée contre l'attribution par chaque doyen d'une demi-journée banalisée permettant aux étudiants de manifester au retour des vacances. Il est presque 12h30, le résultat est sans appel:1.319 oui, 392 non et 98 abstentions. Un tonnerre d'applaudissements accompagne la fin de l'AG. La première phase de la mobilisation se termine sur un triomphe.

Jean-Jacques ALLEVI

16 Février 2006 : les étudiants à l'assaut de la CCI et du Rectorat de Poitiers

La peur de la chienlit reprend de belles couleurs en droit

En entendant hier matin ces trois étudiantes en seconde année de droit vitupérer contre "la chienlit permanente" que font, selon elles, régner "les étudiants gauchistes" qui occupent leur fac, on se croirait presque revenu aux lendemains de mai 68. Lorsque les Comités de défense de la République fustigeaient jusqu'à la grossière caraicature les étudiants, tant ôt taxés d'être manipulés par Pékin, tantôt accusés d'être téléguidés par Moscou et que le ministre de l'Intérieur Raymond Marcellin ne perdait jamais une occasion de dénoncer le complot gauchiste. Aucune de ces trois étudiantes rencontrées dans les couloirs de la fac de droit n'était évidemment née en mai 68. Mais toutes trois ont ressuscité un discours élimé qui tranche aec leur 19 printemps.

Très remontée, Caroline stigmatise sans retenue les grévistes. Dénonçant avec une bonne dose mépris "leur petite révolution". Voyant dans ce mouvement "ce truc initiatique dont rêvent les étudiants en lettres". Jusqu'à l'outrance. "Ces étudiants qui ne mettent jamais les pieds à la fac. Ils sont seulement en grève pour avoir une semaine de vacances supplémentaire". Sur le même ton, Amandine tempête: "On veut juste pouvoir travailler, pouvoir aller à notre BU. On est pris en otage. On va perdre 18 heures de cours". L'étudiante poursuit: "Ils nous traitent de fachos. Je suis écoeurée. Ils ne respectent rien. Il y a quand même d'autres moyens de s'exprimer que de bloquer notre fac!" Et d'énumérer un certain nombre de dégradations que l'administration ne nous a pas confirmée hormis une vitre cassée. "Nous, le CPE on y est pour rien", tonne encore Amandine. Pourtant sur le fond des choses, les trois étudiantes qui se cachent derrière des prénoms d'emprunt, jurent qu'elles sont "contre le CPE et le CNE".

J.-J. A.

La Nouvelle République, Vendredi 17 Février 2006.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:20

Un vote historique de la part des étudiants de la fac de droit/AES

La Nouvelle République, Jeudi 16 Février 2006. (Photo Dominique Bordier)

La Nouvelle République, Jeudi 16 Février 2006. (Photo Dominique Bordier)

UNIVERSITÉ MANIFESTATION

Depuis hier matin, toutes les facultés de l'université de Poitiers sont bloquées à l'initiative des étudiants grévistes

 

Campus: le grand blocus

Mercredi 15 Février 2006 : la fac de droit de Poitiers vote le blocus
Mercredi 15 Février 2006 : la fac de droit de Poitiers vote le blocus

Les étudiants en droit ont finalement voté pour le blocus de leur faculté. L'unité étudiante est cette fois complète contre le CPE et les réductions de postes au Capes.

 

"On s'excuse de bloquer vous facs, on voulait pas, mais c'est la seule façon d'informer tout le monde". Un leader étudiant qui présente ses excuses, la fac de droit qui valide son propre blocus, décidément la contestation étudiante prend une tournure surprenante.

Lancées début janvier par les étudiants en sport en lutte contre la réduction de postes au Capes, les manifestations ont, depuis trouvé un autre sujet de mobilisation: le Contrat première embauche (CPE). Jusqu'ici, les juristes - traditionnellement rétifs à ce style d'action - étaient restés peu ou prou à l'écart du mouvement.

 

Le cavalier seul

Hier matin, surprise! Leur fac était bloquée comme les autres. Cours suspendus, examens reportés, ça râlait sec du côté des étudiants contraints d'attendre sous la pluie une éventuelle solution. Finalement tout ce petit monde s'est retrouvé à 10h de l'autre côté de la rue à l'amphi J.

Ici, l'assemblée générale a fait salle comble. Certains juristes opposés au blocus ont réussi à obtenir un vote séparé sans débat préalable. Peine perdue: la discussion s'engage et le vent tourne en faveur des "bloqueurs". Le résultat du vote est sans appel: 269 voix pour le blocus, 181 contre.

Une nouvelle assemblée générale est prévue ce matin au stade Paul-Rébeilleau avant une probable manifestation en centre-ville. En attendant, l'université de Poitiers est bel est bien paralysée.

Mathias Aggoun

 

Centre Presse, Jeudi 16 Février 2006.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:20
A la Une de La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006 (Photo D. Bordier)

A la Une de La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006 (Photo D. Bordier)

Intermittents et étudiants:

le combat de la précarité

 

La manifestation des intermittents du spectacle a été happée par celle des étudiants. Ces derniers et les artistes se sont unis pour un même combat: la lutte contre la précarité.

 

Mardi place d'Armes, à Poitiers: d'un côté, les intermittents du spectacle remontés contre le ministre de la Culture, de l'autre, les étudiants en colère fustigeant le gouvernement qui prend des mesures drastiques en limitant le nombre de postes aux différents concours d'enseignement sans parler du contrat premier embauche, qui a enflammé le mouvement. De bonnes raisons pour les deux cortèges qui ont décodé de n'en faire qu'un.

Après le blocus des UFR (Unité de formation de recherche) - sauf celle de droit - voté, le matin, à une large majorité, par près de 2.000 étudiants, ces derniers ont, l'après-midi, battu le pavé poitevin pour se faire entendre. Du bruit, il y en a eu. Des revendications aussi. Toujours les mêmes. Seule la détermination évolue. "Nous allons nous réunir après les vacances pour continuer le mouvement", annonce un jeune homme dégoûté par tant d'acharnement gouvernemental, "car la faculté va nous mener tout droit vers une situation précaire".

Même sentiment de précarité pour les intermittents rappelant que Renaud Donnedieu de vabre (ministre de la Culture) les "balade". 20.000 artistes sont sortis du système à cause des nouvelles règles et le "ministre n'a toujours pas pris ses responsabilités", note Francis Lebarbier, délégué régional CGT spectacle. Le seul syndicat à avoir appelé à la grève.

Après un arrêt devant la préfecture au son d'un djembé, le cortège est passé, sans un regard, devant la permanence du député UMP Jean-Yves Chamard gardée par les policiers, pour aller à la gare où une confrontation avec les policiers a eu lieu.

Quelque 1.500 personnes devant le hall ont défié droit dans les yeux la petite quinzaine de fonctionnaires alignés devant la porte d'entrée. Un passage en force des étudiants a permis de faire sauter le très léger dispositif policier. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers les voies sécurisées par les responsables de la SNCF (les trains avaient été arrêtés en amaont et en avala de la gare) puis sont repartis après la première sommation avant d'aller vers la porte de Paris. Tout un symbole.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Le blocus de l'université jusqu'à demain

 

Environ 1.500 voix pour, 350 contre et 50 abstentions: réunis hier matin en assemblée générale, les étudiants grévistes de Poitiers ont voté à une très large majorité la poursuite du blocus de leurs facultés. Amorcé lundi, leur mouvement a pris de l'ampleur: beaucoup de cours n'ont pas eu lieu, ce mardi.

Seule faculté à échapper à ce blous, celle de droit. Portés par un succès dépassant leurs espoirs, les grévistes les plus déterminés affichaient hier après-midi la volonté de s'y rendre dès dès les premières heures, aujourd'hui, pour coinvaincre leurs camarades de se joindre à eux.

 

"Tous les étudiants se sentent concernés"

 

Nouveau durcissement du mouvement de protestation contre la diminution du nombre de postes ouverts aux concours de l'Education Nationale ou baroud d'honneur avant les vacances universitaires de la semaine prochaine? David Lucquiaud, l'un des porte-parole des étudiants grévistes, estimait pour sa part hier soir que la mobilisation ne s'arrêtera pas à cette semaine de blocus: "Tous les étudiants se sentent concernés. Il y a d'abord eu la diminution de postes au CAPES. Maintenant, il y a le CPE, la cerise sur le gâteau. Pour les sciences du sport, c'est le dernier cri de guerre mais pour les autres, c'est un commencement."

Le blocus voté hier matin doit rester en vigueur jusqu'à jeudi. Les grévistes ont prévu de tenir une nouvelle assemblée générale, ce 16 février, pour débattre des suites à doner à leur mobilisation de cette semaine, dès la rentrée. Ils ont notamment en ligne de mire un rassemblement national programmé en mars, à Paris, par les étudiants en sciences du sport. Compte tenu des mouvements en cours, ses organisateurs espèrent l'étendre à toutes les filières. Les Poitevins n'excluent pas d'organiser des quêtes, à l'issue de manifestation sportives ou culturelles, voire d'en organiser, pour récolter des fonds dans la perspective d'un tel déplacement.

D'ici là, ils veulent organiser une "journée d'information", ce mercredi. Ils ont de nouveau prévu de se rassembler à Rebeilleau, en fin de matinée.

Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers

La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006.

Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers
Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 10:20

UNIVERSITE

POITIERS - Les étudiants demandent toujours l'augmentation du nombre de postes au Capes ainsi que le retrait du CPE et CNE

Nous partîmes 1200 mais nous nous vîmes 120

13 Février 2006 : avis de blocus sur le campus de Poitiers !

Blocus quasi général des facs de Poitiers hier. Les étudiants mécontents des réformes du gouvernement étaient 1200 le matin en AG et à peine 120 l'après-midi même pur un sit-in devant la préfecture. Essoufflement du mouvement ou petite répétition avant LA manif annoncée cet après midi?

 

"Désolé mais il n'y a pas cours. On bloque pour demander le retrait du CPE et l'augmentation du nombre de postes au Capes", lance un étudiant à un autre qui souhaite rentrer dans l'amphi J de physique. "Vous ne croyez pas qu'il y a un problème? Quelle autorité avez-vous pour prendre de tels actes. Moi, je rentre...", lui rétorque-t-il.

 

Amphis paralysés

Des scènes commes celles-là n'étaient pas rares hier après-midi à l'entrée des différents amphis de Poitiers sur le campus. Le blocus des facs avait pourtant été décidé à la majorité quelques heures auparavant en assemblée générale. Sur les 1200 étudiants réunis dans le mythique amphi "jaune" de physique devenue au fil des ans le sanctuaire des étudiants grévistes, seuls 71 ont voté contre la paralysie des amphis et une vingtaine à peine s'est abstenue. Ragaillardis par cette majorité, les étudiants se sont donc positionnés aux entrées et sorties de toutes les facultés du campus (sauf celle de droit, à contre-courant par tradition): sports (accès obtrué par des bûches et des chaises), lettres et langues, psychologie, sciences humaines, sciences. Interdiction d'entrer. Sauf pour les étudiants étrangers et ceux qui sont en examens.

 

Bloquer, mobiliser

Au début, le blocus général a permis de grossir les rangs. Car l'objectif était de sensibiliser et de mobiliser le plus possible d'étudiants, qui n'étaient pas assez nombreux lors des manifestations au goût des leaders du mouvement. "C'est le seul moyen pour mobiliser les troupes car on nous dit qu'il était difficile d'aller manifester et en même temps d'aller en cours. Avec le blocus, tout le monde est dehors et peut manifester", indique l'un des porte-paroles du mouvement David Lucquiaud, étudiant en sport.

Les revendications sur le tableau insitaient d'ailleurs sur l'importance de la mobilisation: "Suppression de postes au Capes (professeurs des lycées et collèges) et CRPE (professeurs des écoles = instituteurs), CPE (Contrat première embauche) et CNE (Contrat nouvelle embauche), halte à la résignation: mobilisation".

Mais l'enthousiasme a progressivement laissé place au désenchantement. Le mouvement s'est délité, s'essouffle. De 1200 à l'AG, ils n'étaient plus que 120 pour faire le sit-in en fin d'après-midi devant la préfecture.

 

Aujourd'hui le jour J?

Emmanuel Rousselière, l'un des leaders du mouvement, parle d'un "petit raté" et promet un durcissement de l'action estudiantine aujourd'hui...avec des actions en centre-ville.

A l'approche des vacances, ce mardi de mobilisation s'anonce comme décisif quant à la viabilité du mouvement.

Denys Frétier

13 Février 2006 : avis de blocus sur le campus de Poitiers !

Centre Presse, Mardi 14 Février 2006.

La Nouvelle République, Mardi 14 Février 2006.

La Nouvelle République, Mardi 14 Février 2006.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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