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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:35
Illustration prise sur rocknrollshaman.blogspot.fr

Illustration prise sur rocknrollshaman.blogspot.fr

L'Amérique, de "Jaws" à "King Kong"

 

Face au manque d'ambition du cinéma français, le cinéma hollywoodien a une nouvelle fois témoigné de sa stupéfiante vitalité, aussi bien dans le domaine de la production commerciale que dans celui de la qualité artistique. Le phénomène causé par Les Dents de la Mer (Jaws), qui avait rapporté à ses producteurs plus de 39 millions de dollars en recettes-salles en moins de six mois, a incité le producteur Dino de Laurentis, émigré aux Etats-Unis, à faire un remake du célèbre King Kong, réalisé en 1933, par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. Bénéficiant d'une publicité sans précédent et d'un budget de 20 millions de dollars, ce nouveau King Kong, mis en scène par John Guillemin dont on n'a pas oublié La Tour Infernale, a rapidement comblé les espérances de son producteur et six semaines après sa sortie, le film avait déjà rapporté plus de 12 millions de dollars rien qu'aux Etats-Unis. Parallèlement à ce genre de films spectaculaires qui symbolisent la pérennité d'une forme de cinéma sans laquelle l'industrie du septième art ne peut pas vivre, Stanley Kubrick, l'auteur prophétique de 2001, l'Odyssée de l'Espace et d'Orange Mécanique, a porté à l'écran Barry Lindon de Thackeray avec une exceptionnelle recherche plastique. Utilisant des techniques révolutionnaires, notamment un nouvel objectif mis au point pour la NASA, Kubrick a fait de Barry Lindon un de ces films fabuleux dont l'histoire du cinéma se souviendra, et à la splendeur de la photographie de John Alcott et à la beauté des décors et des costumes, répond une partition musicale qui réunit Bach, Mozart, Haendel et Vivaldi.

Profondément ancré dans la réalité de la vie américaine, le cinéma hollywoodien continue à être le miroir le plus fidèle de l'Amérique et Les Hommes du Président d'Alan Pakula, avec Robert Redford et Dustin Hoffman, reconstitue sans la moindre compression l'enquête du "Washington Post" sur le scandale de Watergate qui coûta sa place à Richard Nixon. De même Taxi Driver de Martin Scorsese, qui remporta la palme d'or au Festival de Cannes, restitue au spectateur l'image d'un pays complexe dans lequel se mêlent le crime, la politique, les phantasmes individuels. Dans la tradition de l'Exorciste de William Friedkin, La Malédiction de Richard Donner, avec Gregory Peck, décrit l'apparition de l'Antéchrist dissimulé dans la personne du jeune fils de l'ambassadeur des Etats-Unis en Grande Bretagne, et Alfred Hitchcock a retrouvé avec Family Plot (Complot de Familles) le style des "comédies noires" qui firent son succès.

Comment ne pas citer Vol au-dessus d'un Nid de Coucou de l'émigré hongrois Milos Forman avec Jack Nicholson, Un Après-Midi de Chien (Dog Day Afternoon) de Sydney Lumet, avec Al Pacino, consacré à un hold-up commis en 1972 à Brooklyn, et Une Femme sous Influence de John Cassavetes, avec Gena Rowlands et Peter Falk, l'histoire d'une femme mariée qui sombre peu à peu dans sa folie. Hollywood s'est une nouvelle fois penché sur son passé avec That's Entertainment, part II (Hollywood, Holywood), où Gene Kelly et Fred Astaire ont promené le spectateur à travers le monde féérique et splendide de la comédie musicale de la MGM, et Dick Richards a joué aussi la carte "rétro" en réalisant une nouvelle version de Farewell, my lovely de Raymond Chandler. Robert Mitchum succédait à Humphrey Bogart et grâce à lui, le personnage de Sam Spade, le détective privé, retrouvait toute son "aura".

Les "anciens", eux non plus, n'ont pas démérité...Robert Aldrich a réussi avec Hustle (La Cité des Dangers) une peinture aussi fascinante de l'Amérique que l'était vingt ans pus tôt l'un de ses chefs-d'oeuvre, Kiss me deadly, et John Huston est parvenu à réaliser son vieux projet: The Man who would be king, d'après Ruyard Kipling. Sean Connery, Michael Caine, Christopher Plummer étaient à ce rendez-vous de l'aventure qui voyait un ancien sergent britannique devenir le roi de la cité sainte de Sikandergul qui l'accueillait comme le descendant d'Alexandre. Film admirable et troublant qui rappelait qu'à plus de soixante-dix ans, John Huston est toujours l'un des plus grands cinéastes du monde...

 

Europe: quelques chefs-d'oeuvre

Si, comme toujours, le cinéma britannique n'est plus représenté que par un auteur unique, Ken Russel, réalisateur cette année de Lisztomania, les cinémas italiens et allemands se sont montrés particulièrement riches. Cadavres exquis de Francesco Rosi, 1900, le film-fleuve de Bernardo Bertolucci, et Salo, l'oeuvre ultime de Pier Paolo Pasolini, ont mélangé dans la grande tradition dans la grande tradition de la production italienne l'Histoire et la politique. Rosi renvoie dos à dos la gauche et la droite au profit d'une pureté qu'il ne trouve plus dans la politique italienne, Bertolucci s'attache aux mouvements sociaux du début du siècle et Pasolini décrit en s'inspirant des 120 jours de Sodome les dépravations de la république fasciste de Salo.

Quant à Nous nous sommes tant aimés d'Ettore Scola, c'est l'une des meilleurs comédies de ces dernières années, une oeuvre pleine de tendresse et de chaleur humaine, brillament jouée par Nino Manfredi, Vittorio Gassman et Stefania Sandrelli.

Tournée en langue allemande, La Marquise d'O d'Eric Rohmer, d'après Heinrich Von Kleist, refuse tous les thèmes à la mode du cinéma moderne, mais Rohmer, qui fut l'un des théoriciens de la "nouvelle vague" française, s'est servi d'une technique moderne pour restituer avec la plus grande acuité la sensibilité d'autrefois, s'inspirant plus d'une fois du style et de l'éclairage des grands peintres allemands. Volker Schloendorff a chosi de raconter dans Le Coup de Grâce une passion tourmentée dans le cadre historique de la chute de l'empire des tsars et de la défaite allemande.

Alain Tanner, l'un des plus grands auteurs du cinéma suisse a, au contraire, pris comme décor Genève et sa banlieue. Huit personnages, gens ordinaires et "petits prophètes", sont les héros de Jonas qui aura vingt-cinq ans en l'An 2000, une parabole troublante sur la société moderne et sa folie.

C'est une nouvelle fois grâce à Carlos Saura que le cinéma espagnol échappe à son anonymat et le public a été boulversé par Cria Cuervos dans lequel Ana, une petite fille de huit ans, évoque un univers familial rarement montré au cinéma avec autant de sensibilité. Saura mélange les phantasmes, les flashes-back et les projections dans le futur avec une virtuosité confondante.

Quant à Ingmar Bergman, son dernier film Face à Face est à nouveau une réflexion philosophique et passionelle sur la vie humaine. L'auteur de Cris et Chuchotements, des Fraises sauvages et de la Prison continue sa véritable mission, témoigner dans chaque film et la beauté de la gravité de la vie. Loin des modes et des courants passagers, il incarne, après Sjöstrom et Stiller, la richesse psychologique et émotionnelle du cinéma scandinave.

 

Si commercialement le cinéma traverse une crise qu'il se devra de surmonter pour survivre, artistiquement il continue, en Italie comme en Allemagne, aux Etats-Unis et en Suède, à produire une succession de chefs-d'oeuvre. N'est-ce pas l'essentiel?

 

Patrick Brion, Panorama Mondial 1976, publié en 1977.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 12:20

France Inter, Vendredi 8 Janvier 2016.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 07:05

Que retenir de François Mitterrand? Vaste question...

Libération, Mardi 9 Janvier 1996.

Libération, Mardi 9 Janvier 1996.

Allocution du Président Chirac, qui, sincèrement triste, revient sur l'oeuvre, la personnalité de...son meilleur ennemi

France, 2, 8h30, Lundi 8 Janvier 1996.

L'annonce, au petit matin, de la mort de François Mitterrand

Une époque préhistorique de nos jours avec un internet naissant, peu de téléphone portable et une seule chaîne d'information en continu (LCI)

France 3, Lundi 8 Janvier 1996.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 09:56
Patrick Pelloux en 2014. Illustration de Radio France prise sur franceculture.fr

Patrick Pelloux en 2014. Illustration de Radio France prise sur franceculture.fr

HISTOIRE D'URGENCES PAR PATRICE PELLOUX

 

Le blasphème sauve des vies

 

C'est l'odeur de la fumée de dizaines de bougies allumées dans la chambre qui a alerté en pleine nuit les infirmières et les aides-soignants. A quelques centimètres près des arrivées d'oxygène, le big bang n'était pas loin. Ils préparaient le dernier souffle de leur proche. Qui, si l'on n'était pas intervenus, aurait conïncidé avec celui de l'explosion...

Ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais, quel que soit le mort, on n'a jamais rien remarqué de spécial après. Désolé. Lorsque le corps se refroidit, qu'on enlève les électrodes, que le son et les couleurs des instruments de contrôle se sont éteints, il ne reste toujours que le silence. Et sur le brancard ou le lit, un cadavre. Avec ou sans croix, croissant, main de Fatima ou autre grigris, c'est le même froid qui les envahit, c'est la même couleur du sang rouge qui devient noir, de la peau qui devient livide. Tout s'arrête de la même façon, pour n'importe quel organisme qui passe de la vie à la mort. Et les larmes des familles, des proches, les douleurs, les peines, la tristesse, le chagrin sont les mêmes, quelles que soient les convictions intimes, qu'on soit croyant ou athée. Pas besoin de croire en Dieu pour aimer un proche et le pleurer.

Nous voyons parfois arriver des croyants ou des intégristes religieux. Il y a ceux qui sont tolérants, respectueux et qui font tout pour ne pas aggraver nos difficultés. Et il y a ceux qui réclament le respect pour leur dogme, mais ne respectent ni le personnel, ni les autres malades. Pourtant, aux urgences, ils semblent parfois moins extrémistes, car il s'agit de les sauver. En fait, les plus difficiles à gérer sont les accompagnants, qui veulent absolument que leurs rites soient appliqués au pied de la lettre, sans tenir compte de notre devoir de soins. Ni du choix du malade lui-même.

 

Priez, mais laissez-nous travailler.

 

Depuis la loi Kouchner sur le droit des malades, on arrive à mieux faire respecter le souhait du malade, tout en le protégeant des dérives religieuses. Le « deal » est simple : on ne les empêche pas de croire, m iq ils ne nous empechent pas de travailler, en nous servant des techniques de la médecone contemporaine en l'état actuel des connaissances scientifiques.

Les problèmes rencontrés en service d'urgences portent le plus souvent sur le consentement aux soins. Le cas d'école étant bien entendu la transfusion sanguine et les Témoins de Jéhovah. Une collègue urgentiste s'est retrouvée un jour seule, dans un hameau de montagne, avec une femme qui devait accoucher à domicile, selon le souhait de son mari. Mais l'hémorragie était telle que seule une transfusion pouvait garantir de sauver la dame. Le mari tournait autour du camion du SAMU en menaçant d'un procès si la transfusion avait lieu. Le procureur de la République a mis tout le monde d'accord. Et la dame n'a jamais porté polainte contre l'équipe qui l'avait sauvée. La discussion entre elle et son mari a dû être intéressante...

La République française a permis le développement du système de santé en le basant sur trois valeurs – liberté, égalité et fraternité – et en écartant l'ancien système, fondé sur la charité et son corollaire, l'hypocrisie religieuse. Depuis, la République poursuit sa quête pour le droit à la santé à travers la reconnaissance de l'avortement, la lutte contre la douleur, le droit des enfants...Voltaire, Hugo, Zola, Jaurès auraient sans aucun doute voté toutes ces lois.

Mais alors, comment se fait-il que la responsable de la Fondation des hopitaux de France et hopitaux de Paris, par ailleurs épouse du président de la République, fasse dire des prières avant les repas pris, aux frais du contribuable, dans le palais de l'Elysée ? La charité revient en courant et, par voie de conséquence, les religions réinvestissent le terrain de la santé. C'est une vieille histoire. Tout au long des siècles, plus la science se développait, plus la religion tentait de la freiner ou de se rattraper aux branches des dieux, afin de ne pas perdre une once de son pouvoir. Blasphème ? Pas du tout. Défense de la laïcité et des valeurs de la République, tout simplement.

 

Patrick Pelloux, Charlie Hebdo, N°712, Mercredi 8 Février 2006.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les Gens
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 08:01
La galette des grands froids

Par ici la galette

 

C'est reparti! Comme chaque année, les Français vont avaler 30 millions de galettes des Rois, dont les trois-quarts sont industrielles. La plus grande usine de galettes au monde est installée chez nous, à Torcé, en Ille-et-Vilaine. Comme "Le Canard" l'avait raconté (22/1/14), cette fabrique industrielle produit à elle seule les 15 millions de galettes surgelées qui garnissent début janvier les rayons des grandes surfaces, mais aussi les vitrines des boulangeries-pâtisseries. La production des 8200 tonnes de pâte fourrée démarre sur les chapeaux de roues dès juillet, pour être stockée en chambre froide puis livrée, à partir de fin décembre, dans 400 semi-remorques.

Mais, au fait, quelle est la différence entre une galette tradi et une galette industrielle surgelée? D'abord, beaucoup de flotte ajoutée à la farine qui sert à faire la pâte feuilletée, et moins de beurre, voire pas du tout, grâce à la margarine. Et aussi: pour le fourrage, on utilise des amendes, mais pas celles qui poussent sur les amandiers! Celles que l'on trouve dans les noyaux d'abricots ou de pêches - un sous-produit de l'industrie de la confiture. Pour compenser l'amertume de ces ersatz d'amandes, on et la dose de sucre, on réhausse d'arômes artificiels, et on gonfle le tout avec de la chapelure.

Bien sûr, ça prend moins de temps à fabriquer. Pour une galette concoctée de A à Z par un vrai boulanger, comptez trois jours entre le pétrissage, le temps de repos de la pâte, le feuilletage, la découpe, le fourrage, le quadrillage, la dorure au jaune d'oeuf et la cuisson. Pour la version industrielle, le "cru prepoussé", comme on dit dans le jargon, le produit est livré tout fait: le boulanger n'a plus qu'à glisser la fève (qui a été fabriquée en Chine) et à personnaliser la déco, avant de l'enfourner dans le terminal de cuisson. Et c'est tout bénef! Achetée sur catalogue environ 6 euros, une dix-parts peut allègrement être vendue en patisseries 25 euros!

Rappelons qu'en France les 30000 artisans boulangers-pâtissiers n'ont aucune obligation de fabriquer eux-mêmes leurs galettes ni de signaler à leurs clients qu'ils approvisionnent leurs vitrines avec du cru pré-poussé industriel. C'est sans doute par pudeur que les livraisons se font souvent en camions démarqués.

On n'a pas fini de se faire rouler dans la farine...

 

Le Canard Enchaîné (rubrique "Conflit de Canard"), page 5, Mercredi 7 Janvier 2015, N°4915.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le Marronnier
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 07:45
Monsieur Echo, Centre Presse, Mars 2011.

Monsieur Echo, Centre Presse, Mars 2011.

Alors pour ma part, j'ai eu le droit d'y être confronté une fois au Zorro poitevin de la contravention. Mais je ne l'ai su que bien plus tard par un malheureux concours de circonstances.

Bref, fin septembre 2014, je reçois un courrier "m'invitant" à régler une contravention majorée non réglée qui daterait de juin 2013. Du lundi 24 juin 2013 plus précisément. Je réfléchis: je suis parti au petit matin pour aller bosser et je ne suis pas revenu le soir, donc c'est une erreur. Après quelques minutes où j'ai pu profiter de la musique d'attente du centre des contraventions (à Toulouse je crois), un agent m'explique très correctement, que c'est bien ma voiture qui a pris la prune. Et qu'elle a été notée à 6h00 du matin.

Et là, le souvenir m'est revenu: je m'étais garé dans la rue du 19 mars 1962 à Poitiers (où l'on n'est pas censé se garer mais où toutefois le stationnement d'un véhicule ne gêne pas pour autant la circulation). Problème: à 7h00 en partant au boulot, il n'y avait rien sur mon pare-brise donc je suis allé bossé sans rien savoir de ce qu'il est produit une heure auparavant. Car un gentil loulou m'avait enlevé mon PV. Le double effet Jean-Michel quoi.

Comme le lapin pris au piège dans les feux d'une voiture, je me suis acquitté de ma contravention. En sachant, quinze mois après qu'il n'y avait pas de répit pour les petits délinquants du stationnement automobile car le Longtarin de Poitiers veille au grain vu qu'il n'a que ça à faire dès l'aube.

Ce qui est d'autant plus bête, c'est que l'on peut se garer comme un porc dans les parkings municipaux en prenant deux, trois, voire quatre places, il n'y aura rien du tout (c'est un festival au parking de l'hôtel de ville), mais par contre un stationnement hors des clous ne vous sera en aucun cas pardonné par Jean-Michel PV.

Au fait, et si on abandonnait à Poitiers les procès-verbaux pour de simples tickets avec envoi de la contravention à domicile pour éviter cette mésaventure?

Petit bonus: si seulement Jean-Michel Verbalisation avait eu un Bic ce jour là...

Pub pour la Saxo Bic, 1999.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Jean-Michel Faitchier
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 08:11
La Nouvelle République, Décembre 1976.

La Nouvelle République, Décembre 1976.

"L'année 1976 n'a pas été brillante - déclare lui-même Pierre Viot, directeur général du Centre national de la cinématographie, ajoutant - nous savions tous que ce serait une année difficile."

Les premiers résultats statistiques confirment cette vue pessimiste de l'activité économique du cinéma en France durant l'année 1976. La fréquentation qui s'était élevée de plus de 2% de 1974 à 1975, a cette fois-ci diminué du même chiffre de 1975 à 1976, et la hausse des recettes n'atteint que 11% par rapport aux 18% de l'exercice précédent.

Et pourtant le cinéma donne l'apparence d'une grande vitalité. 238 salles nouvelles se sont ouvertes en France, dont 39 à Paris, au cours de l'année 1976, et 670 films - un chiffre record - sont sortis à Paris pendant cette même période.

France: causes d'un déclin

Cette "flambée" est en fait le signe d'une dangereuse inflation et la situation économique du cinéma français est aujourd'hui inquiétante. La hausse du prix de revient d'un film et les nouveaux systèmes de distribution rendent plus aléatoire que jamais la production. La "vie" d'un film, qui était il y une dizaine d'années de plus de sept ans, est aujourd'hui de quatorze mois. A l'ancien style de distribution (premières exclusivités, secondes exclusivités, grande salle de quartier, petite salle de quartier, périphérie, grandes villes de province, petites villes) a succédé un système horizontal de distribution. Le même film sort donc simultanément sur les Champs-Elysées, en banlieue et en province. Le principal intérêt d'une telle entreprise est évidemment de bénéficier au maximum de la campagne publicitaire du film, aujourd'hui de plus en plus onéreuse. Lorsque le film est promis au succès, ce style de lancement se révèle particulièrement profitable et on a pu voir Les Dents de la Mer (Jaws) de Steven Spielberg dépasser 1100000 entrées en seize semaines et King Kong atteindre 328762 spectateurs en deux semaines, ces chiffres déjà énormes n'étant pourtant que ceux de Paris et de sa périphérie.

Inversement, si le film n'est pas un succès immédiat, cette sortie "nationale" accélère sa chute, ne laissant plus au "bouche à oreille" le temps de fonctionner et le distributeur récupère ainsi, quelques semaines seulement après la sortie du film, parfois plusieurs dizaines de copies devenues inutiles, mais qui ont représenté un investissement financier considérable. Cette accélération de la circulation des films incite aujourd'hui des producteurs de plus en plus nombreux à vendre très rapidement leurs films à la télévision, puisque ceux-ci ne sont déjà plus exploités dans les salles de cinéma. La hausse du prix d'achat des films par la télévision française fait actuellement de celle-ci a posteriori un partenaire financier dont l'importance ne peut plus être négligée à partir du moment où certains films sont achetés par elle jusqu'à 800000F, ce qui correspond environ à la part producteur obtenue par 200000 entrées.

Le fait que la télévision soit, plus que jamais, un énorme diffuseur de films (plus de 500 par an) et que la plupart de ces films soient récents, a évidemment contribué à la désaffection du public français pour le cinéma.

A cette concurrence de la télévision s'ajoutent la hausse considérable des frais techniques, les salaires de plus en plus élevés exigés par les grandes vedettes françaises, les exigences syndicales et malheureusement, le fait que le cinéma français se vend mal à l'étranger. Incapable de s'amortir dans son propre pays et pratiquement privé des ressources de l'étranger, le cinéma français a rarement été dans une situation ausi mauvaise. Le succès de Cousin Cousine aux Etats-Unis ne doit pas être considéré comme l'indice d'une nouvelle passion du spectateur américain pour le cinéma français, mais tout simplement comme l'exception qui confirme la règle...

Alors que l'année 1975 avait vu le cinéma pornographique se tailler une place importante dans les recettes de l'année, 1976 voit au contraire, grâce aux mesures coercitives du gouvernement, ce type de cinéma ramené à une plus juste proportion et aucun film pornographique (ou classé X selon la nouvelle législation) ne dépasse les 200000 entrées parisiennes.

La mode du film pornographique a d'ailleurs incité plusieurs producteurs à parodier ce style de cinéma, tout en bénéficiant ainsi des licences morales permises par le sujet. Attention les Yeux de Gérard Pirès, Silence on tourne de Roger Coggio et On aura tout vu de Georges Lautner, ont ainsi tenter de démystifier ce style de films, la plupart du temps avec beaucoup de vulgarité et une certaine fascination pour l'objet dénoncé. De même, Sex O'Clock USA de François Reichenbach, un documentaire sur la vie sexuelle américaine, et Calmos de Bertrand Blier, riposte mysogine au féminisme de "l'Année de la femme", n'ont fait que profiter d'un climat propice auquel l'histoire du cinéma n'avait rien à gagner.

 

Quelques succès français

 

En ce qui concerne le cinéma français, la grande surprise de l'année a été le triomphal succès de A nous les petites Anglaises, le premier film de Michel Lang, joué par des acteurs inconnus et dont l'exclusivité parisienne atteindra presque un million d'entrées (980000). Le public français a plébiscité ces aventures chauvines de deux cancres bourgeois, condamnés, au lieu de passer leurs vacances comme d'habitude à St-Tropez, à aller en Angleterre...

En dehors de ce succès inattendu, ce sont évidemment les films joués par des vedettes confirmées qui ont encore une fois attiré le plus de spectateurs.Le Corps de mon Ennemi d'Henri Verneuil, d'après Félicien Marceau, et L'Alpagueur de Philippe Labro ont en commun d'avoir comme interprète Jean-Paul Belmondo dont la notoriété a assuré la réussite de ces deux films qui n'échappaient pourtant pas à la convention des genres. De même, Adieu Poulet, de Pierre Granier-Deferre, d'après le roman de Raf Vallet, choisit de décrire l'enquête de deux policiers à Rouen, confrontés avec une situation politique trouble. Malgré l'efficacité de Lino Ventura et de Patrick Dewaere, le film ne parvient jamais à retrouver le modernisme politique du cinéma italien que le cinéma français tente maladroitement d'imiter.

Quant à Alain Delon, devenu depuis plusieurs années son propre producteur, on a pu voir son nom au générique de trois films, deux films policiers de José Giovanni Le Gitan et Comme un Boomerang, et surtout Mr Klein. S'il n'y a rien à dire sur les deux premiers films, sinon qu'ils continuent à véhiculer la pire tradition du film policier "à la française", Mr Klein doit en revanche être mis tout aussi bien au crédit de Jospeh Losey, son réalisateur, que d'Alain Delon, son producteur-interprète. Situé en 1942, en France, Mr Klein, qui semble rendre hommage tout à la fois à Brecht et à Kafka, décrit la prise de conscience d'un jeune affairiste qui découvre qu'un Juif porte le même nom que lui. Un étrange rapport va s'établir entre ces deux hommes qui ne se sont jamais rencontrés et, à la fin, Robert Klein, l'affairiste noceur, partira en déportation en même temps que Robert Klein, l'Israëlite, comme si ces deux pôles opposés d'un même être se trouvaient pour la première fois réunis.

Au titre des succès, il serait injuste de ne pas citer Mado de Claude Sautet, avec Michel Piccoli, Romy Schneider et Ottavia Piccolo, et Police Python 357 d'Alain Corneau, avec Yves Montand, l'histoire d'un policier aux méthodes peu orthodoxes, Barocco, tourné par André Téchiné, avec Gérard Depardieu et Isabelle Adjani, a irrité les uns, fasciné les autres. Chacun a de toute façon signalé la splendeur des images, mais aussi l'abus des références cinématographiques. Sur ce point, André Téchiné s'est clairement expliqué: "Ma référence n'est pas gratuite, mais affective. Elle part d'un choix qui devient une méthode. J'interroge mon trouble devant certaines images."

Troisième film de Bertrand Tavernier, Le Juge et l'Assassin, avec Michel Galabru et Philippe Noiret, est l'histoire pleine de bruit et de fureur d'un "anarchiste de Dieu" au XIXè siècle. Le metteur en scène en a profité pour porter à partir de cette histoire un jugement sur la société d'aujourd'hui. Du côté de l'ancienne "nouvelle vague", deux films signés Claude Chabrol, Les Magiciens, d'après "Initiation au Meurtre" de Frédéric Dard, et Folies Bourgeoises avec Stéphane Audran, Jean-Pierre Cassel, Ann-Margret et Maria Schell, deux oeuvres sans grande personnalité qui n'apportent rien à la célébrité du réalisateur des Cousins et du Beau Serge.

François Truffaut a tenté de retrouver avec L'Argent de Poche le monde des enfants qui fut celui des Quatre Cent Coups, mais le film ne retrouve pas ce charme d'antan et une certaine complaisance a succédé à la sincérité des débuts. Roger Vadim a au contraire décrit dans Une Fidèle fidèle une passion tragique entre un comte cynique et une épouse fidèle, située dans la première partie, située dans la première partie du XIXe siècle. On devine ce qu'aurait pu donner un tel sujet revu par Luchino Visconti et faute de poésie et de lyrisme authentique, cette Femme fidèle n'a fasciné que les admirateurs fanatiques de Sylvia Kristel, héroïne marquée par le destin de ce mélodrame en costumes...

Claude Lelouch a brossé dans Le Bon et les Méchants un panorama d'une partie de la société française des années trente jusqu'à la Libération. On y parle tout à la fois de la Gestapo, de Lafont, de la première traction avant de la Résitance, et Lelouch se contente de porter un regard narquois et douvent très démagogique sur une des périodes les plus troubles de l'histoire de France. Dans Si c'était à refaire, Lelouh retrouve au contraire l'atmosphère d'Un Homme et Une Femme et de Vivre pour vivre, tout en décrivant avec une certaine acuité le drame d'une jeune femme condamnée à quinze ans de réclusion criminelle et qui découvre que la condition féminine qu'elle a connue rend très difficile sa réinsertion dans une société qui a évolé beaucoup moins vite qu'elle...

Pierre Garnier-Deferre a porté à l'écran dans Une Femme à sa Fenêtre, le roman de Drieu La Rochelle, mais cette histoire d'amour passionnée, dont le décor est la Grèce des années trente, n'est jamais parvenue à retrouver le climat du roman et seule Romy Schneider est fidèle à ce qu'aurait sans doute voulu Drieu La Rochelle...

Le dernier film de Jean Gabin, L'Année Sainte de Jean Girault, aura tristement été l'un de ses plus inintéressants et il aurait fallu beaucoup d'indulgence pour s'amuser des mésaventures de ce truand déguisé en prélat et mêlé à un détournement d'avion. De même, Docteur Françoise Gailland de Jean-Louis Bertucelli, avec Annie Girardot, Jean-Pierre Cassel et Francois Périer, décrit à coup de poncifs la vie quotidienne d'une jeune femme médecin, incapable de mener de pair une vie professionnelle harassante, sa vie familiale et une liaison amoureuse.

L'Aile ou la Cuisse de Claude Zidi, avec Louis de Funès et Coluche, et Un éléphant ça trompe énormément d'Yves Robert avec Jean Rochefort, Claude Brasseur et Victor Lanoux, se sont révélés, après A nous les Petites Anglaises et avant Cours après moi que je t'attrape de Robert Pouret, avec Annie Giradot et Jean-Pierre Marielle, les films français les plus populaires de l'année. Est-ce un hasard si tous ces films sont des comédies?

Parmi les films de jeunes auteurs, deux réussites: L'Affiche rouge de Frank Cassenti et la Meilleure Façon de marcher de Claude Miller sur la vie d'une colonie de vacances perdue dans la campagne. Leurs auteurs viennent tous les deux du court métrage qui semble avoir donc conservé sa qualité de banc d'essai.

Il serait injuste de terminer cette brève partie consacrée au cinéma français sans indiquer Comment Yukong déplaça les Montagnes de Joris Ivens et Marcelline Loridan, un remarquable ensemble de docuements de douze heures sur la Chine d'aujourd'hui.

 

Patrick Brion in Panorama Mondial 1976, publié en 1977.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 08:44
Quelques perfs climatiques de décembre 2015.
Quelques perfs climatiques de décembre 2015.

Il a fait chaud, et cela n'est pas dû aux abus des fêtes: pas de gelée, pas de neige évidemment, une pluie rare, du soleil a donner des bourgeons à des cerisiers. Oui, ces 31 derniers jours de 2015 étaient tout simplement hors normes, et nos habitudes en ont forcément pris un coup, quitte à faire des trucs inhabituels à cette période (manger dehors, ouvrir la fenêtre de la voiture pour se rafraîchir, barbecue, sortie en petite laine,...).

Ainsi, Anthony Grillon nous livre quelques données sur ce mois de décembre caliente.

Décembre 2015:

- record de luminosité avec 125.8 h (moyenne 1981-2010: 65.2h; précédent reocrd: décembre 2013: 124.7h)

- record de moyenne mensuelle de température avec 9.3° (précédent record en décembre 2000 avec 8.3°)

- deuxième plus basse pluviométrie avec 12.6 mm. Les nappes phréatiques ne se remplissent pas (environ 85mm de pluie tombée relevée à Poitiers Biard du 1er octobre 2015 au 31 décembre). Attention au risque de sécheresse pour cet été. Pour rappel, lors de l'orage du 31 août dernier, il était tombé sur Poitiers en l'espace d'une soirée pas moins de...70 mm d'eau!

 

PS: données complétées avec celles de Météo France.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

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