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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 00:42
Luz, pris sur la page facebook de Groland, 24 Décembre 2015.

Luz, pris sur la page facebook de Groland, 24 Décembre 2015.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le Marronnier
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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 11:43
Gerard Depardieu, membre la communauté de Russie.

Gerard Depardieu, membre la communauté de Russie.

La déchéance de nationalité, c'est une manière fourbe et impolie de refourguer d'une certaine façon nos déchets à l'étranger, un peu comme les Libanais, mais eux, ce sont vraiment leurs vraies poubelles qu'ils ont besoin d'évacuer.

La déchéance, une fois inscrite dans la Constitution de 1958, notamment et surtout grâce aux voix des parlementaires de droite (rappelons que l'inscription du droit de vote des étrangers aux élections locales n'était pas possible parce que la gauche ne comptait pas assez de sièges au Parlement...), permettra de retirer la nationalité française à des binationaux, quand bien même ils seraient nés Français.

Cette mesure, on peut se le dire, ne vise pas vraiment...les Franco-Suisses. Dison qu'elle semble légèrement orientée pour les binationaux surtout issus de l'autre coté de la Méditerranée.

Donc nous avons quelques gugusses à savoir les Kouachi, Coulibaly, Abaoud et autres fous de Dieu qui ont donc réussi à modifier en l'espace d'un an notre loi fondamentale, celle qui est au sommet de la hiérarchie des normes dans notre République. Non non et non, les terroristes n'ont pas gagné il paraît. Sans parler qu'ils auraient été terriblement déçu de savoir qu'ils pouvaient perdre leur nationalité là...où ils souhaitaient perdre la vie pour devenir martyr.

Mais allons plus loin dans la connerie (enfin malgré tous mes efforts je resterai toujours à l'arrière de Valls et sa clique). Donc si nous avons un terroriste 100% français (pas franco-quelque chose, quand bien même il aurait des origines étrangères), nous ne pourrons donc le déchoir de sa nationalité dans la mesure où de nombreuses conventions internationales interdisent de créer...des apatrides.

Par ailleurs, si des pays étrangers veulent applique le même principe vis-à-vis de la France, appliquant ainsi une sorte de protectionnisme sécuritaire, ce sera une sorte de course à la déchéance qui va s'ouvrir: ainsi l'Algérie, le Bostwana ou la Suisse, à partir du moment où ils auraient des indésirables sur leur territoire ayant en même temps la binationalité française, nous offriraient gentiment sur un plateau ces personnes dont...on ne saurait quoi faire.

Alors que faire du cas Gérard Depardieu? On sait que le comédien se prétend "ami personnel" du président Poutine et qu'il est un ardent défenseur de sa politique, contre laquelle nous avons pris des sanctions économiques (embargo de 2014) à la suite de l'annexion de la Crimée et de sa politique soutien aux terroristes en Ukraine orientale. Et bim' terrorisme!

Bon sang, mais c'est bien sûr. C'est l'évidence: Gérard Depardieu fait l'apologie du terrorisme. Il est l'heure de le déchoir et de confisquer son pinard. Prenez gardes les terroristes, tremblez enemis de la France: on vous aura, comme en 40!

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les Gens
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 08:54

Construit au XIVème siècle pour Olivier IV de Clisson, la légende veut qu'il ait servi de modèle à Hergé pour son aventure de Tintin qui se déroule sur le château de l'Île noire.

Le Vieux-Château de l'Île d'Yeu (partie I)
Le Vieux-Château de l'Île d'Yeu (partie I)

Au coeur de l'anse du Jars, le Vieux-Château est l'unique forteresse militaire de l'Île d'Yeu.

Le Vieux-Château de l'Île d'Yeu (partie I)
Le Vieux-Château de l'Île d'Yeu (partie I)

Son système de défense de l'intérieur des terres a inspiré un siècle plus tard, après une tentative d'invasion ratée des Espagnols, le système de défense de Vauban sur les forts français.

Le Vieux-Château de l'Île d'Yeu (partie I)
Île d'Yeu, 29 Octobre 2013.

Île d'Yeu, 29 Octobre 2013.

La suite et fin de cette visite du Vieux-Château de l'Île d'Yeu.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:50
Affiche de La Guerre des Etoiles pour la France, 1977.

Affiche de La Guerre des Etoiles pour la France, 1977.

La Guerre des étoiles, ou l’Amérique reconciliée avec sa technologie

L’aspect clinquant du futur Star Wars l’étale plutôt du côté de l’énonciation (le comment-il-est-fait) que du côté de l’énoncé (le ce-qu’il-raconte). La promotion publicitaire du film ne nous a épargné aucun détail de la cuisine futuriste où il a été élaboré: récit établi par ordinateur, montage réalisé électroniquement, caméras téléguidées, bruitage par synthétiseurs, invention spéciale de toutes sortes de gadgets… Cela fait du film un produit déjà contemporain de ces personnages, en avance sur nous; le voir ne signifie pas seulement visualiser le futur mais, proprement, consommer du futur. C’est là le comble de Star Wars; et il faut reconnaître que, par endroits, sa radicale nouveauté est surprenante; on est saisi par la force inaugurale d’un tel film, par l’impression de voir, d’une certaine manière, pour la première fois. Rare.

Côté fiction, c’est déjà beaucoup moins nouveau. Mais ceux qui, au cinéma, pulsionnent à la fiction, se rassurent, l’ordinateur ne s’est pas trompé, et Star Wars constitue, pensons-nous, la fiction la plus fictionnante qui ait jamais été filmée. Bien entendu, elle relève d’une teralogie (comme d’ailleurs toutes les grandes sur-fictions des dernières années : western italien ou film-karaté), elle a été obtenue en greffant les uns sur les autres des traits spécifiques de nombreux genres d’aventure : feuilleton policier, westerns, films samouraï, films de guerre, etc. Sur fond d’hommage à la bande dessinée d’Alex Raymond Flash Gordon qui procure au futur de Star Wars son désuet aspect médiéval.

Une lecture idéologique du film serait peut-être pesante, desséchante ; elle ne révèlerait cependant que, de tous les êtres humains qui peuplent actuellement la terre, seuls les Blancs (et anglophones) parviendront jusqu’au futur : que, avenir ou pas, les femmes des agriculteurs devront toujours faire la cuisine pour leur mari; que dans les déserts (comme dans les films de légionnaires), il y aura toujours des pillards en djellabas pour vendre des (robots) esclaves; que les marginaux continueront à s’entasser dans des bouges immondes pour cacher leur laideur infernale; que la vie quotidienne (vieille rengaine) sera robotisée, que les militaires auront des tentations totalitaires, qu’ils fonderont un Empire et que les Rebelles, au nom de la République, se mettront sous les ordres d’une jeune princesse et que celle-ci, à la fin, distribuera des décorations au cours de grandioses cérémonies de saveur hitlérienne. Rien de bien original comme on voit; en somme, une fiction encratique.

Plus intéressant serait de réfléchir à Star Wars en tant que super-production. On constaterait qu’il opère un décrochage par rapport aux super-productions dominantes (films-catastrophe, films de guerre, ou sur des révoltes animales), nées de la crise qui se caractérisaient par une méfiance à l’égard de la technologie et en dénonçant la trahison. Star Wars dans ce sens, marque un répit et, quoiqu’il entretienne un certain mysticisme autour de l’idée nauséeuse de «force», il accréditerait bruyamment la réconciliation de l’Amérique et de sa technologie. Par ailleurs, il confirme que la concurrence cinématographique passe aujourd’hui très exactement par la performance des effets spéciaux et démontre qu’en ce domaine-là l’avance du cinéma américain est difficilement rattrapable.

Se souvenir donc que, sous ses charmes onctueux, Star Wars n’en constitue pas moins le dernier gadget engagé dans la guerre des films par l’Impérialisme culturel américain.

LIBERATION , Ignacio Ramonet, 19 Octobre 1977.

Le producteur Gary Kurtz à la RTS, 20 Septembre 1977.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 12:22

Des éléments simples, basiques, patriotes: le clip était parfait!

Mister Underwood est devenu président des Etats-Unis, en poussant à la démission celui qui l'avait nommé vice-président. Et comme dans la réalité, en 2016, il doit affronter le suffrage universel, alors que son parti n'est vraiment unit derrière lui.

Alors "4 more years" ou retour à la vie normale?

En tout cas, Netflix, dans le cadre de la promo de la saison 4 de House of Cards, a bien fait les choses: il y a même un site internet, www.fu2016.com où l'on peut suivre l'actualité de la campagne du président Underwood.

La page d'accueil de FU2016.COM

La page d'accueil de FU2016.COM

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 09:26
La Nouvelle République, Février 1981.

La Nouvelle République, Février 1981.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Pourquoi Poitiers
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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:46

France 3, le 19/20, 14 Décembre 1995.

La Bosnie, 20 ans après Dayton : le pays reste divisé. Les jeunes ne pensent qu'à partir

 

LE PLUS. La paix en Bosnie a vingt ans. Le 14 décembre 1995, les accords de paix de Dayton étaient signés à Paris, après des années de conflit et des semaines de négociations. Un accord qui consacre l'intégrité de la Bosnie mais divise cette dernière en deux entités. Vingt après, où en est ce pays ? Éclairage de Loïc Tregoures, doctorant en sciences politiques, spécialiste des Balkans

Il y a vingt ans, le 14 décembre 1995, Paris accueillait la signature des accords de Dayton, qui mettaient fin à la guerre en Bosnie-Herzégovine.

La paix en Bosnie a donc vingt ans, à condition de considérer la paix dans son sens négatif d’absence de conflit armé, et d’oublier pourquoi ce conflit a eu lieu et qui en sont les responsables, par delà une folklorisation ethniciste des belligérants aussi absurde intellectuellement que dévastatrice politiquement.

Seulement, ce qui a été présenté comme un success-story du peace-building, au point même de servir de modèle à certains apprentis mécaniciens de la paix en Syrie, ne trompe plus personne depuis longtemps.

 

Un pays qui reste profondément divisé

 

De fait, les accords de Dayton, parce qu’ils ont entériné le nettoyage ethnique, ont créé un monstre institutionnel avec 14 gouvernements, autant de Premier ministres et plus d’une centaine de ministres pour moins de 4 millions d’habitants.

Or, ce système ne peut pas structurellement se réformer par lui-même car les clés de l’accord ont été données à ceux-là même qui ont provoqué la guerre et qui sont toujours aujourd’hui en situation de rente économique et politique grâce à ces accords.

Cela a permis la construction d’un puissant système de clientélisme, avec une fonction publique pléthorique, qui assure aux partis nationalistes bosniaques, croates, et serbes de ne jamais être inquiétés ni être tenus pour responsables de leurs actes.

Ainsi, dans un pays où les séquelles psychologiques des parents sont si dramatiquement négligées, une génération de jeunes a grandi après 1995 dans un système scolaire divisé, dans lequel on apprend trois versions différentes de l’histoire ancienne et moderne, dans lequel on ne rencontre jamais l’autre.

Personne n’est donc d’accord sur ce que signifie la Bosnie, historiquement, géographiquement, politiquement et philosophiquement, et le système scolaire ne fait que reproduire et aggraver cette impasse.

 

Avoir 20 ans en Bosnie, c’est chercher à partir

 

Avoir 20 ans en Bosnie, c’est être confronté à la corruption à l’université, c’est servir des cafés comme unique opportunité de travail alors que le chômage des jeunes dépasse 60%. Avoir 20 ans en Bosnie, c’est chercher à partir à tout prix, ou bien accepter de s’accommoder du système politique pour obtenir un poste de fonctionnaire.

En somme, comme le dit le chercheur Vlado Azinovic, avoir 20 ans en Bosnie, c’est parfois trouver plus rationnel d’aller faire le djihad pour se sentir exister que de rester en Bosnie sans la moindre chance de se réaliser.

Qu’on ne s’y trompe pas. Quoi qu’en disent les dirigeants serbes de Bosnie, personne n’a intérêt localement à sortir d’un système qui les nourrit. Personne dans la communauté internationale ne permettra non plus un éclatement du pays.

L’Union Européenne a répété que la Bosnie avait une vocation européenne, ce que conteste la Russie, mais sait très bien qu’une future intégration ne peut passer que la réforme d’un système institutionnel auquel personne ne veut plus toucher de peur de sauter dans l’inconnu. Dès lors, chaque acteur politique, local et international, se maintient dans son propre confort d’un "jusqu’ici tout va bien", et que demain c’est loin.

 

Un système institutionnel et politique verrouillé 

 

Et quand les citoyens bosniens, dans une posture fermement anti-nationaliste, osent se révolter comme en février 2014, on leur oppose à Bruxelles et ailleurs une prétendue stabilité qui n’est que le masque d’un renoncement volontaire à toute forme de véritable démocratie dans ce pays qui étouffe.

Prétendre que les citoyens de Bosnie peuvent prendre en charge leur propre destin par leur vote à l’intérieur d’un système institutionnel et politique si verrouillé est une illusion. Il n’y a pas d’autre issue que de prendre à revers le système, par le bas grâce à des mobilisations populaires comme en 2014, et par le haut grâce à un réinvestissement de la communauté internationale.

Il n’y a certes aucune solution simple, mais personne ne peut prétendre aimer et aider ce pays et se satisfaire que personne ne se tire plus dessus après 20 ans. En attendant, quand on a 20 ans en Bosnie, on ne fête pas Dayton, on le fuit.

 

Le Plus, Le Nouvel Observateur, Mardi 15 Décembre 2015.

 

Explications des accords de Dayton: un pays, deux peuples séparés.

France 2, 20h, 14 Décembre 1995.

Des origines lointaines pour un conflit "récent"

Le dessous des cartes, Arte, vers 2006-2007.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 08:35
Jean-Marc Bosman. Illustration prise sur OldSchoolPanini.com

Jean-Marc Bosman. Illustration prise sur OldSchoolPanini.com

L'arrêt Bosman, de la libération à l'aliénation

La libre circulation imposée par la Cour européenne le 15 décembre 1995 devait rendre leur liberté aux footballeurs. Mais les clubs ont rapidement contourné la loi pour démultiplier les transferts.

Le 15 décembre 1995, à Luxembourg, la Cour de justice des communautés européennes donne raison au joueur belge Jean-­Marc Bosman dans la bataille judiciaire qui l’oppose à son ancien club, le RCF Liège, et à l’UEFA (Union des associations européennes de football). L’arrêt Bosman permet aux footballeurs d’être libérés à la fin de leur contrat et autorise leur libre circulation en Europe. «Nous avons sorti le champagne, c’était une grosse victoire, se rappelle le Néerlandais Theo Van Seggelen, secrétaire général de la Fifpro, le syndicat mondial des footballeurs. Nous avons pensé: “Maintenant, le monde du football va changer.” Mais vingt ans après, je dois avouer que c’est encore pire qu’avant.» Pourtant, Theo Van Seggelen a d'abord cru à la naissance d’un football où les joueurs seraient rois: «Dans les deux premières années, les salaires ont plus que doublé pour les meilleurs joueurs. Les joueurs, à la fin de leur contrat, pouvaient désormais choisir leur club. Et les clubs, qui craignaient de perdre leurs joueurs, ont signé des contrats de plus long terme. Cela a offert plus de stabilité aux footballeurs.»

Si les salaires grimpent, c’est aussi que, depuis le début des années 1990, les grands championnats ont ouvert les bras à la télévision payante. «La conjonction de deux facteurs, juridique et économique, amène une concentration de talents et des inégalités de plus en plus fortes», analyse Raffaele Poli, responsable du Centre international d’étude du sport (CIES). Les clubs les plus riches profitent de la libéralisation et la part de joueurs étrangers dans les cinq championnats majeurs passe de 14,7 % en 1995 à 35,6 % en 2000. L’arrêt Bosman joue un rôle d’accélérateur de la mondialisation des transferts et de l’explosion des indemnités. «Personne n’a anticipé la spéculation qui allait dénaturer le système des transferts», estime Raffaele Poli.

Le système devient «hyper-spéculatif» et profite surtout à une «petite élite» de joueurs, de dirigeants et d’intermédiaires, note le chercheur. Pour Luc Misson, l’ancien avocat de Jean-­Marc Bosman, les excès de ces dernières années tiennent au fait que la Cour de justice n’a posé aucune règle de concurrence dans son arrêt. «Il aurait fallu veiller à ce qu’il n’y ait pas d’abus de positions dominantes de la part de certains clubs ni des accords qui faussent la concurrence. (…) On ne peut pas laisser les entreprises faire entre elles ce qu’elles veulent. Les clubs ont fait ce qui les arrangeait, et les plus gros sont arrivés à dominer un marché mondialisé à leur profit.»

Pour freiner la spéculation, la Commission européenne, la FIFA et l’UEFA se mettent pourtant d’accord en 2001 sur un certain nombre de règles. Les joueurs de moins de 28 ans bénéficiaires de longs contrats devront effectuer au moins trois saisons consécutives dans le même club avant de le quitter – deux saisons pour les plus de 28 ans. S’ils quittent leur club avant, une indemnité est fixée en fonction de critères objectifs (salaires restant, statut international, etc.). Ces règles seront vite détournées par les clubs. Les footballeurs deviennent de vrais nomades. En 2014, un joueur restait, en moyenne, deux ans et demi dans le même club, une durée qui baisse chaque année. Très peu de joueurs vont au terme de leur contrat, leurs clubs les poussant à les renouveler régulièrement pour s’assurer une indemnité de transfert.

 

Yann BOUCHEZ

 

15 Décembre 2015. Pris sur letemps.ch

Un rappel du contexte. En effet, 1995 marque une césure totale dans le football en Europe créeant une sorte de ligue fermée pour les clubs les plus riches.

 

Il y a 20 ans, l'arrêt Bosman

Le 8 août 2010, le joueur belge Jean-Marc Bosman, en conflit avec son ancien club, saisissait le tribunal de Liège. Le début d'une affaire qui allait bouleverser à jamais le paysage footballistique.

 
D'abord, le rappel des faits. En 90, Jean-Marc Bosman est un anonyme joueur belge évoluant depuis deux saisons au RFC de Liège contre un salaire mensuel de 120 000 Francs belges (3 000 euros). En fin de contrat, le club lui propose une prolongation de 4 ans contre une méchante baisse de salaire. Pas fou, le joueur refuse et entre en contact avec l'US Dunkerque, de l'autre côté de la frontière. Dans un premier temps, les deux clubs s'entendent sur un prêt payant avec option d'achat, mais finalement, Liège se rétracte et refuse le transfert. Bosman, sans club et exclu de toute compétition, saisit alors le tribunal de première instance de Liège, le 8 août. Il demande la suspension du système de transfert de l'époque (qui oblige un joueur en fin de contrat à demander une autorisation de départ, contre indemnité). A cette première demande en justice s'ajoutera plus tard la remise en cause du système de quota existant alors, qui interdisait aux clubs européens de compter dans ses rangs plus de trois joueurs étrangers ressortissants de la Communauté européenne.

Cette plainte aboutira cinq ans plus tard, le 15 décembre 95, à l'Arrêt Bosman, une jurisprudence permettant d'une part aux joueurs en fin de contrat d'être définitivement déliés de leur précédent club, d'autre part aux clubs de compter dans leurs effectifs autant de ressortissants de l'Union Européenne qu'ils le souhaitent. C'est la fin de l'exception sportive : le joueur de football est désormais considéré comme un travailleur et peut librement circuler au sein de l'Europe. La libéralisation du foot pro est en marche. Les conséquences, maintenant. Elles sont énormes, irrémédiables. D'abord, les effectifs des clubs vont être bouleversés. Avec des vainqueurs - les clubs issus des championnats économiquement compétitifs - et des perdants - les autres. La mobilité internationale des joueurs va devenir la règle, de même que l'inflation du montant des transferts et des salaires.

Un exemple flagrant ? Mai 1995, dernière finale de la C1 d'avant l'Arrêt Bosman. C'est le triomphe de l'Ajax, avec une équipe hollandaise presque exclusivement constituée de locaux formés au club. L'Ajax est un modèle de club pour qui l'Arrêt Bosman a fait mal, très mal. Seedorf, Kluivert, les De Boer, Reiziger, Davids and co, tous les cadres et les grands espoirs de l'équipe finiront par partir vers des championnats plus attractifs. Idem pour la génération suivante : Sneijder, Van Der Vaart, Babel, etc. 1995 est un chant du cygne. Pas forcément pour des clubs misant sur la formation - l'actuel FC Barcelone est la preuve que ça fonctionne encore - mais pour les clubs des «  petits  » championnats, incapables financièrement et sportivement de conserver leurs meilleurs éléments. L'Arrêt Bosman a eu le mérite de libérer les joueurs, mais il a surtout accéléré le phénomène d'individualisation en football.
La fin des années 90 et les années 2000 confirmeront ainsi le lent déclin du championnat hollandais, mais également belge et dans une moindre mesure français, sans parler de l'Europe de l'est. Elle est bien loin l'époque où l'Etoile Rouge de Belgrade, le Steaua Bucarest, Bruges ou Malmö disputaient la finale de la C1. En quinze ans, l'élite européenne s'est considérablement resserrée et la compétition reine a perdu en diversité. Une tendance accentuée par la réforme de la Champion's League et qui permet aux championnats les plus forts d'aligner jusqu'à quatre de leurs clubs en compétition.

L'Arrêt Bosman a également eu pour conséquence une internationalisation des effectifs. On peut par exemple citer l'Arsenal de Wenger, qui s'est servi à fond de cette réforme pour se révéler à l'échelle nationale et européenne, grâce notamment à sa forte délégation française et... hollandaise. Quitte à en oublier les joueurs locaux, qui ont quasi disparu de l'effectif. Arsenal est un cas extrême mais qui reflète une tendance générale qu'on retrouve même dans les divisions inférieures, même dans les petits championnats. Il n'est désormais plus rare de retrouver dans d'obscurs clubs grecs ou roumains des joueurs français ou portugais barrés dans leur pays ou tentés par une carrière de baroudeur.

Autre conséquence importante enfin, elle concerne les sélections nationales. Exemple : la grande réussite des Bleus période 98 - 2000 est à mettre en lien direct avec l'exode de ses meilleurs joueurs dans de grands clubs européens, emmagasinant ainsi expérience et culture de la gagne (alors qu'au même moment les clubs français reculaient de la scène européenne). A l'opposé, la sélection anglaise depuis une dizaine d'années, incapable de bien figurer dans de grandes compétitions et devant composer avec des joueurs issus de clubs de seconde zone (West Ham, Aston Villa, Everton, Tottenham), tandis que leurs quatre clubs majeurs, composés majoritairement d'étrangers, trustent les matchs d'honneur de la C1. On pourrait citer d'autres conséquences - perte d'identité des clubs, désamour et fossé se creusant avec les supporters ultras, évolution des mentalités du joueur, importance accrue du rôle de l'agent dans la sphère footballistique... L'Arrêt Bosman n'est bien sûr pas la cause de tous les maux actuels du football moderne, mais il en est à n'en pas douter un facteur déterminant, un catalyseur. Joyeux anniversaire.
 
So Foot, Dimanche 8 Août 2010.

Pour conclure, voici l'arrêt rendu par la Cour de Justice de l'Union Européenne le 15 décembre 1995 qui va tout changer, ce fameux arrêt Bosman tant évoqué par beaucoup que peu ont lu ne serait-ce qu'une fois.

LA COUR

statuant sur les questions à elle soumises par la cour d'appel de Liège, par arrêt du 1er octobre 1993, dit pour droit:

1)
L'article 48 du traité CEE s'oppose à l'application de règles édictées par des associations sportives, selon lesquelles un joueur professionnel de football ressortissant d'un État membre, à l'expiration du contrat qui le lie à un club, ne peut être employé par un club d'un autre État membre que si ce dernier a versé au club d'origine une indemnité de transfert, de formation ou de promotion.

 

2)
L'article 48 du traité CEE s'oppose à l'application de règles édictées par des associations sportives selon lesquelles, lors des matches des compétitions qu'elles organisent, les clubs de football ne peuvent aligner qu'un nombre limité de joueurs professionnels ressortissants d'autres États membres.

 

3)
L'effet direct de l'article 48 du traité CEE ne peut être invoqué à l'appui de revendications relatives à une indemnité de transfert, de formation ou de promotion qui, à la date du présent arrêt, est déjà payée ou est encore due en exécution d'une obligation née avant cette date, exception faite pour les justiciables qui ont, avant cette date, engagé une action en justice ou soulevé une réclamation équivalente selon le droit national applicable.
 
Vous pouvez retrouvez l'intégralité des "considérants" qui ont abouti à ce jugement sur le site europa.eu
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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