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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:15
Avril 1973 : les Poitevins découvrent le projet de la future Place de Gaulle
La maquette de la future place de Gaulle, en 1973.

La maquette de la future place de Gaulle, en 1973.

La ville se donne un nouveau marché. Dans deux ans ou un peu plus, la physionomie de la place Charles-de-Gaulle sera profondément modifié, au terme d'une opération de chirurgie esthétique urbaine qui aura coûté au moins un milliard et trois cent millions d'anciens francs - c'est le coût prévisionnel des travaux, toutes dépenses confondues-. Il reste maintenant à savoir, avec précision, ce que l'on va faire pour une telle somme. Mais, au delà de l'aspect technique et économique de l'opération, il convient de dégager une certaine philosophie de l'aménagement du centre ville tel qu'il est pratiqué à Poitiers depuis plusieurs années.

L'aménagement ou plutôt le réaménagement de la place Charles-de-Gaulle, est l'aboutissement logique de la construction de la pénétrante-est dont le premier tronçon, mis en service il y a quelques semaines, relie la rocade à la hauteur de Beaulieu, au boulevard de Chasseigne. On sait également que, dans la deuxième phase des travaux, cette pénétrante recouvrira la rue du Jardin-des-Plantes et la rue Riffault avant d'arriver place de Gaulle.

 

Eviter la "clochardisation"

 

Alors que la plupart des services administratifs quittent les uns après les autres le centre de la ville, que les quartiers périphériques de l'Ouest et du Nord-Ouest de Poitiers se développent à un rythme rapide qui ira encore en s'accélérant, "il fallait, note M. Max Strawzinsky, éviter la clochardisation du centre".

L'imposant viaduc lancé au-dessus du Clain sera donc ce cordon ombilical entre les nouveaux quartiers et les anciens. Mais que faire des centaines de voitures dont les conducteurs, arrivant au centre, ne trouvent devant eux que des rues étroites. Le plus grand nombre d'entre eux, doivent trouver là une place de stationnement. La construction d'un parking souterrain fut décidée: plus de huit cents places sur trois niveaux, seront disponibles.

Pour creuser un parking de telles dimensions, il fallait envisager la destruction du marché actuel, des halles qui tiennent plus du "grand hangar" que de l'oeuvre d'art. "Un centre urbain serait inconcevable sans un marché" estime encore le premier adjoint au maire. Compte tenu de l'environnement du marché - l'église Notre-Dame- il fallait étudier soigneusement les projets. M. Bonnard, architecte des Bâtiments de France et responsable de la restauration dans le secteur sauvegardé de Poitiers, conçut un projet à première vue surprenant.

Deux parties à distinguer, dans la maquette: un bâtiment central d'une part de forme carrée et des galeries, d'autre part, dont le toit est formé de plusieurs dizaines de cônes. Pour rappeler l'art roman. Il s'agit, selon la terminologie exacte, de paraboloïdes hyperboliques. Au moment de la construction, des "voiles" de béton qui devront alléger l'ensemble du bâtiment. Leurs couleurs devront aussi rappeler le style architectural du quartier: tout ce qui sera à portée de l'oeil des passants sera teinté d'une couleur pierre, tandis que le dessus sera peint en ocre. Pour rappeler les tuiles.

 

Un comité de sauvegarde?

 

Dans les conversations de tous les jours, la bataille entre défenseurs du projet et adversaires est ouverte depuis longtemps. On annonce même ces jours-ci, la constitution d'un comité de sauvegarde. Déjà, l'arrachage des arbres, au chevet de l'église, a soulevé des protestations d'amis de la nature ("ces arbres étaient perdus de toutes façons" affirme M. Strawzinsky).

Il y a en fait deux projets parallèles: la construction du parking qui se fera "coûte que coûte", assure-t-on à la mairie et celle du marché.

Le projet de M. Bonnard a été adopté par toutes les commissions au niveau régional, mais, dit le premier adjoint au maire, "nous avons demandé que la maquette soit soumise à Paris, à la Commission nationale des sites; si elle est acceptée, nous construirons, sinon, nous ferons un autre projet". Cette démarche n'était pas obligatoire, ni même recommandée mais la municipalité a voulu s'entourer de tous les avis avant de passer aux actes.

Le rapporteur du projet devant la commission nationale sera M. Arretche, auteur du projet de marché dans le secteur sauvegardé de Rouen, une étude qui souleva bien des passions.

 

Des terrasses sur la place

 

L'ensemble du Conseil municipal ne reçut pas sans surprise la maquette de M. Bonnard, mais (?) de lui faire confiance en pensant que les arguments favorables l'emportaient sur les éléments sur les éléments que l'on pourrait considérer comme négatifs. La taille du marché actuel était démesurée par rapport à celle de l'église. Les proportions seront mieux respectées; les automobilistes arrivant par la pénétrante auront devant eux une vue complètement dégagée sur Notre-Dame (le nouveau marché étant construit sur l'emplacement actuellement libre); l'édifice religieux, enserré dans un pâté de maisons jusqu'au début de ce siècle, sera mieux mis en valeur par un parvis et aucun véhicule ne pourra circuler autour.

Il s'agit certes d'une architecture contemporaine, reconnaît-on à la mairie, mais par les couleurs, la verdure, l'équilibre des formes on essaiera de faire cette place un endroit agréable à vivre. Et l'on espère bien que, comme autour de la nouvelle place Leclerc, des terrasses de café viendront s'y installer. "Nous allons essayer de sauver les arbres que nous allons enlever, ils seront déplantés avec leurs mottes de racines et replantés, à la fin des travaux; il y aura peut-être même plus d'arbres qu'avant".

Quelques réflexions glanées dans la rue sont favorables au projet. "Il y aura toujours le même décalage entre l'église Notre-Dame et le futur marché qu'avec l'ancien" dit l'un; "une architecture moderne vraiment belle mettra mieux l'église en valeur, le mélange des styles peut être une bonne chose", dit l'autre.

 

Liaisons dangereuses

 

Les détracteurs du projet ne se sont pas encore affirmés publiquement. Le chroniqueur d'un hebdomadaire a donné à "l'affaire" une petite audience nationale: "je me suis tellement frotté les yeux de stupéfaction, de saisissement, d'épouvante, que j'en ai attrapé une ophtalmie larmoyante, préludant aux sanglots spasmodiques que ne manquerait de provoquer chez tout être normalement acculture la réalisation d'un tel projet." Il s'agit d'André Fermigier qui, dans cet article, en appela au ministère des Affaires culturelles, lui demandant d'enquêter et d'intervenir.

L'opinion du chroniqueur s'était fondée sur une simple vue de face du nouveau marché et de l'église.

Aussitôt, M. Strawzinski lui écrivit pour l'inviter d'abord à regarder la maquette, sous tous les angles et d'autre part, à voir ou revoir la place Charles-de-Gaulle. Dans sa réponse, André Fermigier assura qu'il restait hostile à une architecture moderne susceptible de détruire la beauté du site mais reconnut qu'il n'avait peut-être pas une vision globale du projet.

Il s'agit maintenant de savoir si entre le marché et l'église, il n'y a pas le risque de liaisons dangereuses.

Le débat est ouvert.

Jean-Marie AUDINEAU

Centre Presse, Jeudi 26 Avril 1973.

Avril 1973 : les Poitevins découvrent le projet de la future Place de Gaulle
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 08:43
Jacques Chirac, Centre Presse, Janvier 1971.

Jacques Chirac, Centre Presse, Janvier 1971.

Une question dont on connaît la réponse à l'avance. C'est la prouesse qu'a réussit à faire passer pour un scoop le journal Paris-Match qui malgré une actualité politique, historique dense, trouve le moyen de se désintéresser de tout cela pour remettre au goût du jour un vieux loup de la politique, qui a rendu les armes en 2007.

Lui c'est JC, savant mêlant de Prophète pour les uns, de Parrain pour d'autres, et pour une étrange majorité qui se redécouvre, un Président, un homme qui a été au-dessus de la mêlée, qui a su guider la France aux portes du XXIème siècle: Jacques Chirac.

Et pourtant, que les Français ont la mémoire courte, eux qui blâmaient le roi fainéant au mitan de son second mandat, lui qui a trimballé, comme la locomotive les wagons, des affaires judiciaires durant des années.

Mais s'il est un adjectif que l'on colle à Chirac en premier lieu, c'est celui de "sympathique". Oui on a beau ne l'avoir jamais rencontré en réalité, décrier son bilan politique, comme on dit, "il passe", contrairement à d'autres qui eux, comme Balladur qui a à peu de choses près les mêmes convictions que lui, tant et si bien qu'au terme de 40 ans de revirements politiques, c'est simple: parler des convictions chiraquiennes, c'est un peu comme causer du bon Dieu: tout le monde a une opinion sur lui, différente les uns des autres, mais personne ne sait franchement ce qu'il croit.

Alors Paris-Match a donc enfoncé une porte ouverte en faisant dire à quelques bourricots que Chirac était à leurs yeux le président le plus "sympathique". Et pour vous dire à quel point les Français interrogés ne sont ques "des veaux" pour reprendre le bon mot du grand Charles, il désigne comme second président le plus "sympathique"...François Mitterrand. Euh...on parle bien de Tonton, le florentin, le machiavélique, l'homme qui s'est baladé sur l'ensemble de l'échiquier politique, celui qui en dînant avec ces mêmes gens qui le considèrent comme "sympathique" n'aurait eu que du mépris pour ce qu'ils sont, pour leur manque de réflexion, pour leur simplicité? Mitterrand aimait la France, mais je ne pense pas qu'il aimait autant les Français. C'est un point de vue. Et pourtant, il trouvera toujours des gens pour l'aduler.

En tout cas, ce sondage tombe à point nommé, en plein coeur de la tendance "Swag Chirac". Mais au final, cette étude, qui place Sarkozy et Hollande derniers, confirment une chose: l'opinion publique n'a pas de mémoire, et elle apprécie le passé pour ce qu'il est: un moment qui nous fait sortir de notre présent et qui nous apporte une illogique forme de nostalgie. Quitte à idôlatrer un passé qui quand il était présent n'en était pas moins détesté, contrairement au passé, et ainsi de suite.

"C'était mieux avant" nous dit en creux le sondage. Oui, mais c'était quand avant?

Et parce que Jacques Chirac, c'est des posters, des affiches, des T-shirt, des sacs, des sites, des blogs, des timblr, des interviews à rallonge, eh bien sachez que c'est aussi...de la musique.

"Je serai le Président de tous les Français". Le serment présidentiel de notre monarchie, ou le serment royal de notre république. A vous de voir. Mais tant qu'il y aura une élection présidentielle, le serment sera proclamé. Mais sera-t-il tenu,

SAMBA JACQUES CHIRAC

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 13:27
Port-des-Barques, Samedi 18 Avril 2015.

Port-des-Barques, Samedi 18 Avril 2015.

Entre le départ de l'Hermione et le feu d'artifice, j'ai vu cette inscription très inattendue: "Les pictaviens de Port-des-Barques". Pas 'poitevins' hein, carrément des "pictaviens" terme usité uniquement que par des vrais gens de Poitiers.

Je ne suis pas rentré dans le petit Proxi Service qui était littéralement noyé sous la foule, mais sachez chères amies, chers amis de Poitiers, qu'en allant à Port-des-Barques, vous réussirez à y trouver un petit bout de Poitiers!

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 07:52
La partie ouest de l'Arc de Triomphe de la Piazza della Repubblica de Firenze.

La partie ouest de l'Arc de Triomphe de la Piazza della Repubblica de Firenze.

Fin de journée printanière sur l'Arno et Firenze.

Fin de journée printanière sur l'Arno et Firenze.

Souvenirs de vacances en Italie : Firenze (partie V)
Souvenirs de vacances en Italie : Firenze (partie V)
Souvenirs de vacances en Italie : Firenze (partie V)

Petit moment d'autosatisfaction, mais c'est sans aucun doute la photo dont je suis le plus fier de mon périple en Italie. Evidemment, les conditions ne sont pas extraordinaires, j'en conviens, mais rien qu'en la regardant, je retrouve la douceur florentine de cette soirée. L'Arno, si calme donne aux ponts, ainsi qu'aux habitations, un agréable relfet, renforcé par les éclairages publics. Enfin, ce n'est pas encore la nuit noire, et l'on est ici dans la transition entre la beauté d'une journée en Toscane et la douceur de la nuit. Peut-être n'aurais-je jamais l'occasion d'y retourner, mais je voulais partager cette délicieuse sensation avec vous.

Firenze, Mardi 24 Avril 2014, vers 20h35.

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:30

France 3 Poitou-Charentes, Dimanche 19 Avril 2015.

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 08:46
L'Hermione dans sa forme de radoub à Rochefort en Juillet 2012.

L'Hermione dans sa forme de radoub à Rochefort en Juillet 2012.

C'est avec une trés vive émotion que je vais voir le départ de l'Hermione. En tant que Rochefortais, je me rappelle des débuts, dans les années 196-1997, quand il fallait nettoyer la forme de radoub pleine de vase, quand le bateau était sous une structure métallique dans la mesure où il ne ressemblait qu'à un squelette.

Et puis les années ont passées, les touristes, les télés ont défilées, et enfin le grand jour est arrivée: l'Hermione du XXIème siècle va désormais valider son billet pour l'Histoire!

Souhaitons lui une belle et longue vie, en espérant qu'elle dure plus longtemps que son illustre ancêtre (mise à l'eau en 1779, coulé au large du Croisic à la suite d'une erreur de manoeuvre en 1793).

GLOIRE A L'HERMIONE!

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 11:32
Poitiers , une cité qui doit mieux profiter de ses atouts géographiques

Poitiers, carrefour en Europe

Le lancement des travaux dans le secteur de la gare, Janvier 2006.

Le lancement des travaux dans le secteur de la gare, Janvier 2006.

La ligne à grande vitesse prolongée vers l'Espagne, une gare multimodale, un pôle d'activités tourné vers le transport: Poitiers doit jouer davantage encore ses atouts géographiques.

 

Une information est tombée eudi qui n'a tien d'anodin: le grand public est invité à donner son point de vue sur le prolongement de la ligne TGV au sud de Bordeaux en direction du Pays basque puis de Madrid. Cela ne concerne pas seulement les Aquitains. Le Poitou-Charentes, et tout particulièrement Poitiers vont se trouver sur un intinéraire de la même importance que les TGV Est ou Méditerranée.

Une fois achevée (sans doute pas avant 2020), la future ligne placera notre région à deux heures de l'Espagne.

 

Une position géographique que beaucoup nous envient

 

Un autre prolongement vers Toulouse (et éventuellement Narbonne) ouvrira des perspectives vers Midi-Pyrénées et la Méditerranée. Là, le débat public a eu lieu et les études devraient être lancées avant la fin de la décennie.

Reste un obstacle: financier. Et une difficulté: l'indemnisation correcte et immédiate des riverains. Sur le premier point, l'appel à des capitaux privés devraient apporter un élément de réponse.

Concernant le second, l'Etat, les collectivités locales et Réseau Ferré de France ont l'obligation morale d'acheter les propriétés. Sans attendre sept ou huit ans que les expropriations soient lancées. L'obligation aussi de ne pas rester sourds à une prise en compte des nuisance au-delà des 25 mètres aujourd'hui retenus et qui semblent bien ridicules.

L'enjeu est de taille: placer Poitiers sur un itinéraire que beaucoup d'autres villes nous envient. Limoges, pour ne citer qu'elle, se trouve aujourd'hui à l'écart des axes de déplacement. Le "Capitole", ce train à grande vitesse des années 1970, fait aujourd'hui figure d'antiquité. Toulouse-Paris passe désormais par Bordeaux et...Poitiers. Un espoir; une ligne TGV Poitiers-Limoges qui placerait le Limousin à 2h30 de la capitale et Poitiers sur un noeud ferroviaire. Poitiers qui se trouve également, depuis plusieurs années déjà, sur l'itinéraire vers Lille, l'Angleterre et l'Europe du Nord en contournant Paris par l'aéroport Charles-de-Gaulle!

En revanche, côté routes, la capitale du Poitou-Charentes se trouve plutôt à la traîne. Ce n'est pas à Poitiers, mais à Niort que l'A10 se raccorde à Nantes (par l'A83). Avec un système de cinq échangeurs autour de la ville chef-lieu des Deux-Sèvres (60.000 habitants)!

 

Autoroutes à la traîne

 

Il ne reste plus qu'à espérer un barreau A10-A20 au plus près de la Vienne de manière à ouvrir les échanges vers Clermont-Ferrand et le réseau autoroutier de l'Europe centrale et de l'Italie du nord.

Sans attendre, la communauté d'agglomération de Poitiers vient (enfin!) de se donner les moyens d'attirer sur son territoire les entreprises de transport qui utilisent aujourd'hui l'A10, mais sans s'arrêter sur son territoire. Un pôle logistique est lancé à Migné-Auxances. Première implantation: le futur centre de tri de La Poste.

Une trentaine d'hectares vont être proposés à la vente sur la zone Saint-Nicolas, en bordure de la RN147 dont on attend qu'elle soit totalement portée à quatre voies.

Une autre attente devrait se concrétiser ce mois-ci: l'ouverture du chantier de la gare multimodale. De manière à faciliter les échanges et l'accueil des entreprises dans le coeur même de la ville de Poitiers.

Jean-Jacques BOISSONNEAU

La Nouvelle République, Première quinzaine de Janvier 2006.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 10:10
Liban : pour que le passé ne redevienne le présent , l'impératif devoir de mémoire
Liban : pour que le passé ne redevienne le présent , l'impératif devoir de mémoire

In(car)né, avec fureur de vivre

L’édito
14/04/2015
 

Certes, le canon s'est tu depuis vingt-cinq ans.
Mais si les rangées de missiles ont disparu, la même haine vicieuse, identitaire, abandonnant ses oripeaux, continue de semer la destruction, avec la même ferveur que les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse.
Certes, les barricades de naguère sont redevenues ces lieux de passage, neutres, banals, quelconques, où l'on ne sent plus cette implacable non-odeur incolore de mort flottant au-dessus des vivants comme un chasseur prêt à s'abattre sur sa proie.
Cependant, à leur place, de nouveaux murs – voire de véritables murailles – se sont érigés, plus solides, et, signe des temps, virtuels. Ces nouveaux camps de concentration enracinés dans les esprits, il faudra beaucoup plus que des armées de bulldozers, des bataillons de pelleteuses, des cohortes de grues et surtout des hordes de slogans, pour en venir à bout ; beaucoup d'amour, sans doute. Et c'est là un défi que seule une jeunesse délivrée des préjugés prêt-à-porter, et suffisamment courageuse pour oser venir à bout d'abord de ses propres démons afin de saisir ensuite à bras-le-corps ceux de la société, est capable de relever. Après tout, comme disait le poète, l'amour n'est-il pas le seul engin de survie ?
Il y a donc cette haine, farouche, féroce, vorace, impénétrable.
Mais il y a aussi cet appel irrésistible, sournois et séducteur, de la mort.
Comment expliquer que vingt-cinq ans après la fin de la guerre, une nouvelle génération, dont le Liban a tant besoin pour panser ses plaies en profondeur, se guérir de ses traumatismes et s'extirper une fois pour toutes des limbes pour que son cœur se remette à battre de nouveau au rythme du monde, soit encore sacrifiée sur l'autel des discours démagogiques, des ambitions mégalomanes et des rêves expansionnistes de certains, ou des modèles répulsifs et abominables d'autres – tous animés par le fantasme majoritaire ? Comment empêcher une autre forme de dissolution, qui consiste à se replier sur soi et s'entourer d'oubli et de médiocrité, pour mieux réussir sa mort en minoritaire, dans un suicide à peine masqué ?
Près de quinze ans après sa disparition, l'imam Mohammad Mahdi Chamseddine n'aura jamais été aussi prophétique : il est temps d'en finir une fois pour toutes avec les rivalités mimétiques et la course à la toute-puissance, animée par le fantasme imbécile, toujours fortement présent mais plus que jamais insidieux, de la supériorité numérique.
Seul le devoir de mémoire, orienté sur une culture de vie et, au-delà, de vivre-ensemble et de paix, est capable de conjurer cette pulsion frénétique d'autodestruction. C'est ce que de nombreuses associations, à commencer par Offre-Joie de l'infatigable Melhem Khalaf, ce fils de l'espérance – mais aussi de nombreux activistes aux efforts herculéens comme Amal Makarem, Lokman Slim, Nizar Saghié, Marie-Claude Souhaid, Justine di Mayo, Lynn Maalouf, Carmen Hassoun Abou-Jaoudé, Liliane Kfoury ou Khalil
Hélou –, ainsi que d'inépuisables intellectuels comme Samir Frangié, avec ses invitations à risquer ce voyage au bout de la violence, tentent de démontrer tous les jours, à travers des actes concrets de dialogue.
S'il faut se souvenir, ce n'est pas uniquement pour reproduire les mêmes schèmes, mais pour empêcher – à travers le savoir, l'incontournable apprentissage de l'histoire – que l'avenir ne soit à l'image du passé, sanglant. L'oubli ouvre en effet la voie royale à l'ignorance, et cette dernière est le fonds de commerce principal de la violence, qu'elle soit physique, grégaire, immédiate ou morale, symbolique, ritualisée, structurée, institutionnalisée.
Quarante ans plus tard, le feu de la mitraille se poursuit, mais les passagers du grand bus national sont fatigués. Il est grand temps qu'ils puissent enfin poursuivre leur périple vivant, ensemble, en paix.

Michel HAJJI GEORGIOU

La Place des Martyrs à Beyrouth vers 1970. Pris sur liban.fr.free

La Place des Martyrs à Beyrouth vers 1970. Pris sur liban.fr.free

La Place des Martyrs à Beyrouth après 3 ans de guerre, en 1978. Pris sur histoiredesforceslibanaises.wordpress.com

La Place des Martyrs à Beyrouth après 3 ans de guerre, en 1978. Pris sur histoiredesforceslibanaises.wordpress.com

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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