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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 08:31

«  1989 , un vent de liberté »

 

Cette série de photographies a été effectuée à Pékin, Berlin et Bucarest alors que je travaillais pour l'agence photographique VU .

 

Le premier grand mouvement populaire qui bouscula cette année 1989 dans les pays dit communistes démarra courant avril en Chine à Pékin, pour se terminer tragiquement par l'écrasement de cette révolte le 4 juin. Avant la loi martiale décrétée le 20 mai et l'intervention de l'armée, Pékin était durant cette période hors de contrôle des autorités dans une ambiance festive. Les étudiants, rapidement rejoints et soutenus par une très grande majorité de la population, dénonçaient la corruption et exigeaient des réformes. démocratiques. Occupation prolongée de la place Tian An Men, création d'un syndicat ouvrier indépendant, soutiens aux revendications même à l'intérieur du Parti dont le secrétaire général en personne, extensions des manifestations dans toute la Chine, cela en fut trop pour la vieille garde qui décida de frapper très fort pour rétablir un pouvoir chancellant.

 

Début novembre 1989 un magazine m'envoya faire un reportage sur un quartier « underground » de Berlin Est, ou vivaient des artistes, situé près du célèbre mur. Alors que j'avais à peine pris contact avec certains d'entre eux, une immense manifestation se déroula le 4 novembre réclamant la démocratie. Le 9 novembre au soir les médias est allemands annoncèrent la chute du mur. Rendu très vite sur place, je ne vis d'abord âme qui vive...Les habitants de Berlin Est craignant un piège, ils attendirent que cette information fut relayée par les médias de l'ouest pour se précipiter en nombre. Les célèbres vopos et autres militaires n'avaient pas encore été prévenus par leur hiérarchie et mirent un certain temps à comprendre la situation... que la fin du rideau de fer était bien réalité.

 

Fin décembre 1989, après avoir raté le dernier vol pour Bucarest, un groupe de photographes et journalistes dont je faisais partie s'envolèrent pour Budapest et rejoignirent la capitale roumaine en voiture, Nous traversâmes ensuite une grande partie du pays dans une ambiance extrêmement tendue, la population et l'armée étant à la recherche de Ceaucescu, alors en fuite. A nôtre arrivée, des escarmouches se déroulaient encore dans la capitale mais l'intensité des combats avaient diminué. Un enseignant roumain me proposa d'être mon guide et me fit découvrir cette ville remplie de désolation par les nombreuses victimes mais ou la foule exprimait aussi sa joie de la fin de la dictature.

 

 

Manuel Vimenet

La folle année 1989! Bien que la France fêtait alors le bicentenaire de la prise de la Bastille, ce n'était pas elle qui allait être la star de cette année. C'était à l'Est. Quel extraordinaire parcours pour ce photographe d'avoir pu se trouver sur les lieux où l'Histoire s'écrivait en cette année charnière du XXème siècle.

Le Printemps de Pékin, la Chute du Mur et les premiers jours de la Roumanie post-Ceaucescu. La transition entre le monde d'avant et le monde moderne, ou les acteurs véritables étaient des amoureux de la liberté. En Chine, hélas, la répression a rétabli le calme, tant et si bien que le régime cherche par tous les moyens à faire oublier les évènements du printemps 89. En Allemagne, c'est la mise au pas d'un régime honni et à bout de souffle qui a amorcé l'effondrement du bloc communiste grâce à la mobilisation populaire. Alors qu'en Roumanie, la révolution du peuple tient plus du mythe en ce sens qu'elle a été initiée par des agents soviétiques. Mais là aussi, la liberté s'est acquise au prix du sang après d'intenses combats au coeur de Bucarest.

Du 3 au 26 février, cette expo est visible au Conseil Général de la Vienne. Et c'est gratuit.

Enfin, l'auteur m'a confirmé que le 9 novembre 1989, il n'a pas vu Nicolas Sarkozy à Berlin.

 

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Drapeau pendant l'occupation de la place Tian An Men à Pékin par les étudiants  30 mai 1989

 

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Berlin-Est  10 novembre 1989   Soldats démontant des grillages du Mur de Berlin

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 08:50

Il est des années que l'on considère comme étant de "bons crus", ces années où se multiplient les évènement historiques.

Mais il est aussi des mois où l'actualité s'emballe alors que rien ne semblait poindre à l'horizon. Incontestablement, Janvier 2015 fait partie de ces mois où l'on se dit que plus rien ne sera désormais comme avant.

Alors que celui-ci débutait dans la morosité avec de mauvaises nouvelles économiques, une réforme qui divise (projet de loi Marcon), climat nauséabond en France avec Zemmour et Houellebecq qui assurent leur promo de leur ouvrage, le premier mercredi de l'an 2015 a incontestablement "lancé" l'actualité de l'année, de la plus terrible manière imaginable.

Trois jours de terreur, des éditions spéciales à n'en plus finir et pour conclure le tout, une journée qui restera dans les mémoires avec près de 4 millions de personnes qui ont battu le pavé pour montrer leur attachement aux valeurs de la République le Dimanche 11 Janvier.

"HISTORIQUE" est le mot qui est revenu en boucle. Bien malgré lui, Charlie est entré dans l'histoire. Tout comme les terroristes qui s'y sont incrustés à coups de mitraillettes. Un autre, s'est démarqué, afin que l'Histoire ne l'oublie pas. C'est bien entendu le petit Nicolas. Qui l'a été particulièrement ce jour là.

 

LE BON

 

 

LA BRUTE

 

Le terrorisme, non pas aveugle, parce que c'est sont essence même de répandre la terreur. Ces trois types, plus besoin de les présenter, on aurait préféré ne jamais les connaître.

Voici les noms de 17 victimes des attentats des 7-8-9 Janvier 2015.

Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Jean Cabut dit Cabu, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier dit Charb, Philippe Honoré dit Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Bernard Verlhac dit Tignous, Georges Wolinski, Clarissa Jean-Philippe, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada.


LE TRUAND

 

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le Bon - la Brute et le Truand
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:50

Rarement dans toute l'Histoire une bataille aussi acharnée, aussi meurtrière n'aura duré aussi longtemps pour le contrôle d'une ville

Et pourtant au coeur de l'automne 1942, les Soviétiques ne contrôlaient plus que 10% de Stalingrad.

   

 

Les Grandes Batailles, documentaire de l'ORTF réalisé par Daniel Costelle en 1972.

 

Sur la base de documents d'archives des deux camps en présence, et avec des témoignages d'acteurs de la bataille, cet excellent documentaire retrace sur un plan uniquement militaire l'ensemble de cette période qui a changé le cours de la guerre.

Evidemment, tout n'y est pas, et notamment des informations (autocensure, censure ou ignorance) concernant les Soviétiques où des soldats de l'Armée Rouge ont été fusillés parce qu'ils faisaient marche arrière (scène que l'on retrouve de le film de Jean-Jacques Annaud "Stalingrad, Enemy at the Gates"), les commissaires politiques appliquant à la lettre la célèbre consigne de Staline: "Plus un pas en arrière".

Mais pour aller plus loin sur le sujet, je vous recommande l'ouvrage de l'historien britannique Anthony Beevor, Stalingrad (1998) qu'il a proposé en bénéficiant de l'ouverture des archives soviétiques inaccéssibles jusqu'en 1991.

 

Les forces de l'Axe se brisant sur le rocher de Stalingrad. Affiche soviétique de 1943 prise sur affiche.narod.ru

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:10

Parce que quoi qu'il arrive, le spectacle doit se poursuivre.

 


 
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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Notre sélection de vidéo
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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:31

Alexis Tsipras"Le nouvel homme fort de la Grèce, Alexis Tsipras, vu par…le dessinateur grec Elias Tabakeas, de CartoonMovement."

Illustration et commentaire pris sur VoxEurop.eu

 

Alexis Tsipras

Euro qui comme Ulysse?

En tête des sondages, le leader grec de l'extrême gauche, qui se voit déjà Premier ministre, ne souhaite pas sortir de l'euro

 

LES Grecs anciens ne buvaient pas le vin pur, mais le coupaient d'eau dans un vase nommé "cratère"...La météorite d'extrême gauche de la politique grecque, Alexis Tsipras, tout juste 40 ans, qui fait hurler au "chaos" les marchés et les dirigeants européens, a, de fait, mis de l'eau dans son vin depuis qu'il a raté de peu le poste de Premier minitsre de son pays, il y a deux ans. Deux législatives coup sur coup avaient alors propulsé son parti, Syriza (acronyme de "coalition de la gauche radicale") de 4,6% en 2009 à 16,7% le 6 mai 2012, puis à 26,9% le 17 juin.

Réputé "d'un calme olympien" et résolu à ne pas rater la Villa Maximos - le Matignon athénien - lors d'une troisième législative anticipée, ce 25 janvier, Tsipras a désormais abjuré toute vélléité de sortir de l'euro. En janvier 2013, il a même déclaré, devant la Brookings Institute, un think tank libéral de Washington: "J'espère vous avoir convaincus que je ne suis pas aussi dangereux que certains le pensent!"

L'hiver dernier, il a été poussé par Pierre Laurent, le secrétaire général du PCF, à être le candidat du Parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission de Bruxelles. Mais Tsipras a ensuite déclaré soutenir Jean-Claude Juncker au nom de la logique démocratique interne du Parlement de Strasbourg. Le chef de file social-démocrate, l'Allemand Martin Schulz, a même déclaré à cette occasion à sa consoeur Pervenche Berès: "On peut discuter avec Tsipras, alors qu'avec Mélenchon c'est impossible!"

 

Et la dette teutonne, nom de Zeus!

 

Avenant et souriant, chemise blanche et costard sans cravate, Tsipras se dépense pour donner un visage humain à sa "gauche radicale". Né quelques jours après la chute du régime des colonels, en 1974, l'ado déjà rhéteur a vite quitté les Jeunesses communistes du KKE, un des derniers partis staliniens d'Europe, et s'est révélé lors des grèves lycéennes de 1990-1991 en réclamant le "droit à sécher les cours" et en négociant avec le ministre de l'Education! Ingénieur du génie civil, il a ensuite épousé son amour de lycée, avec qui il a eu deux fils, dont le second se prénomme Orphée-Ernesto, en hommage à Che Guevera...revenu des enfers? Tout un programme!

Affichant un portrait de Fidel Castro dans son bureau ("Le Figaro, 31/12), Tsipras ne réclame plus, comme en 2012, l'annulation totale de la dette grecque (qui s'élève désormais à 175% du PIB)...mais une remise des deux tiers! En martelant que la dette de l'Allemagne avait été réduite de moitié, en 1953, par ses 21 créanciers, dont la Grèce. Et il demande l'abolition des coupes saignantes d'"austérité barbare" imosées depuis quatre ans par la troïka (FMI, BCE, Commission européenne) en échange de l'injection de 240 milliards d'euros...

C'est là que le bât blesse: "Rester dans l'euro ne suffit pas, il faudra tenir, au moins en grande partie, les engagements de remboursement déjà pris", explique le commissaire européen à l'Economie, Pierre Moscovici, dont le voyage à Athènes en décembre dernier a été interprété (à son grand dam) comme un soutien au gouvernement sortant de Samaras..."Il est vraique la récession de 27% du PIB grec est insupportable, monstrueuse. Mais la Commission est un interlocuteur olus flexible que le FMI et elle est prête à remplacer la troïka par une surveillance très allégée, tout en ouvrant une ligne de crédit de 10 milliards d'euros pour la relance..."

Le ton est plus sec à Berlin: selon le site du "Spiegel" (3/1), Angela Merkel laisse entendre que l'arrivée au pouvoir de Tsipras ramènerait de fait la Grèce à la case "sortie de l'euro". Or ce "Grexit" (éjection de la Grèce hors de la monnaie unique) a déjà bien failli se produire. De l'aveu d'un conseiller de l'Elysée, c'est Hollande qui, lors d'un dîner le 23 août 2012, a convaincu in extremis Angela Merkel de renoncer, alors que tout avait été prévu par son ministre Schäuble et par Mario Draghi, le président de la BCE...

Perpétuellement en campagne, Tsipras multiplie les promesses à ses concitoyens saignés à blanc: rétablissement du smic, création de 300 000 emplois, élargissement de l'assurance-chômage, gratuité des services de base au-dessous du seuil de pauvreté, mise en place d'un New Deal européen...

 

Champion olympique des promesses

 

"Comment tenir toutes ses promesses avec des caisses presque vides? s'inquiète Daniel Cohn-Bendit. Tsipras est pragmatique, il évoluera sans doute au pouvoir, mais il ne dit rien des responsabilités partagées des Grecs dans leur crise, ni des problèmes de fond posés par l'armée, l'Eglise ou l'absence de réelle adminstration fiscale." L'ex-leader des Verts européens se montre un brin désenchanté: "Il me fait un peu penser à Lula avant son élection: un syndicaliste issu de la gauche de la gauche, on allait voir ce qu'on allait voir! On a vu..." Et il ajoute une mise en garde: "Si Tsipras déçoit, les électeurs risquent de se tourner, à l'inverse, vers l'extrême-droite. Or la société grecque, qui est restée très autoritaire, n'est pas à l'abri d'un coup d'Etat militaire..."

Bref, si Tsipras parvient à se faire élire malgré le grand air de la peur joué par ses adversaires de tout poil, il est condamné à réussir!

David Fontaine

 

Le Canard Enchaîné, 7 Janvier 2015, page 7, rubrique "Prises de Bec"

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:53

Logo Centre Presse 1982Guerre aux cheveux longs au Chili

 

SANTIAGO DU CHILI - La junte militaire chilienne a déclaré la guerre aux cheveux longs et aux vêtements "extravagants".

Les forces de l'ordre de la région de Temuco dans le sud du pays, ont reçu l'instruction d'arrêter tout individu portant "des cheveux longs, une barbe négligée, des vêtements extravagants, ou des sacs à dos style hippie". Le journal de Santiago "La Tercera" croit savoir que ces mesures font partie d'un vaste plan élaboré par le nouveau gouvernement chilien afin d'"assainir" le moral de la jeunesse.

 

Centre Presse, Fin Janvier 1974.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 08:04

Alors que l'on vient tout juste de "célébrer" ou plutôt devrait-on plus justement dire de "commémorer" la libération du camp d'extermination d'Auschwitz (Oswiecim en polonais) par les troupes soviétiques le 27 Janvier 1945, la mémoire collective aurait tendance à oublier trois choses.

Primo: que de nombreux camps de concentration en Allemagne étaient encore en activité, et nombre d'entre eux le restèrent jusqu'au mois d'avril 1945, soit jusqu'à quelques semaines de la capitulation du IIIeme Reich. On peut citer les "plus connus" comme Dachau, Buchenwald, Bergen-Belsen, Mauthausen, Sachsenhausen ou encore Ravensbrück.

Secundo: que les prisonniers (politiques, Juifs, homosexuels, Tziganes et autres) étaient soumis à des régimes d'autant plus terribles dans des travaux forcés, la main d'oeuvre venant à manquer pour pallier le départ des hommes en âge de travailler qui devaient servir sur les fronts de guerre, orientaux et occidentaux.

Tertio: que l'évacuation des camps, au fur et à mesure que les Alliés avançaient, et non simplement leur abandon, engendraient des parcours à pied, surnommés 'marches de la mort".

En effet, pour les nazis, la fuite avec abandon des prisonniers pouvait poser trois problèmes:

- laisser des témoins de leurs barbaries pouvant ainsi narrer au monde entier ce qu'ils s'y passaient. Ce n'est pas pour rien que les fours crématoires et autres chambres à gaz devaient être détruits lors des évacuation des camps.

- se priver d'atouts dans d'éventuelles négociations avec les alliés. Pour de nombreux nazis "pragmatiques", il fallait à tout prix chercher à gagner du temps avec le secret espoir de rompre "l'alliance contre-nature des occidentaux avec les Soviétiques". En plus de permettre d'ouvrir des négociations officieuses, l'idée était de se servir d'otages, en fait surtout des Juifs, pour réclamer soit de l'argent, soit des denrées diverses et variées dont le Reich venait à manquer, quand d'autres, persuadés que la guerre serait perdue, essayer de redorer leur blason en préparant l'avenir. Himmler a pris lui-même l'initiative de faire mener par des émissaires. Mais quand l'information est remontée à Hitler, celui-ci entre dans l'une de ses nombreuses colères noires et les négociations s'interrompent. Sans que les sévices, la torture ou la traque des Juifs se soient véritablement arrêtés. Quelques milliers de Juifs ont pu être sauvés.

-renoncer à ses convictions. Dans l'Allemagne de la fin 1944 - début 1945, se sont les partisans d'une ligne extrême, du sommet aux bases des pouvoirs étatiques et politiques qui sont aux commandes. Alors que pour certains la guerre sera perdue et l'Allemagne détruite, le "vaisseau nazi" doit couler en emportant le plus de victimes avec lui tandis que pour d'autres, il faut poursuivre la "purification" du Reich en attendant que le vent tourne, beaucoup croyant dur comme fer à la parole du Führer et à ses armes miracles tant évoquées au cours de l'année 1944. Exploitation ou extermination: c'est le dilemme permanent de la politique nazie.

Les camps sont vidés. Les "marches de la mort" débutent, soit pour regrouper les prisonniers directement dans d'autres camps, soit pour les acheminer vers des gares et user des chemins de fer encore en usage pour les transférer ailleurs. On remarquera l'étonnante priorité qu'ont donné les nazis pour user des trains non pas pour les soldats, mais pour les prisonniers.

 

Détenus du camp de Dachau pendant une marche de la mort.
En janvier 1945, l’armée russe avance de plus en plus. Les nazis sont inquiets et commencent l’évacuation d’Auschwitz. Tous détenus pouvant encore marcher -et, parmi eux, Peter van Pels- sont contraints de partir. C’est l’hiver. Ces marches sont appelées « marches de la mort » car les détenus meurent en grand nombre, d’épuisement ou assassinés par les SS. Après un voyage redoutable, Peter van Pels arrive au camp de concentration de Mauthausen (Autriche), le 25 janvier 1945. Il y meurt le 5 mai 1945.
Pris sur le site annefrankguide.net

 

Ces marches se déroulent en hiver. Les prisonniers doivent marcher en rang, la plupart dans des conditions vestimentaires précaires (un pyjama, une paire de chaussures), par des températures le plus souvent négative, et surtout sans faiblir, sans parler. Quiconque est surpris à traîner, à être chancelant en vient à subir des coups de crosse, ou à être directement abattus, le tout surveillé par des SS, des militaires, mais aussi par la suite, par des membres du Volksturm, des membres du parti ou par de simples habitants. Dans la mesure du possible, les localités sont évitées. Mais quand elles sont traversées, ces colonnes subissent les regards honteux, enragés, outrés des habitants, qui parfois, il faut le signaler, ont essayé de faire preuve "d'humanité" en donnant à des prisonniers de la nourriture, ou même de l'eau.

Selon l'universitaire Daniel Blatman, environ 250.000 personnes sont mortes au cours de ces "marches de la mort" entre janvier 1945 et la fin des combats quatre mois plus tard. Méconnues dans la mesure où elles ont fait moins de victimes que les camps d'extermination, mais aussi parce qu'il n'y pas de lieux de "sanctuaires", vu que les victimes ont été abbatues sur les bords des routes, entre autres, elles furent un autre symbole de la barbarie nazie. Que nous avons le devoir de ne pas oublier.

 

Témoignage de Simone Veil

 

Témoignage de Henri Krasucki

 

France 2, journal de 20h présenté par Bruno Masure, Mercredi 25 Janvier 1995.

 

Pour conclure, cet extrait de l'ouvrage magistral de Ian Kershaw "La Fin".

"Ce serait trop demander que de chercher une cohérence dans la politique nazie au cours de ces dernières semaines, fût-ce dans la tuerie de populations sans défense, activité dans laquelle excellait le régime. Dans tous les cas, la rapide progression soviétique à l'est, où se situaient quelques-uns des camps les plus importants, fit que les chefs SS locaux prirent généralement leurs décisions "sur le terrain", dans la plus grande précipitation et de manière souvent chaotique. Souvent, ils manquaient d'objectifs clairs, en dehors de la nécéssité d'évacuer le camp sans délai et d'empêcher l'ennemi de prendre des prisonniers vivants. Le massacre d'un grand nombre de détenus à la dernière minute, alors que les gardes se laissaient suprendre par la rapidité de l'avancée soviétique, n'était pas possible. Mais il était formellement exclu de les laisser en vie en attendant l'ennemi (même si tel fut le lot des plus faibles, inaptes à tout transport). Restait la dernière solution: forcer ces détenus affaiblis et amaigris par leur captivité, dépenaillés et sans guère de vivres, à se diriger vers l'ouest, souvent à pied, faute de moyens de transport suffisants, dans le froid, la neige et le vent glacial. Les conséquences furent naturellement meurtrières, mais l'horreur fut plus généralement le fruit d'une improvisation conduite d'après les lignes directrices générales plutôt que de l'exécution d'ordres clairs. Pour les gardes, en tout cas, la hâte des marches, l'exécution et le matraquage des retardataires incapables de suivre le rythme étaient moins dictés par la crainte que les prisonniers ne tombent entre les mains de l'ennemi que par la peur d'être eux-mêmes faits prisonniers."

Ian Kershaw, La Fin, 2011, Seuil, p. 303.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 08:46

Monsieur-Echo-et-affiche-voeux-poitiers--2015.jpg

Centre Presse, Monsieur Echo, Samedi 24 Janvier 2015.

 

Monsier Echo, fin observateur de la vie du Poitou, fait bien entendu à l'article de PPP de la semaine passée concernant l'uchronie de l'affiche municipale  de Poitiers des voeux 2015, réalisée par BadvIsIon Photographies.

Aucun doute ne subsite quant au fait qu'il s'y reprendra à deux fois en observant l'affiche des voeux de la mairie pour l'année 2016.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Et nous dans tout ça !
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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