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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

Les Dossiers D'antan...

6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 08:13

L'image que l'on ne verra pas cette année: Philippe Saint-André avec le trophée du Tournoi des VI Nations. Illustration Icon-Sport prise sur rugbyrama.fr

 

Aujourd'hui débute le 16ème Tournoi des VI Nations. Et cette année, c'est un XV de France en plein doute qui aborde sa dernière dizaine de matchs avant le Mondial en Angleterre cette automne. De l'espoir avait été suscité après la victoire contre l'Australie (29-26), vite retombé après la défaite contre l'Argentine (13-18).

On le sait, les années impaires sont moins favorables à la France qui va devoir se déplacer trois fois en Irlande (tenante du titre), en Italie (les Bleus y ont perdu en 2011 et 2013) et en Angleterre (que la France n'a plus vaincu à Twickenham depuis 2005).

Alors on ne jouera pas non plus la Cuiller de Bois, mais j'ai bien peur que l'on risque d'assister à un Tournoi de souffrances. Des blessés, une nouvelle charnière avec le tandem Kockott-Lopez, la 14ème de l'ère Philippe Saint-André. Il est grand temps de réussir à trouver des certitudes, même si pour un certain nombre de joueurs, il y a plus de risque de perdre sa place que de chance d'être consolidé à son poste. En effet, la perspective du Mondial chez certains est cruciale: il débute dans moins de 8 mois, donc une place perdue n'aura pas le temps d'être reconquise.

Le casse-tête est immense pour PSA dont le bilan à la tête des Bleus est très mitigé: seulement 13 victoires en 32 rencontres, pas le moindre podium en Tournoi. Je ne parle pas des défaites lors des test-matchs de juin, où chaque sélectionneur tricolore est habitué à se prendre au moins une valise, si ce n'est plus.

 

PSA: du plus nul au plus génial des sélectionneurs?

 

Il y a de quoi être pessimiste. Mais on peut aussi prendre les choses en sens inverse: alors que Saint-André est en passe de devenir le plus médiocre sélectionneur du XV de France* (sous l'ère professionnelle, donc depuis 1995), il peut espérer compter sur un groupe de revanchards qui n'a plus rien à perdre. Un plan parfaitement capillo-tracté certes, mais pourquoi ne pas l'imaginer. Pour cela, déjà conquérir au moins un podium dans le Tournoi permettrait d'avoir une base pour l'avenir proche, sachant que PSA ne passera pas l'automne (Raphaël Ibanez tient la corde pour lui succéder en 2016 pour le moment).

Mais les stats, ces satanées stats que le sélectionneur national affectionne tant, ne vont décidément pas en son sens: depuis la première Coupe du Monde en 1987, les Bleus ont plutôt tendance à ne pas réaliser de grandes prestations les années de Coupe du Monde. Un Grand Chelem en 1987, un Tournoi remporté en 2007, et c'est tout.

Le défi est donc de grande ampleur pour Saint-André et ses joueurs. Et l'excuse du championnat ne suffira. L'état de grâce, pourtant très long dont il a étrangement bénéficié, n'est plus là pour le protéger. Il faut des résultats et vite. Car à l'heure actuelle, en faisant le bilan de son mandat, force est de constater que le niveau du XV de France a baissé. Au point, à mes yeux, de ne plus être dans le Top 5 des nations (sans oublier d'évoquer le rugby argentin qui est en passe de nous supplanter).

Alors l'Histoire est parfois diabolique: si PSA et ses hommes venaient à réaliser une belle année 2015 avec au bout, soyons fous, un trait sera tiré sur toutes ces années d'errance. On se convaincra tant bien que mal que le sélectionneur a cherché à réaliser une équipe avec le meilleur du meilleur du rugby, et que tous ces efforts n'auront pas été vains. Et qu'en cas de victoire, on jouera des coudes, on bataillera des décibels pour affirmer haut et fort que PSA est l'homme de la situation et que cela serait une terrible perte pour le rugby français de ne pas le reconduire.

Messieurs les Français, vous savez désormais ce qu'il vous reste à faire: vaincre ou périr, dans l'honneur et la discipline.

 

Le prono: j'ai bien envie de mettre une billet sur une victoire du Pays de Galles. L'Angleterre va être privée de trop nombreux cadres, mais devrait finir sur le podium, avec les Irlandais, qui découvrent la vie dans Bryan O'Driscoll. Les Ecossais devraient progresser, mais partent de trop loin, tandis que pour l'Italie, le lancement d'une nouvelle génération risque de se solder par quelques parties difficiles.

1er Pays de Galles, 2 Angleterre, 3 Irlande, 4 France, 5 Ecosse, 6 Italie.

 

*: avant que ce titre "honorifique" revienne à PSA, c'est Marc Lièvremont qui en avait hérité. Explications avec un beau papier de Boucherie Ovalie.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 08:28

Bon vent au dernier né dans le cyber-espace du Poitou!

Logo Centre Presse 1982

Qui fait quoi en ville sur "Poitevins.fr"
Le site "Poitevins.fr" sera officiellement en ligne lundi prochain. Ses promoteurs veulent en faire une vitrine des activités poitevines.

Le site web Poitevins.fr, qui sera en ligne lundi prochain, est présenté par ses promoteurs comme un réseau social local. Qu'est-ce que c'est que ce truc? « On a essayé de concevoir un site qui serait à mi-chemin de Wikipédia et de Facebook, explique David Malescourt, gérant de la société Patagos, et créateur de ce nouveau concept à Poitiers. On travaille sur le projet depuis plus de six mois, en collaboration avec Benoît Dujardin (Momemtum productions). »



"Permettre aux commerces d'améliorer leur communication"



L'objectif est de mettre en valeur sur internet « les initiatives et les savoir-faire des acteurs locaux ». Commerces, associations, administrations, patrimoine, tout y passe. Pendant des semaines, des photographes professionnels ont mitraillé les devantures des boutiques de Poitiers pour qu'elles figurent sur le site. « On veut permettre aux commerces et aux entreprises d'améliorer leur communication, dévoile David Malescourt. A partir de leur page sur le site, elles pourront communiquer sur leur activité avec ceux qui les suivent. » Dans un premier temps, Poitevins.fr propose un hébergement sur son site et une photo d'accueil de haute qualité, « ensuite, si les commerces le désirent, ils peuvent nous commander d'autres photos, des vidéos ». Le tout est garanti 100% local: « Les photographes et les vidéastes sont Poitevins, le développeur et l'hébergeur aussi. »



Se déconnecter et sortir



Pour l'usager, Poitevins.fr fonctionne comme un annuaire. Les structures répertoriées sont classées par thème (manger, shopping, sortir, services, logement, etc.) et/ou par secteur géographique (quartier, rue). L'utilisateur doit se créer un compte avant de suivre et de recommander ses endroits préférés, un peu comme TripAdvisor, mais sans possibilité d'en faire la critique. Soit on aime, soit on ne dit rien.

« L'utilisateur peut y voir qui fait quoi à Poitiers et suivre l'actualité des inscrits, continue David Malescourt. Il n'y a pas de dialogue en ligne entre les commerces et les utilisateurs. L'objectif, c'est plutôt que ces derniers se déconnectent une fois qu'ils ont l'info pour aller pousser la porte des commerces et des structures dont ils auront repéré tel ou tel événement. » Onpeut aussi s'y faire des amis, « pour voir ce qu'ils suivent et recommandent, avant d'aller les rejoindre dans la vraie vie ». Le réseau social, c'est bien, à condition de s'en servir pour sortir.

Philippe Bonnet

Centre Presse, Vendredi 30 Janvier 2015.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 08:31

«  1989 , un vent de liberté »

 

Cette série de photographies a été effectuée à Pékin, Berlin et Bucarest alors que je travaillais pour l'agence photographique VU .

 

Le premier grand mouvement populaire qui bouscula cette année 1989 dans les pays dit communistes démarra courant avril en Chine à Pékin, pour se terminer tragiquement par l'écrasement de cette révolte le 4 juin. Avant la loi martiale décrétée le 20 mai et l'intervention de l'armée, Pékin était durant cette période hors de contrôle des autorités dans une ambiance festive. Les étudiants, rapidement rejoints et soutenus par une très grande majorité de la population, dénonçaient la corruption et exigeaient des réformes. démocratiques. Occupation prolongée de la place Tian An Men, création d'un syndicat ouvrier indépendant, soutiens aux revendications même à l'intérieur du Parti dont le secrétaire général en personne, extensions des manifestations dans toute la Chine, cela en fut trop pour la vieille garde qui décida de frapper très fort pour rétablir un pouvoir chancellant.

 

Début novembre 1989 un magazine m'envoya faire un reportage sur un quartier « underground » de Berlin Est, ou vivaient des artistes, situé près du célèbre mur. Alors que j'avais à peine pris contact avec certains d'entre eux, une immense manifestation se déroula le 4 novembre réclamant la démocratie. Le 9 novembre au soir les médias est allemands annoncèrent la chute du mur. Rendu très vite sur place, je ne vis d'abord âme qui vive...Les habitants de Berlin Est craignant un piège, ils attendirent que cette information fut relayée par les médias de l'ouest pour se précipiter en nombre. Les célèbres vopos et autres militaires n'avaient pas encore été prévenus par leur hiérarchie et mirent un certain temps à comprendre la situation... que la fin du rideau de fer était bien réalité.

 

Fin décembre 1989, après avoir raté le dernier vol pour Bucarest, un groupe de photographes et journalistes dont je faisais partie s'envolèrent pour Budapest et rejoignirent la capitale roumaine en voiture, Nous traversâmes ensuite une grande partie du pays dans une ambiance extrêmement tendue, la population et l'armée étant à la recherche de Ceaucescu, alors en fuite. A nôtre arrivée, des escarmouches se déroulaient encore dans la capitale mais l'intensité des combats avaient diminué. Un enseignant roumain me proposa d'être mon guide et me fit découvrir cette ville remplie de désolation par les nombreuses victimes mais ou la foule exprimait aussi sa joie de la fin de la dictature.

 

 

Manuel Vimenet

La folle année 1989! Bien que la France fêtait alors le bicentenaire de la prise de la Bastille, ce n'était pas elle qui allait être la star de cette année. C'était à l'Est. Quel extraordinaire parcours pour ce photographe d'avoir pu se trouver sur les lieux où l'Histoire s'écrivait en cette année charnière du XXème siècle.

Le Printemps de Pékin, la Chute du Mur et les premiers jours de la Roumanie post-Ceaucescu. La transition entre le monde d'avant et le monde moderne, ou les acteurs véritables étaient des amoureux de la liberté. En Chine, hélas, la répression a rétabli le calme, tant et si bien que le régime cherche par tous les moyens à faire oublier les évènements du printemps 89. En Allemagne, c'est la mise au pas d'un régime honni et à bout de souffle qui a amorcé l'effondrement du bloc communiste grâce à la mobilisation populaire. Alors qu'en Roumanie, la révolution du peuple tient plus du mythe en ce sens qu'elle a été initiée par des agents soviétiques. Mais là aussi, la liberté s'est acquise au prix du sang après d'intenses combats au coeur de Bucarest.

Du 3 au 26 février, cette expo est visible au Conseil Général de la Vienne. Et c'est gratuit.

Enfin, l'auteur m'a confirmé que le 9 novembre 1989, il n'a pas vu Nicolas Sarkozy à Berlin.

 

tian-an-men--drapeau-1989.jpg


Drapeau pendant l'occupation de la place Tian An Men à Pékin par les étudiants  30 mai 1989

 

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Berlin-Est  10 novembre 1989   Soldats démontant des grillages du Mur de Berlin

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 08:50

Il est des années que l'on considère comme étant de "bons crus", ces années où se multiplient les évènement historiques.

Mais il est aussi des mois où l'actualité s'emballe alors que rien ne semblait poindre à l'horizon. Incontestablement, Janvier 2015 fait partie de ces mois où l'on se dit que plus rien ne sera désormais comme avant.

Alors que celui-ci débutait dans la morosité avec de mauvaises nouvelles économiques, une réforme qui divise (projet de loi Marcon), climat nauséabond en France avec Zemmour et Houellebecq qui assurent leur promo de leur ouvrage, le premier mercredi de l'an 2015 a incontestablement "lancé" l'actualité de l'année, de la plus terrible manière imaginable.

Trois jours de terreur, des éditions spéciales à n'en plus finir et pour conclure le tout, une journée qui restera dans les mémoires avec près de 4 millions de personnes qui ont battu le pavé pour montrer leur attachement aux valeurs de la République le Dimanche 11 Janvier.

"HISTORIQUE" est le mot qui est revenu en boucle. Bien malgré lui, Charlie est entré dans l'histoire. Tout comme les terroristes qui s'y sont incrustés à coups de mitraillettes. Un autre, s'est démarqué, afin que l'Histoire ne l'oublie pas. C'est bien entendu le petit Nicolas. Qui l'a été particulièrement ce jour là.

 

LE BON

 

 

LA BRUTE

 

Le terrorisme, non pas aveugle, parce que c'est sont essence même de répandre la terreur. Ces trois types, plus besoin de les présenter, on aurait préféré ne jamais les connaître.

Voici les noms de 17 victimes des attentats des 7-8-9 Janvier 2015.

Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Jean Cabut dit Cabu, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier dit Charb, Philippe Honoré dit Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Bernard Verlhac dit Tignous, Georges Wolinski, Clarissa Jean-Philippe, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada.


LE TRUAND

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:50

Rarement dans toute l'Histoire une bataille aussi acharnée, aussi meurtrière n'aura duré aussi longtemps pour le contrôle d'une ville

Et pourtant au coeur de l'automne 1942, les Soviétiques ne contrôlaient plus que 10% de Stalingrad.

   

 

Les Grandes Batailles, documentaire de l'ORTF réalisé par Daniel Costelle en 1972.

 

Sur la base de documents d'archives des deux camps en présence, et avec des témoignages d'acteurs de la bataille, cet excellent documentaire retrace sur un plan uniquement militaire l'ensemble de cette période qui a changé le cours de la guerre.

Evidemment, tout n'y est pas, et notamment des informations (autocensure, censure ou ignorance) concernant les Soviétiques où des soldats de l'Armée Rouge ont été fusillés parce qu'ils faisaient marche arrière (scène que l'on retrouve de le film de Jean-Jacques Annaud "Stalingrad, Enemy at the Gates"), les commissaires politiques appliquant à la lettre la célèbre consigne de Staline: "Plus un pas en arrière".

Mais pour aller plus loin sur le sujet, je vous recommande l'ouvrage de l'historien britannique Anthony Beevor, Stalingrad (1998) qu'il a proposé en bénéficiant de l'ouverture des archives soviétiques inaccéssibles jusqu'en 1991.

 

Les forces de l'Axe se brisant sur le rocher de Stalingrad. Affiche soviétique de 1943 prise sur affiche.narod.ru

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:10

Parce que quoi qu'il arrive, le spectacle doit se poursuivre.

 


 

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:31

Alexis Tsipras"Le nouvel homme fort de la Grèce, Alexis Tsipras, vu par…le dessinateur grec Elias Tabakeas, de CartoonMovement."

Illustration et commentaire pris sur VoxEurop.eu

 

Alexis Tsipras

Euro qui comme Ulysse?

En tête des sondages, le leader grec de l'extrême gauche, qui se voit déjà Premier ministre, ne souhaite pas sortir de l'euro

 

LES Grecs anciens ne buvaient pas le vin pur, mais le coupaient d'eau dans un vase nommé "cratère"...La météorite d'extrême gauche de la politique grecque, Alexis Tsipras, tout juste 40 ans, qui fait hurler au "chaos" les marchés et les dirigeants européens, a, de fait, mis de l'eau dans son vin depuis qu'il a raté de peu le poste de Premier minitsre de son pays, il y a deux ans. Deux législatives coup sur coup avaient alors propulsé son parti, Syriza (acronyme de "coalition de la gauche radicale") de 4,6% en 2009 à 16,7% le 6 mai 2012, puis à 26,9% le 17 juin.

Réputé "d'un calme olympien" et résolu à ne pas rater la Villa Maximos - le Matignon athénien - lors d'une troisième législative anticipée, ce 25 janvier, Tsipras a désormais abjuré toute vélléité de sortir de l'euro. En janvier 2013, il a même déclaré, devant la Brookings Institute, un think tank libéral de Washington: "J'espère vous avoir convaincus que je ne suis pas aussi dangereux que certains le pensent!"

L'hiver dernier, il a été poussé par Pierre Laurent, le secrétaire général du PCF, à être le candidat du Parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission de Bruxelles. Mais Tsipras a ensuite déclaré soutenir Jean-Claude Juncker au nom de la logique démocratique interne du Parlement de Strasbourg. Le chef de file social-démocrate, l'Allemand Martin Schulz, a même déclaré à cette occasion à sa consoeur Pervenche Berès: "On peut discuter avec Tsipras, alors qu'avec Mélenchon c'est impossible!"

 

Et la dette teutonne, nom de Zeus!

 

Avenant et souriant, chemise blanche et costard sans cravate, Tsipras se dépense pour donner un visage humain à sa "gauche radicale". Né quelques jours après la chute du régime des colonels, en 1974, l'ado déjà rhéteur a vite quitté les Jeunesses communistes du KKE, un des derniers partis staliniens d'Europe, et s'est révélé lors des grèves lycéennes de 1990-1991 en réclamant le "droit à sécher les cours" et en négociant avec le ministre de l'Education! Ingénieur du génie civil, il a ensuite épousé son amour de lycée, avec qui il a eu deux fils, dont le second se prénomme Orphée-Ernesto, en hommage à Che Guevera...revenu des enfers? Tout un programme!

Affichant un portrait de Fidel Castro dans son bureau ("Le Figaro, 31/12), Tsipras ne réclame plus, comme en 2012, l'annulation totale de la dette grecque (qui s'élève désormais à 175% du PIB)...mais une remise des deux tiers! En martelant que la dette de l'Allemagne avait été réduite de moitié, en 1953, par ses 21 créanciers, dont la Grèce. Et il demande l'abolition des coupes saignantes d'"austérité barbare" imosées depuis quatre ans par la troïka (FMI, BCE, Commission européenne) en échange de l'injection de 240 milliards d'euros...

C'est là que le bât blesse: "Rester dans l'euro ne suffit pas, il faudra tenir, au moins en grande partie, les engagements de remboursement déjà pris", explique le commissaire européen à l'Economie, Pierre Moscovici, dont le voyage à Athènes en décembre dernier a été interprété (à son grand dam) comme un soutien au gouvernement sortant de Samaras..."Il est vraique la récession de 27% du PIB grec est insupportable, monstrueuse. Mais la Commission est un interlocuteur olus flexible que le FMI et elle est prête à remplacer la troïka par une surveillance très allégée, tout en ouvrant une ligne de crédit de 10 milliards d'euros pour la relance..."

Le ton est plus sec à Berlin: selon le site du "Spiegel" (3/1), Angela Merkel laisse entendre que l'arrivée au pouvoir de Tsipras ramènerait de fait la Grèce à la case "sortie de l'euro". Or ce "Grexit" (éjection de la Grèce hors de la monnaie unique) a déjà bien failli se produire. De l'aveu d'un conseiller de l'Elysée, c'est Hollande qui, lors d'un dîner le 23 août 2012, a convaincu in extremis Angela Merkel de renoncer, alors que tout avait été prévu par son ministre Schäuble et par Mario Draghi, le président de la BCE...

Perpétuellement en campagne, Tsipras multiplie les promesses à ses concitoyens saignés à blanc: rétablissement du smic, création de 300 000 emplois, élargissement de l'assurance-chômage, gratuité des services de base au-dessous du seuil de pauvreté, mise en place d'un New Deal européen...

 

Champion olympique des promesses

 

"Comment tenir toutes ses promesses avec des caisses presque vides? s'inquiète Daniel Cohn-Bendit. Tsipras est pragmatique, il évoluera sans doute au pouvoir, mais il ne dit rien des responsabilités partagées des Grecs dans leur crise, ni des problèmes de fond posés par l'armée, l'Eglise ou l'absence de réelle adminstration fiscale." L'ex-leader des Verts européens se montre un brin désenchanté: "Il me fait un peu penser à Lula avant son élection: un syndicaliste issu de la gauche de la gauche, on allait voir ce qu'on allait voir! On a vu..." Et il ajoute une mise en garde: "Si Tsipras déçoit, les électeurs risquent de se tourner, à l'inverse, vers l'extrême-droite. Or la société grecque, qui est restée très autoritaire, n'est pas à l'abri d'un coup d'Etat militaire..."

Bref, si Tsipras parvient à se faire élire malgré le grand air de la peur joué par ses adversaires de tout poil, il est condamné à réussir!

David Fontaine

 

Le Canard Enchaîné, 7 Janvier 2015, page 7, rubrique "Prises de Bec"

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:53

Logo Centre Presse 1982Guerre aux cheveux longs au Chili

 

SANTIAGO DU CHILI - La junte militaire chilienne a déclaré la guerre aux cheveux longs et aux vêtements "extravagants".

Les forces de l'ordre de la région de Temuco dans le sud du pays, ont reçu l'instruction d'arrêter tout individu portant "des cheveux longs, une barbe négligée, des vêtements extravagants, ou des sacs à dos style hippie". Le journal de Santiago "La Tercera" croit savoir que ces mesures font partie d'un vaste plan élaboré par le nouveau gouvernement chilien afin d'"assainir" le moral de la jeunesse.

 

Centre Presse, Fin Janvier 1974.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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