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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 08:57

Deces-Churchill-24-janvier-1965.JPG

La Une de Centre Presse, Lundi 25 Janvier 1965.

 

DEUX MESSAGES de DE GAULLE

à la Reine

 

Madame,

La France ressent profondément le deuil qui frappe l'Angleterre.

Pour tous, dans mon pays, moi-même, Sir Winston Churchill est et restera toujours celui qui, en dirigeant jusqu'à la victoire l'admirable effort de guerre britannique, contribua puissamment au salut du peuple français et de la liberté du monde.

Dans le drame, il fut le plus grand...

Je prie Votre Majesté d'agréer mes hommages très respectueux et très attristés.

GENERAL DE GAULLE

 

à Lady Churchill

 

Chère Madame,

Du fond du coeur, nous prenons part, ma femme et moi, à la peine profonde qui vous atteint et qui atteint les vôtres, en même temps que l'Angeterre et tous les hommes de coeur du monde entier. En France, la mort de Sir Winston Churchill est ressentie partout avec beaucoup de chagrin.

Pour moi, je vois disparaître en la personne de ce très grand homme, mon compagnon de guerre et mon ami.

Veuillez agréer, Chère Madame, mes hommages très respectueux.

GENERAL DE GAULLE

Les-Churchill-junior.JPG

Compil-photos-Churchill.JPG

Centre Presse, Lundi 25 Janvier 1965.

 

Une biographie de Sir Winston Churchill (1874 - 1965)

 

ORTF, 25 Janvier 1965.


PS: retrouvez dans l'article de la veille la longue agonie physique (et médiatique) du Vieux Lion.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 08:40

Churchill dans le coma

Légende:

Notre photo dans le titre: le jour de ses 90 ans, le 30 novembre dernier, Winston Chruchill est venu à sa fenêztre saluer les Londoniens. S'il fut un très grand homme d'Etat, Winston Churchill a également un passé de grand militaire et, durant toute la guerre, il dirigea lui-même les opérations des troupes britanniques. Voici ci-contre, le "vieux lion", comme l'avaient surnommé amicalement ses amis, en uniforme de commandant d'aviation, inspectant un régiment d'un oeil critique.

En Une de Centre Presse, Samedi 16 Janvier 1965.

 

La-fin-de-Churchill.JPG

Légende:

L'annonce de la maladie de Sir Winston Churchill a provoqué, en Angleterre, une très vive émotion. C'est ainsi que l'on a pu voir cette image émouvant (ci-contre, à gauche): un marin néo-zélandais, Robert Wilson, 36 ans, priant, à genoux, devant l'entrée de la demeure de Sir Winston, pour la guérison de l'illustre malade. c'est devant cette même porte que, régulièrement, Lord Moran, médecin de Churchill, lit les bulletins de santé (ci-contre, à droite). (A.F.P.)

En Une Centre Presse, Lundi 18 Janvier 1965.

Churchill-s-affaiblit.JPG

Légende:

Visiblement émue, Mary Soames, une des filles de Winston Churchill, quittait le domicile de son père en compagnie de son mari, Christopher Soames, ancien ministre. (A.G.I.P.)

En Une de Centre Presse, Mardi 19 Janvier 1965.

Churchill-combat-la-mort.JPG

Légende:

Pour la seconde fois depuis le début de la maladie de son mari, Lady Churchill a quitté hier soir son domicile pour quelques instants. Elle était très pâle, très triste, mais toujours aussi digne lorsqu'elle monta en voiture. (A.G.I.P.)

En Une de Centre Presse, Mercredi 20 Janvier 1965.

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En Une de Centre Presse, Jeudi 21 Janvier 1965.

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En Une de Centre Presse, Vendredi 22 Janvier 1965.

8-jours-d-agonie-pour-Churchill.JPG

En Une de Centre Presse, Samedi 23 Janvier 1965.

 

Winston Churchill meurt le Dimanche 24 Janvier 1965 en fin de journée.

On peut imaginer, avec certes mauvais goût, une forme de soulagement dans les salles de rédaction, car il devenait dès lors difficile de faire des gros titres sur le sujet, sachant que tout avait été dit, et même redit.

Imaginons ce que cela a pu être:

Les trois premiers jours:

"Mobilisation générale sur Churchill! Une biographie, des réactions internationales, sa famille, ne nous loupons pas, c'est un grand homme!"

En milieu de semaine:

"On prépare les gros titres, les grands articles, ça va être imminent"

En fin de semaine:

"Bon, il résiste le bougre. Bon, reprend les articles du début de semaine, on fait des petites modifications, et on republie".

A l'attaque du week end:

"Euh...partir ou rester va falloir faire un choix, parce que Churchill il est bien gentil, héroïque dans sa résistance, mais là, on n'a plus grand chose à dire".

Le dimanche à la salle de rédaction:

"Il en est où Churchill? Il est mort?! C'est vrai?! Alors les enfants, on reprend les articles de la semaine passée on refait la Une avec des gros titres sur huit colonnes et on met le paquet!"

Quelques années plus tard, en novembre 1975, s'est déroulée à peu près la même chose, avec l'agonie de Franco. Avec une dizaine de jours entre le début de l'agonie et son décès.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:36

 

Un nouveau décret passoire pour contrôler les écoutes

Ce texte encadre les appétits policiers. Mais une faille juridique menace, et les contrôleurs saturent.

 

Le Père Noël a déposé, le 24 décembre, un drôle de joujou dans les petits souliers des barbouzes et des forces de l'ordre. Ce jour-là est paru au "Journal officiel", sous l'appellation poétique de "décret 2014-1576", un texte censé réussir le grand écart entre sécurité et liberté.

D'un côté, ce décret élargit de façon considérable la possibilité pour les pouvoirs publics de surveiller - hors provédures judiciaires - les utilisateurs des réseaux informatiques et téléphoniques. De l'autre, il entend renforcer les contrôles, défendre les libertés publiques et n'autoriser que les investigations strictement nécessaires à la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Mais ce décret et la loi qui va avec sont si mal fagotés que la balance risque fort de pencher du côté des flics, pandores, espions et autres gabelous.

Jusqu'à présent, les ervices de renseignement avaient (en théorie, du moins...) juste le droit de faire identifier par les opérateurs de téléphonie ou d'Internet des numéros de téléphone ou des adresses IP d'ordinateurs. Cette démarche était soumise au contrôle a posteriori et (très) aléatoire de la Commission de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS). Pour obtenir la liste des numéros appelants et appelés (ou fadettes) ou pour réaliser de "vraies" écoutes et accéder au contenu des courriels, barbouzes et contre-espions devaient appliquer (en principe...) des procédures beaucoup plus strictes, placés sous la surveillance de la CNCIS. Et, pour les écoutes proprement dites, l'autorisation était (et reste) soumise à l'approbation écrite du Premier ministre.

En réalité, pour obtenir les fadettes et les données de cnnexion, les flics s'étaient inventé une commode dérivation. Sous prétexte de menace sur les "intérêts fondamentaux" de la nation, ils s'adressaient, au moins jusqu'en 2011, directement, et sans contrôle, aux opérateurs. Désormais, tous les services devront passer par une "personnalité qualifiée", représentant le Premier ministre et seule habilitée à transmettre les demandes aux opérateurs, le tout sous le contrôle de la CNCIS.

 

Policiers sur la brèche

 

 

Premier problème: les services désormais autorisés à utiliser cette procédure sont extrêmement nombreux, au risque de rendre les vérifications très difficiles, voire impossibles. Parmi les nouveaux bénéficiaires figurent la police aux frontières, toutes les sections de recherche de la gendarmerie, la police judiciaire de Paris, la sûreté régionale des transports d'Île-de-France, les espions de la DGSE, le Renseigement militaire, la Direction des douanes, la cellule Tracfin de Bercy, etc.

"Il est vrai que ce décret constitue un saut dans l'inconnu, car nul ne connaît vraiment le volume des demandes présentées", avoue au "Canard" le président de la CNCIS, Jean-Marie Delarue. Avant de se demander si les moyens de contrôle pourront suivre...

Autre souci: le nouvel article L. 246-1 du Code de la sécurité intérieure est rédigé de telle manière qu'il risque d'ouvrir une sacrée brèche dans les libertés individuelles. Le texte laisse aux policiers la possibilité d'accéder à toutes les données enregistrées par les opérateurs. Donc aux mots de passe des internautes. Rien n'empêche des flics mal intentionnés de profiter de ce sésame pour prendre connaissance en loucedé des courriels privés.

Rien, si ce n'est la volonté de la Commission de contrôle et de son président, qui affirme au "Canard" qu'"il n'est pas question d'autoriser" la communication de mots de passe. Mais que se passerait-il avec un autre président? La protection des libertés ne tiendrait-elle qu'à un seul homme?

Ou, peut-être, à la vigilance de la presse? En 2011 et en 2012, juste après la révélation par "Le Canard" et "Le Monde", des consultations illégales de fadettes, les demandes de "données de connexion" présentées par les services anti-terroristes se sont effondrées. Elles ont brutalement chuté de 36%, passant de 45700 à 29300 par an. Sans que la sécurité des Français apparaisse moins bien assurée...

 

Jérôme Canard

La Canard Enchaîné, p.4, Mercredi 7 Janvier 2015, N°4915.

 

Les Grandes Oreilles se branchent aussi sur les ordinateurs

dessin cabu sarkozy hortefeux

Au dernier étage de la Direction centrale du renseignement intérieur, des pirates du contre-espionnage sont à l'écoute… En, toute illégalité, évidemment.

La salle de « lecture » se situe au dixième et dernier étage du 84 rue Villiers à Levallois-Perret... Bien au chaud (ou au frais: il y a la climatisation !), les pirates de la DCRI peuvent se connecter sur n'importe quel ordinateur. Un courriel envoyé ? Un site consulté ? Un article rédigé ? Un simple logiciel espion permet de tout consulter en temps réel. Même une conversation téléphonique - via Internet et le logiciel Skype - est « écoutable », avoue une petite oreille de la DCRI : « Il nous manque juste l’image. » Et l'odeur ?

« Tout cela est très simple, reconnaît l'un de ses collègues officiers formé à l'école de la DST. Il suffit de se connecter sur le flux d’Internet. C'est d'ailleurs moins lourd technologiquement que de procéder à des écoutes téléphoniques. C'est même moins contraignant juridiquement. » Sous-entendu: on peut se passer de l'autorisation de la Commission nationale des interceptions de sécurité (Cnis).


Pourtant, comme les banales écoutes téléphoniques d'antan, la surveillance informatique est soumise aux mêmes règles. Selon un expert, la Cnis a accordé, l'an passé, un peu moins de 5000 interceptions informatiques. Bien moins que pour les écoutes de portables (28 000) ou de téléphones fixes (environ 8 000).

« Mais, reconnaît un hacker de la DCRI, la plupart du temps, on travaille «off», directement avec un opérateur. On lui demande gentiment l'adresse informatique de l'ordinateur à ausculter. Et on se branche... Personne n'en sait rien. »

La technologie - relativement nouvelle - laisse penser aux tenants de la loi qu'elle n'est pas totalement maîtrisée par les pirates. Et aux piratés potentiels que leurs ordinateurs sont inviolables. Un laisser-aller dont les contre-espions profitent...

Cela dit, les barbouzes de la DCRI ou de n'importe quelle officine ont de plus en plus de mal à ouvrir la porte d'un ordinateur. D'abord, parce qu'ils redoutent que leurs intrusions ne soient repérées, surtout lorsque les serveurs informatiques sont protégés, comme c'est le cas dans certains journaux. Ensuite, parce que les pirates ne trouvent pas toujours la clé d'entrée. Les petits malins - journalistes comme terroristes - disposent, en effet, de moyens fort simples d'empêcher toute pénétration abusive. Il leur suffit de chiffrer leurs conversations. Des logiciels de cryptographie qui garantissent confidentialité et intégralité [intégrité ?] des échanges sont disponibles gratuitement sur la Toile. « On finit par y arriver, témoigne un expert de la DCRI. Mais cela peut prendre du temps. » D’où la tentation de certaines officines d'accélérer le mouvement...

Cela explique peut-être pourquoi, ces temps derniers, plusieurs rédactions et domiciles de journalistes ont été « visités ». Ce qui n'empêche pas un grand chef de l’Intérieur de claironner: « Voler un ordi, c'est ridicule... Vous croyez qu'on en a besoin pour savoir ce qu'il y a dedans ? » Merci du tuyau...

Didier Hassoux et Dominique Simonnot

Le Canard enchaîné, Mercredi 24 Novembre 2010.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:55

Comme souvent en début d'année, mais nul n'est infaillible, j'ai pris en photo l'affiche municipale des voeux pour la nouvelle année de Poitiers que voici.

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Sur la forme comme sur le fond, pas grand chose à signaler, si ce n'est que l'on constate que la formule d'intoduction parfois utilisée du "député-maire" (comme en 2009) est remplacée cette année (mais qu'en sera-t-il l'an prochain?) par simplement "Alain CLAEYS", ce qui peut éventuellement être l'expression d'une personnification du voeu plus que de la mise en avant des fonctions du premier magistrat, toujours accompagné par "et le conseil municipal de Poitiers", où les insolents et autres mauvaises langues ne manqueront pas de constater que l'union municipale, du Front de Gauche au Front National a su se réaliser à Poitiers, dans la mesure où pour la première fois, en 2014, l'extrême-droite réussi à occuper un siège dans la structure communale.

Mais regardons de plus près cette photographie.

Poitiers-cite-d-accueil-voeux-pour-2015.JPG

Un beau message. Poitiers, cité d'accueil, avec 136 nationalités représentées de personnes vivant et faisant vivre la ville. La ville de Poitiers, avec son université médiévale, cette belle bourgade de province, véritable carrefour des nations et des cultures. Les cinq continents sont à Poitiers et espérons que chacune de ces personnes contribuent à faire davantage connaître notre cité hors de l'Hexagone.

On remarquera que ce message est d'autant plus fort par rapport aux évènements français du début du mois de janvier. La photo est bien faite. L'effet visuel de loin peut donner l'impression d'être une fleur, et de près, on y voit d'une certaine façon le globe, où malgré tout, personne ne se retrouve véritablement la tête en bas. Bien vu les auteurs du cliché*.

Mais en y regardant de plus près, quelque chose m'a dérangé. Oui, ce tout petit détail, dans le cliché ci-dessous.

futur-espace-commerce-et-logement-poitiers.JPG

Feu le Printemps dont le chantier est déjà achevé! Bon, c'est sûr que le chantier en guise de toile de fond aurait fait tâche, ressemblant de loin à une zone de bombardements.

Car en effet, on pourrait dans quelques années, à juste de titre se demander si le chantier n'était pas fini dès 2014. Mais en regardant bien, on se rend compte que l'effet de lumière est illogique dans la mesure où le soleil est déclinant sur la Place d'Armes (le cliché à été pris en octobre, il se trouve que par le plus grand des hasards je passai par là...) alors que sur le futur bâtiment, ce même soleil semble être à son zénith.

Gageons que pour l'affiche des voeux 2016 il n'y aura pas besoin d'effectuer de "tripatouillage".

cHANTIER-DE-L-ancien-printemps-Poitiers.JPG

Le Chantier de l'ancien Printemps, place d'Armes, Dimanche 4 Janvier 2015.

Les différents clichés de l'affiche municipale des voeux a été photographiée le Jeudi 1er Janvier 2015.

*: complément du 22 janvier 2015. L'affiche a été réalisée par BadvIsIons Photographies. Je dis ça car le crédit photo ne figure pas sur l'affiche: je rends à César ce qui lui appartient.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le Marronnier
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 09:01

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Retour sur la vague de froid de janvier 1985


09/01/2015

En janvier 1985, la France était frappée par une vague de froid intense. Cette vague de froid a été comparable en intensité, mais moins longue, que celle de février 1956 ou encore janvier 1963. Aucune nouvelle vague de froid de cette ampleur n'a depuis été observée sur le pays.
Retour 30 ans après sur cet épisode météorologique exceptionnel.

En ce début d'année 1985, après quelques épisodes neigeux, un flux de nord à nord-est se met en place, entre des basses pressions situées sur l'Europe et des hautes pressions sur le nord de l'Atlantique. Ce flux dirige sur la France des masses d'air glaciales en provenance de l'Arctique.  

Cette configuration météorologique favorise une chute vertigineuse des températures. Du 3 au 17 janvier, durant deux longues semaines, des records de froid sont enregistrés un peu partout dans l'Hexagone, avec deux pics, autour des 8 et 16 janvier. Cette dernière journée est la plus froide jamais observée en France métropolitaine, à égalité avec le 2 février 1956.

Le froid est intense partout et même la Côte d'Azur est ensevelie sous la neige, avec par exemple 38 cm relevés à Nice. La plupart des cours d'eau gèlent et des banquises se forment sur le littoral de la mer du Nord et l'embouchure de la Loire.

Le 6 janvier 1985, à Bâle-Mulhouse on enregistre -23,5°C puis, le 7, -20,3°C à Lyon ou -15,4°C à Carpentras. Le 8 janvier dans les Landes, on mesure -19,8°C à Mont-de-Marsan, -19,6°C à Caen dans le Calvados ou encore -11°C à Hyères dans le Var. À Cannes, il fait -12°C le 9.
Une semaine plus tard, le 15 janvier, le thermomètre affiche -12,4°C au Cap-Ferret en Gironde. Le 16, il fait -12,7°C à Biarritz, -16,4°C à Bordeaux et -20°C à Montauban et le 17, -18,2°C à Orléans et au Bourget, -20°C à Saint-Quentin, -23°C à Troyes.
Toutes ces valeurs constituent des records de température minimale non seulement pour un mois de janvier mais aussi pour l'ensemble de l'hiver météorologique (décembre-janvier-février), depuis l'ouverture des stations concernées. Ils n'ont pas été battus depuis.

graphique indicateur thermique hiver 1984_1985
 

Diagramme élaboré à partir d'un indicateur thermique constitué de la moyenne des températures quotidiennes de 30 stations métropolitaines pour du 1er décembre 1984 au 28 février 1985 (en rouge : les valeurs supérieures à la moyenne quotidienne de référence 1981-2010, en bleu : celles inférieures à cette moyenne).
(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir.)

Les vagues de froid en France de 1947 à 2013
 

La surface des sphères symbolise l'intensité globale des vagues de froid (qui tient compte du nombre de jours ayant connu des températures négatives et des valeurs de ces températures), les plus grandes sphères correspondent aux vagues de froid les plus sévères.
(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir.)

Ailleurs en Europe, le froid a également été vif avec -39°C en Bavière, -41°C dans le Jura suisse, -42°C en Tchécoslovaquie, -51°C en Laponie finlandaise… On patinait sur le lac de Constance, les bateaux étaient pris dans la glace à Trieste et la navigation était impossible sur le Danube…

 

Pris sur météofrance.fr

 

Grand froid sur la France

(les trois premières minutes)

 

 

Soir 3, FR3, Lundi 7 Janvier 1985.

 

Des glaçons sur la Loire

 

FR3 Pays de la Loire, Samedi 12 Janvier 1985.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:11

Ils ne connaissaient pas l'existence de Charlie Hebdo il y a 15 jours, et désormais ils ne peuvent plus vivre sans.

2015, année de conquêtes pour les Jean-Michel!

 

 

Vidéo de la Nouvelle République, à la gare de Tours, Mercredi 14 Janvier 2015, au petit matin.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Jean-Michel Faitchier
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 08:49

Logo-Centre-Presse-1965--2-.jpg

 

14/01/2015

 

Le message de fraternité diffusé par une Poitevine
Marion Solon-Nadal a diffusé ses dessins et des affichettes #Tous Frères pour que la fraternité soit plus forte que la haine sur les réseaux sociaux.

Il y a d'abord eu son dessin au lendemain de l'attentat de Charlie Hebdo. Il montre les trois dieux constatant les dégâts avec cette interrogation de Mahomet: « On n'a peut-être pas assez insisté sur l'amour ». Et cette réplique: « Mais la connerie, c'est pas de notre ressort ». Le dessin a été partagé des centaines de fois sur les réseaux sociaux.

« J'ai pris conscience qu'on pouvait faire passer des messages dans le climat actuel », explique Marion Solon-Nadal, graphiste et illustratrice indépendante de Nouaillé-Maupertuis. Ensuite, voyant que le climat allait vite verser dans le racisme, en particulier sur les réseaux, il lui a paru « important de contrebalancer avec du positif.

"Inonder les réseaux de messages positifs et fraternels"

J'étais marquée par #WellRideWithYou (après l'attentat dans un bar en décembre) des Australiens qui prônaient une fraternité plutôt que le #NotInMyName insistant sur le fait que les musulmans doivent se justifier et se détacher d'un terrorisme pseudo-islamique ».
La jeune femme a cherché des actions dans cette optique avant les rassemblements du week-end dernier, sans trop de succès et s'est dit que « chaque petite initiative, à son minuscule niveau, pouvait toutefois rayonner sur un minimum de personnes ».
Sa petite initiative a été de sortir des affiches avec le hashtag #Tous Frères. « J'ai mis ma soeur sur le coup pour m'aider. Et samedi, sur la Place d'Armes, j'ai abordé les gens avec un discours simple: "Il faut inonder les réseaux de messages positifs et fraternels. Parce que nos amis musulmans n'ont pas à se justifier. Qu'au contraire, nous Français, nous devons montrer que nous sommes fiers de notre mixité, parce que nous sommes #TousFrères". »

Page Facebook

Une grosse trentaine de photos ont ainsi été partagées avec des familles, des anonymes, quelques élus, des représentants associatifs et aussi avec l'imam de Poitiers. Depuis, le message continue de tourner sur les réseaux sociaux, chacun est invité à faire un selfie avec l'affichette et une page Facebook a été lancée hier soir. « Comme beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux qui proclament leur fraternité en bouclier au racisme, nous le faisons en images... »

Voir l'album photos: bit. ly/albumTousFreres
Page Facebook: #Tous Frères

Laurence Mondon Samit
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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les Gens
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 08:43

 

À La Une

Si un journal libanais publie une caricature du prophète, il sera déféré devant la justice

 

Charlie Hebdo

Aucun exemplaire de l'édition du jour de Charlie Hebdo dans les kiosques.

14/01/2015

Alors que la presse internationale est divisée sur le fait de publier ou non des caricatures du prophète, le débat est tranché au Liban : aucun média n'a publié, en gros plan du moins, la une de l'édition du jour de Charlie Hebdo. Le magazine lui-même n'est pas disponible au Liban.

Pour son premier numéro depuis l'attaque meurtrière perpétrée mercredi dernier contre la rédaction, le magazine satirique a publié en une une caricature du prophète, sur fond vert, couleur de l'islam. Mahomet, la larme à l’œil, porte une panneau sur lequel est écrit "Je suis Charlie", son visage étant surmonté du message "Tout est pardonné".

Si un organe de presse libanais avait publié cette une, cela "n'aurait pas échappé" à la censure, affirme une source haut placée au sein du bureau censure de la Sûreté générale (SG). "Toute atteinte à la religion et à sa dignité est censurée", affirme-t-elle à L'Orient-Le Jour.

 

(Dans le décret-loi n° 2 873, promulgué le 16/12/1959 et notamment son article 9 relatif à la direction de surveillance des imprimés, il est indiqué que la censure agit notamment sur base du respect des sentiments et des sensibilités des citoyens, et pour éviter d'attiser les dissensions racistes et religieuses et que des indications d'application ont été adoptées pour organiser la censure et apporter des éclaircissements aux principes mentionnés dans les lois en vigueur notamment en ce qui concerne ce qui nuit aux religions et appelle à l'adoration de Satan) Plus d'informations ici

 

Que serait-il arrivé si un organe de presse libanais avait décidé de publier la une de Charlie Hebdo sur laquelle figure une caricature du prophète ? "L'organe en question aurait immédiatement été déféré devant le tribunal des imprimés afin d'analyser le dossier", précise la source qui souligne que des sanctions pouvant aller jusqu'à la "fermeture" de l'organe peuvent être envisagées. "La décision finale revient au ministre de l'Intérieur", précise néanmoins la source.

Pour Ayman Mehanna, directeur de l'ONG SKeyes pour la liberté de la presse, tout est question d'interprétation. "La loi sur les imprimés interdit la publication de ce qui incite à la discorde confessionnelle et porte atteinte à la religion ou au culte. Le code pénal interdit également tout ce qui porte atteinte à l'entité divine, explique-t-il. A partir de là, tout est ouvert à interprétation". 

 

"Des peines de trois à six ans de prison"

Pierre el-Khoury, professeur et avocat spécialisé en droit des médias et des nouvelles technologies, rappelle lui que la liberté d'expression et de la presse est inscrite dans la Constitution libanaise (Art. 13 "La liberté d'exprimer sa pensée par la parole ou par la plume, la liberté de la presse, la liberté de réunions et la liberté d'association sont garanties dans les limites fixées par la loi").

En matière juridique, les organes de presse écrite tombent sous le coup de la loi sur les imprimés, qui date du 14 septembre 1962, à laquelle sont venus s'ajouter certains textes de lois, dont le décret-loi 104 du 30 juin 1977 sur les imprimés qui énumère les "interdictions de publier".

Dans l'affaire des caricatures, en cas de publication d'un dessin représentant le prophète, certains pourraient invoquer une atteinte aux bonnes mœurs, une diffamation, une atteinte à l'ordre public, précise Me Khoury.

La diffamation, la calomnie et l'injure sont listés dans l'article 20, chapitre 5 de la partie 1 de la loi sur les imprimés, avec des peines prévues de 3 mois à un an de prison. Dans l'article 75 du chapitre 2 de la partie 3, il est écrit que les marchands de journaux n'ont pas le droit de proposer un contenu contraire aux bonnes mœurs ou portant atteinte au sentiment national ou religieux ou à l'union nationale.

Dans le décret-loi 104, il est stipulé que l'injure et la diffamation sont considérées comme particulièrement graves si elles ont pour objet les ministres, les membres du Parlement, les fonctionnaires et les groupes de personnes en raison de leur origine, de leur appartenance à une ethnie, race ou religion. Le décret-loi 104 prévoit également une peine de détention préventive dans les cas concernant l'atteinte à la dignité du président de la République par la diffamation, l'injure ou l'outrage ou tout ce qui peut constituer un outrage envers les religions et troubler la paix publique ou susciter des dissensions confessionnelle. (source : rapport sur la censure au Liban établi en mars 2003 par l'ONG Nouveaux droits de l'homme au Liban, qui a un statut consultatif auprès des Nations Unies)

L'affaire de la publication peut également tomber sous le coup de l'article 473 du code pénal libanais qui réprime le blasphème public du nom de Dieu, et l'article 474 qui punit l'outrage public à l'un des cultes célébrés en public ou l'incitation au mépris de ces derniers.

Ces articles ont été invoqués à plusieurs reprises dans le cadre de plaintes contre le virtuose libanais du oud, Marcel Khalifé. Ce dernier a été poursuivi en 1996, 1999 et 2003, pour sa chanson Je suis Joseph, Oh Père, écrite par le poète palestinien Mahmoud Darwiche, rappelle M. el-Khoury. M. Khalifé était accusé d'insulter les valeurs religieuses en incluant deux lignes de versets d'un chapitre du Coran. Le procureur reprochait à l'artiste d'"insulter les valeurs religieuses en utilisant un verset du Saint Coran sur Joseph dans une chanson". Le chanteur et compositeur risquait entre six mois à trois ans de prison pour insulte publique de la religion (article 474 du Code pénal libanais) et un mois à un an de prison pour blasphème (article 473 du Code pénal). Ghada Abou Karroum, la juge chargé du procès, avait rejeté la demande du procureur, et déclaré le chanteur innocent.

En rupture de stock à travers la France quelques heures seulement après avoir été massivement distribué dans les points de vente, le premier numéro post-attentat de Charlie Hebdo n'est pas disponible au Liban, a confirmé à L'Orient-Le Jour un responsable au sein de la société Messageries du Moyen-Orient de la Presse et du Livre (MMO), qui importe notamment des titres de la presse étrangère. "Nous n'avons pas le titre dans nos commandes. Nous avons contacté l'éditeur de l'hebdomadaire, mais celui-ci n'avait aucun numéro prévu à l'export à destination de Beyrouth", indique la source au sein des MMO. Les Messageries n'ont d'ailleurs jamais importé de "Charlie Hebdo" à destination du marché libanais, et ce en raison du "faible rendement" du journal avant l'attentat, ajoute la source. Propos confirmés par la source au sein de la Sûreté générale, qui affirme n'avoir jamais enregistré d'entrée de numéros de Charlie Hebdo au Liban.

Matthieu KARAM

En bonus, l'un des commentaires lu sur le journal que je voulais partager.


"SI UN ARTISTE TRÈS DOUÉ RENCONTRE MOHAMMED DANS SON RÊVE, CE SONT DES CHOSES QUI PEUVENT ARRIVER NON ? IL N'A PAS LE DROIT DE REPRODUIRE CE QU'IL A VU ? SON PORTRAIT ."

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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