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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 10:45

Poitiers 1974 

1974: ANNEE PLACEE SOUS LE SIGNE DE L'INQUIETUDE

L'année 1974 se meurt. Pour les Poitevins, comme pour l'ensemble des cityens de France, cette année 1974 restera celle de l'inquiétude née d'une crise économique due, pour une grande part, à l'inflation du prix du pétrole. Les conséquences ont été lourdes: beaucoup d'entreprises en difficulté, des craints de chômage et un malaise qui se prolonge.

Puisse l'année qui va naître apporter quelque apaisement!

Sur le plan local, l'année 1974 restera dans les annales comme celle de la naissance de la région Poitou-Charentes, de la visite du président Pompidou à Poitiers (la dernière ville visitée par le Chef de l'Etat avant sa mort) et celle des élections présidentielles.

Les Poitevins, abonnés au téléphone, n'oublieront pas plus les avatars qu'ils ont connus avec l'incendie constaté au central Platon.

Sur un plan positif, 1974 aura vu la période d'achèvement des travaux de raccordement de la Pénétrante Est au parking de la place Notre-Dame. C'est là un espoir réel pour une recherche sérieuse de l'amélioration de la circulation à Poitiers. Espérons que bientôt, les travaux prendront fin.

Autre point positif, la fin des travaux (en vue) au Centre Culturel Sainte-Croix qui permettra à Poitiers de confirmer sa vocation de capitale culturelle d'une région qui se veut, et qui est en pleine vitalité.

 

7 JANVIER: LA REGION VOIT LE JOUR

A la préfecture, la région voit le jour le 7 janvier. Il s'agit d'une région nouveau style, car l'idée n'est pas entièrement neuve. M. Lucien Grand, sénateur de Charente-Maritime, et président du conseil général de ce département, est élu président du conseil régional, les vice-présidents étant M. Pascaud, président du conseil général de Charente, M. Trehle, président du conseil général des Deux-Sèvres, et M. Bouloux, sénateur de la Vienne.

M. Georges Chavanes, qui avait été président de la CODER, industriel à La Rochelle, est élu président du comité économique et social, les vice-présidents étant M. Octave Renault (Deux-Sèvres), M. Constant Brisson (Charente-Maritime) et M. Dominique Machet de la Martinière (Vienne). Quelques jours plus tard, le premier budget a été voté.

 

24 JANVIER: Le président Georges Pompidou à Poitiers

Poitiers 1974

Accompagné de M. Marcellin, ministre de l'Intérieur; de M. Guichard, ministre de l'Equipement; de M. Peyrefitte, ministre de la Réforme administrative, et de M. de Lipkowski, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, le président Georges Pompidou est accueilli à Poitiers par M. Vertadier, secrétaire d'Etat à l'Intérieur, maire de Poitiers, et par M. Lucien Vochel, préfet de la région Poitou-Charentes.

Dans l'un des discours prononcés à Poitiers, le président Pompidou demande "deux mois pour adapter la politique aux circonstances". Deux mois et quelques jours plus tard, le président Pompidou meurt à Paris.

Poitiers s'associera au deuil national: le jeudi 4 avril, les cloches sonnent le glas, un message de M. Fontanet, ministre de l'Education nationale, est lu dans les écoles et les salles de spectacles font relâche. Le samedi 6, une cérémonie religieuse est célébrée à la cathédrale.

 

DANS LA NUIT DU 10 AU 11 MARS

PLATON BRULE: 6.000 abonnés privés du téléphone...mais les P.T.T. battront les records pour rétablir la situation

Les Poitevins se souviendront de l'aventure survenue dans la nuit du 10 au 11 mars au central E. 10 plus connu sous le nom de Platon (rien à voir avc le philosophe grec, il s'agit de sigle). Cette nuit-là, Platon brûla et, 6000 abonnés au téléphone de Poitiers et du proche voisinage furent réduits au silence.

Ce central avait été mis en service le 22 juin 1973 et était porteur de belles promesses. Le soir même du sinistre 140 abonnés prioritaires furent raccordés grâce à des moyens d'urgence exceptionnels. 400 autres le furent dans les jours suivants, puis une nouvelle vague de 1500 abonnés.

Il faut signaler l'effort des spécialistes des P.T.T. qui battirent tous les records. On avait prévu un délai de quatre mois pour une remise en ordre totale. En fait, fin avril, tous les abonnés avaient à nouveau la possibilité d'user du téléphone.

 

Poitiers 1974

Le 24 janvier, Poitiers a reçu la visite officielle du président de la République, le 11 mai, c'est le futur président qui vient faire campagne dans la capitale du Poitou. Accompagné de M. Poniatowski, alors ministre de la Santé Publique, le ministre de l'Economie et des Finances Valéry Giscard d'Estaing, sous le chapiteau d'un cirque planté près des Arènes, s'adresse aux Poitevins en tant que candidat à la présidence de la République. Le style de cette réunion est inspiré des campagnes à l'américaine et la foule chante "la victoire en chantant".

Le 19 mai, jour du second tour des élections présidentielles Valéry Giscard d'Estaing obtient 51.78 pour cent des suffrages et François Mitterrand 48.21 pour cent.

 

DEUX ANCIENS PREMIERS MINISTRES A POITIERS

Les deux anciens Premiers ministres du président Pompidou sont venus à Poitiers en 1974. Le 26 avril, dans les salons de Blossac, M. Jacques Chaban-Delmas a exposé le sens de sa candidature à la président de la République; le 10 octobre, M. Pierre Messmer a remis la rosette de la Légion d'Honneur à M. Pierre Vertadier, maire de Poitiers.

Autres personnalités en visite à Poitiers; MM. Jean-Jacques Servan-Schreiber (le 3 mars), François Luchaire (le 12 mai) et Alexandre Sanguinetti (le 24 novembre).

 

Du côté du spectacle: les "Who" les "Pink Floyd" et le cinéma allemand battent les records

Poitiers 1974

Grâce aux Arènes, Poitiers peut recevoir la foule. C'est ainsi qu'à deux reprises, cette année, des records d'affluence ont été battus le 15 février avec les "oeho W" et le 20 juin avec les "Pink Floyd". Dans les deux cas, le cap des 10.000 spectateurs a été dépassé.

C'est plus de 10.000 entrées aussi qu'on a notées lors de la semaine du cinéma allemand (en février).

Côté spectacles, on peut noter aussi la venue de Dalida, de Nicoletta et des Compagnons de la Chanson, à la foire-exposition; de Michel Torr et de Thierry Le Luron à Mousac; d'Yves Lecoq, de Daniel Guichard et de Raymond Devos ainsi que celles de Jacques Martin, de Claude Nougaro, de Frédéric Mey, de Michel Drac et de Marie-José Nat sans oublier Cora Vauclar et Iannis Xenakis et tant d'autres, ni Jean Yanne qui avec ses Chinois a fait escale en gare de Poitiers.

Le théâtre amateur se meurt un peu, mais quelques spectacles ont été donnés cette année à Château-Larcher, à Lencloître, à Marigny-Brizay, à Romagne, à Montmorillon et à Rouillé.

Des misses et un "monsieur"

Au cours de 1974, plusieurs misses ont été élues? Mlle Monique Lacotte, miss Vienne a été élue première dauphine de la reine du Centre-Ouest, Mlle Brigitte Petit également miss Vienne, a été élue dauphine de miss Poitou. Il y a aussi "Monsieur Poitiers 74", M. Raymond Leporse.

 

Poitiers 1974

Sur la route, l'année 1974 aurait pu être une anée calme, ce calme étant la conséquence prévisible de l'augmentation du prix de l'essence et de l'incitation à l'économie. En fait, la densité de circulation a connu un fléchissement de très faible ampleur (un peu plus de 2 pour cent sur le plan national).

Dans la Vienne, la circulation a été marquée par de nombreux bouchons sur le R.N.10 dans sa partie nord à Dangé et à la Tricherie et dans sa partie sud à Couhé-Vérac. C'est ce que nous a dit, preuves à l'appui, le lieutenant Nicolas, responsable de Brigade Motorisée Motocycliste qui sillonne les routes de la Vienne a longueur d'année.

La conséquence a été un grand nombre d'accidents. Selon toute probabilité, le nombre des accidents sera plus faible qu'en 1973 mais les résultats seront plus meurtriers. En 1973, la Gendarmerie Nationale a enregistré 95 morts sur ls routes de la Vienne - non compris les morts dans les agglomérations telles Poitiers et Châtellerault. Ce chiffre est hélas dépassé. Le moment le plus cruel de l'année s'est situé entre le 18 et 22 juillet, on a compté 14 morts sur les routes de la Vienne, depuis de graves accidents ont été signalés tel celui survenu à Virollet, toujours sur la R.N.10, le 25 novembre.

Une fois de plus, on ne peut que recommander aux usgares de la route la plus grande des prudences.

 

La Nouvelle République, Vendredi 27 Décembre 1974.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 11:17

 

Angoulême et hipster

Une des nombreuses caricatures suscitées par l'affaire d'Angoulême cette semaine. Pris sur Twitter le 28 Décembre 2014.

 

Mercredi, alors que l'Hexagone se préparait à fêter le réveillon de Noël, l'info sortait sur le site de Charente Libre. La municipalité a décidé de mettre des grilles sur les bancs publics pour que les marginaux n'y séjournent plus. Avec installation de ces blocs de fer, la veille de Noël, comme un symbole d'une cruauté extrême des pouvoirs publics à l'encontre des plus démunis. Tollé sur les réseaux sociaux, avec les mêmes mots qui reviennent en boucle :"honte", "dégoût", "scandale",...L'indignation est collective, l'approbation est discrète. On remarquera que ce 25 décembre, le FN est venu au secours de la municipalité. Quel sera le renvoi d'ascenceur de la mairie au parti d'extrême droite?

Le système médiatique s'emballe: presse écrite, télévision et radio font de leur deuxième sujet (priorité à la féerie de Noël) sur Angoulême l'ouverture des "vraies" informations, avec le passage en boucle de l'adjoint à la sécurité envoyé au casse-pipe pour partager la responsabilité de l'acte immonde avec les commerçants de la Place du Champ-de-Mars. Mais la vague est immense, et déjà sur le net s'acumule les appels au boycott du festival de la BD qui se tient dans un mois.

Prenant un prétexte falacieux de"sécurité" en guise de sortie de secours, la mairie, dans la nuit du 25 au 26 décembre retire ses grilles. Des agents mobilisés, de l'argent dépensés inutilement, tout cela pour en revenir au point de départ. L'image de la ville est ternie. La mairie, mauvaise perdante, finira tôt ou tard par revenir à la charge pour retirer ses bancs publics. Fin de l'histoire? Pas du tout.

Cette action est le symbole parfait de l'impuissance publique à lutter contre l'une des plus vieilles pratiques du monde, avec la prostitution, que constitue la mendicité, le vagabondage. Embourbés dans des crises, notre pays accepte peu à peu des pratiques que la morale réprouve. Ces gens, qui sont favorables à l'éloignement forcé des clochards (d'ailleurs, ces gens là ne disent pas clochards, mais soigneusement "précaires" ou "SDF"), sont les mêmes qui vont défendre les valeurs chrétiennes face à la déchristianisation des esprits, ce sont les mêmes qui se seraient battus pour prendre une photo en compagnie de l'abbé Pierre, et ce sont les mêmes qui appellent hypocritement leurs concitoyens à la "solidarité" avec les "plus démunis" les soirs de réveillon de Noël et du jour de l'An, une coupe de champagne à la main.

 

Vrai problème, réponse fausse

 

La municipalité d'Angoulême considère donc ses vagabonds comme des sous-citoyens, que l'on doit déplacer pour ne pas faire du tort à l'image des commerçants. Mais admettons, cette mairie retire les bancs du centre-ville, en espérant ainsi repousser ses "indésirables". Le problème est repoussé dans les quartiers périphériques. Et le dérangement toujours présent. Donc il faudra supprimer encore d'autres bancs, les retirer, les grillager, les rendre désagréables afin de repousser plus loin ces gens. Et une fois rendu au-delà des frontières de la ville, que feront les municpalités adjacentes: recueillir la misère d'Angoulême ou retireront-elles aussi les bancs publics, afin de ne pas déranger les commerçants du coeur de ville, dégageant ainsi les marginaux hors des murs?

Il est clair qu'un mécanisme fou est dès lors enclenché. Mais face à cela, je constate surtout l'absence de réponse des collectivités face aux problèmes que posent la marginalité, d'une société qui cherchent à cacher le miroir de son échec, de masquer une misère que l'on ne veut pas voir, cette misère qui nous gêne, soit pas peur d'y tomber un jour ou l'autre, soit car elle démontre l'abérration totale d'une société où les très riches et les très pauvres sont toujours plus nombreux d'année en année.

Cette misère, c'est l'incarnation de l'impuissance collective, de cette face que l'on veut cacher de notre République, 6ème puissance économique mondiale, qui ne parvient pas à loger et nourrir l'intégralité de sa population, incapable de respecter son ambition d'après, toujours en vigueur dans nos institutions, l'article 10 du préambule de la Constitution de 1946 qui proclame que "Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence".

Une fois le temps de l'indignation passée, les miséreux, les nécessiteux resteront dans leur état, et la seule réponse que l'on sera en mesure d'y apporter sera ce terrible "Mais on n'y peut rien". Telle est la fatalité de l'impuissance de la Nation à laisser la misère s'emparer de ses enfants.

 

Bonus-vidéo: parce qu'avec des gens comme ceux de la majorité municipale d'Angoulême n'aurait pas pu écrire "Les Amoureux des Bancs Publics", une vidéo où Georges Brassens, entre deux morceaux de sa chanson, évoque ces fameux bancs publics, alors en voie de disparition dans les années 1970.

 

Antenne 2, C'est la Vie, 26 Septembre 1977.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 10:01

Giscard-petit-dejeuner-Elysee-eboueurs-Noel-1974.JPG

A la Une de La Nouvelle République, Jeudi 26 Décembre 1974.


EBOUEURS A L'ELYSEE


A la veille de Noël le Président de la République, M. Valéry Giscard d'Estaing, a causé une grosse surprise à l'équipe des éboueurs de l'avenue de Marigny, qui déssert le Palais de l'Elysée: les quatre hommes qui la composent n'avaient pas en effet été prévenus qu'ils seraient ce matin invités à la table du chef de l'Etat pour prendre avec lui leur petit déjeuner.

Alors qu'il était à la hauteur de la seconde porte donnant accès au Palais, sur l'avenue Marigny, près de la place Beauvau, un garde républicain a arrêté le camion et fait savoir au chauffeur, M. Serge Vallade, de nationalité française, et aux trois éboueurs de l'équipe, deux Maliens, MM. Mohammed Trore et Sensi Fafano, et un Sénégalais, M. Sow, que M. Giscard d'Estaing les attendait.

Un proche collaborateur du Président de la République, M. Philippe Sauzay, son chef de cabinet, les a conduits jusqu'à la salle à manger ultra moderne de l'Elysée, au rez-de-chaussée, où les attendait le Président de la République, qui leur a serré la main.

Sept personnes étaient assises autour d'une table ronde et blanche, dans un décor très "design": le chef de l'Etat, en costume gris-bleu, les éboueurs: le chauffeur en veste de cuir et ses trois coéquipiers en tenue de travail - blouson de caoutchouc réfléchissant rouge - et dont deux avaient gardé leur passe-montagne, un photographe de l'A.F.P. prévenu in extremis et M. Sauzay.

Pendant la vingtaine de minutes qu'a duré le petit déjeuner - très classique: café au lait, toasts et croissants - le chef de l'Etat a parlé avec ses invités de leur métier et de ses difficultés, de leur nationalité, de leurs familles et beaucoup de l'Afrique "que j'aime bien", a dit M. Giscard d'Estaing.

Musulman pratiquant, l'un des invités du chef de l'Etat, M. Traoré délaissa toasts et croissants en cette période de célébration de l'Aid El Adha (fête du Mouton) et se contenta de boire un peu de café.

Avant de les quitter, le Président de la République a offert à ses hôtes un cadeau de Noël, un colis contenant la dinde traditionnelle et une bouteille de champagne, puis les a reconduits jusqu'au perron où il leur a souhaité bon courage pour la suite de leur tournée.

 

La C.G.T. pas d'accord

 

L'Union syndicale C.G.T. des services publics C.G.T. proteste, dans une lettre au président de la République contre l'invitation des éboueurs à l'Elysée qu'elle considère comme une opération "destinée à apparaître devant l'opinion publique comme le témoignage d'une grande compréhension et d'un souci humanitaire à l'éard de cette catégorie de travailleurs".

"Votre compréhension, déclare l'Union C.G.T., aurait été beaucoup mieux ressentie en novembre dernier si vous n'aviez pas attendu le neuvième jour pour accorder satsfaction aux revendication posées. Elle le serait aujourd'hui si vous faisiez droit notre demande d'audience afin de satisfaire les revendications particulières qui restent en suspens".

 

La Nouvelle République, Jeudi 26 Décembre 1974.

 

Un plan com' bien rôdé dans la mesure où l'on peut avoir l'information à la télévision dès la mi-journée au journal de 13 heures

 

ORTF, Mardi 24 Décembre 1974.

 

Cette initiative a valu au journal Charlie Hebdo, sous le crayon de Cabu, cette une de Charlie Hebdo du 6 Mai 1981.

CHARLIE HEBDO 1981 CABU GISCARD

Pris sur le-livre.fr

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 10:57

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Mort de Maurice Duverger, le « pape » de la science politique française

LE MONDE | 22.12.2014 à 14h05

duverger-Il-fatto-quotidiano.JPG

Capture d'écran prise sur le site italien ilfattoquotidiano.it. La mort de M. Duverger a, et cela peut surprendre, un écho international.

Pour toute une génération de lecteurs du Monde et d’étudiants en droit ou à Sciences Po, Maurice Duverger fut une référence, une « signature » qui les poussait à la réflexion et les éveilla à la politique. Maurice Duverger est mort le dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 décembre, à l’âge de 97 ans. Chroniqueur durant un demi-siècle au journal fondé par Hubert Beuve-Méry, il fut surtout le « pape » de la science politique française à laquelle il donna, dans les années 1950, ses lettres de noblesse.

Il devait ce magistère à une grande clarté d’esprit, alliée à une curiosité intellectuelle qui le poussait à aborder tous les sujets ou presque. Son influence était grande et suscitait une légitime curiosité.

Périodiquement, Maurice Duverger était sommé de s’expliquer sur ses engagements politiques d’avant-guerre et ses écrits de jeunesse sous l’Occupation. L’article qui lui a été le plus reproché figure dans les numéros de juin et décembre 1941 de la Revue de droit public et de la science politique. Intitulée « La situation des fonctionnaires depuis la révolution de 1940 », cette étude en deux parties porte sur les lois de Vichy qui excluent les juifs et les femmes mariées de la fonction publique. Cet article, répétait Maurice Duverger lorsqu’on lui en faisait grief, se voulait purement scientifique, c’est-à-dire descriptif et neutre. Selon l’usage, l’auteur n’avait pas à juger du bien-fondé de ces mesures.

Lire aussi : Duverger, un jeune juriste sous l’Occupation

Il était né le 5 juin 1917 à Angoulême dans une famille bourgeoise par sa mère, modeste par son père, qui fut représentant en papeterie. Les Duverger vivent à Bordeaux. Maurice est élève au collège catholique Grand-Lebrun, où l’a précédé François Mauriac. La politique l’attire déjà. Fin 1933, il adhère à l’Union populaire républicaine, dont la figure de proue est un jeune professeur de l’enseignement libre en Gironde, Philippe Henriot, le futur ministre de la propagande de Vichy.

En décembre 1936, Maurice Duverger rompt avec Henriot dont l’art oratoire, dira-t-il plus tard, le fascinait, pour rejoindre le Parti populaire français de Jacques Doriot. Le Parti populaire français (PPF) n’est pas encore le mouvement fasciste qu’il deviendra. Mais c’est déjà une formation populiste, antiparlementaire, où les antisémites donnent de la voix. Maurice Duverger est promu secrétaire de la Fédération du Sud-Ouest des jeunes doriotistes, l’Union populaire de la jeunesse française. « Tout cela, écrira-t-il dans un livre de souvenirs, était idéaliste et irréaliste. J’avais vingt ans » (L’Autre côté des choses, Albin Michel, 1977).

A partir de 1938, ayant quitté le PPF parce « qu’il a dévié vers la droite », Maurice Duverger se consacre à sa formation de juriste. Il a choisi cette voie un peu par hasard : « Quand on ne sait pas [où aller] en sortant du bac, on finit à la faculté de droit. » En 1942, il est reçu à l’agrégation de droit public après avoir soutenu sa thèse sur L’Affectation des immeubles domaniaux aux services publics. Professeur de droit à Poitiers (1942-1943), puis à Bordeaux (1943-1955), il est nommé dans la capitale en 1955 où il enseignera jusqu’à l’âge de la retraite, en 1985, à la faculté de droit puis à l’université Paris-I, en même temps qu’à l’Institut d’études politiques (IEP) de la rue Saint-Guillaume.

Aux côtés de Beuve-Méry

En 1946, alors qu’il vient de créer l’IEP de Bordeaux, il publie ses premiers « papiers » dans Le Monde. Il a été recommandé à Hubert Beuve-Méry par un proche de celui-ci, le Père dominicain Jean Maydieu. Le fondateur du Monde et Maurice Duverger nouent des relations étroites. Elles conduisent le second à s’engager fermement aux côtés du premier lors de la crise que traverse le journal en 1951.

Hubert Beuve-Méry a donné sa démission de patron du Monde le 27 juillet de cette année-là, fatigué qu’il est des pressions exercées sur la ligne éditoriale du journal par les deux autres membres du comité de direction, René Courtin et Christian Funck-Brentano. Ceux-ci reprochent au directeur et gérant du Monde l’orientation « neutraliste et démoralisante » du quotidien. En un mot de n’être ni assez atlantiste – on est en pleine guerre froide – ni suffisamment souple à l’égard du pouvoir et de l’argent.

Maurice Duverger organise la contre-offensive juridique et sollicite la médiation de Jean Monnet, l’un des « pères » de l’Europe. Finalement, fort du soutien des journalistes et des lecteurs du Monde, « Beuve » est rétabli dans ses fonctions, son autorité renforcée. Une nouvelle entité voit le jour, la Société des rédacteurs, qui détient 28 % de la SARL Le Monde.
Maurice Duverger, même s’il collabore aussi à Sud-Ouest, à L’Express et au Nouvel Observateur, est l’une des grandes signatures du Monde. Huit cents articles entre 1946 et 1994, souvent publiés à la « une » du quotidien, sur les sujets les plus variés : les institutions de la Ve République, l’évolution des régimes communistes, les relations transatlantiques, l’avenir de l’enseignement supérieur… Il n’y a guère que l’univers de l’entreprise pour échapper à la sagacité du « professeur au journal Le Monde », le titre qui résume le mieux le ton et la portée de ses « papiers ».

Au centre gauche

Ses prises de position marquées au centre gauche, d’un socialisme critique, suscitent les répliques d’innombrables contradicteurs, surtout parmi les gaullistes et les communistes. Il ne dédaigne pas non plus croiser le fer avec ses collègues de l’université, tel Georges Vedel, l’autre grand constitutionnaliste du moment. Ou avec le philosophe Raymond Aron. Celui-ci lui reproche la cécité dont il fait preuve, à l’occasion, à l’égard de l’URSS. Maurice Duverger : « Le parti unique russe apparaît comme un organisme vivant, dont les cellules se renouvellent perpétuellement. La crainte de purges maintient les militants en haleine, réveille constamment leur zèle. »

Le « professeur au journal Le Monde » est un journaliste écouté. C’est d’abord un universitaire éminent qui a promu la science politique au rang de discipline à part entière en lui donnant son autonomie par rapport à sa matrice, le droit public.

Dès le début de sa carrière universitaire, Maurice Duverger s’est intéressé aux partis politiques et aux systèmes électoraux sous un angle comparatif, une démarche originale pour l’époque. En 1951, il publie chez Armand Colin son œuvre majeure, Les Partis politiques, qui sera rééditée neuf fois et traduite en neuf langues.

Tirées de cet ouvrage, les «Lois de Duverger» deviennent fameuses. Aucun étudiant en science politique, en France et à l’étranger, n’est censé les ignorer : « Le scrutin majoritaire à un seul tour tend au dualisme des partis. » Ainsi en Grande-Bretagne. « Le scrutin majoritaire à deux tours ou la représentation proportionnelle tendent au multipartisme. » Ainsi en France et en Italie. Facilement mémorisables, d’où leur popularité, ces thèses ont été réfutées depuis. Les réalités sociales auraient davantage d’influence sur l’éventail des partis politiques que le mode de scrutin, disent aujourd’hui les politologues.

On doit aussi à Maurice Duverger le concept de « régime semi-présidentiel », celui de la VRépublique, autre pont aux ânes de la science politique contemporaine. Il donnait corps à ces lois et concepts dans d’innombrables manuels (il en a signé une dizaine), publiés dans la collection «Thémis» qu’il avait fondée et longtemps dirigée aux Presses universitaires de France. Destinée aux étudiants en droit et en science politique, «Thémis» compte parmi ses best-sellers l’ouvrage probablement le plus lu de Maurice Duverger, Institutions politiques et droit constitutionnel.

Un mandarin atypique

Pédagogue aux PUF, Maurice Duverger se voulait aussi essayiste. Il est l’auteur de nombreux livres de réflexion parmi lesquels : Introduction à la politique (Gallimard, 1964), La Démocratie sans le peuple (Le Seuil, 1967), Janus : les deux faces de l’Occident (Fayard, 1972), La Monarchie républicaine (Fayard, 1974), Les Orangers du lac Balaton (Seuil, 1980), Le Lièvre libéral et la tortue européenne (Albin Michel, 1990)…

La polyvalence de Maurice Duverger, plutôt rare à son époque – universitaire, journaliste, éditeur –, en faisait un mandarin atypique. En juin 1989, à la veille de la chute du mur de Berlin, il avait ajouté une nouvelle corde à son arc : l’action politique. Il s’était fait élire député européen sur une liste du Parti communiste italien et s’en était justifié en ces termes : «Parce que l’orientation [de ce parti] conduit à son intégration pleine et entière dans la démocratie, les cyprès dont il entoure les tombeaux de la place Rouge pourraient devenir aussi vivaces que ceux de la voie Appienne auprès des mausolées qui la bordent. »

Bertrand Le Gendre

 

Bonus-vidéo:

un débat entre Maurice Duverger et Léo Hamon, porte parole du gouvernement Pompidou, sur le plateau de l'ORTF, pendant la crise (alors étudiante) de Mai 1968

 

 

 ORTF, 15 Mai 1968.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les Gens
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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:36

Jacques Chancel et sa passion du Tour

 

Antenne 2, Aujourd'hui la Vie, 23 Juin 1986.

 

Interview du Président de la Commission Européenne Jacques Delors à Reims

 

Antenne 2, A Chacun son Tour, 4 Juillet 1985.

 

Outre ses nombreuses occupations médiatiques (TV+Radio), Jacques Chancel a présenté dans les années 1980, l'émission qui succédait à l'étape du jour, "A Chacun son Tour", sur Antenne 2.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les Gens
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 12:59

Va-t-on vers une guérilla des noms des rues et autres places publiques?

Villejuif : le parvis Georges-Marchais débaptisé, sa veuve écoeurée

Photo : PCF Villejuif

La place avait été baptisé du nom de secrétaire national du PCF par l'ancien maire PCF Claudine Cordillot en mai 2013.
Photo : PCF Villejuif

La nouvelle majorité UMP-écologiste de Villejuif a décidé de débaptiser la place Georges Marchais. Elle portera le nom de Georges Mathé, un célèbre cancérologue de l'hôpital Paul-Brousse décédé en 2010. Liliane, la veuve de l'ex-n°1 du PCF qualifie l'initiative de «lamentable».

R.B avec Lucille Métout | 19 Déc. 2014, 18h53 | MAJ : 20 Déc. 2014, 14h24

 

Décidément Georges Marchais, ancien patron du parti communiste mort en 1997 , n'aura pas eu son nom pour longtemps dans la ville de Villejuif (Val-de-Marne) où il fut député durant de longues années.

Après avoir raflé la municipalité aux communistes qui ont régné sur ce bastion près d'un siècle, la nouvelle majorité, née d'une alliance allant des écologistes à l'UMP, va débaptiser le parvis Georges Marchais de Villejuif. La nouvelle majorité élue en mars dernier a décidé de la nommer parvis Georges-Mathé. Du nom du célèbre cancérologue.

«La décision politique d'honorer un grand savant français était plus intéressante que l'approche de Georges Marchais, qui nous posait des problèmes idéologiques», a expliqué Edouard Obadia, membre de l'UDI (centre-droit) et premier adjoint au maire. Selon lui, l'ancien secrétaire général du PCF (1972-1994) et député de la première circonscription du Val-de-Marne (1973-1997), dont dépend Villejuif, était «un personnage controversé», «resté silencieux pendant» le Printemps de Prague et qui avait parlé en 1979 de «bilan globalement positif» à propos des pays de l'Est - avant de nuancer ses propos en 1995.

Aussitôt connue, cette décision a irrité la direction du PCF qui l'a taxée, vendredi, d'«anticommunisme primaire digne des pires heures de la guerre froide». Le parti communiste ajoute: «les masques tombent enfin (...) Face à tant de bêtise, nous faisons confiance aux habitants pour ne pas tomber dans la provocation de la haine».

.«Lamentable», a également soupiré Liliane Marchais, la veuve du militant toujours installée à Champigny-sur-Marne. «C’est à lui que l’on doit le métro à Villejuif. Il a beaucoup fait, avec Mathé d’ailleurs, pour la recherche médicale et l’institut de cancérologie Gustave-Roussy.» «enlever une plaque ne suffira pas à réécrire l’Histoire, affirme également son fils, Olivier Marchais. Ce qui se passe est grave, et la préfecture doit réagir !»

Le parvis Georges-Marchais longe l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, où le cancérologue et immunologue Georges Mathé, décédé en 2010 à l'âge de 88 ans, a accompli presque toute sa carrière. Le lieu avait été baptisé du nom de l'ancien dirigeant communiste par l'ancien maire PCF, Claudine Cordillot en mai 2013.

Villejuif, bastion communiste tout comme Ivry et Vitry-sur-Seine, est tombée aux dernières municipales après une offensive menée par une surprenante coalition citoyenne «bleu-rose-vert» menée par le maire divers droite Franck Le Bohellec, soutenu par l'UMP, et l'écologiste Alain Lipietz. Villejuif était gérée par le Parti communiste depuis 1925. «Avec 89 années de communisme sur la ville, on a vu prospérer les noms» de rues liées aux figures de gauche, estime Edouard Obadia, citant les rues Karl-Marx, Lénine ou Karl-Liebknecht. «L'alternance permet d'éviter ce genre de bloc monolithique».

La municipalité a, selon lui, décidé de renommer, lors d'un vote le 17 décembre, le parvis du nom de Georges Mathé, «du fait de sa notoriété, qu'il travaillait là et que c'est un immense savant français. Le Pr Mathé avait fondé en 1961 l'Institut du cancer et d'immunogénétique (ICIG), qu'il a dirigé jusqu'en 1990. Pour ses travaux sur les leucémies et sa contribution à l'immunologie, notamment par l'utilisation du BCG, il a obtenu en 1994 le prix Léopold-Griffuel, récompense prestigieuse en France dans la domaine de la cancérologie.

Les communistes, notamment dans le Val-de-Marne qui reste avec l'Allier le seul département dirigé par un communiste, avaient mis plusieurs années pour s'accorder sur une place ou une rue du nom de leur ancien dirigeant. Villejuif l'a finalement fait en 2013. Révoltés et Décidés à sauver la mémoire de Georges Marchais, le PC local annonce d’ores et déjà un rassemblement républicain lundi soir. « Il a été demandé aux services techniques de mettre la plaque à la poubelle, rapporte Pierre Garzon. Nous irons la décrocher à 18 h 30 pour la remettre à l’Assemblée nationale.»

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le reste du monde
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:16

Partie 1 : la contestation

(avec la symbolique terrible de l'image du dictateur qui tremble en direct)

Concernant les cris deux minutes après le début du discours du Condicator, il y a une opinion qui peut expliquer ce qu'il s'est passé: en effet, on entend Elena Ceausescu dire "quelqu'un a tiré". Des coups de feu qui auraient provoqué la panique. Mais pour Monsieur X (archive de 2009), de France Inter, l'explication est à chercher ailleurs. En effet, pour lui, tout n'aurait été...qu'une simple bande passée aux mégaphones qui avait pour but de semer le trouble parmi les dizaines de milliers de personnes rassemblées par le parti pour donner l'impression que le couple dictatorial n'a plus aucune maîtrise de la situation. Une vaste conspiration (mêlant la Securitate, des éléments de l'armée et...l'Union Soviétique) qui aboutira au départ en catimini des Ceausescu le lendemain, en hélicoptère sur le toît du batîment du parti. 

 

Partie 2: la tentative de reprise en main

(avec de nombreuses annonces et des répétitions, mais le mal est fait)


 
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Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:45

LE CENTRE CULTUREL SAINTE-CROIX A OUVERT SES PORTES SUR "LA COMEDIE FRANCAISE":

UNE RICHE EXPOSITION DE COLLECTIONS ET DOCUMENTS


 

Sainte Croix 1974

Ce fut un moment privilégié samedi matin pour les invités du maire et de la municipalité de Poitiers de découvrir le Centre Culturel Sainte-Croix, où actuellement le musée de la Ville est en cours d'installation. L'occasion de cette visite était provoquée par l'inauguration d'une exposition exceptionnelle consacrée à la Comédie Française. Grâce à l'obligeance de M. Pierre Dux, administrateur de la Maison de Molière, et au concours de l'Inspection générale des Musées en province, Poitiers bénéficie - jusqu'au 15 janvier -  de ce phénomène de décentralisation artistique qui marque une étape dans la vie culturelle.

Il appartenait à M. Rérolle, conservateur des musées de Poitiers d'accueillir ses hôtes, parmi lesquels nous retiendrons M. Vochel, préfet de la région Poitou-Charentes et de la Vienne, accompagné de MM. Delmas et Beysson; Me Grandon et M. Chamard, conseillers généraux; MM. Vertadier et Strawzynski, à la tête d'une forte délégation du Conseil municipal de Poitiers; des maires des communes environnantes; M. Buthaud, premier président de la Cour d'Appel; M. Verney, conservateur régional des Bâtiments de France; M. Nicolini, directeur régional des Antiquités historiques, etc.

Dans son allocution, M. Rérolle partageait l'expression de sa gratitude entre toutes les personnes et tous les organismes qui avaient conjugué leurs efforts, d'une part pour la présentation de cette première exposition temporaire, d'autre part pour la réalisation du Centre Culturel Sainte-Croix.

 

Un cadre qui incite à la découverte

 

Sous la conduite de Mme Chevalet, conservateur des collections et bibliothèques de la Comédie Française, commençait alors la visite de l'exposition, réunissant une masse impressionnante de documents: bustes, tableaux, costumes, maquettes, manuscrits, livres, etc., recueillis depuis trois siècles et qui évoquent avec une étonnante précision la vie de la Maison de Molière. Cette exposition - dont l'entrée est gratuite - est parfaitement mise en valeur, d'une part dans la galerie ceinturant la salle de conférence, et, d'autre part, dans l'espace, très vaste, réservé aux expositions temporaires. Ce dernier lieu précède le département peinture du musée, qui, samedi matin, était également présenté aux visiteurs par M. Gendron, adjoint de M. Révolle. Les collections de Poitiers trouvent dans la conception - et la réalisation - harmonieuse des salles un cadre qui incite à la découverte.

M. Vertadier se déclarait d'ailleurs très satisfait que ce soit la Comédie Française qui inaugure en quelque sorte le Centre-Culturel Sainte-Croix, et il profitait de l'occasion pour rendre hommage à M. Strawzynski, qui, depuis le début, voici neuf ans, s'était attaché, en liaison avec M. Monge, à la construction et l'aménagement d'un monument appelé à être le témoin à Poitiers de l'art du XXème siècle. Le maire saluait en Mme Chevalet une guide merveilleuse et formait le voeu que l'Inspection générale des Musées de province favorise à l'avenir la venue à Poitiers d'expositions de la richesse de celle actuellement prêtée par la Comédie Française.

Une réponse positive sur le principe lui était apportée par M. Ponneau, lequel considérait que les musées de province constituaient un élément capital de la vie intellectuelle et spirituelle d'une ville.

 

Sainte Croix 1974

 

La Nouvelle République, Lundi 23 Décembre 1974.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Pourquoi Poitiers
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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