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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 09:13
Le cinéma en 1977 : le triomphe des Etats-Unis

L'imagination et le dynamisme hollywoodien

 

Alors que Les Dents de la Mer (Jaws) de Steven Spielberg venaient d'établir un nouveau record historique du cinéma américain, pulvérisant les chiffres obtenus par Autant en emporte le vent, Le Parrain ou La Mélodie du bonheur, La Guerre des Etoiles (Star Wars) de Georges Lucas, le réalisateur d'American Graffiti et de THX1138, a réussi à dépasser Les Dents de la Mer en tête du box-office, encaissant ainsi en moins de quarante semaines et dans les villes clés presque soixante millions de dollars. Réalisé par un jeune cinéaste de trente-deux ans, La Guerre des Etoiles mélange avec une surprenante virtuosité les thèmes de la bande dessinée à une technologie futuriste stupéfiante. La naïveté du scénario est vite pulvérisée par la qualité des effets spéciaux dont certains ont mis trois ans pour être perfectionnés...

Au titre des réussites de l'année de la production hollywoodienne, il convient de citer Annie Hall, de Woody Allen qui, plus que jamais auteur complet de ses films, se raconte lui-même et se penche sur ses problèmes affectifs avec Diane Keaton. Black Sunday de John Frankenheimer, avec Robert Shaw et Marthe Keller, qui imagine le terrorisme palestinien s'attaquant aux Etats-Unis et Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) d'Elia Kazan, d'après F. Scott Fitzgerald. Robert de Niro y personnifie un jeune producteur ambitieux (Fitzgerlald s'était inspiré de la destinée fulgurante d'Irving Thalberg, le chef de la production de la MGM) et Elia Kazan retrouve non sans nostalgie l'atmosphère du cinéma hollywoodien de la grande époque.

C'est au contraire l'Amérique la plus moderne et la plus réaliste que décrit John Avildsen dans Rocky, qui obtint l'Oscar du meilleur film et dont le scénario fut écrit par un jeune acteur peu connu, Sylvester Stallone, vedette du film et propulsé d'un coup parmi les grands espoirs du cinéma américain grâce à ce rôle d'un boxeur amateur soudain confronté à un champion du ring. Network (Main Basse sur la TV) permet à Sydney Lumet, aidé par son scénariste Paddy Chayefsky, de s'attaquer à la puissance de la télévision américaine en brossant le portrait d'un présentateur-vedette qui mourra assassiné en direct, sous les yeux des téléspectateurs. Sydney Lumet en profite pour dénoncer le pouvoir et l'influence de la télévision commerciale, révèlant le rôle néfaste des sondages et la course à l'audience. Peter Finch, William Holden et Faye Dunaway en productrice arriviste y sont splendides.

Ancienne victime de la liste noire et des persécutions maccarthystes, Martin Ritt consacre Le Prête-Nom (The Front) à la dramatique période de l'histoire d'Hollywood que fut celle de la "chasse aux sorcières". Woddy Allen et Zero Mostel dont la carrière fut momentanément brisée par la liste noire, interprètent ce très curieux film, à mi-chemin entre la satire et l'humour noir. La période que décrit En route pour la gloire (Bound to Glory) de Hal Ashby, dont c'est le meilleur film, retrouve la force et la violence des films de la Warner Bros, tels que Heroes for sale et Wild Boys of the Road pour décrire les trains bondés de "clandestins", les camps de réfugiés, le syndicalisme militant et parallèlement la fabuleuse volonté créatrice d'auteurs en liberté tels que Woody Guthrie, le héros du film. Autant la reconstitution d'Hal Ashby est remarquable, autant celle tentée par Peter Bogdanovich dans Nickelodeon pour retrouver le climat enfiévré des tournages de l'époque héroïque du cinéma muet américain, est décevante. Ancien cinéphile et ancien critique, Bogdanovich échoue une nouvelle fois en tentant d'imiter ses maîtres. Valentino, de Ken Russell, est consacré lui aussi à l'univers du cinéma muet et "l'enfant terrible" du cinéma britannique en profite - comme on pouvait le deviner - pour se livrer à ses recherches esthétiques et donner libre cours à ses nombreux phantasmes. Mise à part l'admirable apparition de Rudolph Valentino que joue Rudolf Nureev et que l'on voit danser avec Anthony Dowell qui personnifie Nijinsky, le film n'est que la caricature outrancière de la vie de Valentino. Ken Russell y semble, plus que jamais étouffé par ses propres obsessions. Dommage de voir ainsi gâchée la possibilité de s'attacher à travers la destinée exceptionnelle de Valentino à la grande époque de folie créatrice du cinéma hollywoodien des années vingt.

Auteur inégal, Don Siegel a réussi avec Le Dernier des Géants (The Shootist) un de ses meilleurs films. Le film débute symboliquement le 22 janvier 1901, au moment où l'on apprend au Nevada la mort de la reine Victoria, et retrace la dernière semaine d'un "tireur", miné par un cancer et qui donne un ultime rendez-vous à tous ceux qui rêvent de se mesurer à lui pour le tuer. John Wayne, dont c'est un de ses plus beaux dernier rôles, incarne splendidement ce vieil aventurier de l'Ouest, confronté à une mort inéluctable. Réussite également pour Stanley Kramer dont La Théorie des Dominos (The Domino Principle), avec Gene Hackman et Candice Bergen, décrit sans concession l'engrenage diabolique des services secrets pris à leurs propres pièges.

Sydney Pollack adapte dans Bobby Deerfield une histoire d'Erich Maria Remarque (Heaven has no favourites) et retrouve parfois le lyrisme déchirant d'un Frank Borzage en racontant la liaison sans espoir d'un pilote de courses (Al Pacino) et d'une jeune femme (Marthe Keller), atteinte d'un mal incurable. Si certains ont pu être déçus par L'Île des Adieux (Islands in the Stream), d'après Ernest Hemingway, avec George C. Scott, ou par New York, New York de Martin Scorcese, le réalisateur de Taxi Driver, joué par Robert de Niro et Liza Minelli, tous ceux qui avaient déploré l'échec de Buffalo Bill and the Indians de Robert Altman ont retrouvé avec plaisir dans Trois Femmes (Three Women), admirablement interprété par Sissy Spacek, Janice Rule et Shelley Duvall, le talent de l'auteur de M.A.S.H. et de Nashville.

Comme toujours, Hollywood s'est également penché sur son passé en n'hésitant à réaliser plusieurs remakes de film célèbres: L'Île du Docteur Moreau (Island of Dr Moreau) de Don Taylor, d'après Island of Lost Souls, dont Charles Laughton avait été en 1932 la vedette, Une Etoile est née (A Star is born) d'Arthur Pierson, dans laquelle Barbra Streisand succède à Janet Gaynor et à Judy Garland, et enfin Mon "beau" légionnaire (The Last Remake of Beau Geste), de et avec Marty Feldman, l'un des acteurs comiques de la troupe de Mel Brooks. Aucun de ces nouvelles versions ne parvient toutefois à faire oublier les précédentes.

De même, le nouveau film des studios Walt Disney Les Aventures de Bernard et Bianca (The Rescuers) paraît bien pâle comparé à l'invention et au charme de Bambi ou d'Alice au pays des merveilles.

Curieusement, le film qu'Ingmar Begman nous offre chaque année a cette fois-i été un film américain, L'Oeuf du Serpent (The Serpent's Egg) avec David Carradine et Liv Ullman. Bergman nous plonge d'un coup dans l'Allemagne du pré-nazisme avec son chômage, ses médecins inquiétants et ses cabarets de débauche. Moins personnel peut-être que ses précédents films, L'Oeuf du Serpent fait songer tout à la fois à certains films de Federico Fellini, à Cabaret de Bob Fosse et au cycle Mabuse de Fritz Lang. C'est une oeuvre prophétique et angoissante dans laquelle on sent l'Allemagne basculer graduellement dans la folie hitlérienne;

Oscar du meilleur documentaire, Harlan County USA, de Barbara Kopple, retrace avec passion un mouvement de grève féminin et pose avec intelligence et courage les problèmes des ouvriers, du patronat américain et du "grand syndicalisme".

Terminons ce bref panorama de la production américaine par une surprise: l'un des films américains qui a obtenu les meilleures recettes en France, Lâche-moi les baskets (The Pom-Pom Girls), est passé presque inaperçu dans son propre pays...

 

Patrick Brion, Le Cinéma en 1977, in Panorama Mondial des Evènements 1977, publié en 1978.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 09:33
Le cinéma en 1977 : en France, l'hyper-domination des Etats-Unis (Partie I)

Morosité française...optimisme américain

 

Angoissé par la situation actuelle du cinéma français, le Bureau de Liaison des Industries cinématographiques s'est résolu à faire appel au président de la République française lui-même dans une lettre ouverte, largement diffusée dans la presse, en lui écrivant notamment: "Ce cinéma (le cinéma français), on est en train de le tuer, et si nous nous permettons de nous adresser à vous, c'est parce que nous avons épuisé en vain toutes les possibilités de nous faire entendre...En 20 ans, en effet, le nombre d'entrées dans les salles est tombé de 410 à 175 millions par an. Dans le même temps, le nombre de films annuellement diffusés par les chaînes est passée de 100 à plus de 500. Ainsi, en un an, 4 milliards de Français regardent les films à la télé...contre 175 millions dans les salles de cinéma qui, elles, représentent l'essentiel (89%) de nos ressources". Cette "lettre ouverte", diffusée au début de janvier 1978, résume parfaitement la tension qui s'est établie aujourd'hui, et tout particulièrement en 1977, entre le cinéma français et les trois chaînes de télévision nées de l'éclatement de l'ancien ORTF.

A ce pessimisme très passéiste, s'oppose au contraire la vitalité étonnante du cinéma hollywoodien et la revue professionnelle "Variety" titre ainsi fièrement son numéro du 11 janvier 1978: "1977: Biggest year in film history". La période de Noël 1977 a notamment été la plus rentable pour le cinéma américain depuis les débuts de son histoire, la recette globale ayant été de plus de dix millions de dollars par jour durant cette période. L'année 1977 marque ainsi une augmentation générale de 17% des recettes par rapport à 1976.

En France, en revanche, les recettes n'augmentent pas et indiquent au contraire dans certaines régions une baisse notable. Fait beaucoup plus grave pour le cinéma français, on découvre aujourd'hui que les films français perdent graduellement leur public habituel qui se tourne vers les films américains et surtout les films italiens qui font depuis quelques années une spectaculaire poussée sur le marché français.

La crise importante que traverse le cinéma français est beaucoup plus une crise de qualité et de création qu'une crise purement économique. La télévision exerce évidemment, face au cinéma, une redoutable concurrence, mais on peut remarquer d'une part qu'aux Etats-Unis, où la télévision est gorgée de films, les recettes sont en augmentation et d'autre part, que le public français continue de se presser en masse vers les films qui le tentent. A titre d'exemple, notons que le dernier James Bond, L'Espion qui m'aimait et La Guerre des Etoiles, ont eu, comme Les Aventures de Bernard et Bianca, plus de neuf cent mille spectateurs sur Paris-périphérie. Ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui, le film français moyen qui assurait autrefois la fortune de son producteur n'est pas assez bon pour attirer un public devenu peut-être plus exigeant. Au lieu de regarder vers l'avenir, les producteurs français se tournent délibérément vers leur passé, regrettant l'heureuse situation économique des années cinquante, sans tenter, comme c'est le cas aux Etats-Unis et en Italie, d'innover et de créer un cinéma moderne qui corresponde aux exigences d'un nouveau public. Faute d'ambition et de talents créateurs, le cinéma français risque aujourd'hui de rejoindre le cinéma britannique contemporain, ou le cinéma allemand des années soixante.

 

Patrick Brion, Panorama Mondial des Evènements 1977, 1978.

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 12:14
Trouvé sur le twitter de DDR Museum (à Berlin).

Trouvé sur le twitter de DDR Museum (à Berlin).

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:00

Syrie. Que cherche vraiment Vladimir Poutine?

Publié le

Désormais, on connaît les intentions réelles de Vladimir Poutine

Selon le “Daily Telegraph”, la Russie s’apprêterait à construire une base militaire en Syrie. Une stratégie risquée au moment où les Européens envisagent des frappes contre Daech… en Syrie.

Alors que les Européens s’interrogent de plus en plus sur l’opportunité de frappes aériennes contre l’Etat islamique en Syrie, Vladimir Poutine a confirmé pour la première fois vendredi 4 septembre, en marge du forum économique de Vladivostok, l’engagement russe auprès du régime de Bachar El-Assad, explique le Daily Telegraph. “La Russie apporte un soutien logistique important à l’armée syrienne et entraîne ses soldats”, a-t-il confié à l’agence de presse Ria Novosti (repris par le quotidien britannique), ajoutant que Moscou voulait “créer une coalition internationale contre le terrorisme et l’extrémisme.”

Citant des sources américaines, le Daily Telegraph avance par ailleurs que la Russie a “construit une tour de contrôle et transporté des bâtiments préfabriqués pouvant accueillir jusqu’à 1000 personnes dans le port syrien de Lattaquié, le fief de Bachar El-Assad.” “La Russie, poursuit le journal, aurait également sollicité des pays voisins une autorisation de survol pour des avions militaires au cours du mois de septembre.”  

Cette information, si elle se confirme, contredit la stratégie des Occidentaux et notamment des Américains, estime le quotidien britannique. Il rappelle qu’au cours de leur rencontre, vendredi 4 septembre, Barack Obama et le monarque saoudien, le roi Salmane, ont “conditionné tout réglement durable de la crise à la fin du régime d’Assad.” Samedi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a fait part de sa préoccupation face aux mouvements russes en Syrie, rapporte le New York Times, affirmant que cela pourrait conduire à “une confrontation” avec la coalition conduite par les Américains.

Malgré tout, “la marge de maeuvre de la Russie dans ce conflit semble assez limitée”, analyse l’Orient le jour. “Mais Moscou ne lâchera pas Bachar El-Assad avant d’obtenir des garanties sur ce que sera l’avenir de la Syrie. Il cherche pour l’instant à gagner du temps et à redonner du crédit au régime en place”, écrit le quotidien libanais.

 

Quelle réponse pour les Européens?

De leur côté, submergés par les réfugiés qui arrivent notamment de Syrie, les Européens réfléchissent à une stratégie pour endiguer ces mouvements de population en s’attaquant au problème “à la source”, pour reprendre l’expression du Chancelier de l’Echiquier (ministre des Finances) George Osborne, cité par le Daily Telegraph. Samedi, le quotidien le Monde annonçait que Paris envisageait des frappes aériennes contre Daech en Syrie.  “François Hollande doit préciser ses orientations lundi 7 septembre lors de sa conférence de presse”, annonce le journal.  

 

Le débat a très vite rebondi outre-Manche. Très critiqué pour son intransigeance face aux réfugiés, le Premier ministre britannique devrait lui aussi annoncer des mesures lundi pour accueillir des milliers de migrants en plus. Il doit aussi faire face aux pressions qui se multiplient pour réclamer une campagne de bombardements aériens en Syrie. S’il ne l’a pas exclue, David Cameron ne se lancera pas sans un vote au Parlement. “Mais il n’a pas besoin pour cela du soutien de tous les partis”, expliquait dimanche George Osborne.

Dimanche encore, dans une tribune remarquée publiée dans le Daily Telegraph, l’ancien archevêque de Canterbury, Lord Carey, a lancé un appel très clair en ce sens en affirmant qu’il “n’était pas suffisant d’envoyer de l’aide en Syrie ou d’accueillir des milliers de réfugiés.” Pour lui, Daech doit être “écrasé une fois pour toutes, et des frappes aériennes brtianniques ou toute autre forme d’assistance militaire” peuvent y contribuer.

Courrier International, 06 Septembre 2015.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:59
Joël Robuchon, Meilleur Ouvrier de France 1976

La Nouvelle République, Juin 1976.

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:44

"BEAULIEU VILLE NOUVELLE"

La PREMIERE Z.A.C. de POITIERS

 

"Beaulieu, ville nouvelle" vous connaissez?

 

Pour l'instant, ce n'est qu'un corps d'immeubles en chantier qui, planté au milieu d'un désert de caillou et d'herbes folles, n'est pas sans évoquer la naissance d'une station d'altitude ou les prémices de l'aménagement de la côte Languedoc-Roussillon.

L'été prochain, pourtant, les premiers locataires emménageront et, au début des années "80", entre Touffenet et le campus universitaire, entre la rocade "Est" et la voie de déviation des routes de Limoges et de Chauvigny, Poitiers devrait compter un nouveau quartier de 2.500 logements et quelques 10.000 âmes.

Présentation de la future cité de Beaulieu à Poitiers en 1976

Telle est, du moins, l'ambition globale de la zone d'aménagement concerté de Beaulieu qui ne mérite pas seulement la dénomination de "ville nouvelle" pour l'importance de ses proportions.

En fait, tout dans sa conception, dans son expression architecturale est appelé à différencier la Z.A.C. des autres quartiers anciens ou modernes, de notre ville.

A quelques conventions près, ses aménageurs et ses promoteurs ont résolument misé sur la création et l'innovation, celles qui imposent une réflexion critique et engagent un pari psychologique et sociologique (avec les risques d'erreurs que cela comporte).

Sans être révolutionnaires, au niveau du district urbain et de l'aménageur, l'Office public d'H.L.M. de la ville de Poitiers, les choix sont nets et démarqués des réalisations antérieures; un plan-masse malléable; les logements individuels et collectifs en nombre égal; pas de hauteur d'immeubles supérieures à 21 mètres, soit un maximum de six étages, une formule tout électrique accompagnée d'un effort d'isolation; l'individualisation du chauffage dans les logements des offices publics.

On pourrait également citer les équipements publics, centre de la petite enfance, maison du citoyen, les zones d'activités économiques, commerces et services.

 

Une variété de paysages urbains et de conceptions de l'habitat

Plus suggestive quant aux lignes et aux formes, mais aux effets bien concrets sur l'acclimatisation de la population, c'est certainement la conception de l'aménagement architectural qui tranche le plus avec ce à quoi les Poitevins sont habitués...on fini par s'habituer.

Contrairement à l'ensemble monolithique de la Z.U.P. des Couronneries (à quelques rares exceptions près), la Z.A.C. de Beaulieu comportera à peu près autant de paysages et de conceptions différents de l'habitat, que de tranches.

La première tranche, on le sait, est issue d'un consensus de consultations et de concours à plusieurs niveaux mais il ne s'agira pas pour autant d'une "tranche témoin" sur laquelle seront calquées les autres réalisations de la zone.

L'organisme aménageur a, dans ses dossiers, des plans d'une tout autre inspiration qu'il entend mettre en oeuvre dans les prochains mois en différents points de la Z.A.C.

Cela concerne dans plusieurs cas des opérations expérimentales, des tentatives de plus ou moins grande volée, résultant de recherches au niveau régional, mais également national.

Sortant du sentier des dotations régionales, les aménageurs ont directement traité avec le ministère de l'Equipement pour certaines opérations originales.

C'est ainsi, qu'avec des crédits d'Etat, ils ont accepté de tenter une expérience communautaire, dans le cadre d'un plan d'architecture nouvelle.

Retenu par concours, ce projet à séduit le jury par le fait qu'il s'attaque aux grands maux des collectifs et cités nouvelles: l'isolement et l'individualisme;

72 des 318 logements de l'opération seront concernés par des "surfaces d'activités partagées", lieux de rencontres des locataires d'un étage, qui se substituant aux simples paliers, offriront un cadre et des installations propres à favoriser les contacts et les échanges entre familles.

Mais le succès d'une telle formule ne réside pas seulement dans les structures, il tient aussi à l'esprit dans lequel elles sont utilisées, voire même admises.

Pour cela, une sélection sera faite, basée sur le volontariat et sur l'étude des demandes, avec le concours d'un psychologue.

 

Premiers habitants l'été prochain

Une autre opération issue du concours "Innovation" organisé par l'Equipement, devrait débuter dans 5 ou 6 mois et portera sur 150 logements en petits collectifs.

Baptisée "Maisons et Jardins", elle privilégiera les terrasses individuelles pratiquement insérées dans les logements en "nids d'abeilles".

En ce qui concerne les logements individuels, une tranche d'environ 200 pavillons sera mise en chantier cet été, sur l'idée de l'un des lauréats du "Jeu de construction", encore une initiative du ministère de l'Equipement.

La direction régionale de cette administration n'est pas en reste puisque, elle aussi, a organisé un concours régional de maisons individuelles et à partir des types retenus, 200 pavillons seront édifiés à la Z.A.C.

Pour sa part, la première tranche, actuellement en chantier et dont les premiers logements seront livrés l'été prochain, comporte:

- 320 logements locatifs (H.L.M. et L.L.M.) en petits immeubles contigus et de hauteurs variées (conf. notre photo de maquette).

- 200 logements individuels dont 50 en locatif et le reste en accession à la propriété (H.L.M., P.I.C. et P.S.I.) ou vente directe.

- 1550m² de bureaux essentiellement en galerie, au rez-de-chaussée des immeubles.

Pour la poursuite du programme financé en 1975 et marquant un sensible retard, à la première tranche se greffe une tranche "1 bis" de 294 logements dont 11 en pavillons.

Ainsi, tranche après tranche, opération par opération, souvent simultanées, la "ville nouvelle" de Beaulieu prendra corps au fil des prochaines années.

D'oeuvre d'imagination, la Z.A.C. deviendra cadre de vie et c'est seulement sous cet aspect que l'on pourra véritablement mesurer ses réussites et ses échecs.

Y. THIOLLET

 

La Nouvelle République, Mars 1976.

Présentation de la future cité de Beaulieu à Poitiers en 1976
Présentation de la future cité de Beaulieu à Poitiers en 1976
Présentation de la future cité de Beaulieu à Poitiers en 1976

Illustrations (les 3 dernières) : Centre Presse, été 1976.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 10:21
Illustration trouvée sur fleurmach.com

Illustration trouvée sur fleurmach.com

C'est sûr que pour bon nombre de gens de droite, Maggie reste un fantasme. D'ailleurs, nos chers ennemis britanniques ne manquent pas eux-mêmes de nous recommander une Madame Thatcher pour l'Hexagone.

No thanks.

The Economist, fin Octobre 2006. Trouvée sur esfliberty.org

The Economist, fin Octobre 2006. Trouvée sur esfliberty.org

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 12:16

La guerre, quelle saloperie!

Les restrictions en France en 1941

A la Foire-Expo de Loudun, 19 Septembre 2016.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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