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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 07:24
Juillet 1973 : Saint -Savin fête la bière, avec les honneurs

Cette méconnue: LA BIERE

 

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la bière n'est pas une boisson moderne, son origine remonte fort loin dans les temps.

Avant même la "Cervoise" des Gaulois, ancêtre de notre bière actuelle, ce breuvage était déjà présent à la table des Pharaons.

Cette boisson pourrait facilement prendre le titre de "Potion Magique" par ses nombreuses propriétés, très diverses d'ailleurs, qui lui sont reconnues.

Ainsi, au XVIIIe siècle, un médecin de la cour de Saxe affirmait qu'une bonne bière était plus efficace que toutes les médecins et autres drogues. Aditionnées à de la fougère, elle soignait le foie, agrémentée de la lavande, aucun évanouissement ne lui résistait, avec de la sauge, la toux, parait-il succombait sans condition.

De nos jours, la "Faculté" est moins catégorique, mais il est incontestable que les composants de la bière: orge et houblon ont une influence salutaire sur l'organisme humain. A ce sujet, le professeur A. Gautier écrit: "Une bonne bière constitue une boisson rafraichissante, nutritive, tonique, diurétique et légère à l'estomac".

Ainsi, les fameux rameurs d'Oxford et de Cambridge boivent de la bière avant le départ de leur course, pour stimuler leurs voies respiratoires et activer leur circulation sanguine; peut-être le titre de vainqueur revient-il à celui qui a bu la meilleure bière?

Et la célèbre potion magique d'Astérix n'était-elle pas, en définitive que de la bière, tout simplement...

Les jeunes y trouvent calcium et fer, les femmes enceintes des vitamines, les personnes âgées des sels minéraux excellents contre les rhumatismes. On prétend même qu'elle a des effets calmants!

Son taux d'alcool est relativement peu éevé: de 3 degrés 5 à 5 degrés, c'est donc une boisson qui peut être bue par tous: il a été démontré que la bière est quatre fois mieux digérée que l'eau et, contrairement à ce que l'on pense, la bière ne fait pas grossir si elle est bue par doses fractionnées.

Pourtant, le plus beau des fleurons de la bière n'est-il pas de donner lieu à des fpetes qui laissent un souvenir ineffaçable à tous ceux qui y ont participé; pour cela il faut aussi l'ambiance combien sympathique d'un orchestre alsacien ou bavarois, le fond sonore, chaud et tranquille des cuivres et l'odeur oh! combien réconfortante, d'une choucroute préparée selon les meilleurs traditions.

Pour ceux qui s'interrogent sur la signification exacte d'une fête de la bière, on peut dire qu'il s'agit d'une assemblée où tout le monde, sans distinction d'âge, petits et grands, réunis autour d'une table, peuvent consommer de la bière peuvent consommer de la bière en dégustant une bonne choucroute, tout en écoutant des airs de floklore alscacien et bavarois.

En trois mots, une fête de la bière, c'est "Aimer, boire et chanter".

 

Centre Presse, Jeudi 12 Juillet 1973.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 12:09

Tu nous manques Vieux...

Coluche, vers 1985/1986.

Coluche, vers 1985/1986.

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 07:19

Poitiers

 

COURSE DES GARCONS DE CAFE

 

Le Dauphin et la Taverne

râflent les 5 premières places

La course des garçons de café de Poitiers (Juin 1982)

La course des garçons de café, dont c'était samedi le grand retour sur le devant dela scène, a fait un véritable tabac auprès du public. A Poitiers, la première épreuve du genre avait eu lieu voilà 15 ans; elle s'était poursuivie ensuite avec plus ou moins de bonheur pour s'éteindre, subitement, au début des années 1970. Dans ces conditions on ne saurait trop remercier l'amicale de serveurs de la ville d'avoir remis au goût du jour cette épreuve, dont le spectacle, toujours garanti, est constitué tout à la fois par l'endurance, la maestria...ou la maladresse des acteurs.

Quelle ambiance! Il fallait voir les grappes de curieux, massés tout au long du parcours et sur la place Leclerc, où était jugée l'arrivée au terme d'un circuit de 3.900m aménagé au coeur même de la cité.

Ils étaient une trentaine, parmi les meilleurs "loufiats", à s'aligner au départ. Châtellerault avait, de surcroît, répondu favorablement à l'invitation qui lui avait été faite, en délégant six émissaires, dont le vétéran de la course, Jean, 57 ans, barman au Progrès.

La course des garçons de café de Poitiers (Juin 1982)

Un bonheur n'arrivant jamais seul, les filles, elles aussi étaient de la partie. Sylvie Court, de l'Ecurie (La Torchaise), et Isabelle Dufour, du Bini-Bar (Chasseneuil) avaient la lourde tâche de représenter leurs consoeurs et gardaient, dans le contexte, un moral à toute épreuve.

Côté garçons, les éléments du Dauphin et de la Taverne, respectivement trois et six représentants, piaffaient déjà d'impatience avant le baisser du drapeau. Devant le buffet de la gare, où était donné le départ, la bonne humeur se lisait sur tous les visages tandis qu'on procédait au remplissage des bouteilles de "compétition" avec un breuvage qui n'était pas sans rappeler la bonne vieille eau-de-vaisselle.

Chacun des concurrents, en tenue réglementaire, avait à transporter sur son plateau une bouteille, une carafe, un demi et un verre à vin; les jeunes filles, moins physiques, devaient se contenter d'une soupière.

L'objectif à atteindre consistait, bien sûr, à réaliser le meilleur temps "sans tacher la nappe"; tout en satisfaisant aux contrôles mis en place le long du parcours.

Tous se voyaient déjà couronées roi-du-plateau, loufiat-d'élite, voire St-Martin-du-demi lorsque devant plusieurs dizaines de têtes sympathiquement couperosées le grand départ a été donné aux accents de la fanfare "Chiures de mouche".

 

SUSPENSE POUR LE FINAL

 

Le haricot de la gare, puis les petits escaliers du bd Solférino en amuse-gueule: Christophe Gourdon (La Taverne), avait déjà pris la tête avec une certaine facilité: tel un lévrier, il avalait, à grandes enjambées, le ruban de bitume encore fumant après la dernière averse.

Place du Marché, place Leclerc, rue Carnot: il comptait toujours une cinquantaine de mètres d'avance sur un peloton relativement étiré, d'où Eric Robin (Dauphin) parvenait à s'extraire pour revenir à sa hauteur, lui signalant, sportivement, qu'il avait oublié de satisfaire au contrôle.

Encouragés de la voix et du geste, les concurrents faisaient alors le forcing dans la dernière ligne droite, et l'on se prenait à parier sur "gagnant" et "placés" dans ce Prix du Jockey-Club d'un gene particulier.

Finalement, sous les bravos de la foule, plus conséquente en cet instant qu'à l'occasion de certaines manifestations de Juin à Poitiers, les deux serveurs terminaient dans un mouchoir.

Le parcours en quinze minutes et trente-huit secondes: par le jeu des temps et des pénalités, les lauréats ont été finalement classés ex-aequo au terme d'un décompte à suspense.

Derrière eux, les barmen de la Taverne et du Dauphin ont proprement raflé les places d'honneur: Gérard Lasnier (Dauphin) a terminé troisième en 15'52", Rémy Fischer (Taverne), quatrième en 16'13", et Christian Thomas (Dauphin), cinquième en 16'22".

Les demoiselles, avec beaucoup de courage, n'ont pu faire mieux que terminer en queue de peloton, en compagnie du vétéran, alors que les Châtelleraudais réussissaient à se placer dans le milieu de tableau.

Qui dit effort dit récompense sur les marches de l'Hôtel de Ville, la coupe de Poitiers a été remise aux deux lauréats, celle de notre quotidien à Gerard Lasnier. La coupe des apprentis devait récompenser le jeune Patrice Plisson (Buffet de la gare), pour sa belle course d'ensemble, et celle des féminines, Sylvie Court, décidément en jolie forme. A noter qu'un trophée a été offert au groupe châtelleraudais pour sa prestation globale, mais qu'il est dommage que le plus jeune de la course (9 ans) n'ait pas été récompensé comme il méritait.

Rendez-vous, nous l'espérons pour l'année prochaine...étant entendu que jusque-là on ne tolérera plus le café dans la soucoupe!

FURCY

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 07:00

Fabriquée de 1969 à 1980, le Peugeot 304 a été produite à plus d'un million d'exemplaires

Poitiers, Avril 2011.

Poitiers, Avril 2011.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 07:56

Libération d'un rapt au Mexique, nucléaire français, Coupe de France, drogue...

A la Une de la Nouvelle République du 31 Mai 1976
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 07:47

PROFESSION: MENTEUR

 

Un informaticien lyonnais de 21 ans s'est mis à son compte. Pour 60F, il propose le mensonge d'excuses téléphoné!

Innovation de 1984 : la location d'un menteur professionnel

LYON - "Louez un menteur professionnel". Un informaticien-conseil de 21 ans s'est mis, depuis 15 jours, à son compte en proposant, par petites annonces, le mensonge téléphoné au prix de 60F l'unité.

"Allo, je suis un copain de régiment de votre mari de passage à Lyon. Pouvez-vous lui demander de me le rappeler". "Allo, passez-moi le chef de service, mon épouse est alitée. Elle sera absente toute la journée". Erich Cappelli, spécialiste du mensonge téléphonique, loue ses services uniquement pour l'excuse d'absence.

Ce jeune cadre dynamique en rupture d'emploi, a fondé le "cabinet Cappelli", en cours d'inscription au registre du commerce. Sa clientèle, recrutée par petites annonces, se partage également entre hommes et femmes. "Une majorité font appel à mes services pour des affaires d'adultère" explique Erich Cappelli, "viennent ensuite les absences professionnelles ou les invitations amicales".

"Je connais des gens qui assistent à toutes les projections de diapositives de vacances ou qui se sentent obligés de venir écouter le petit prodige interpréter des sonates au piano. Maintenant, grâce à mon service, on peut échapper facilement à des invitations ennuyeuses", souligne-t-il...

Pour un mensonge par procuration, le client doit remplir une fiche de renseignements et une décharge qui met à l'abri le "Cabinet Cappelli" de poursuites éventuelles. "Si le client est pressé, je peux prendre les renseignements par téléphone avec le risque de ne pas être payé", ajoute M. Cappelli.

Pour son installation, outre la ligne téléphonique, ce "menteur libéral" s'est doté d'un magnétophone et de quelques cassettes de bruitage, notamment de machines à écrire. Le client peut éventuellement recevoir une facture pour cette prestation de service.

"J'ai l'intention d'en rester au stade artisanal, car je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'avenir dans le mensonge, ajoute-t-il, mais il est certain qu'on pourrait imaginer de lancer une entreprise de leurre à grande échelle avec vrais-faux bureaux, personnel bidon, etc...".

Centre Presse, début novembre 1984.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 07:03
Centre Presse, Vendredi 13 Mai 2016.

Centre Presse, Vendredi 13 Mai 2016.

Monsieur Echo est tombé sur PPP la semaine passée. En effet, le rouge est la couleur traditionnelle du journal logo depuis sa création en 1958. Alors, à l'occasion des fêtes de fin d'année, le quotidien de la Vienne se laissait aller à quelques fantaisies en changeant la couleur de son logo. Toutefois, ce 12 Mai 1976 est particulier: en effet, c'est la seule fois que le journal a dérogé à sa tradition, et cela pour soutenir un club de football, qui plus est n'était pas de la région. Preuve en est de la passion française pour Saint-Etienne, ce jour là, le journal a été au-delà de ses habitudes. Je ne sais pas, si pour l'occasion, en 1984, le logo est devenu tout bleu pour soutenir l'équipe de France en finale de l'Euro.

Il me reste bien des années d'archives de Centre Presse à lire. En attendant, petit voyage dans le temps, et les couleurs, de 1965 à 1982.

Samedi 2 Janvier 1965.

Samedi 2 Janvier 1965.

Mardi 24 Décembre 1968

Mardi 24 Décembre 1968

Mardi 31 Décembre 1968.

Mardi 31 Décembre 1968.

Mercredi 12 Mai 1976.

Mercredi 12 Mai 1976.

Samedi 24 Décembre 1977.

Samedi 24 Décembre 1977.

Samedi 31 Décembre 1977.

Samedi 31 Décembre 1977.

Vendredi 31 Décembre 1982.

Vendredi 31 Décembre 1982.

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 08:07
Eté 1973 : Maurice Druon , un ministre en visite à Poitiers

DRUON : HALTE AUX "HALLETTES" DU MARCHE NOTRE DAME

Eté 1973 : Maurice Druon , un ministre en visite à Poitiers
Eté 1973 : Maurice Druon , un ministre en visite à Poitiers

Pour les membres du gouvernement, si l'on en croit M. Druon, le mois d'août n'est pas synonyme de vacances. En tout cas, arrivant de Niort,, lui venait d'interrompre les siennes. Mais il se préparait, après son passage à Poitiers et, dans la foulée, une visite à Angers, à reprendre un peu de repos. Dans la région de Libourne, cette fois. Du vacancier, l'auteur des "Rois maudits" avait la coiffure. En l'occurence, un chapeau blanc de raphia à larges bords. Accompagné de M. Mazery, conseiller technique, M. Druon a été accueilli à la préfecture par M. Vochel, préfet de région. Le préfet était entouré de MM. Strawzinsky, maire-adjoint de Poitiers - qui allait "guider" la visite ministérielle - et Nicolini, directeur régional des "Antiquités", ainsi que de MM. Gendron, conservateur adjoint des musées, représentant le conservateur Reyrolles et Verney, directeur régional des bâtiments de France. A la préfecture, où il est arrivé vers 10h15, le ministre a pris part à une séance de travail. Au cours de cette réunion, divers problèmes ont été abordés. En particulier les questions relatives à la circulation liées au rôle du coeur de Poitiers, pôle d'attraction et d'animation de la cité.

 

M. Druon: "C'est si beau que je veux payer"

La visite ministérielle a débuté à l'ancienne abbaye de Ste-Croix, où se construit le futur Centre culturel qui regroupera les musées de Poitiers et salles de conférences. M. Druon s'est attardé devant un mur - reconstitué - en arêtes de poisson. Puis, dans le sous-sol, devant un autre mur. Ce vestige datant du premier siècle, sera dégagé en hauteur sur quatre mètres pour qu'il puisse être vu à partir d'une coursive. "Ce chantier est bien parti" a estimé M. Druon. Puis bouleversant le programme prévu, il a tenu à visiter le baptistère St-Jean, où le cortège s'est trouvé mêlé aux touristes. En sortant, M. Maurice Druon a mis la main au gousset et donné 3F: "Ce monument est si beau que je veux payer mon entrée."

En suite, le cortège officiel s'est rendu place du Marché, et a pénétré sur le chantier. La visite s'est déroulée, plans en mains, commentée par M. Nicolini. L'un des problèmes techniques évoqués, celui de la poursuite de fouilles. Les travées de l'église Notre-Dame reposent sur une excavation. Il va falloir couler un mur de béton pour éviter une décompression des sols. "Les fouilles devront être effectuées scientifiquement, par couches" a recommandé le ministre.

 

Lorgnette en main

Les voitures du cortège ont ensuite filé Grand-Rue, où se situe l'ensemble qui, abritant la direction régionale des Affaires culturelles, groupera tous les services de cette administration.

A l'ancienne école des Beaux-Arts, rue Jean-Macé, M. Druon a jugé le bâtiment "pas intéressant". Puis il y a eu un retour place du Marché. Le ministre et sa suite se sont engouffrés dans l'ancienne Faculté de droit. A une fenêtre, lorgnette en main, M. Druon a examiné encore le chantier. Puis il a longé la façade de l'église Notre-Dame qui pose le problème de la désagrégation de la pierre.

C'était ensuite la réception à l'Hôtel de ville. Sur les marches de la mairie, l'écrivain Druon a repris le pas sur le ministre. Deux jeunes Poitevins, Yves Goux et sa soeur, lui ont demandé de dédicacer "Tistou et les Pousses-verts". M. Maurice Druon a paraphé l'ouvrage, avant de se rendre à la réception donnée dans le bureau du maire. Parmi les personnalités  présentes, on notait les maires du district, les élus locaux, M. Villard, directeur des archives départementales et le R.P. Don Coquet qui, l'après-midi à l'abbaye de Ligugé, allait accueillir le ministre en visite dans le secteur.

 

"L'importance de Poitiers"

Dans son propos de bienvenue, M. Strawzinsky, maire adjoint, a remercié le ministre de sa "trop courte visite". Il a confié: "Nous sommes tiraillés entre le désir d'assurer la sauvegarde d'un patrimoine et celui de préparer l'avenir, quelquefois dans des conditions difficiles. Nous nous attachons à ne pas considérer l'intérêt privé, ni la somme des intérêts privés, mais seulement l'intérêt public." Puis M. Strawzinsky remis au ministre la médaille d'honneur de la ville de Poitiers, où figure une tête de Minerve "symbole de la prudence guerrière".

Avant de signer le livre d'or, M. Maurice Druon a pris la parole. Il a assuré que lui aussi avait trouvé trop bref son séjour à Poitiers. Il a dit ensuite que sa visite dans notre ville répondait à l'un de ses soucis primordiaux, "consacrer une partie de son temps aux régions, aux provinces. Aller sur lace, voir ce qui se fait, ce sui doit s'y faire, et la mesure dans laquelle son ministère y est intéressé." Le ministre a souhaité "pouvoir trouver des solutions aux problèmes de Poitiers qui sont d'ordre culturel." Mais, a ajouté M. Druon "il n'y a rien qui ne soit culturel."

Il a insité ensuite sur la nécessité d'harmoniser "les permanences du passé", et les impératifs du progrès. le ministre a conclu: "J'aime beaucoup Poitiers, je sais ses richesses et son importance dans l'ensemble français. Une des vraies forces de la France, c'est cette belle ville."

 

"Poitiers, un coeur qui doit battre fort et bien"

 

C'était ensuite la conférence de presse. Répondant à une question relative à la faiblesse des moyens financiers du secteur culturel, le ministre a répondu: On le dit dans tous les secteurs. Partout, les moyens sont faibles par rapport aux ambitions qui, elles sont immenses. Et puis, on ne regarde que l'immensité à accomplir, mais pas assez la somme de ce qui a été accompli."

Puis, M. Druon a dit ce qu'il pensait des problèmes de Poitiers: "Poitiers est une ville labyrinthique, et pas octogonale. C'est dans les villes labyrinthiques que se développe la civilisation, et toutes, elles ressemblent à un organe du corps humain. Le vieux Poitiers ressemble à un coeur. C'est un coeur qui doit continuer à battre fort et bien, pour irriguer toute cette région. Pour les pulsations c'est aux habitants et aux élus de Poitiers d'en donner le rythme."

Abordant le chapitre de la place du Marché, le ministre a estimé qu'elle offre "une réunion exemplaire de superposition des cultes et des activités humaines. Il y avait vraisemblablement là un sanctuaire, un forum et un marché. Un lieu d'échanges avec l'au-delà, d'échanges entre hommes, et d'échanges de marchandises. Il appartient aux Poitevins de dire s'ils veulent continuer, dans notre temps, ce qui a été fait dans les âges, ou de faire tout autre chose. Mais ce n'est pas le ministre qui choisira à la place de shabitants de Poitiers. Bien sûr, une fois cette décision prise, il appartiendra au ministère de donner son avis, et parfois ses instructions, mais seulement pour que tout soit fait en bonne connaissance de cause."

 

"Le secteur de sauvegarde, une mesure heureuse"

Sur une question précise concernant l'interruption des travaux, et le projet des "hallettes", M. Maurice Druon a encore expliqué:

"J'ai vu le projet, j'ai demandé qu'on le suspende. Ce qui n'implique pas une critique à l'adresse des édiles ou des architectes sur la valeur architecturale intrinsèque. C'est une mesure d'attente sur un projet où il y a un parti général à considérer. D'une manière générale, il faut conserver aux villes et à leurs quartiers anciens leurs unité d'aspect. Dans trop de villes, on voit se dresser un élément qui défigure l'unité monumentale, architecturale. Il n'y a rien de plus mauvais que la carte d'échantillons des siècles."

Le ministre a ajouté que s'il était là, "c'était pour aider à trouver, le plus vite possible, les solutions."

Du secteur de sauvegarde de Poitiers, M. Druon a dit qu'"il mérite d'être sauvegardé. C'est une mesure heureuse." En 1975 ce sera l'année européenne des secteurs sauvegardés, et  - pour le mnistre - celui de Poitiers sera de ceux qui permettront à la France d'avoir un rang honorable.

M. Maurice Druon a, d'autre part, évoqué la sauvegarde des ruines d'Oradour-sur-Glane, bourg martyr limousin de la sauvagerie nazie: "Il s'agit de maintenir une destruction en son état. Nous essayons de résoudre ce problème au mieux."

En fin de compte, on retiendra de la visite à Poitiers de M. Druon deux éléments. Ils concernent le dossier de la place du Marché. Il y a d'abord l'assurance d'une reprise - à une date non déterminée - des travaux; cette reprise s'accompagnant d'une poursuite "scientifique" des fouilles. Et puis, la condamnation - en principe sans appel - des fameuses "hallettes" qui auraient singulièrement tranché dans ce site du vieux Poitiers.

Eté 1973 : Maurice Druon , un ministre en visite à Poitiers

Chapeau sur l'oeil, le ministre écoute les explications de MM. Strawzynski et Nicolini. Au fond, tout contre les fondations de Notre-Dame (à gauche) il faudra éviter la décompression du terrain, devait dire M. Verney (Photo Guy Meingault)

Eté 1973 : Maurice Druon , un ministre en visite à Poitiers
Eté 1973 : Maurice Druon , un ministre en visite à Poitiers
Eté 1973 : Maurice Druon , un ministre en visite à Poitiers

Centre Presse, Juillet ou Août 1973.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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