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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 08:48

Mon Dieu, si tu voyais l'état du Parti Socialiste 20 ans après ton départ...

26 Octobre 2016 : le jour où Dieu serait devenu centenaire

François Mitterrand par Jean-Olivier Hucleux, 1985.

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 14:14

Pour tout connaître sur l'histoire de cette chanson, je ne peux que vous proposer de consulter la page wikipédia extrêmement détaillée sur l'histoire de cette chanson.

 

Où l'on apprend entre autres, qu'en 1963, Love Me Do a traversé la Manche, grâce à Dick Rivers (qui a bien fait de ne pas franciser son nom d'artiste), en nous offrant un "J'en suis fou". Qui n'est que légèrement gênant.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 14:02

Prévue pour être naturellement de courte durée. Mais 40 ans, sur l'histoire d'un pays, ce n'est pas si long que ça, non?

TF1, 22 Septembre 1976.

Antenne 2, 22 Septembre 1976.

Antenne 2, 22 Septembre 1976.

Antenne 2, 22 Septembre 1976.

Antenne 2, 22 Septembre 1976.

Septembre 1976 – Le plan Barre. « La France vit au dessus de ses moyens ». L’expression semble aujourd'hui devenue l’un des poncifs politiques les plus courants. C’est déjà ainsi, le 22 septembre 1976, que Raymond Barre introduit la présentation de son plan, un mois après avoir été nommé premier ministre. Mais le « meilleur économiste de France » (Valéry Giscard d’Estaing dixit) ajoute : « Le crédit est distribué d’une manière trop abondante. (…) Les rémunérations progressent trop vite en France ». Ce sont les fondements de ce plan « Barre » : lutter contre l’inflation galopante, qui entraîne avec elle la hausse des salaires (ils sont indexés) et amoindrit la compétitivité de la France.

Les mesures. Blocage temporaire des prix, hausse de la vignette automobile et des taxes sur le carburant (+15 %) et l’alcool (+ 10%), augmentation de l’impôt sur le revenu de 4 à 8 points (selon les seuils)…

Imposée par la première crise pétrolière, la « potion » de Raymond Barre est amère : entre 1975 et 1979, le taux de prélèvements obligatoires augmente de dix points, à 39,4%.

« Ce plan utilise d’abord l’arme fiscale, note l’historien Jean Garrigues. L’idée est davantage la hausse des recettes que la baisse drastique des dépenses de l’Etat ».

Frédéric Says, Avril 2014.

Article complet à lire sur franceculture.fr (avec les plans de 1983, 1995, 2011, 2014).

La Une de la Nouvelle République, Jeudi 23 Septembre 1976.

La Une de la Nouvelle République, Jeudi 23 Septembre 1976.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 13:41

Toulouse, 21 Septembre 2001, 10h17.

31 mort(e)s. 2500 blessé(e)s.

Les restes de l'usine AZF, Décembre 2001. Illustration prise sur regard-sur-la-terre.over-blog.com

Les restes de l'usine AZF, Décembre 2001. Illustration prise sur regard-sur-la-terre.over-blog.com

 

Les 31 victimes

Serge Comenje, 50 ans, de l'équipe de sécurité à AZF.

Alain Laudereau, 45 ans, chauffeur routier (décédé à AZF).

Mathilde Sapy, 74 ans, retraitée à Lardenne.

Gilles Contremoulins, 32 ans, ingénieur d'exploitation à AZF.

Thierry Le Doussal, 42 ans, ingénieur environnement à AZF.

Robert Schmitt, 56 ans, agent de fabrication à AZF.

Huguette Amiel, 72 ans, retraitée, rue de l'Ukraine.

Jérôme Amiel, 29 ans, électro-pompier à AZF.

Robert Delteil, sous traitant CTRA à AZF.

Robert Marnac, 56 ans, contremaître- adjoint à AZF.

Abderrasak Tahiri, 56 ans, chauffeur-livreur à AZF.

Philippe Boclé, 26 ans, sous traitant CTRA à AZF.

Christophe Esponde, 30 ans, employé d'EDF.

André Mauzac, 51 ans, ingénieur chimiste à AZF.

Arlette Teruel, 45 ans, secrétaire à AZF.

Frédéric Bonnet, 27 ans, sous traitant Sclé à AZF.

Michel Farré, 50 ans, chauffeur routier (décédé à AZF).

Nicole Pifféro, 49 ans, postière (décédée chez Speedy).

Louis Uribelarrea, 70 ans, retraité à Carmaux (mort à la clinique Pasteur).

Guy Préaudat, 51 ans, menuisier (décédé chez Brossette).

Mousthoupha Bourra, 24 ans, étudiant au lycée Gallieni.

Hassan Jandoubi, 35 ans, sous traitant à AZF.

Marguerité Vidallon, 93 ans, retraitée; Toulouse.

Rodolphe Vitry, 28 ans, en entretien d'embauche à AZF.

Gilles Chenu, 51 ans, formateur à l'AFPA.

Alain Joseph, 46 ans, salarié d'AZF.

Alain Ramahefarinaivo, 30 ans, livreur (décédé à AZF).

Gérard Coma, 58 ans, responsable de sécurité à AZF.

Berbard Lacoste, 37 ans, sous traitant TMG à AZF.

Alain Ratier, 33 ans, salarié Otis (décédé à AZF).

Jacques Zeyen, 43 ans, agent de maîtrise à la SNPE.

 

La Dépêche du Midi, 21 Septembre 2011.

Les premières images post-explosion. France 3, le 12/14 (son décalé).

Stèle du souvenir de la catastrophe d'AZF. Frédéric Scheiber/20minutes

Stèle du souvenir de la catastrophe d'AZF. Frédéric Scheiber/20minutes

Annonce de l'explosion de Toulouse au Pernaud de 13h. Sur TF1.

Survol de l'usine AZF par la Gendarmerie.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 08:18
9 Septembre 1976 : mort de Mao "phare de la pensée mondiale"

La photo ci-dessus, document exceptionnel, diffuse à l'époque, en 1966, par l'agence d'information chinoise, illustre remarquablement l'évènement que fut la révoltuion culturelle, l'un des "passages" essentiels de l'ère maoiste. Tout fut alors remis en question sous la poussée, apparente, d'une jeunesse enthousiaste, à l'enthousiasme parfois iconoclaste. En fait, par derrière ce bouillonnement les ancestrales luttes de clans, permanence de la politique chinoise se oursuivaient et cette photographie l'illustre remarquablement au second degré. Au milieu de la foule des "gardes rouges" qui l'acclament en brandissant le "petit livre rouge", recueil de ses pensées, Mao Tsé Toung leur renvoie l'applaudissement et non loin de lui on reconnait Lin Pao qui était alors le plus proche collaborateur du "grand timonnier" et Chou En Laï. Le premier devait être, par la suite, proclamé traître avant de disparaître mystérieusement, tandis que le second poursuivait jusqu'à son dernier souffle une étonnante carrière, sachant manier les fils d'une politique subtile sans que son ombre puisse seulement effleurer l'image de Mao, telle qu'une propagande effenée l'avait établie. Mao, inaccessible et intouchable, en raison même de cette élévation inhumaine..Ce qui le sauva peut-être de la disgrâce politique et le mit à l'abri des défaillances naturelles dans ses dernières années.

Louis-Charles DEBELLE

9 Septembre 1976 : mort de Mao "phare de la pensée mondiale"
9 Septembre 1976 : mort de Mao "phare de la pensée mondiale"

M. KURT WALDHEIM

Le Secrétaire Général de l'ONU, M. Kurt Waldheim a adressé le message suivant:

"J'ai appris avec un profond regret et une grande tristesse la mort du président Mao Tsé Toung qui voua sa vien entière à l'édification d'une nouvelle Chine.

"Sous sa direction, la Chine, à l'Organisation des Nations Unies, s'est jointe aux efforts d'autres nations pour aider à créer un monde meilleur pour tous".

Le drapeau de l'ONU a été mis en berne hier matin dès l'annonce de la mort du Président Mao.

LA PENSEE DE MAO TSE-TOUNG

 

PARIS: Citée pour la première fois en avril 1945 dans les statuts du Parti Communiste chinois, la "pensée Mao-Tse-Toung" inspire les actes de 800 millions de Chinois et prétend s'adresser à tous les peuples du tiers-monde.

Profondément sinisée, la dialectique marxiste s'y trouve associée à la "technique du dialogue" des sectes maoïstes.

Formulée dans un essai "de la contradiction" (1937), la dialectique de Mao est fondée sur "l'unité des contraires" et sur "l'universalité de la contradiction" considérées comme "forces motrices de l'histoire".

De cette vision dialectique du monde, la lutte et la tension découle de la pensée politique, économique et militaire de Mao Tse Toung.

Politiquement, Mao rejette le "déterminisme marxiste" et "la fatalité historique du communisme". Pour lui, l'Union Soviétique et la Chine peuvent aussi facilement revenir au capitalisme que passer au communisme. D'où la nécessité de poursuivre la "lutte des classes" et d'organiser régulièrement des "campagnes de rectification" (Cheng-Feng) permettant de faire pénétrer au plus profond des masses, la conscience aigue que deux "lignes", deux courants adverses sont à l'oeuvre dans le monde, qu'ils s'imbriquent au point de rendre parfois la vérité difficilement discernable de l'erreur, faire trouver er comprendre la "direction correcte" qui commande l'action efficace.

Telle est la philosophie des grandes campagnes lancées par Mao comme "Le Grand bond en avant" (1958) où la "révolution culturelle" (1966).

C'est le souci d'éliminer les "trois contradictions" opposant les villes aux campagnes, les ouvriers aux paysans, le travail intellectuel au travail manuel, qui est à l'origine de l'organisation par Mao du mouvment Hsia-Feng (envoi de cadres et de jeunes à la campagne).

Au plan économique, Mao a tenté de résoudre la contradiction "main d'oeuvre-capital" en transformant la main d'oeuvre chinoise surabondante en capital industriel (création des aciéries d'arrière-cour et de petites usines rurales). Il a retiré aux forces du marché et à la planification économique, le rôle essentiel que leur attribuent la capitalisme et le socialisme, préférant résoudre les problèmes de croissance par une vaste mobilsation idéologiques de ses compatriotes. Enfin, consicent de la nécessité à long terme d'une révolution technologique, Mao n'a cessé d'exprimer sa confiance illimitée dans le pouvoir de création des masses.

Au plan militaire, comme le démontra Mao durant la "longue marche" ou la "campagne de libération", offensive et défensive, force et faiblesse, victoire et défaite, sont autant de couples de phénomènes contradictoires pouvant se transformer l'un en l'autre. Il en résulte qu'une guerre n'est jamais perdue tant que le peuple à la volonté de se battre, car, selon Mao, c'est le peuple et non les armes qui constitue dans un conflit le facteur décisif (théorie des tigres de papier).

Extraordinaire école de volonté, de courage et de patriotisme la pensée de Mao Tsé Toung a imposé à la Chine des changements d'une ampleur sans précédent dans l'histoire mondiale. Mais elle a soumis le pays à une tension et à des changements incessants.

Edouard PELLISSIER

 

Centre Presse, Vendredi 10 Septembre 1976.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 08:31

Un an après, outre l'Allemagne qui a ouvert ses portes, la plupart des autres pays européens, donc parmi lesplus riches du monde, ont préféré se barricader.

La mort d'Alan sur le rivage de la Turquie n'a fait que précéder des milliers d'autres morts, des dizaines de milliers de tentatives, vaines, pour traverser la Méditerranée, et surtout, a permis à l'Union Européenne de sceller un pacte scélérat avec la Turquie qui s'est vue devenir à prix d'or le sous-traitant de l'UE sur ceux que l'on appelle depuis, d'où qu'ils viennent, les migrants.

Un an après les larmes médiatiques de nos dirigeants, la guerre se poursuit et aucun début de réponse n'a été apporté aux nombreux problèmes posés par la situation géopolitique du Moyen-Orient, tout comme pour celle de l'Afrique.

Le choc de la photo demeurera. L'émotion, depuis, s'est évaporée.

Que reste-t-il de la grande émotion de la mort d'Alan Kurdi?

La Une du quotidien britannique The Independent, Vendredi 2 Septembre 2016.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 08:59

Antenne 2, 25 Août 1976.

La Une de la Nouvelle République, Jeudi 26 Août 1976.

La Une de la Nouvelle République, Jeudi 26 Août 1976.

25 Août 1976 : Jacques Chirac claque la porte de Matignon
La Une de Centre Presse, Jeudi 26 Août 1976.

La Une de Centre Presse, Jeudi 26 Août 1976.

Le film de la journée du 25 Août 1976.

Antenne 2, Mercredi 25 Août 1976.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 11:16

Le 22 août 1914, jour le plus sanglant de l'histoire de France

Ce jour-là, 27 000 soldats français ont perdu la vie. Un ouvrage explique les raisons de cette hécatombe et pourquoi notre histoire l'a quelque peu oubliée.

Aquarelle de Nestor Outer, décrivant la journée du 22 Août. Pris sur 87dit.canalblogcom

Aquarelle de Nestor Outer, décrivant la journée du 22 Août. Pris sur 87dit.canalblogcom

Ariane Nicolas publié le

 

Moins de trois semaines après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, le 3 août 1914, les deux armées passent à l'offensive. Des centaines de milliers de soldats s'alignent de la frontière suisse au Brabant belge, dans la chaleur de l'été. Du 20 au 24 août, la bataille des Frontières fait rage. La France en sort perdante. Seule la bataille de la Marne, du 6 au 11 septembre, permettra de mettre un terme à l'avancée allemande.

Une de ces journées fut particulièrement meurtrière : le 22 août 1914. Entre l'aube et la tombée de la nuit, pas moins de 27 000 soldats français sont tués, soit deux fois plus que du côté allemand. C'est le jour le plus sanglant de l'histoire de l'armée française, toutes guerres confondues. Comment expliquer une telle hécatombe ? Pourquoi, paradoxalement, cet événement tragique est-il si peu connu ? L'ouvrage de Jean-Michel Steg, Le Jour le plus meurtrier de l'histoire de France - 22 août 1914 (Fayard), paru en 2013, permet d'en savoir plus.

 

L'état-major dépassé par les événements

Jusqu'à la fin du mois d'août, l'état-major dirigé par le général Joffre, commandant en chef des armées, ne cerne pas l'ampleur de la manœuvre entreprise par les Allemands en Belgique. Trompés par des renseignements faux ou imprécis, les militaires français sous-estiment le nombre de divisions en train de fondre sur leur aile gauche. "Surtout, ils n'intègrent pas que les unités alllemandes de première ligne ont été puissamment renforcées par un afflux de réservistes encore jeunes et bien entraînés", écrit Jean-Michel Steg.

En Belgique, au début de la bataille des Frontières, les Français prennent des décisions avec une bonne journée de retard. Joffre pense attaquer les Allemands sur leur flanc, comme par surprise, mais il les attaquera finalement de face, ce qui constitue un choc plus violent et difficile à remporter. Une erreur "catastrophique" qui explique en partie le carnage. Quand ils tombent sur les Allemands, dans ce paysage vallonné, sinueux et boisé, les Français sont pris de court. "Le camp capable de déployer ses troupes de la façon la plus rapide sera décisif dans la bataille", explique l'auteur. Et ce camp, c'est celui des Allemands.

Le cafouillage est d'autant plus grand que les ordres donnés par l'état-major, loin du terrain d'opérations (Joffre est à Château-Thierry, dans l'Aisne), tardent à arriver. Les six corps d'armée engagés ce jour-là peinent à se porter secours : les combats ont lieu de façon quasi simultanée et la désorganisation générale est accrue par un brouillard tenace qui se lève en fin de matinée. Le bilan est catastrophique. Le 22 août, la 8e division a perdu à elle seule 5 000 soldats, soit la moitié de ses troupes. Les officiers ne sont pas épargnés : un gradé sur deux affilié à cette division perd la vie.

 

"L'offensive à outrance", une doctrine très meurtrière

Les combats du mois d'août n'ont rien à voir avec ceux, emblématiques de la Grande Guerre, qui se dérouleront dans les tranchées. Les armées allemande, française et britannique en sont encore à la guerre de mouvement, qui expose davantage les hommes et se révèle donc plus coûteuse en vies. Par ailleurs, l'armée française n'est pas préparée à une guerre défensive. Ainsi, face au feu ennemi, "les soldats tentent parfois de s'abriter sous leurs sacs", note Jean-Michel Steg.

 

Mais au fond, minimiser les pertes n'est pas l'objectif premier de Joffre et de ses équipes. La doctrine de "l'offensive à outrance" reste privilégiée. Une guerre de type napoléonien, peu défensive, où les soldats restent debout et où l'artillerie joue un rôle secondaire. "Rechercher des pertes minimales eût été considéré comme une faiblesse, une forme de pusillanimité des chefs, au risque de brider l'élan des soldats au combat", analyse l'auteur du livre. Ceci explique en partie l'absence d'ordre de battre en retraite et le taux de mortalité élevé parmi les officiers, parmi lesquels bon nombre tentent de montrer l'exemple quasi suicidairement, en restant exposés longtemps face au feu.

Cette stratégie d'un autre temps ("On attaquera l'ennemi partout où on le rencontrera") se heurte à une difficulté supplémentaire : les armes de guerre ont bien évolué depuis 1870 et la guerre franco-allemande. Les fusils tirent plus rapidement, toutes les 4 à 5 secondes ; les mitraillettes font leur apparition ; les canons sont davantage précis et meurtriers ; l'aviation largue des obus (l'armée française en utilise 50 000 par jour en septembre 1914) et les soldats "se laissent surprendre par les sons", qu'ils ne sont pas toujours en mesure d'analyser. Il arrive que certains d'entre eux, pris de panique, tirent au hasard, parfois même sur des troupes alliées.

La bataille de Rossignol, un massacre

Le 22 août 1914, des centaines de milliers d'hommes s'engagent sur une quinzaine de terrains majeurs. Les batailles portent les noms de Virton, Bellefontaine, Neufchâteau, Ochamps, Bertrix, Maissin ou encore Ethe. Dans cette dernière localité, on recense aujourd'hui 2 056 tombes françaises, dans un cimetière spécifique. La plus meurtrière restera celle de Rossignol, village du sud-est de la Belgique, avec 7 000 morts français, contre 800 à 1 000 morts allemands.

Cette bataille est un condensé tragique des dysfonctionnements propres à l'armée française à ce moment-là. Après avoir traversé la Semois, rivière frontalière, la 3e division d'infanterie coloniale est persuadée que l'ennemi ne se compose que de cavaliers, alors qu'il dispose d'artillerie et de soldats lourdement armés. Le commandement refuse d'ordonner le retrait des troupes, qui sont pourtant sur le point d'être encerclées. Aucune décision n'est réellement prise, les Allemands tiennent les Français à leur merci. La 3e division d'infanterie coloniale est presque anéantie.

"L'après-midi est une longue agonie", écrit Jean-Michel Steg. Le général Raffenel, "devenu totalement aboulique", abandonne ses troupes. "Il s'éloigne de son état-major et on perd sa trace. Son corps ne sera retrouvé que le lendemain, sans qu'on puisse déterminer s'il s'est suicidé ou s'il est mort sous le feu ennemi." A la tombée de la nuit, les Allemands installent leur bivouac autour de Rossignol. Les soldats français qui ont survécu repassent la Semois qu'ils avaient franchie quelques heures plus tôt. Près de 7 000 hommes sont morts pour rien.  

Une mémoire peu entretenue

La violence de ces quelques jours, et notamment du 22 août 1914, est un peu passée sous silence aujourd'hui. Comment expliquer que l'opinion publique connaisse, au moins de nom, les batailles de la Marne ou de la Somme, mais pas celle de Rossignol ? Dès la fin de la guerre, ces événements sont minimisés. Les 106 volumes de l'ouvrage Les Armées françaises dans la Grande Guerre, daté de 1922, ne comportent que trois paragraphes sur Rossignol. L'armée préfère alors retenir les faits constructifs, comme la bataille de la Marne, plutôt que les échecs cinglants, où son commandement est directement mis en cause.

Le 22 août constitue malgré tout, selon les termes de l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau, qui préface l'ouvrage de Jean-Michel Steg, "une entrée dans 'la première catastrophe' du XXe siècle, dans le désastre originaire".

 

Pris sur francetvinfo.fr, Août 2014.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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