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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 08:31

Un an après, outre l'Allemagne qui a ouvert ses portes, la plupart des autres pays européens, donc parmi lesplus riches du monde, ont préféré se barricader.

La mort d'Alan sur le rivage de la Turquie n'a fait que précéder des milliers d'autres morts, des dizaines de milliers de tentatives, vaines, pour traverser la Méditerranée, et surtout, a permis à l'Union Européenne de sceller un pacte scélérat avec la Turquie qui s'est vue devenir à prix d'or le sous-traitant de l'UE sur ceux que l'on appelle depuis, d'où qu'ils viennent, les migrants.

Un an après les larmes médiatiques de nos dirigeants, la guerre se poursuit et aucun début de réponse n'a été apporté aux nombreux problèmes posés par la situation géopolitique du Moyen-Orient, tout comme pour celle de l'Afrique.

Le choc de la photo demeurera. L'émotion, depuis, s'est évaporée.

Que reste-t-il de la grande émotion de la mort d'Alan Kurdi?

La Une du quotidien britannique The Independent, Vendredi 2 Septembre 2016.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 08:59

Antenne 2, 25 Août 1976.

La Une de la Nouvelle République, Jeudi 26 Août 1976.

La Une de la Nouvelle République, Jeudi 26 Août 1976.

25 Août 1976 : Jacques Chirac claque la porte de Matignon
La Une de Centre Presse, Jeudi 26 Août 1976.

La Une de Centre Presse, Jeudi 26 Août 1976.

Le film de la journée du 25 Août 1976.

Antenne 2, Mercredi 25 Août 1976.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 11:16

Le 22 août 1914, jour le plus sanglant de l'histoire de France

Ce jour-là, 27 000 soldats français ont perdu la vie. Un ouvrage explique les raisons de cette hécatombe et pourquoi notre histoire l'a quelque peu oubliée.

Aquarelle de Nestor Outer, décrivant la journée du 22 Août. Pris sur 87dit.canalblogcom

Aquarelle de Nestor Outer, décrivant la journée du 22 Août. Pris sur 87dit.canalblogcom

Ariane Nicolas publié le

 

Moins de trois semaines après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France, le 3 août 1914, les deux armées passent à l'offensive. Des centaines de milliers de soldats s'alignent de la frontière suisse au Brabant belge, dans la chaleur de l'été. Du 20 au 24 août, la bataille des Frontières fait rage. La France en sort perdante. Seule la bataille de la Marne, du 6 au 11 septembre, permettra de mettre un terme à l'avancée allemande.

Une de ces journées fut particulièrement meurtrière : le 22 août 1914. Entre l'aube et la tombée de la nuit, pas moins de 27 000 soldats français sont tués, soit deux fois plus que du côté allemand. C'est le jour le plus sanglant de l'histoire de l'armée française, toutes guerres confondues. Comment expliquer une telle hécatombe ? Pourquoi, paradoxalement, cet événement tragique est-il si peu connu ? L'ouvrage de Jean-Michel Steg, Le Jour le plus meurtrier de l'histoire de France - 22 août 1914 (Fayard), paru en 2013, permet d'en savoir plus.

 

L'état-major dépassé par les événements

Jusqu'à la fin du mois d'août, l'état-major dirigé par le général Joffre, commandant en chef des armées, ne cerne pas l'ampleur de la manœuvre entreprise par les Allemands en Belgique. Trompés par des renseignements faux ou imprécis, les militaires français sous-estiment le nombre de divisions en train de fondre sur leur aile gauche. "Surtout, ils n'intègrent pas que les unités alllemandes de première ligne ont été puissamment renforcées par un afflux de réservistes encore jeunes et bien entraînés", écrit Jean-Michel Steg.

En Belgique, au début de la bataille des Frontières, les Français prennent des décisions avec une bonne journée de retard. Joffre pense attaquer les Allemands sur leur flanc, comme par surprise, mais il les attaquera finalement de face, ce qui constitue un choc plus violent et difficile à remporter. Une erreur "catastrophique" qui explique en partie le carnage. Quand ils tombent sur les Allemands, dans ce paysage vallonné, sinueux et boisé, les Français sont pris de court. "Le camp capable de déployer ses troupes de la façon la plus rapide sera décisif dans la bataille", explique l'auteur. Et ce camp, c'est celui des Allemands.

Le cafouillage est d'autant plus grand que les ordres donnés par l'état-major, loin du terrain d'opérations (Joffre est à Château-Thierry, dans l'Aisne), tardent à arriver. Les six corps d'armée engagés ce jour-là peinent à se porter secours : les combats ont lieu de façon quasi simultanée et la désorganisation générale est accrue par un brouillard tenace qui se lève en fin de matinée. Le bilan est catastrophique. Le 22 août, la 8e division a perdu à elle seule 5 000 soldats, soit la moitié de ses troupes. Les officiers ne sont pas épargnés : un gradé sur deux affilié à cette division perd la vie.

 

"L'offensive à outrance", une doctrine très meurtrière

Les combats du mois d'août n'ont rien à voir avec ceux, emblématiques de la Grande Guerre, qui se dérouleront dans les tranchées. Les armées allemande, française et britannique en sont encore à la guerre de mouvement, qui expose davantage les hommes et se révèle donc plus coûteuse en vies. Par ailleurs, l'armée française n'est pas préparée à une guerre défensive. Ainsi, face au feu ennemi, "les soldats tentent parfois de s'abriter sous leurs sacs", note Jean-Michel Steg.

 

Mais au fond, minimiser les pertes n'est pas l'objectif premier de Joffre et de ses équipes. La doctrine de "l'offensive à outrance" reste privilégiée. Une guerre de type napoléonien, peu défensive, où les soldats restent debout et où l'artillerie joue un rôle secondaire. "Rechercher des pertes minimales eût été considéré comme une faiblesse, une forme de pusillanimité des chefs, au risque de brider l'élan des soldats au combat", analyse l'auteur du livre. Ceci explique en partie l'absence d'ordre de battre en retraite et le taux de mortalité élevé parmi les officiers, parmi lesquels bon nombre tentent de montrer l'exemple quasi suicidairement, en restant exposés longtemps face au feu.

Cette stratégie d'un autre temps ("On attaquera l'ennemi partout où on le rencontrera") se heurte à une difficulté supplémentaire : les armes de guerre ont bien évolué depuis 1870 et la guerre franco-allemande. Les fusils tirent plus rapidement, toutes les 4 à 5 secondes ; les mitraillettes font leur apparition ; les canons sont davantage précis et meurtriers ; l'aviation largue des obus (l'armée française en utilise 50 000 par jour en septembre 1914) et les soldats "se laissent surprendre par les sons", qu'ils ne sont pas toujours en mesure d'analyser. Il arrive que certains d'entre eux, pris de panique, tirent au hasard, parfois même sur des troupes alliées.

La bataille de Rossignol, un massacre

Le 22 août 1914, des centaines de milliers d'hommes s'engagent sur une quinzaine de terrains majeurs. Les batailles portent les noms de Virton, Bellefontaine, Neufchâteau, Ochamps, Bertrix, Maissin ou encore Ethe. Dans cette dernière localité, on recense aujourd'hui 2 056 tombes françaises, dans un cimetière spécifique. La plus meurtrière restera celle de Rossignol, village du sud-est de la Belgique, avec 7 000 morts français, contre 800 à 1 000 morts allemands.

Cette bataille est un condensé tragique des dysfonctionnements propres à l'armée française à ce moment-là. Après avoir traversé la Semois, rivière frontalière, la 3e division d'infanterie coloniale est persuadée que l'ennemi ne se compose que de cavaliers, alors qu'il dispose d'artillerie et de soldats lourdement armés. Le commandement refuse d'ordonner le retrait des troupes, qui sont pourtant sur le point d'être encerclées. Aucune décision n'est réellement prise, les Allemands tiennent les Français à leur merci. La 3e division d'infanterie coloniale est presque anéantie.

"L'après-midi est une longue agonie", écrit Jean-Michel Steg. Le général Raffenel, "devenu totalement aboulique", abandonne ses troupes. "Il s'éloigne de son état-major et on perd sa trace. Son corps ne sera retrouvé que le lendemain, sans qu'on puisse déterminer s'il s'est suicidé ou s'il est mort sous le feu ennemi." A la tombée de la nuit, les Allemands installent leur bivouac autour de Rossignol. Les soldats français qui ont survécu repassent la Semois qu'ils avaient franchie quelques heures plus tôt. Près de 7 000 hommes sont morts pour rien.  

Une mémoire peu entretenue

La violence de ces quelques jours, et notamment du 22 août 1914, est un peu passée sous silence aujourd'hui. Comment expliquer que l'opinion publique connaisse, au moins de nom, les batailles de la Marne ou de la Somme, mais pas celle de Rossignol ? Dès la fin de la guerre, ces événements sont minimisés. Les 106 volumes de l'ouvrage Les Armées françaises dans la Grande Guerre, daté de 1922, ne comportent que trois paragraphes sur Rossignol. L'armée préfère alors retenir les faits constructifs, comme la bataille de la Marne, plutôt que les échecs cinglants, où son commandement est directement mis en cause.

Le 22 août constitue malgré tout, selon les termes de l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau, qui préface l'ouvrage de Jean-Michel Steg, "une entrée dans 'la première catastrophe' du XXe siècle, dans le désastre originaire".

 

Pris sur francetvinfo.fr, Août 2014.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 12:09

Antenne 2, 19 Août 1991.

Le jour où l'URSS a définitivement basculé

Mis à jour le 19/08/2011

Le 19 août 1991, 360 chars, 42 véhicules blindés et 4000 militaires convergent vers le centre de Moscou. Leur objectif: mettre un terme à la dislocation de l'Union soviétique.

 

De notre correspondant à Moscou

En découvrant que la télévision nationale diffusait, à 7 heures du matin, le ballet du Lac des cygnes, bien des Russes se sont douté que les choses ne tournaient pas très rond dans leur pays. Le 19 août 1991, le président de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, était officiellement en vacances à Faros, sur les côtes de Crimée, destination estivale favorite des apparatchiks soviétiques. En réalité, il était assigné à résidence, surveillé par des gardes armés. Pendant ce temps, 360 chars et 42 véhicules blindés convergeaient vers le centre de Moscou, escortés par 4000 militaires.

Conduit par un groupe d'une dizaine de dirigeants conservateurs, qui avaient rapidement mis la main sur la télévision, le putsch de Moscou commençait. Objectif des insurgés: mettre un terme à la dislocation de l'URSS. Le coup d'État ne durera que quelques heures, et ses traces visibles s'effacèrent en trois jours. Mal préparés, préjugeant de leurs forces, sous-estimant le sursaut démocratique de la population rassemblée devant le siège du Parlement, et soucieux d'éviter tout bain de sang, les insurgés comprirent assez vite qu'ils avaient fait fausse route.

Mikhaïl Gorbatchev revint dans la capitale le 22 août, à temps pour deviner que son fauteuil était désormais occupé par son ennemi intime, Boris Eltsine. La voie réactionnaire soviétique était barrée. La démocratie cherchait à creuser son sillon.

C'est cet anniversaire, resté ambigu dans la mémoire nationale, mais qui frappa de stupeur l'Occident, que les Russes célèbrent vendredi. Selon un sondage réalisé par le Centre Levada, seuls 8% des Russes assimilent les événements du 19 août à une «victoire de la démocratie», et 36% à des «événements tragiques ayant eu des conséquences désastreuses» pour leur pays. Six ans plus tôt, ils n'étaient que 27% à partager cette dernière opinion. «Aussi bien les gens que le pouvoir russe ont rejeté cette page de l'histoire. Il s'agit d'une période trop difficile à appréhender, dont on ne sait si elle a été positive ou négative», explique Boris Belinkin, historien à la Fondation Memorial.

Toute l'ambiguïté de cette période remonte au référendum du 17 mars 1991. Ce jour-là, 76% des Soviétiques se déclarent favorables à la survivance de l'URSS, alors même que les républiques partent déjà à vau-l'eau. Quand bien même le mur de Berlin avait été détruit à coups de pioche, Moscou n'était visiblement pas prêt à singer l'Occident. Parallèlement, le très louvoyant Mikhaïl Gorbatchev, dont le pays s'enfonce dans la crise économique, est discrédité: bien que jugé trop timide par les réformateurs, il fait figure de kamikaze et de fossoyeur aux yeux de la vieille garde.

«Ce que nous avions planifié n'était pas un coup d'État, mais une tentative de respecter la parole du peuple qui s'était exprimée lors du référendum, de s'opposer aux traîtres qui s'étaient frauduleusement emparés de notre pays et à toutes ces forces qui préparaient un changement de régime», raconte au Figaro l'un des putschistes, Vassily Starodoubsev. Alors président de l'Union agricole de l'URSS, jugé pour haute trahison, il a payé sa témérité de dix mois de prison. Aujourd'hui élu député communiste à la Douma, cet homme de 80 ans continue à s'emporter contre les Américains, responsables, selon lui, de l'éclatement du bloc soviétique, et contre tous «ces ivrognes et ces drogués» opposés au putsch, et attirés par la seule promesse de s'enivrer de vodka qui, ce jour-là, coulait à flots. «Mon regret, conclut Vassily Starodoubsev, est de ne pas avoir réussi à sauver mon pays.»

Pire, le putsch n'a fait qu'accélérer la désintégration, et «mis un point final à l'existence de l'URSS», rappelle Boris Belinkin. Dans la foulée, les quinze républiques soviétiques acquirent leur indépendance de jure. Celles d'Asie centrale coupèrent le cordon ombilical plus tard que les autres. Le Kazakhstan, en proie à des tensions interethniques, et dont l'énorme production de coton dépendait de Moscou, attendit le 26 décembre.

La thérapie de choc d'Eltsine

À la tête de sa Fédération de Russie, Boris Eltsine prit le pouvoir et imposa une sortie à marche forcée du socialisme. La thérapie de choc laissa exsangue une grande partie de la population. Ses conséquences occultèrent les acquis démocratiques des années 1990, et ravalèrent le putsch à un épisode quasi anecdotique de l'histoire russe.

 

La contre-révolution, que les plus enhardis étaient en droit d'attendre de la mobilisation citoyenne du 19 août, n'a pas davantage eu lieu. Le 22 août, les manifestants, rassemblés sur la place de la Loubyanika, déboulonnèrent la statue de Félix Dzerjinksi, le fondateur de la police secrète soviétique (Tchéka), lointaine ancêtre du KGB. Vingt ans plus tard, un ancien lieutenant-colonel du KGB dirige toujours le pays.

Gorbatchev n'a pas cru aux avertissements américains

Le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, n'a pas pris au sérieux les avertissements des États-Unis qui l'avaient informé, deux mois avant, qu'un putsch se préparait, lui révélant même les noms des putschistes. Dans un entretien publié par le quotidien Rossiïskaïa Gazeta, le père de la perestroïka confie : «Bush m'a appelé. Il tenait cette information du maire de Moscou, Gavriil Popov. Je pensais qu'il fallait être idiot pour jouer son va-tout. (…) Mais malheureusement c'étaient des idiots. Et nous, nous étions des semi-idiots, y compris moi-même. J'étais épuisé. Je n'aurais pas dû partir en vacances. C'était une erreur.» D'Eltsine, dont il regrette d'avoir permis l'ascension au pouvoir, il dit : «Il aimait le pouvoir, il était irascible et ambitieux. (…) J'aurais dû l'envoyer ambassadeur dans une république bananière pour qu'il y fume le narguilé.»

S'il «soutient» aujourd'hui Poutine, malgré quelques «tendances autoritaires», Gorbatchev se dit «mécontent» de l'évolution de la Russie. «Pour la mortalité, nous sommes en bas de la liste à côté des pays africains, il y a 96 % de pauvres si l'on utilise les critères appliqués en Autriche, par exemple, et il y a deux fois moins de diplômés de l'enseignement supérieur qu'après la Deuxième Guerre mondiale.»

 

Le Figaro.fr, 19 Août 2011.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:52

30 Juin, rue de Solférino : sous le cadre de Manuel Valls, minute de silence dans la salle Charles Pasqua.

Assemblée Nationale, 30 Juin 2015.

La recherche du consensus peut parfois aller loin. J'avoue pour ma part, qu'au moment où j'ai vu cette scène, j'ai ressenti de la honte.

Bizarrement, en ce mois de juin 2016, il y en a un qui vient de nous quitter, et qui, à ma connaissance, n'a pas eu droit à un tel hommage. Il s'agit d'Edgard Pisani (1918-2016). Résistant, gaulliste puis socialiste, européen convaincu et tiers-mondiste, il a été ministre sous de Gaulle. Commissaire européen à partir de 1981, il arrive fin 1984 en Nouvelle-Calédonie en pleine tension et va contribuer à élaborer un plan de paix avec l'idée de l'indépendance-association. Enfin, de 1988 à 1995, il dirige à Paris l'Institut du Monde Arabe.

Voici ce qu'il disait en Mai 1989, sur le plateau d'Antenne 2, en tant que dirigeant de la revue L'Evènement Européen, une revue publiée en plusieurs langues et distribuée dans plusieurs pays

"Si l'Europe économique se fabrique sans que l'Europe culturelle et l'Europe politique se construisent, ce sera un marché ouvert aux Japonais, aux Américains, et jamais l'Europe ne deviendra une réalité, une réalité internationale, c'est-à-dire un complexe économique, stratégique et culturelle."

Voilà, lui aurait mérité une ovation. Il a eu un simple hommage. Voici un lien vers sa biographie.

Apos', Antenne 2, 14 Mai 1989.

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:47

La Main de Dieu

Le but du siècle

Mexico , 22 Juin 1986 : le jour où Maradona est passé au rang de divinité
Chronique «À contresens»

Diego Maradona et la main de Dieu

Par

 

Mondial de foot 1986 : un but aidé de la main du joueur donne la victoire à l’Argentine. Une action divine, selon lui. De la vertu d’un pieux mensonge.

 

Ceux qui cherchent de nouvelles voies pour avoir une bonne ou une belle vie devraient lire Ma Vérité, que Diego Maradona vient de publier aux éditions Hugo Sport. Certes, ils n’y trouveront aucun conseil de sagesse qui les aidera à faire des choix dans la brume agitée de leur existence. En revanche, ils verront la beauté que peut avoir dans certains cas le fait de tricher éhontément. Ils verront même comment la règle qui nous contraint à être honnête, à ne pas agir à l’encontre de la morale, peut s’avérer beaucoup moins intéressante que le mensonge, la tromperie, la triche, pour la collectivité, voire l’humanité.

Dans son autobiographie, Diego Maradona revient sur le Mondial de football de 1986 au Mexique, année où il fit gagner l’Argentine. Il raconte, entre autres, le célèbre but qu’il marqua de la main contre l’Angleterre, but que n’aurait pas vu l’arbitre. Lors de la conférence de presse qu’il donna après le match, pressé de s’expliquer sur sa tricherie et ne sachant pas comment s’en sortir, Maradona déclare : «Je le jure sur ce que vous voulez. […] J’ai frappé le ballon avec la tête. Ce qui s’est passé, c’est qu’on a vu le poing du gardien du but et de là, la confusion. Mais c’était avec la tête, n’ayez le moindre doute. Je me suis même fait un bleu sur le front. [Ce but], je l’ai fait avec la tête de Maradona, mais [aussi] avec la main de Dieu.» Pourquoi Dieu aurait-il voulu mettre sa main pour permettre à Dieguito de marquer ce but ? La réponse est très simple : l’être suprême aurait souhaité venger les enfants morts durant la guerre des Malouines en 1982. Mais Dieu lui-même avait-il le droit de tricher ? Même s’il jouit d’un statut d’exception, c’est bien avec la main que Dieu a marqué le but. Cette question est centrale, absolument centrale dans cette affaire. Car ce que Dieu aurait voulu en tant que vengeur des morts des Malouines, c’est marquer un but en trichant.

C’est de cette manière qu’il a cherché à humilier les Anglais. Un but légal et normal n’aurait pas eu le même effet. Que peuvent faire les simples mortels lorsque c’est Dieu en personne qui choisit de mentir, de tricher, de falsifier la vérité pour venger une offense ? Diego Maradona ne s’est pas contenté de marquer un but historique et controversé : il a raconté une histoire des plus plaisantes à laquelle le public a adhéré. Soudain, ce dernier a cru qu’il n’avait pas seulement assisté à un match de football, mais aussi à une scène miraculeuse, témoin d’une action divine. Action dans laquelle l’Etre suprême s’est servi de Dieguito comme simple instrument.

Ce faisant, le mythique footballeur ne s’est pas seulement contenté de jouer magnifiquement - le deuxième but qu’il a marqué dans ce match étant l’un des plus beaux de l’histoire -, il a aussi empli de mystère et de grâce une vulgaire compétition sportive. Si le football compte peut être de bien meilleurs joueurs que lui - mais beaucoup de spécialistes en doutent - peut-on trouver plus généreux avec le public que Maradona ? Ce n’est pas pour tirer un profit personnel et égoïste que le joueur a raconté cette histoire. Il y a cru lui-même.

La tragédie est plutôt la suite de son existence. Drogues, obésité, crises cardiaques, violences, tatouage de Fidel Castro sur l’un de ses mollets ne sont-ils pas la conséquence d’avoir cru à cette élection divine ? Quel mortel serait en mesure de supporter un tel poids sans perdre la boule voire son âme ? Le public lui a tout pardonné. Et plus que cela. Chaque bêtise de son idole, il l’a mise sur le compte de ce rôle joué dans les dessins implacables de Dieu. Comme si chacun de ses innombrables déboires faisait partie du joyeux spectacle débuté au Mexique lors d’un match contre l’Angleterre il y a trente ans. Si après cette miraculeuse histoire, des lecteurs récalcitrants pensent toujours que tricher c’est mal, ils n’ont qu’à se précipiter sur Ma Vérité de Maradona.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:24
8 Juin 1936 : signature des Accords Matignon
8 Juin 1936 : signature des Accords Matignon

Les Accords Matignon:

- Généralisation des congés payés (15 jours) prévue dans le programme du Front Populaire

- Hausse des salaires de 7 à 15%

- Reconnaissance des conventions collectives

- Liberté d'opinion et syndicale dans les entreprises

- Instauration des délégués syndicaux dans les entreprises

- Mise en place de la semaine de 40 heures, prévue dans le programme de Front Populaire

- Pas de sanctions à l'encontre des travailleurs grévistes

 

D'où la phrase célèbre de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF en 1936, avec la seconde partie qui est la plupart du temps oubliée: "Il faut savoir terminer une grève dès que la satisfaction a été obtenue".

 

Bien entendu, à droite et au-delà, le ton était bien différent. Le Figaro constatait la "signature" des accords durant la nuit, tandis que l'Action Française, quotidien nationaliste titrait "C'est donc ça l'ordre républicain!" et chargeait dans son habituel style antisémite, Léon Blum dans un article intitulé "Paradoxe et circoncision".

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:42
10 Mai 1940 : les troupes nazies lancent l'assaut à l'ouest
10 Mai 1940 : les troupes nazies lancent l'assaut à l'ouest

Centre et Ouest, Samedi 11 Mai 1940.

SCA, Mai 1940.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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