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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 12:09

Antenne 2, 19 Août 1991.

Le jour où l'URSS a définitivement basculé

Mis à jour le 19/08/2011

Le 19 août 1991, 360 chars, 42 véhicules blindés et 4000 militaires convergent vers le centre de Moscou. Leur objectif: mettre un terme à la dislocation de l'Union soviétique.

 

De notre correspondant à Moscou

En découvrant que la télévision nationale diffusait, à 7 heures du matin, le ballet du Lac des cygnes, bien des Russes se sont douté que les choses ne tournaient pas très rond dans leur pays. Le 19 août 1991, le président de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, était officiellement en vacances à Faros, sur les côtes de Crimée, destination estivale favorite des apparatchiks soviétiques. En réalité, il était assigné à résidence, surveillé par des gardes armés. Pendant ce temps, 360 chars et 42 véhicules blindés convergeaient vers le centre de Moscou, escortés par 4000 militaires.

Conduit par un groupe d'une dizaine de dirigeants conservateurs, qui avaient rapidement mis la main sur la télévision, le putsch de Moscou commençait. Objectif des insurgés: mettre un terme à la dislocation de l'URSS. Le coup d'État ne durera que quelques heures, et ses traces visibles s'effacèrent en trois jours. Mal préparés, préjugeant de leurs forces, sous-estimant le sursaut démocratique de la population rassemblée devant le siège du Parlement, et soucieux d'éviter tout bain de sang, les insurgés comprirent assez vite qu'ils avaient fait fausse route.

Mikhaïl Gorbatchev revint dans la capitale le 22 août, à temps pour deviner que son fauteuil était désormais occupé par son ennemi intime, Boris Eltsine. La voie réactionnaire soviétique était barrée. La démocratie cherchait à creuser son sillon.

C'est cet anniversaire, resté ambigu dans la mémoire nationale, mais qui frappa de stupeur l'Occident, que les Russes célèbrent vendredi. Selon un sondage réalisé par le Centre Levada, seuls 8% des Russes assimilent les événements du 19 août à une «victoire de la démocratie», et 36% à des «événements tragiques ayant eu des conséquences désastreuses» pour leur pays. Six ans plus tôt, ils n'étaient que 27% à partager cette dernière opinion. «Aussi bien les gens que le pouvoir russe ont rejeté cette page de l'histoire. Il s'agit d'une période trop difficile à appréhender, dont on ne sait si elle a été positive ou négative», explique Boris Belinkin, historien à la Fondation Memorial.

Toute l'ambiguïté de cette période remonte au référendum du 17 mars 1991. Ce jour-là, 76% des Soviétiques se déclarent favorables à la survivance de l'URSS, alors même que les républiques partent déjà à vau-l'eau. Quand bien même le mur de Berlin avait été détruit à coups de pioche, Moscou n'était visiblement pas prêt à singer l'Occident. Parallèlement, le très louvoyant Mikhaïl Gorbatchev, dont le pays s'enfonce dans la crise économique, est discrédité: bien que jugé trop timide par les réformateurs, il fait figure de kamikaze et de fossoyeur aux yeux de la vieille garde.

«Ce que nous avions planifié n'était pas un coup d'État, mais une tentative de respecter la parole du peuple qui s'était exprimée lors du référendum, de s'opposer aux traîtres qui s'étaient frauduleusement emparés de notre pays et à toutes ces forces qui préparaient un changement de régime», raconte au Figaro l'un des putschistes, Vassily Starodoubsev. Alors président de l'Union agricole de l'URSS, jugé pour haute trahison, il a payé sa témérité de dix mois de prison. Aujourd'hui élu député communiste à la Douma, cet homme de 80 ans continue à s'emporter contre les Américains, responsables, selon lui, de l'éclatement du bloc soviétique, et contre tous «ces ivrognes et ces drogués» opposés au putsch, et attirés par la seule promesse de s'enivrer de vodka qui, ce jour-là, coulait à flots. «Mon regret, conclut Vassily Starodoubsev, est de ne pas avoir réussi à sauver mon pays.»

Pire, le putsch n'a fait qu'accélérer la désintégration, et «mis un point final à l'existence de l'URSS», rappelle Boris Belinkin. Dans la foulée, les quinze républiques soviétiques acquirent leur indépendance de jure. Celles d'Asie centrale coupèrent le cordon ombilical plus tard que les autres. Le Kazakhstan, en proie à des tensions interethniques, et dont l'énorme production de coton dépendait de Moscou, attendit le 26 décembre.

La thérapie de choc d'Eltsine

À la tête de sa Fédération de Russie, Boris Eltsine prit le pouvoir et imposa une sortie à marche forcée du socialisme. La thérapie de choc laissa exsangue une grande partie de la population. Ses conséquences occultèrent les acquis démocratiques des années 1990, et ravalèrent le putsch à un épisode quasi anecdotique de l'histoire russe.

 

La contre-révolution, que les plus enhardis étaient en droit d'attendre de la mobilisation citoyenne du 19 août, n'a pas davantage eu lieu. Le 22 août, les manifestants, rassemblés sur la place de la Loubyanika, déboulonnèrent la statue de Félix Dzerjinksi, le fondateur de la police secrète soviétique (Tchéka), lointaine ancêtre du KGB. Vingt ans plus tard, un ancien lieutenant-colonel du KGB dirige toujours le pays.

Gorbatchev n'a pas cru aux avertissements américains

Le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, n'a pas pris au sérieux les avertissements des États-Unis qui l'avaient informé, deux mois avant, qu'un putsch se préparait, lui révélant même les noms des putschistes. Dans un entretien publié par le quotidien Rossiïskaïa Gazeta, le père de la perestroïka confie : «Bush m'a appelé. Il tenait cette information du maire de Moscou, Gavriil Popov. Je pensais qu'il fallait être idiot pour jouer son va-tout. (…) Mais malheureusement c'étaient des idiots. Et nous, nous étions des semi-idiots, y compris moi-même. J'étais épuisé. Je n'aurais pas dû partir en vacances. C'était une erreur.» D'Eltsine, dont il regrette d'avoir permis l'ascension au pouvoir, il dit : «Il aimait le pouvoir, il était irascible et ambitieux. (…) J'aurais dû l'envoyer ambassadeur dans une république bananière pour qu'il y fume le narguilé.»

S'il «soutient» aujourd'hui Poutine, malgré quelques «tendances autoritaires», Gorbatchev se dit «mécontent» de l'évolution de la Russie. «Pour la mortalité, nous sommes en bas de la liste à côté des pays africains, il y a 96 % de pauvres si l'on utilise les critères appliqués en Autriche, par exemple, et il y a deux fois moins de diplômés de l'enseignement supérieur qu'après la Deuxième Guerre mondiale.»

 

Le Figaro.fr, 19 Août 2011.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:52

30 Juin, rue de Solférino : sous le cadre de Manuel Valls, minute de silence dans la salle Charles Pasqua.

Assemblée Nationale, 30 Juin 2015.

La recherche du consensus peut parfois aller loin. J'avoue pour ma part, qu'au moment où j'ai vu cette scène, j'ai ressenti de la honte.

Bizarrement, en ce mois de juin 2016, il y en a un qui vient de nous quitter, et qui, à ma connaissance, n'a pas eu droit à un tel hommage. Il s'agit d'Edgard Pisani (1918-2016). Résistant, gaulliste puis socialiste, européen convaincu et tiers-mondiste, il a été ministre sous de Gaulle. Commissaire européen à partir de 1981, il arrive fin 1984 en Nouvelle-Calédonie en pleine tension et va contribuer à élaborer un plan de paix avec l'idée de l'indépendance-association. Enfin, de 1988 à 1995, il dirige à Paris l'Institut du Monde Arabe.

Voici ce qu'il disait en Mai 1989, sur le plateau d'Antenne 2, en tant que dirigeant de la revue L'Evènement Européen, une revue publiée en plusieurs langues et distribuée dans plusieurs pays

"Si l'Europe économique se fabrique sans que l'Europe culturelle et l'Europe politique se construisent, ce sera un marché ouvert aux Japonais, aux Américains, et jamais l'Europe ne deviendra une réalité, une réalité internationale, c'est-à-dire un complexe économique, stratégique et culturelle."

Voilà, lui aurait mérité une ovation. Il a eu un simple hommage. Voici un lien vers sa biographie.

Apos', Antenne 2, 14 Mai 1989.

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:47

La Main de Dieu

Le but du siècle

Mexico , 22 Juin 1986 : le jour où Maradona est passé au rang de divinité
Chronique «À contresens»

Diego Maradona et la main de Dieu

Par

 

Mondial de foot 1986 : un but aidé de la main du joueur donne la victoire à l’Argentine. Une action divine, selon lui. De la vertu d’un pieux mensonge.

 

Ceux qui cherchent de nouvelles voies pour avoir une bonne ou une belle vie devraient lire Ma Vérité, que Diego Maradona vient de publier aux éditions Hugo Sport. Certes, ils n’y trouveront aucun conseil de sagesse qui les aidera à faire des choix dans la brume agitée de leur existence. En revanche, ils verront la beauté que peut avoir dans certains cas le fait de tricher éhontément. Ils verront même comment la règle qui nous contraint à être honnête, à ne pas agir à l’encontre de la morale, peut s’avérer beaucoup moins intéressante que le mensonge, la tromperie, la triche, pour la collectivité, voire l’humanité.

Dans son autobiographie, Diego Maradona revient sur le Mondial de football de 1986 au Mexique, année où il fit gagner l’Argentine. Il raconte, entre autres, le célèbre but qu’il marqua de la main contre l’Angleterre, but que n’aurait pas vu l’arbitre. Lors de la conférence de presse qu’il donna après le match, pressé de s’expliquer sur sa tricherie et ne sachant pas comment s’en sortir, Maradona déclare : «Je le jure sur ce que vous voulez. […] J’ai frappé le ballon avec la tête. Ce qui s’est passé, c’est qu’on a vu le poing du gardien du but et de là, la confusion. Mais c’était avec la tête, n’ayez le moindre doute. Je me suis même fait un bleu sur le front. [Ce but], je l’ai fait avec la tête de Maradona, mais [aussi] avec la main de Dieu.» Pourquoi Dieu aurait-il voulu mettre sa main pour permettre à Dieguito de marquer ce but ? La réponse est très simple : l’être suprême aurait souhaité venger les enfants morts durant la guerre des Malouines en 1982. Mais Dieu lui-même avait-il le droit de tricher ? Même s’il jouit d’un statut d’exception, c’est bien avec la main que Dieu a marqué le but. Cette question est centrale, absolument centrale dans cette affaire. Car ce que Dieu aurait voulu en tant que vengeur des morts des Malouines, c’est marquer un but en trichant.

C’est de cette manière qu’il a cherché à humilier les Anglais. Un but légal et normal n’aurait pas eu le même effet. Que peuvent faire les simples mortels lorsque c’est Dieu en personne qui choisit de mentir, de tricher, de falsifier la vérité pour venger une offense ? Diego Maradona ne s’est pas contenté de marquer un but historique et controversé : il a raconté une histoire des plus plaisantes à laquelle le public a adhéré. Soudain, ce dernier a cru qu’il n’avait pas seulement assisté à un match de football, mais aussi à une scène miraculeuse, témoin d’une action divine. Action dans laquelle l’Etre suprême s’est servi de Dieguito comme simple instrument.

Ce faisant, le mythique footballeur ne s’est pas seulement contenté de jouer magnifiquement - le deuxième but qu’il a marqué dans ce match étant l’un des plus beaux de l’histoire -, il a aussi empli de mystère et de grâce une vulgaire compétition sportive. Si le football compte peut être de bien meilleurs joueurs que lui - mais beaucoup de spécialistes en doutent - peut-on trouver plus généreux avec le public que Maradona ? Ce n’est pas pour tirer un profit personnel et égoïste que le joueur a raconté cette histoire. Il y a cru lui-même.

La tragédie est plutôt la suite de son existence. Drogues, obésité, crises cardiaques, violences, tatouage de Fidel Castro sur l’un de ses mollets ne sont-ils pas la conséquence d’avoir cru à cette élection divine ? Quel mortel serait en mesure de supporter un tel poids sans perdre la boule voire son âme ? Le public lui a tout pardonné. Et plus que cela. Chaque bêtise de son idole, il l’a mise sur le compte de ce rôle joué dans les dessins implacables de Dieu. Comme si chacun de ses innombrables déboires faisait partie du joyeux spectacle débuté au Mexique lors d’un match contre l’Angleterre il y a trente ans. Si après cette miraculeuse histoire, des lecteurs récalcitrants pensent toujours que tricher c’est mal, ils n’ont qu’à se précipiter sur Ma Vérité de Maradona.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:24
8 Juin 1936 : signature des Accords Matignon
8 Juin 1936 : signature des Accords Matignon

Les Accords Matignon:

- Généralisation des congés payés (15 jours) prévue dans le programme du Front Populaire

- Hausse des salaires de 7 à 15%

- Reconnaissance des conventions collectives

- Liberté d'opinion et syndicale dans les entreprises

- Instauration des délégués syndicaux dans les entreprises

- Mise en place de la semaine de 40 heures, prévue dans le programme de Front Populaire

- Pas de sanctions à l'encontre des travailleurs grévistes

 

D'où la phrase célèbre de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF en 1936, avec la seconde partie qui est la plupart du temps oubliée: "Il faut savoir terminer une grève dès que la satisfaction a été obtenue".

 

Bien entendu, à droite et au-delà, le ton était bien différent. Le Figaro constatait la "signature" des accords durant la nuit, tandis que l'Action Française, quotidien nationaliste titrait "C'est donc ça l'ordre républicain!" et chargeait dans son habituel style antisémite, Léon Blum dans un article intitulé "Paradoxe et circoncision".

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:42
10 Mai 1940 : les troupes nazies lancent l'assaut à l'ouest
10 Mai 1940 : les troupes nazies lancent l'assaut à l'ouest

Centre et Ouest, Samedi 11 Mai 1940.

SCA, Mai 1940.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:20
A la Une de La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006 (Photo D. Bordier)

A la Une de La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006 (Photo D. Bordier)

Intermittents et étudiants:

le combat de la précarité

 

La manifestation des intermittents du spectacle a été happée par celle des étudiants. Ces derniers et les artistes se sont unis pour un même combat: la lutte contre la précarité.

 

Mardi place d'Armes, à Poitiers: d'un côté, les intermittents du spectacle remontés contre le ministre de la Culture, de l'autre, les étudiants en colère fustigeant le gouvernement qui prend des mesures drastiques en limitant le nombre de postes aux différents concours d'enseignement sans parler du contrat premier embauche, qui a enflammé le mouvement. De bonnes raisons pour les deux cortèges qui ont décodé de n'en faire qu'un.

Après le blocus des UFR (Unité de formation de recherche) - sauf celle de droit - voté, le matin, à une large majorité, par près de 2.000 étudiants, ces derniers ont, l'après-midi, battu le pavé poitevin pour se faire entendre. Du bruit, il y en a eu. Des revendications aussi. Toujours les mêmes. Seule la détermination évolue. "Nous allons nous réunir après les vacances pour continuer le mouvement", annonce un jeune homme dégoûté par tant d'acharnement gouvernemental, "car la faculté va nous mener tout droit vers une situation précaire".

Même sentiment de précarité pour les intermittents rappelant que Renaud Donnedieu de vabre (ministre de la Culture) les "balade". 20.000 artistes sont sortis du système à cause des nouvelles règles et le "ministre n'a toujours pas pris ses responsabilités", note Francis Lebarbier, délégué régional CGT spectacle. Le seul syndicat à avoir appelé à la grève.

Après un arrêt devant la préfecture au son d'un djembé, le cortège est passé, sans un regard, devant la permanence du député UMP Jean-Yves Chamard gardée par les policiers, pour aller à la gare où une confrontation avec les policiers a eu lieu.

Quelque 1.500 personnes devant le hall ont défié droit dans les yeux la petite quinzaine de fonctionnaires alignés devant la porte d'entrée. Un passage en force des étudiants a permis de faire sauter le très léger dispositif policier. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers les voies sécurisées par les responsables de la SNCF (les trains avaient été arrêtés en amaont et en avala de la gare) puis sont repartis après la première sommation avant d'aller vers la porte de Paris. Tout un symbole.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Le blocus de l'université jusqu'à demain

 

Environ 1.500 voix pour, 350 contre et 50 abstentions: réunis hier matin en assemblée générale, les étudiants grévistes de Poitiers ont voté à une très large majorité la poursuite du blocus de leurs facultés. Amorcé lundi, leur mouvement a pris de l'ampleur: beaucoup de cours n'ont pas eu lieu, ce mardi.

Seule faculté à échapper à ce blous, celle de droit. Portés par un succès dépassant leurs espoirs, les grévistes les plus déterminés affichaient hier après-midi la volonté de s'y rendre dès dès les premières heures, aujourd'hui, pour coinvaincre leurs camarades de se joindre à eux.

 

"Tous les étudiants se sentent concernés"

 

Nouveau durcissement du mouvement de protestation contre la diminution du nombre de postes ouverts aux concours de l'Education Nationale ou baroud d'honneur avant les vacances universitaires de la semaine prochaine? David Lucquiaud, l'un des porte-parole des étudiants grévistes, estimait pour sa part hier soir que la mobilisation ne s'arrêtera pas à cette semaine de blocus: "Tous les étudiants se sentent concernés. Il y a d'abord eu la diminution de postes au CAPES. Maintenant, il y a le CPE, la cerise sur le gâteau. Pour les sciences du sport, c'est le dernier cri de guerre mais pour les autres, c'est un commencement."

Le blocus voté hier matin doit rester en vigueur jusqu'à jeudi. Les grévistes ont prévu de tenir une nouvelle assemblée générale, ce 16 février, pour débattre des suites à doner à leur mobilisation de cette semaine, dès la rentrée. Ils ont notamment en ligne de mire un rassemblement national programmé en mars, à Paris, par les étudiants en sciences du sport. Compte tenu des mouvements en cours, ses organisateurs espèrent l'étendre à toutes les filières. Les Poitevins n'excluent pas d'organiser des quêtes, à l'issue de manifestation sportives ou culturelles, voire d'en organiser, pour récolter des fonds dans la perspective d'un tel déplacement.

D'ici là, ils veulent organiser une "journée d'information", ce mercredi. Ils ont de nouveau prévu de se rassembler à Rebeilleau, en fin de matinée.

Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers

La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006.

Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers
Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 10:20

UNIVERSITE

POITIERS - Les étudiants demandent toujours l'augmentation du nombre de postes au Capes ainsi que le retrait du CPE et CNE

Nous partîmes 1200 mais nous nous vîmes 120

13 Février 2006 : avis de blocus sur le campus de Poitiers !

Blocus quasi général des facs de Poitiers hier. Les étudiants mécontents des réformes du gouvernement étaient 1200 le matin en AG et à peine 120 l'après-midi même pur un sit-in devant la préfecture. Essoufflement du mouvement ou petite répétition avant LA manif annoncée cet après midi?

 

"Désolé mais il n'y a pas cours. On bloque pour demander le retrait du CPE et l'augmentation du nombre de postes au Capes", lance un étudiant à un autre qui souhaite rentrer dans l'amphi J de physique. "Vous ne croyez pas qu'il y a un problème? Quelle autorité avez-vous pour prendre de tels actes. Moi, je rentre...", lui rétorque-t-il.

 

Amphis paralysés

Des scènes commes celles-là n'étaient pas rares hier après-midi à l'entrée des différents amphis de Poitiers sur le campus. Le blocus des facs avait pourtant été décidé à la majorité quelques heures auparavant en assemblée générale. Sur les 1200 étudiants réunis dans le mythique amphi "jaune" de physique devenue au fil des ans le sanctuaire des étudiants grévistes, seuls 71 ont voté contre la paralysie des amphis et une vingtaine à peine s'est abstenue. Ragaillardis par cette majorité, les étudiants se sont donc positionnés aux entrées et sorties de toutes les facultés du campus (sauf celle de droit, à contre-courant par tradition): sports (accès obtrué par des bûches et des chaises), lettres et langues, psychologie, sciences humaines, sciences. Interdiction d'entrer. Sauf pour les étudiants étrangers et ceux qui sont en examens.

 

Bloquer, mobiliser

Au début, le blocus général a permis de grossir les rangs. Car l'objectif était de sensibiliser et de mobiliser le plus possible d'étudiants, qui n'étaient pas assez nombreux lors des manifestations au goût des leaders du mouvement. "C'est le seul moyen pour mobiliser les troupes car on nous dit qu'il était difficile d'aller manifester et en même temps d'aller en cours. Avec le blocus, tout le monde est dehors et peut manifester", indique l'un des porte-paroles du mouvement David Lucquiaud, étudiant en sport.

Les revendications sur le tableau insitaient d'ailleurs sur l'importance de la mobilisation: "Suppression de postes au Capes (professeurs des lycées et collèges) et CRPE (professeurs des écoles = instituteurs), CPE (Contrat première embauche) et CNE (Contrat nouvelle embauche), halte à la résignation: mobilisation".

Mais l'enthousiasme a progressivement laissé place au désenchantement. Le mouvement s'est délité, s'essouffle. De 1200 à l'AG, ils n'étaient plus que 120 pour faire le sit-in en fin d'après-midi devant la préfecture.

 

Aujourd'hui le jour J?

Emmanuel Rousselière, l'un des leaders du mouvement, parle d'un "petit raté" et promet un durcissement de l'action estudiantine aujourd'hui...avec des actions en centre-ville.

A l'approche des vacances, ce mardi de mobilisation s'anonce comme décisif quant à la viabilité du mouvement.

Denys Frétier

13 Février 2006 : avis de blocus sur le campus de Poitiers !

Centre Presse, Mardi 14 Février 2006.

La Nouvelle République, Mardi 14 Février 2006.

La Nouvelle République, Mardi 14 Février 2006.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 12:57

Ce "cher" président né en Allemagne en 1926 coûte chaque année 2,5 millions d'euros à la France

La Nouvelle République, Début 1981.

La Nouvelle République, Début 1981.

Valéry Giscard d'Estaing s'était rendu à plusieurs reprises à Poitiers, notamment à l'occasion de sa campagne de second tour des présidentielles de 1974, ainsi qu'en octobre 1979, pour une visite officielle (en tant que Président de la République) à Poitiers.

La Nouvelle République, Décembre 1979.

La Nouvelle République, Décembre 1979.

Ce (micro) billet d'anniversaire (bienvenue au club des nonagénaires) se conluera par l'Afrique, terres de passions pour l'Ex qui a aussi contribué à le faire chuter, avec l'affaire des diamants de Bokassa.

La Françafrique a grandit sous Giscard, entre autres, et quel pays plus fidèle à la France que le Gabon, dirigé plusieurs décennies durant par Omar Bongo, grand ami de l'ancien président.

La Nouvelle République, Début Août 1976.

La Nouvelle République, Début Août 1976.

Comment rendre plus bel hommage que...par une chanson à l'amitié franco-gabonaise? J'ai eu le grand plaisir en écoutant la radio ce matin, le 7H43 de Patrick Cohen sur Inter, d'entendre quelques chants et autres biguines époque 45 tours à la gloire de notre Auvergnat de Président.

Selon le très bien renseigné Serge Llado, la voix que l'on entend n'est autre que celle de...Ali Bongo, fils de l'ancien président Omar Bongo, et lui-même président de la République du Gabon. Le titre "Giscard est l'ami du Gabon" a été enregistré en 1976, sans doute en amont de sa visite officielle.

Eh bien à 90 balais, je suis sûr que Giscard peut encore de trémousser sur cette chanson, en rêvant des tropiques de l'Afrique...

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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