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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:20
A la Une de La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006 (Photo D. Bordier)

A la Une de La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006 (Photo D. Bordier)

Intermittents et étudiants:

le combat de la précarité

 

La manifestation des intermittents du spectacle a été happée par celle des étudiants. Ces derniers et les artistes se sont unis pour un même combat: la lutte contre la précarité.

 

Mardi place d'Armes, à Poitiers: d'un côté, les intermittents du spectacle remontés contre le ministre de la Culture, de l'autre, les étudiants en colère fustigeant le gouvernement qui prend des mesures drastiques en limitant le nombre de postes aux différents concours d'enseignement sans parler du contrat premier embauche, qui a enflammé le mouvement. De bonnes raisons pour les deux cortèges qui ont décodé de n'en faire qu'un.

Après le blocus des UFR (Unité de formation de recherche) - sauf celle de droit - voté, le matin, à une large majorité, par près de 2.000 étudiants, ces derniers ont, l'après-midi, battu le pavé poitevin pour se faire entendre. Du bruit, il y en a eu. Des revendications aussi. Toujours les mêmes. Seule la détermination évolue. "Nous allons nous réunir après les vacances pour continuer le mouvement", annonce un jeune homme dégoûté par tant d'acharnement gouvernemental, "car la faculté va nous mener tout droit vers une situation précaire".

Même sentiment de précarité pour les intermittents rappelant que Renaud Donnedieu de vabre (ministre de la Culture) les "balade". 20.000 artistes sont sortis du système à cause des nouvelles règles et le "ministre n'a toujours pas pris ses responsabilités", note Francis Lebarbier, délégué régional CGT spectacle. Le seul syndicat à avoir appelé à la grève.

Après un arrêt devant la préfecture au son d'un djembé, le cortège est passé, sans un regard, devant la permanence du député UMP Jean-Yves Chamard gardée par les policiers, pour aller à la gare où une confrontation avec les policiers a eu lieu.

Quelque 1.500 personnes devant le hall ont défié droit dans les yeux la petite quinzaine de fonctionnaires alignés devant la porte d'entrée. Un passage en force des étudiants a permis de faire sauter le très léger dispositif policier. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers les voies sécurisées par les responsables de la SNCF (les trains avaient été arrêtés en amaont et en avala de la gare) puis sont repartis après la première sommation avant d'aller vers la porte de Paris. Tout un symbole.

Photo Dominique Bordier.

Photo Dominique Bordier.

Le blocus de l'université jusqu'à demain

 

Environ 1.500 voix pour, 350 contre et 50 abstentions: réunis hier matin en assemblée générale, les étudiants grévistes de Poitiers ont voté à une très large majorité la poursuite du blocus de leurs facultés. Amorcé lundi, leur mouvement a pris de l'ampleur: beaucoup de cours n'ont pas eu lieu, ce mardi.

Seule faculté à échapper à ce blous, celle de droit. Portés par un succès dépassant leurs espoirs, les grévistes les plus déterminés affichaient hier après-midi la volonté de s'y rendre dès dès les premières heures, aujourd'hui, pour coinvaincre leurs camarades de se joindre à eux.

 

"Tous les étudiants se sentent concernés"

 

Nouveau durcissement du mouvement de protestation contre la diminution du nombre de postes ouverts aux concours de l'Education Nationale ou baroud d'honneur avant les vacances universitaires de la semaine prochaine? David Lucquiaud, l'un des porte-parole des étudiants grévistes, estimait pour sa part hier soir que la mobilisation ne s'arrêtera pas à cette semaine de blocus: "Tous les étudiants se sentent concernés. Il y a d'abord eu la diminution de postes au CAPES. Maintenant, il y a le CPE, la cerise sur le gâteau. Pour les sciences du sport, c'est le dernier cri de guerre mais pour les autres, c'est un commencement."

Le blocus voté hier matin doit rester en vigueur jusqu'à jeudi. Les grévistes ont prévu de tenir une nouvelle assemblée générale, ce 16 février, pour débattre des suites à doner à leur mobilisation de cette semaine, dès la rentrée. Ils ont notamment en ligne de mire un rassemblement national programmé en mars, à Paris, par les étudiants en sciences du sport. Compte tenu des mouvements en cours, ses organisateurs espèrent l'étendre à toutes les filières. Les Poitevins n'excluent pas d'organiser des quêtes, à l'issue de manifestation sportives ou culturelles, voire d'en organiser, pour récolter des fonds dans la perspective d'un tel déplacement.

D'ici là, ils veulent organiser une "journée d'information", ce mercredi. Ils ont de nouveau prévu de se rassembler à Rebeilleau, en fin de matinée.

Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers

La Nouvelle République, Mercredi 15 Février 2006.

Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers
Mardi 14 Février 2006 : convergence des colères à Poitiers
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 10:20

UNIVERSITE

POITIERS - Les étudiants demandent toujours l'augmentation du nombre de postes au Capes ainsi que le retrait du CPE et CNE

Nous partîmes 1200 mais nous nous vîmes 120

13 Février 2006 : avis de blocus sur le campus de Poitiers !

Blocus quasi général des facs de Poitiers hier. Les étudiants mécontents des réformes du gouvernement étaient 1200 le matin en AG et à peine 120 l'après-midi même pur un sit-in devant la préfecture. Essoufflement du mouvement ou petite répétition avant LA manif annoncée cet après midi?

 

"Désolé mais il n'y a pas cours. On bloque pour demander le retrait du CPE et l'augmentation du nombre de postes au Capes", lance un étudiant à un autre qui souhaite rentrer dans l'amphi J de physique. "Vous ne croyez pas qu'il y a un problème? Quelle autorité avez-vous pour prendre de tels actes. Moi, je rentre...", lui rétorque-t-il.

 

Amphis paralysés

Des scènes commes celles-là n'étaient pas rares hier après-midi à l'entrée des différents amphis de Poitiers sur le campus. Le blocus des facs avait pourtant été décidé à la majorité quelques heures auparavant en assemblée générale. Sur les 1200 étudiants réunis dans le mythique amphi "jaune" de physique devenue au fil des ans le sanctuaire des étudiants grévistes, seuls 71 ont voté contre la paralysie des amphis et une vingtaine à peine s'est abstenue. Ragaillardis par cette majorité, les étudiants se sont donc positionnés aux entrées et sorties de toutes les facultés du campus (sauf celle de droit, à contre-courant par tradition): sports (accès obtrué par des bûches et des chaises), lettres et langues, psychologie, sciences humaines, sciences. Interdiction d'entrer. Sauf pour les étudiants étrangers et ceux qui sont en examens.

 

Bloquer, mobiliser

Au début, le blocus général a permis de grossir les rangs. Car l'objectif était de sensibiliser et de mobiliser le plus possible d'étudiants, qui n'étaient pas assez nombreux lors des manifestations au goût des leaders du mouvement. "C'est le seul moyen pour mobiliser les troupes car on nous dit qu'il était difficile d'aller manifester et en même temps d'aller en cours. Avec le blocus, tout le monde est dehors et peut manifester", indique l'un des porte-paroles du mouvement David Lucquiaud, étudiant en sport.

Les revendications sur le tableau insitaient d'ailleurs sur l'importance de la mobilisation: "Suppression de postes au Capes (professeurs des lycées et collèges) et CRPE (professeurs des écoles = instituteurs), CPE (Contrat première embauche) et CNE (Contrat nouvelle embauche), halte à la résignation: mobilisation".

Mais l'enthousiasme a progressivement laissé place au désenchantement. Le mouvement s'est délité, s'essouffle. De 1200 à l'AG, ils n'étaient plus que 120 pour faire le sit-in en fin d'après-midi devant la préfecture.

 

Aujourd'hui le jour J?

Emmanuel Rousselière, l'un des leaders du mouvement, parle d'un "petit raté" et promet un durcissement de l'action estudiantine aujourd'hui...avec des actions en centre-ville.

A l'approche des vacances, ce mardi de mobilisation s'anonce comme décisif quant à la viabilité du mouvement.

Denys Frétier

13 Février 2006 : avis de blocus sur le campus de Poitiers !

Centre Presse, Mardi 14 Février 2006.

La Nouvelle République, Mardi 14 Février 2006.

La Nouvelle République, Mardi 14 Février 2006.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 12:57

Ce "cher" président né en Allemagne en 1926 coûte chaque année 2,5 millions d'euros à la France

La Nouvelle République, Début 1981.

La Nouvelle République, Début 1981.

Valéry Giscard d'Estaing s'était rendu à plusieurs reprises à Poitiers, notamment à l'occasion de sa campagne de second tour des présidentielles de 1974, ainsi qu'en octobre 1979, pour une visite officielle (en tant que Président de la République) à Poitiers.

La Nouvelle République, Décembre 1979.

La Nouvelle République, Décembre 1979.

Ce (micro) billet d'anniversaire (bienvenue au club des nonagénaires) se conluera par l'Afrique, terres de passions pour l'Ex qui a aussi contribué à le faire chuter, avec l'affaire des diamants de Bokassa.

La Françafrique a grandit sous Giscard, entre autres, et quel pays plus fidèle à la France que le Gabon, dirigé plusieurs décennies durant par Omar Bongo, grand ami de l'ancien président.

La Nouvelle République, Début Août 1976.

La Nouvelle République, Début Août 1976.

Comment rendre plus bel hommage que...par une chanson à l'amitié franco-gabonaise? J'ai eu le grand plaisir en écoutant la radio ce matin, le 7H43 de Patrick Cohen sur Inter, d'entendre quelques chants et autres biguines époque 45 tours à la gloire de notre Auvergnat de Président.

Selon le très bien renseigné Serge Llado, la voix que l'on entend n'est autre que celle de...Ali Bongo, fils de l'ancien président Omar Bongo, et lui-même président de la République du Gabon. Le titre "Giscard est l'ami du Gabon" a été enregistré en 1976, sans doute en amont de sa visite officielle.

Eh bien à 90 balais, je suis sûr que Giscard peut encore de trémousser sur cette chanson, en rêvant des tropiques de l'Afrique...

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 12:29

...mais pas encore totalement

Publicité de la Société Générale de 1970. Prise sur citeco.fr

Publicité de la Société Générale de 1970. Prise sur citeco.fr

La loi du 13 juillet 1965 (gouvernement Pompidou) indiquait que toute une série de mesures concernant les femmes mariées allait entrer en vigueur au 1er jour du septième mois suivant la proclamation de la loi portant "réforme des régimes matrimoniaux".

Une avancée importante dans la théorie législatives dès le 1er Février 1966 , certes, mais l'égalité homme-femme, dans la vie publique, en 2016 demeure toutefois un idéal à atteindre (sur les salaires par exemple...). Beaucoup de chemin à faire donc un demi-siècle plus tard.

Notons toutefois que le divorce par consentement mutuel est entré en vigueur...à partir de 1975.

EGALITE DES DROITS DANS LA SPHERE PRIVEE

 

Tout au long du XXème siècle, des mesures sont prises pour mettre fin progressivement à l’infériorité de la femme face à l’homme. Cette infériorité a été consacrée par le Code civil (« code napoléonien ») publié en 1804 qui institue l’incapacité juridique de la femme mariée, totalement soumise à son mari. Le Code napoléon est remanié afin que les femmes acquièrent des droits identiques à ceux de leur mari. Dans la sphère privée, les droits individuels des femmes sont donc reconnus puis les femmes obtiennent aussi la possibilité de maîtriser leur fécondité.

Lien vers le haut de page

La reconnaissance de droits individuels

Longtemps, c’est au nom de la famille et de sa stabilité que les femmes sont soumises à l’autorité du mari. Le mariage en consacrant l’autorité du mari et père garantit le bon fonctionnement de la famille patriarcale. Le Code civil de 1804 est d’ailleurs considéré comme le modèle achevé de la famille patriarcale qui institue la puissance paternelle et la puissance maritale.

Cet équilibre va être modifié par le développement du travail des femmes et par les deux conflits mondiaux qui démontrent la capacité des femmes à assumer les mêmes fonctions et responsabilités que les hommes. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le droit de la famille évolue en accordant progressivement des droits identiques à la mère et au père.

Dans le Code napoléonien, l’infériorité de la femme est d’abord l’infériorité de l’épouse, les filles majeures et les veuves ont la capacité juridique de gérer leur patrimoine. La conquête de droits identiques à l’homme passe donc d’abord par une réforme profonde du mariage. Le mariage devient progressivement une association dans laquelle chacun des membres a les mêmes droits.

Cette évolution commence notamment avec la loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux. Cette loi met fin à l’incapacité de la femme mariée qui peut désormais ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son époux et cogère avec celui-ci les biens du couple avec une responsabilité identique. L’épouse n’a plus besoin de l’autorisation de son mari pour exercer une profession séparée. La loi introduit également la communauté réduite aux acquêts, qui devient le régime légal en l’absence de contrat de mariage. Selon ce régime, chaque époux conserve la faculté d’administrer les biens qui lui étaient propres avant le mariage, ainsi que ses revenus personnels. La loi établit par ailleurs l’égalité des époux dans la gestion des biens : si le mari demeure administrateur de la communauté de biens, il doit rendre compte de la gestion de ces biens à son épouse, et en cas de défaillance, cette dernière peut, par décision judiciaire, se substituer à lui. Les décisions les plus importantes doivent désormais être prises avec l’autorisation des deux conjoints : les achats à tempérament (à crédit), ainsi que la vente ou l’hypothèque du domicile conjugal requièrent le consentement des deux époux.

[...]

 

Vie-publique.fr, 20 Janvier 2011.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 07:05

Que retenir de François Mitterrand? Vaste question...

Libération, Mardi 9 Janvier 1996.

Libération, Mardi 9 Janvier 1996.

Allocution du Président Chirac, qui, sincèrement triste, revient sur l'oeuvre, la personnalité de...son meilleur ennemi

France, 2, 8h30, Lundi 8 Janvier 1996.

L'annonce, au petit matin, de la mort de François Mitterrand

Une époque préhistorique de nos jours avec un internet naissant, peu de téléphone portable et une seule chaîne d'information en continu (LCI)

France 3, Lundi 8 Janvier 1996.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 19:59

Voeux croisés Reagan/Gorbatchev, l'Europe qui passe à 12 membres, la Belgique en lutte contre le terrorisme, un coup de sang de Khadafi,...

Bernard Rapp sur Antenne 2.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 08:35
Jean-Marc Bosman. Illustration prise sur OldSchoolPanini.com

Jean-Marc Bosman. Illustration prise sur OldSchoolPanini.com

L'arrêt Bosman, de la libération à l'aliénation

La libre circulation imposée par la Cour européenne le 15 décembre 1995 devait rendre leur liberté aux footballeurs. Mais les clubs ont rapidement contourné la loi pour démultiplier les transferts.

Le 15 décembre 1995, à Luxembourg, la Cour de justice des communautés européennes donne raison au joueur belge Jean-­Marc Bosman dans la bataille judiciaire qui l’oppose à son ancien club, le RCF Liège, et à l’UEFA (Union des associations européennes de football). L’arrêt Bosman permet aux footballeurs d’être libérés à la fin de leur contrat et autorise leur libre circulation en Europe. «Nous avons sorti le champagne, c’était une grosse victoire, se rappelle le Néerlandais Theo Van Seggelen, secrétaire général de la Fifpro, le syndicat mondial des footballeurs. Nous avons pensé: “Maintenant, le monde du football va changer.” Mais vingt ans après, je dois avouer que c’est encore pire qu’avant.» Pourtant, Theo Van Seggelen a d'abord cru à la naissance d’un football où les joueurs seraient rois: «Dans les deux premières années, les salaires ont plus que doublé pour les meilleurs joueurs. Les joueurs, à la fin de leur contrat, pouvaient désormais choisir leur club. Et les clubs, qui craignaient de perdre leurs joueurs, ont signé des contrats de plus long terme. Cela a offert plus de stabilité aux footballeurs.»

Si les salaires grimpent, c’est aussi que, depuis le début des années 1990, les grands championnats ont ouvert les bras à la télévision payante. «La conjonction de deux facteurs, juridique et économique, amène une concentration de talents et des inégalités de plus en plus fortes», analyse Raffaele Poli, responsable du Centre international d’étude du sport (CIES). Les clubs les plus riches profitent de la libéralisation et la part de joueurs étrangers dans les cinq championnats majeurs passe de 14,7 % en 1995 à 35,6 % en 2000. L’arrêt Bosman joue un rôle d’accélérateur de la mondialisation des transferts et de l’explosion des indemnités. «Personne n’a anticipé la spéculation qui allait dénaturer le système des transferts», estime Raffaele Poli.

Le système devient «hyper-spéculatif» et profite surtout à une «petite élite» de joueurs, de dirigeants et d’intermédiaires, note le chercheur. Pour Luc Misson, l’ancien avocat de Jean-­Marc Bosman, les excès de ces dernières années tiennent au fait que la Cour de justice n’a posé aucune règle de concurrence dans son arrêt. «Il aurait fallu veiller à ce qu’il n’y ait pas d’abus de positions dominantes de la part de certains clubs ni des accords qui faussent la concurrence. (…) On ne peut pas laisser les entreprises faire entre elles ce qu’elles veulent. Les clubs ont fait ce qui les arrangeait, et les plus gros sont arrivés à dominer un marché mondialisé à leur profit.»

Pour freiner la spéculation, la Commission européenne, la FIFA et l’UEFA se mettent pourtant d’accord en 2001 sur un certain nombre de règles. Les joueurs de moins de 28 ans bénéficiaires de longs contrats devront effectuer au moins trois saisons consécutives dans le même club avant de le quitter – deux saisons pour les plus de 28 ans. S’ils quittent leur club avant, une indemnité est fixée en fonction de critères objectifs (salaires restant, statut international, etc.). Ces règles seront vite détournées par les clubs. Les footballeurs deviennent de vrais nomades. En 2014, un joueur restait, en moyenne, deux ans et demi dans le même club, une durée qui baisse chaque année. Très peu de joueurs vont au terme de leur contrat, leurs clubs les poussant à les renouveler régulièrement pour s’assurer une indemnité de transfert.

 

Yann BOUCHEZ

 

15 Décembre 2015. Pris sur letemps.ch

Un rappel du contexte. En effet, 1995 marque une césure totale dans le football en Europe créeant une sorte de ligue fermée pour les clubs les plus riches.

 

Il y a 20 ans, l'arrêt Bosman

Le 8 août 2010, le joueur belge Jean-Marc Bosman, en conflit avec son ancien club, saisissait le tribunal de Liège. Le début d'une affaire qui allait bouleverser à jamais le paysage footballistique.

 
D'abord, le rappel des faits. En 90, Jean-Marc Bosman est un anonyme joueur belge évoluant depuis deux saisons au RFC de Liège contre un salaire mensuel de 120 000 Francs belges (3 000 euros). En fin de contrat, le club lui propose une prolongation de 4 ans contre une méchante baisse de salaire. Pas fou, le joueur refuse et entre en contact avec l'US Dunkerque, de l'autre côté de la frontière. Dans un premier temps, les deux clubs s'entendent sur un prêt payant avec option d'achat, mais finalement, Liège se rétracte et refuse le transfert. Bosman, sans club et exclu de toute compétition, saisit alors le tribunal de première instance de Liège, le 8 août. Il demande la suspension du système de transfert de l'époque (qui oblige un joueur en fin de contrat à demander une autorisation de départ, contre indemnité). A cette première demande en justice s'ajoutera plus tard la remise en cause du système de quota existant alors, qui interdisait aux clubs européens de compter dans ses rangs plus de trois joueurs étrangers ressortissants de la Communauté européenne.

Cette plainte aboutira cinq ans plus tard, le 15 décembre 95, à l'Arrêt Bosman, une jurisprudence permettant d'une part aux joueurs en fin de contrat d'être définitivement déliés de leur précédent club, d'autre part aux clubs de compter dans leurs effectifs autant de ressortissants de l'Union Européenne qu'ils le souhaitent. C'est la fin de l'exception sportive : le joueur de football est désormais considéré comme un travailleur et peut librement circuler au sein de l'Europe. La libéralisation du foot pro est en marche. Les conséquences, maintenant. Elles sont énormes, irrémédiables. D'abord, les effectifs des clubs vont être bouleversés. Avec des vainqueurs - les clubs issus des championnats économiquement compétitifs - et des perdants - les autres. La mobilité internationale des joueurs va devenir la règle, de même que l'inflation du montant des transferts et des salaires.

Un exemple flagrant ? Mai 1995, dernière finale de la C1 d'avant l'Arrêt Bosman. C'est le triomphe de l'Ajax, avec une équipe hollandaise presque exclusivement constituée de locaux formés au club. L'Ajax est un modèle de club pour qui l'Arrêt Bosman a fait mal, très mal. Seedorf, Kluivert, les De Boer, Reiziger, Davids and co, tous les cadres et les grands espoirs de l'équipe finiront par partir vers des championnats plus attractifs. Idem pour la génération suivante : Sneijder, Van Der Vaart, Babel, etc. 1995 est un chant du cygne. Pas forcément pour des clubs misant sur la formation - l'actuel FC Barcelone est la preuve que ça fonctionne encore - mais pour les clubs des «  petits  » championnats, incapables financièrement et sportivement de conserver leurs meilleurs éléments. L'Arrêt Bosman a eu le mérite de libérer les joueurs, mais il a surtout accéléré le phénomène d'individualisation en football.
La fin des années 90 et les années 2000 confirmeront ainsi le lent déclin du championnat hollandais, mais également belge et dans une moindre mesure français, sans parler de l'Europe de l'est. Elle est bien loin l'époque où l'Etoile Rouge de Belgrade, le Steaua Bucarest, Bruges ou Malmö disputaient la finale de la C1. En quinze ans, l'élite européenne s'est considérablement resserrée et la compétition reine a perdu en diversité. Une tendance accentuée par la réforme de la Champion's League et qui permet aux championnats les plus forts d'aligner jusqu'à quatre de leurs clubs en compétition.

L'Arrêt Bosman a également eu pour conséquence une internationalisation des effectifs. On peut par exemple citer l'Arsenal de Wenger, qui s'est servi à fond de cette réforme pour se révéler à l'échelle nationale et européenne, grâce notamment à sa forte délégation française et... hollandaise. Quitte à en oublier les joueurs locaux, qui ont quasi disparu de l'effectif. Arsenal est un cas extrême mais qui reflète une tendance générale qu'on retrouve même dans les divisions inférieures, même dans les petits championnats. Il n'est désormais plus rare de retrouver dans d'obscurs clubs grecs ou roumains des joueurs français ou portugais barrés dans leur pays ou tentés par une carrière de baroudeur.

Autre conséquence importante enfin, elle concerne les sélections nationales. Exemple : la grande réussite des Bleus période 98 - 2000 est à mettre en lien direct avec l'exode de ses meilleurs joueurs dans de grands clubs européens, emmagasinant ainsi expérience et culture de la gagne (alors qu'au même moment les clubs français reculaient de la scène européenne). A l'opposé, la sélection anglaise depuis une dizaine d'années, incapable de bien figurer dans de grandes compétitions et devant composer avec des joueurs issus de clubs de seconde zone (West Ham, Aston Villa, Everton, Tottenham), tandis que leurs quatre clubs majeurs, composés majoritairement d'étrangers, trustent les matchs d'honneur de la C1. On pourrait citer d'autres conséquences - perte d'identité des clubs, désamour et fossé se creusant avec les supporters ultras, évolution des mentalités du joueur, importance accrue du rôle de l'agent dans la sphère footballistique... L'Arrêt Bosman n'est bien sûr pas la cause de tous les maux actuels du football moderne, mais il en est à n'en pas douter un facteur déterminant, un catalyseur. Joyeux anniversaire.
 
So Foot, Dimanche 8 Août 2010.

Pour conclure, voici l'arrêt rendu par la Cour de Justice de l'Union Européenne le 15 décembre 1995 qui va tout changer, ce fameux arrêt Bosman tant évoqué par beaucoup que peu ont lu ne serait-ce qu'une fois.

LA COUR

statuant sur les questions à elle soumises par la cour d'appel de Liège, par arrêt du 1er octobre 1993, dit pour droit:

1)
L'article 48 du traité CEE s'oppose à l'application de règles édictées par des associations sportives, selon lesquelles un joueur professionnel de football ressortissant d'un État membre, à l'expiration du contrat qui le lie à un club, ne peut être employé par un club d'un autre État membre que si ce dernier a versé au club d'origine une indemnité de transfert, de formation ou de promotion.

 

2)
L'article 48 du traité CEE s'oppose à l'application de règles édictées par des associations sportives selon lesquelles, lors des matches des compétitions qu'elles organisent, les clubs de football ne peuvent aligner qu'un nombre limité de joueurs professionnels ressortissants d'autres États membres.

 

3)
L'effet direct de l'article 48 du traité CEE ne peut être invoqué à l'appui de revendications relatives à une indemnité de transfert, de formation ou de promotion qui, à la date du présent arrêt, est déjà payée ou est encore due en exécution d'une obligation née avant cette date, exception faite pour les justiciables qui ont, avant cette date, engagé une action en justice ou soulevé une réclamation équivalente selon le droit national applicable.
 
Vous pouvez retrouvez l'intégralité des "considérants" qui ont abouti à ce jugement sur le site europa.eu
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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 08:12

FR3 Poitou-Charentes, 11 Décembre 1984.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

http://www.forum-auto.com/uploads/200504/vignet_1114629809_78fa.jpg
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