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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 09:26
La laïcité, par Jean Effel.

La laïcité, par Jean Effel.

En cette année trouble, la laïcité a été mise à rude épreuve. Et pourtant, cette loi du 9 décembre 1905 portant sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat demeure un pilier de notre République.

Mais cette laïcité est depuis quelques années récupérée par l'extrême-droite qui cherche à s'en servir non pas pour son projet initial, mais pour s'en prendre aux religions minoritaires: c'est une laïcité d'exclusion qui n'a rien à voir avec le projet initial.

La laïcité à la française est un vecteur de vivre ensemble, elle a pour but le vivre-ensemble en déconnectant la religion de la sphère publique. Honnie par les ennemis de la République, nous devons plus que jamais en être les défenseurs pour qu'elle puisse perdurer.

Pour rappel, l'article 1er de cette loi fondamentale pour les valeurs de la France.

"La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances."

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 09:00

Une heure de parfaite propagande à la gloire du communisme soviétique, de Lénine...et de Brejnev

Une démonstration de force d'un régime qui n'avait...plus que 15 ans à vivre

Moscou, 58ème anniversaire de la Révolution d'Octobre, 7 Novembre 1975.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 09:56

ORTF, 4 Novembre 1965.

Le récit d'un témoin : J'ai vu tuer Ben Barka

Une l'Express Janvier 1966.
Une l'Express Janvier 1966.

Par Derogy Jacques et Kahn Jean-François, publié le 10/01/1966

C'est le 29 octobre, à 12 h 30, qu'a eu lieu l'enlèvement de Ben Barka.

 

«C'est le 29 octobre, à 12 h 30, qu'a eu lieu l'enlèvement de Ben Barka. Son taxi était arrivé par la rue du Dragon. Il est descendu, accompagné d'un jeune homme, puis a commencé à regarder les livres à l'étalage de la librairie «La Pochade». Contrairement à ce que l'on a prétendu, ce n'est pas moi qui l'ai désigné, c'est Lopez qui l'a reconnu et a fait un signe aux deux policiers, Souchon et Voitot. Ils se sont alors avancés vers Ben Barka: «Police française, ont-ils dit, on doit vous emmener à un rendez-vous.» 

«Ben Barka n'a pas paru tellement surpris; simplement, il leur a demandé leurs cartes. Ils l'ont alors amené vers un porche; c'est là qu'ils lui ont montré leur macaron; il a alors accepté de les suivre sans résistance.

«La voiture a pris la route d'Orly, une 403 de la Préfecture, équipée d'un téléphone. Les deux policiers voulaient camoufler le numéro minéralogique avec une fausse plaque en plastique. «Pour des poulets, vous n'êtes pas forts, leur avait dit Le Ny, ces plaques n'existent plus depuis deux ans.» Les autres m'ont raconté qu'à ce moment-là Ben Barka croyait visiblement qu'on allait le raccompagner à Orly et le mettre dans un avion en partance pour l'étranger (ce qui arrive parfois aux «indésirables»). Sans manifester d'émotion, d'une voix parfaitement calme et courtoise, Ben Barka a demandé à Souchon et Voitot, si leur intention était bien de l'accompagner à Orly et de l'expulser, de bien avoir l'obligeance d'aller chercher une valise qu'il avait laissée à Paris et de la faire suivre, en son temps. 

«Pendant cette partie du trajet, il y a eu dans la voiture un grand silence. La 403 a dépassé sur l'autoroute l'entrée d'Orly et a continué son chemin. A ce moment, et pour la première fois, Ben Barka a donné des signes d'agitation. «La vérité dans cette histoire, a dit alors l'un des vrais policiers, c'est que le ?patron? veut vous voir.»

«Ben Barka a cru immédiatement que le "patron" en question, c'était un haut fonctionnaire de la police - sans doute le chef de la DST. De nouveau, il s'est calmé. II a dit simplement: «Excusez-moi, mais j'ai la certitude que je n'ai rien fait contre la France.» Il a même rappelé qu'il avait été reçu en audience par le général de Gaulle, il a parlé longuement de la haute estime dans laquelle il tenait le chef de l'Etat. Il a ajouté: «Ma conscience est parfaitement tranquille de ce point de vue-là.» 

 

Du thé.
«Les policiers ont expliqué qu'ils ignoraient, eux, les raisons qui avaient motivé ce rendez-vous, mais que le "patron" avait tenu à accueillir Ben Barka dans une maison de campagne aux environs de Paris pour avoir un entretien tranquille et à l'abri de toute publicité. Visiblement, Ben Barka a accepté cette réponse.

«Aussitôt arrivés à Fontenay-le-Vicomte, à la villa de Jo (Boucheseiche), Souchon et Voitot sont repartis pour Paris avec Lopez. Ils ne sont pas entrés dans la maison. 

«Ben Barka a été conduit dans une chambre au premier étage. Une chambre très confortable. Il était toujours très calme, il a sorti un gros livre de sa serviette et s'est mis à lire; ensuite, il a demandé du thé et c'est Dubail qui a été lui en chercher. Moi, je les avais rejoints en taxi. 

«C'est peu de temps après que Jo est monté pour dire qu'il y avait un léger contretemps et que le "patron" n'arriverait que plus tard. Ben Barka commence à donner quelques légers signes d'impatience, mais il n'est pas du tout inquiet; visiblement, il s'attend à la visite d'un haut fonctionnaire. II répète qu'il ne s'est livré à aucune action répréhensible sur le territoire français. Ce dernier point paraît lui tenir particulièrement à coeur.

 

Une bonne idée.
«Le soir, il se couche et nous en profitons pour téléphoner au Maroc à Dlimi, le chef de la police, et à Oufkir, le ministre de l'Intérieur. Les termes sont brefs, tout le monde est parfaitement au courant de ce dont il s'agit. Les Marocains sont sceptiques; on leur a déjà fait le coup pour obtenir de l'argent. Ironique, Dlimi demande: «Qu'est-ce que ça veut dire, cette fois encore?» C'est Dubail qui prend alors le téléphone:
«Puisqu'on vous dit que le colis est là!
- Quoi, le colis?
- Oui, le colis.
- Emballé?
- Oui, emballé.
- C'est bien, on arrive.»

«On calcule que Dlimi et Oufkir n'arriveront pas avant plusieurs heures; Dubail monte prévenir Ben Barka que le rendez-vous est remis à samedi. On lui fait également monter un repas préparé par la bonne marocaine de Boucheseiche, mais il ne touche presque à rien. Il redemande du thé et il boit sans cesse. Il répète encore à Dubail que, s'il est venu en France, c'est que la France est un pays ami du Maroc, puis il lui dit: «Un jour, je serai peut-être Premier ministre dans mon pays; dans ce cas, il faudra changer beaucoup de choses, surtout la police, car, vous savez, là-bas, la police est complètement pourrie.» 

«Dubail approuve discrètement. Finalement, Ben Barka finit par s'endormir.

C'est le samedi après-midi que Dlimi, accompagné d'un certain Achachi, arrive à Fontenay-le-Vicomte dans la voiture de Lopez. Les précautions sont prises pour que Ben Barka ne le voie pas arriver. Nous accueillons Dlimi dans la grande entrée de la villa, où se trouvent toutes sortes de panoplies marocaines. Dlimi paraît froid et décontracté. Dubail lui rapporte la phrase de Ben Barka sur la police marocaine. Il éclate de rire: «Ah! comme ça, il veut épurer la police! Eh bien! c'est une très bonne idée!» 

«Ce n'est pas tout ça, interrompt alors Jo, mais qu'est-ce que l'on va en faire?» Dlimi n'hésite pas, il est catégorique: «On va le liquider.» «Mais comment?» demande Jo, un peu inquiet. «Eh bien, il n'y a qu'à régler ça ici et ensuite on ira l'enterrer dans un champ.»

«C'est un peu l'affolement. Personne, en fait, n'a envie de liquider Ben Barka; ce n'est pas ce qui avait été convenu au départ. Je prends Le Ny à part et je lui dis: «T'es fou, il ne faut pas les laisser faire, surtout pas ici, chez Jo; dans quinze jours, ils retrouveront le corps à quelques mètres de ta maison; il vaut mieux aller dans la villa de Lopez; il faut mouiller Lopez. Si jamais on le liquide ici, on est marron. Dis-le à Jo.» «De toute façon, intervient alors Palisse, on ne peut pas l'emmener comme ça.» 

Du phénergan
«Dlimi insiste: «Alors, vous vous décidez? Il vaut mieux que ce soit l'un de vous qui aille le voir pour éviter une mauvaise surprise à Mehdi.» Il dit «Mehdi» (c'est le prénom de Ben Barka) avec une pointe d'ironie. Je dis alors à Dlimi: «De toute façon, on ne peut rien faire ici, il faut l'emmener chez Lopez.» Jo approuve. Le Ny, Dubail, Dédé (Palisse) et Jo (Boucheseiche) s'apprêtent à monter. Jo déclare, en se caressant les biceps: «J'ai 53 ans, mais quand même, je ne suis pas complètement pourri. J'ai encore une bonne gauche.» J'interviens alors pour dire qu'il vaudrait mieux mettre un somnifère dans son thé. Jo déclare que, chez lui, il n'y a que du Phenergan.

«Dubail monte donc dans la chambre du premier pour apporter à Ben Barka du thé additionné de Phenergan. Nous attendons un quart d'heure, puis Jo et les trois autres montent. Aussitôt qu'il les voit rentrer en groupe, Ben Barka jette son livre et se lève de son fauteuil: «Qu'est-ce qui se passe?» Jo s'avance, lui lance un coup de poing et le rate. 

Une vraie boucherie.
«Aussitôt, Dubail, Dédé et Le Ny se précipitent. Ils le bourrent de coups de poing, mais le Phenergan a certainement provoqué chez Ben Barka un effet contraire à celui désiré. Il ne sent plus les coups; il se bat sans dire un mot. Lui qui est si petit paraît d'un seul coup doté d'une force extraordinaire. Le Ny, qui pèse 110 kilos et mesure 1,90 mètre, et Dubail, ancien garde du corps de Jo Attia, taillé en athlète, cognent de toutes leurs forces. Dubail, lui, est pris d'une rage terrible et hurle: «Mais il ne va donc jamais descendre, celui-là!» Il tend la main pour saisir un bibelot et lui donner un coup sur la tête, mais les autres l'arrêtent. Ben Barka est en sang, la figure méconnaissable. Il a la tête comme une citrouille.

«D'en bas, on entend un bruit extraordinaire: des meubles brisés, de la vaisselle qui se casse. Petit à petit, les quatre arrivent à coincer Ben Barka sur une chaise, mais il continue à se débattre, une vraie boucherie! 

«C'est alors que Dlimi et Achachi montent au premier étage. Dès qu'il voit Dlimi, Ben Barka paraît saisi de terreur; il arrête de se débattre. On commence à le ficeler avec les cordes qu'est allé chercher Palisse. C'est Dubail qui lui attache les pieds. 

«A ce moment-là, au rez-de-chaussée, arrive Oufkir, coiffé d'un grand chapeau de feutre noir. II ouvre la porte, s'arrête: il a une incroyable tête d'assassin; il se retourne vers moi:
«II est là-haut?
- Oui.
- Ça marche bien?» 

«Je fais une moue significative. Oufkir ne répond rien. Il décroche un petit poignard marocain attaché à une panoplie en bas de l'escalier. Il monte au premier. «Eh! bien, le voici», dit-il simplement.

«En le voyant, Ben Barka commence à se débattre à nouveau. Oufkir s'approche de lui: «Je connais très bien le moyen de le calmer.» Et il commence à lui tailler la gorge et la poitrine avec la pointe du poignard. Il paraît y prendre un plaisir de chirurgien en train d'expliquer une opération à ses internes: «Regardez, maintenant, ça va.» 

«Dlimi lui parle alors en arabe; sans doute lui explique-t-il qu'il faut emmener Ben Barka dans la villa de Lopez, car Oufkir se tourne vers Boucheseiche et lui dit: «Allons-y!» A ce moment, Oufkir propose de faire venir une ambulance pour transporter Ben Barka chez Lopez. Tous poussent de hauts cris. 

«On le bâillonne, on le descend, on le met dans une voiture immatriculée "corps diplomatique", qui l'emmène à Ormoy, chez Lopez. Moi, je fais partie d'un deuxième voyage.

Attaché à la chaudière.
«Aussitôt arrivés chez Lopez, ils descendent Ben Barka inconscient dans la cave. Là, un Marocain qui n'était pas dans la villa de Jo et qui devait sans doute conduire la voiture d'Oufkir l'attache à une chaudière de chauffage central. Il le ficelle de telle façon que Ben Barka est complètement tordu, paralysé, et qu'il ne peut plus respirer. Le Ny intervient: «T'en fais beaucoup, toi, dit-il, laisse-lui au moins de quoi respirer.» 

«C'est bien comme ça», répond simplement le Marocain. Ben Barka est fini. 

«Ensuite, tout le monde se retrouve dans le salon. Oufkir explique d'abord qu'il est arrivé trop vite et qu'il n'a pas d'argent sur lui (il avait promis plus de 100 millions). Il se déclare en outre mécontent que l'opération se soit faite sur le territoire français. Et il nous fait la leçon. Il dit: «Il aurait fallu aussi embarquer l'historien (1). C'est une erreur de l'avoir laissé. Mais ce serait une erreur encore plus grande de ne pas savoir garder le silence. Je sais qu'il y en a parmi vous qui ont la parole facile. Il y en a même qui écrivent.» Et il me regarde et il ajoute: «La moindre erreur de ce genre serait fatale.»

«On lui apporte la serviette qui contient les papiers personnels de Ben Barka. Oufkir la fouille minutieusement. Il en sort même une carte de l'Association France-Algérie. Oufkir, sentant le malaise qui règne autour de lui, commence à s'expliquer: «Pour moi, il ne s'agissait pas seulement de se débarrasser d'un ennemi politique. Ben Barka était aussi un ennemi de la France et de l'humanité.» 

- «On est excédés et fatigués, vous savez, lui dis-je. On s'en fout, de vos salades.
- Je remercie, reprend Oufkir, ceux qui nous ont aidés sincèrement et sans essayer de nous faire chanter (il se retourne vers moi en disant cela). Nous nous reverrons, j'aurai encore l'occasion de vous employer.» 

«Je lui dis alors: «J'espère qu'il vous reste encore beaucoup d'ennemis.» Ensuite, Dubail, Palisse, Le Ny et moi regagnons Paris dans la voiture de Jo.

L'homme qui fait ce récit parle d'une voix saccadée, en argot des prisons: débit rapide, accent de titi parisien. Il s'appelle Georges Figon. II semble circuler librement, bien qu'il soit recherché par toutes les polices. Il sait beaucoup de choses. Il les dit dans un vocabulaire particulier de repris de justice frotté de culture intellectuelle, si bien qu'il nous a fallu «traduire» certains passages de son récit (2). 

Pourquoi parle-t-il? Ceux-là mêmes qui, aujourd'hui, ont intérêt à ce qu'il ne tombe pas entre les mains de la justice, à lui faire passer éventuellement une frontière, peuvent aussi le faire disparaître. Alors, il laisse des traces, il enregistre des déclarations. Et il s'amuse même, si on l'en croit, à monter des mystifications en racontant qu'il a été arrêté, puis relâché. 

 

Un fric-frac
Georges Figon n'est pas un gangster ordinaire. Ce petit homme à lunettes de 39 ans, au visage un peu rond, à la moustache pauvre, aux frisures clairsemées, emploie le langage étrange et symboliste du truand parce qu'il se veut de ce milieu. Il a choisi d'en être par défi à une société dont il est, en fait, la victime. 

Fils d'un inspecteur général de la Santé publique commandeur de la Légion d'honneur, Georges Figon a été un enfant difficile. Jeune homme, il a passé trois ans dans un asile psychiatrique.

Un beau jour, il est mêlé à un fric-frac. Son rôle n'est pas clair, mais il tire sur les policiers venus l'arrêter. Le 27 septembre 1955, la cour d'assises de la Seine le condamne à vingt ans de travaux forcés pour coups et blessures avec intention de donner la mort. II crache à la figure des jurés le mépris que lui inspire leur justice. Il fera moins de scandale en prison, puisqu'une cascade de six remises de peine successives lui fait obtenir sa libération conditionnelle en 1961. Son avocat est Me Jean Hug, dont l'assistant, Me Pierre Lemarchand, devient son ami. 

Le 17 février 1964, Figon est relevé de l'incapacité commerciale. Il devient éditeur, crée rue de la Chaise, dans le VIIe arrondissement, la Société moderne du roman-photo et Les Presses européennes. Interviewé, sans que son nom soit prononcé, par la presse et la télévision, Figon devient également une figure de Saint-Germain-des-Prés. Marguerite Duras le rencontre et publie deux entretiens avec lui. Mais il reste, en même temps, lié au «milieu» et son amitié pour son avocat, Me Lemarchand, lui ouvre des perspectives «d'activités politiques parallèles».

C'est, d'ailleurs, à Me Lemarchand, devenu député UNR de l'Yonne en novembre 1962, qu'il s'ouvrira, dit-il, des préparatifs de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka. Il affirme l'avoir non seulement tenu au courant du déroulement de l'opération, mais encore avoir obtenu, grâce à lui, à la fois une couverture et un feu vert des autorités officielles. 

 

La Carlingue
On peut, évidemment, se demander dans quelle mesure Figon n'a pas affabulé et s'il a été réellement témoin du drame qu'il décrit. Or, plusieurs éléments connus de l'enquête permettent de faire des recoupements qui confirment plusieurs aspects de son récit. 

D'une part, la participation au rapt de Ben Barka de «truands retraités», qui ont, pour la plupart, travaillé pour la Gestapo (qu'ils appellent «la Carlingue») pendant l'Occupation, a été établie par les interrogatoires des policiers de la Brigade mondaine, Souchon et Voitot, et du chef d'escale d'Air France à Orly, Antoine Lopez. Celui-ci était, à la fois, l'indicateur de ceux-ci et agent du SDECE (service de contre-espionnage). 

Lopez a, d'autre part, confirmé que, lors de son retour à sa villa d'Ormoy, il y trouva, avec le général Oufkir et le commandant Dlimi, Georges Figon.

Enfin, un journal de Lausanne a pu affirmer, quinze jours après le crime, que Ben Barka avait été poignardé par Oufkir dans la villa de Boucheseiche à Fontenay-le-Vicomte. La source en était tout simplement la police française, qui avait trouvé, lors de la perquisition, des traces matérielles du meurtre. 

(1) Il s'agit de l'étudiant Azemmouri qui accompagnait Ben Barka et qui a donné l'alerte le lendemain de l'enlèvement.
(2) Par exemple, au moment où Ben Barka se rend compte de ce qui se passe, à l'arrivée des quatre gangsters dans sa chambre, Figon dit textuellement: «Dès qu'il les a vus les quatre ensemble, il se l'est donné», ce qui signifie qu'il a pris peur.

L'Express, 11 Janvier 1966.

 

NdPPP: une semaine après la publication de cet entretien, Georges Figon est retrouvé mort dans son appartement, alors que la police française souhaite l'interpeller. L'enquête conclura au suicide du dit témoin de l'article.

 

 

2000: de nouvelles révélations sur l'affaire Ben Barka

France 3, Elise Lucet, 20 Décembre 2000.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 08:29
Illutsration prise sur Le Figaro Histoire.

Illutsration prise sur Le Figaro Histoire.

Inauguration de la statue de la Liberté

 

Lorsque la statue de la Liberté fut imaginée, tout au début du projet, nous étions en 1865. Edouard de Laboulaye, un républicain américanophile et professeur de droit - c'est lui qui proposa sa construction - supposa que 11 ans étaient suffisant pour sa construction, et qu'elle pourrait être inauguré le jour du centenaire de l'indépendance américaine, le 4 juillet 1876. Ce planning optimiste ne fut pas tenu, et entre les retards de construction, les manques de moyens pour financer les ouvriers et le matériel, et les errements politiques dans les deux pays, le sculpteur Auguste Bartholdi ne put faire mieux de 21 ans pour tout boucler. Si ce retard parait important, il est à mettre en regard d'autres projets similaires, qui mirent tous entre 30 et 60 ans à être réalisés. Parvenir à construire une telle statue aux Etats-Unis, partant de France, tout ça en 20 ans était donc déjà un exploit. Mais malgré tout, le centenaire passa sans que l'on voie l'inauguration de cette statue.

Le socle terminé, les officiels américains purent avancer une date définitive. Le 4 juillet 1886 aurait été parfait, pile 110 ans après l'indépendance, mais malheureusement le socle eu du retard il cette date était impossible à tenir. Il fut choisi le 28 octobre 1886.

28 Octobre 1886 : inauguration de la Statue de la Liberté

Le déroulement de la journée

 

Nous sommes le 28 octobre 1886. C'est un jour triste, fortement nuageux, partiellement venteux, avec un plafond bas. En clair, il ne fait pas beau. La statue se dresse sur son socle, une immense toile tricolore masque son visage. Les officiels sont encore à terre, à Madison Garden. Le président de la cérémonie est le président américain, Cleveland. Sa présence n'était pas évidente car quelques mois plus tôt il avait mis son véto à un financement public du socle, considérant que le peuple américain n'avait pas à payer pour un don français (officiellement), mais espérant par ce geste mettre dans l'embarras ses adversaires politiques, proches de l'association ayant pour but de construire la statue (officieusement). Cleveland n'avait donc pas prévu de venir inaugurer la statue, mais finalement il s'y résolu, comprenant que ce geste aurait un retentissement bien plus grand que ce qu'il croyait initialement. Et c'est grace à sa présence que la statue a obtenu un rayonnement national, car jusqu'à présent ce projet n'était considéré par les américains que local : New-York érigeait une statue offerte par les Français, il n'y avait pour eux pas de rapport entre la statue et les Etats-Unis. La présence du président balaya cette sensation et c'est ainsi que commença le destin national, puis international de Miss Liberty.

La baie de New-York était couverte de bateaux, la plupart à vapeur; une fumée épaisse de déployait dans le ciel. New-York avait décidé que ce jour serait férié pour permettre à la population de participer. Cet appel fut entendu, près d'un million de personnes ont participé à la cérémonie. La journée commença par des parades, des défilés des corps de métier de la ville. La population agitait à tour de bras des drapeaux américains et français, tous étaient dans une grande joie. A Madison Garden les défilés étaient passés en revue. Une fois la parade terminée, le président Cleveland et les officiels montèrent à bord de l'USS Despatch, le navire officiel du président, qui prit immédiatement la direction de Bedloe's island. Avec lui se trouvait les français Auguste Bartholdi, le sculpteur, et Ferdinand de Lesseps, constructeur du canal de Panama. Il y avait aussi Chauncey M. Lepew, le président de l'Union League Club, l'association qui rendit les choses possibles et qui était en contact constant avec l'association des amis des Etats-Unis, présidée par Edouard de Laboulaye. Les discours se succédèrent, et à un moment décidé plus tôt, Bartholdi quitta ses compagnons et grimpa jusqu'au bras de la statue pour lever le voile, ce qu'il fit un peu trop tôt, le président étant encore en plein discours. La surprise fut grande pour les chanceux qui vécurent ce moment et l'on raconte que les vivats durèrent un bon quart d'heure avant que le président ne puisse reprendre la parole.

 

Une tribune revendicative

Dans la joie de la découverte de la statue, un discours polémique vint s'inviter. Il faut dire que la fin du XIXe siècle aux Etats-Unis ne fut pas aussi calme qu'on pourrait le croire. Symbole de la Liberté, la statue fut aussi largement décriée par trois communautés, ou du moins trois ensembles d'habitants qui trouvaient à redire.

 

Le droit des femmes

La société américaine au XIXe siècle est assez ouverte sur les droits des femmes, mais le fait qu'elles n'aient pas encore le droit de vote les poussèrent à agir ce jour-là pour faire avancer les débats. L'initiative revint à la "Woman Suffrage Association", qui comme son nom l'indique militait pour le droit de vote féminin. Elles avaient constatés que sur les 600 officiels invités à Bedloe's island, on comptait que deux femmes. Un groupe de femmes monta donc à bord d'un navire de faible taille et parvinrent à s'approcher suffisamment près de l'île pour faire entendre leurs voix revendiquant l'aberration qui consiste à ériger une liberté aux traits féminins dans un pays où elles n'ont pas la liberté politique.

Mais concernant le symbole de la Liberté représentée par une femme, chacun eu sa propre interprétation : Certains voyaient un conservatisme typiquement européen qui rabaissait la femme, d'autre au contraire faisait remarquer que désormais c'est une femme qui symboliserait la Liberté et que c'était leur donner un bien grand honneur.

 

Le droit des noirs

Lorsqu'Edouard de Laboulaye proposa la construction d'une statue en l'honneur de la Liberté, l'esclavage n'était toujours pas aboli aux Etats-Unis, il le fut dans l'année (1865). Par contre, la France l'avait déjà aboli depuis 1845. Durant les années 1865-1880, la communauté noire fut rudement touchée à la fois par la population blanche des Etats-Unis, qui ne les traitaient pas à égalité, mais aussi par le législateur, qui multiplia les lois réduisant leurs droits. Entre 1880 et la fin du siècle ce fut pire : De nombreux noirs furent lynchés dans un semblant d'impunité et les lois ségrégationnistes furent réellement appliquées. La communauté noire était donc en marge de la société et ne voyait pas en la statue un symbole quelconque de Liberté, cette notion leur paraissant trop inaccessible. En point d'orgue, le journal Cleveland gazette, dirigé par un afro-américain qui écrivit ceci :

Poussons la statue de Bartholdi, la torche et le reste, dans l'océan jusqu'à ce que la "liberté" dans ce pays soit telle qu'elle permette à un homme de couleur, industrieux et inoffensif, vivant dans le Sud, de gagner correctement sa vie et celle de sa famille, sans être ku-kuxisé [...], peut-être assassiné, sa femme et sa fille outragées, et sa propriété détruite. L'idée de la "liberté" de ce pays "illuminant le monde", ou même la Patagonie, est tout à fait ridicule.

Ce billet n'apparut dans la gazette qu'un mois après son inauguration. Mais la grande majorité des noirs américains ne firent pas de vagues lors de l'inauguration, ils se contentèrent de l'ignorer, se sentant peu concerné par la statue.

 

Le droit des ouvriers

A partir du milieu du siècle les Etats-Unis entrèrent progressivement dans l'époque de l'industrialisation, un peu en avance sur l'Europe. Cette époque, qui fait suite à celle de l'artisanat, demandait une grande quantité de main d'œuvre. Les ouvriers trouvèrent donc du travail en masse, mais ça a eu une conséquence imprévue : Face à la pénurie de main d'œuvre les dirigeants américains firent entrer sur leur sol énormément d'immigrants, venant d'Europe, la plupart des pauvres venant chercher bonne fortune. Ce phénomène ne commença que dans les années 1870 et s'accéléra réellement au début du siècle, mais il était déjà suffisamment important en 1880 pour provoquer une chute des salaires, le nombre de travailleurs étant largement en faveur du patronat. Des piquets de grève se mettaient en place, la lutte syndicale explosa et 1886 fut l'année la pire en terme de nombre de grévistes et de grèves. L'inauguration de la statue de la Liberté ne pouvait être qu'un motif de revendication pour ceux qui se sentaient brimés.

Toutefois le jour de l'inauguration il n'y eu pas de manifestations particulières à ce sujet. La statue était un symbole de la Liberté, les ouvriers s'en sont emparés, mais rien n'a vraiment été revendiqué ce jour-là.

 

Texte et illustration du billet pris sur statue-de-la-liberté.com

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 10:33

Pas de voiture volante signalée dans une cité calme des Etats-Unis

En réalité :

- des Blancs qui manifestents pour soutenir le gouvernement de l'apartheid en Afrique du Sud

- un parachutage pour les législatives au PS qui ne passe pas

- un projet de tunnel autoroutier et ferroviaire sous la Manche...à l'horizon de l'an 2000

Soir 3, Samedi 26 Octobre 1985.

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter l'audacieux projet de Libé de nous faire revivre en direct-différé de 30 ans le live de la journée du 26 Octobre 1985.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:05

Hélas, très peu de téléviseurs couleur étaient déjà installés à ce moment là

ORTF, 14H, 1er Octobre 1967.

"Lors du passage du noir et blanc à la couleur (procédé mis au point par Henri DE FRANCE) qui vient de s'effectuer en direct, allocution du ministre de l'information Georges GORSE entouré de, Claude MERCIER (directeur de l'équipement et de l'exploitation), Jacques Bernard DUPONT (directeur général de l'ORTF) et Emile BIASINI (directeur de la télévision)."

Ina.fr

1er Octobre 1967 : l'ORTF dévoile à l'écran...la couleur !
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 09:35

Ce qui est gênant, c'est qu'un humoriste a eu une initiative positive bien plus concrète que l'action de pas mal de politiques, de "capitaines d'industrie"...

L'appel de Coluche.

«J'ai une petite idée…» : il y a 30 ans, Coluche lançait les Restos du Cœur

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Le 26 septembre 1985, sur les ondes d'Europe 1, Coluche lançait un appel pour «donner à manger à tous ceux qui ont faim». Trente ans plus tard, les Restos du Cœur sont malheureusement devenus indispensables.

C'était une «petite idée», lancée par Coluche au début de l'automne 1985 : 30 ans plus tard, les Restos du Cœur sont devenus l'un des symboles de la solidarité et se sont rendus, au fil des ans, indispensables. La déclaration a été maintes fois entendue : le 26 septembre 1985 sur Europe 1, l'humoriste s'emporte contre «les excédents de nourriture qu'on détruit pour maintenir les prix sur le marché». «On pourrait les récupérer et on essaiera de faire une grande cantine pour donner à manger à tous ceux qui ont faim».

«J'ai une petite idée comme ça», poursuit-il. «S'il y a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite (…), nous, on est prêts à aider une entreprise comme ça, qui ferait un resto qui aurait comme ambition au départ de faire 2 000 ou 3 000 repas par jour gratuitement».

Les premiers Restos du Cœur ouvriront le 22 décembre. Trente ans après, ils sont devenus une institution dans le paysage associatif de la solidarité.

«Il y a des anniversaires qui ne se fêtent pas», explique Olivier Berthe, le président des Restos du Cœur. «Mais cette année, cela nous a semblé important de symboliser cette date et de montrer ce que sont les Restos».

Opérations portes ouvertes, pique-niques, journée de rencontres et de témoignages sont ce week-end au programme des 2 111 centres que compte l'association, bien au-delà de la centaine des débuts.

La première année, 70 000 personnes ont bénéficié des 8,5 millions de repas distribués par 5 000 bénévoles.

«Ça me sauve»

«Au départ, on pensait être sur une opération provisoire», se souvient Olivier Berthe, bénévole depuis 1986. «Mais assez rapidement, on a pris conscience qu'il y aura toujours des personnes qui décrochent, qui ont besoin de soutien».

Trente ans plus tard, près d'un million de personnes ont été accueillies à l'hiver 2014-2015 et 128,5 millions de repas servis, par presque 70 000 bénévoles, dont beaucoup parlent encore avec émotion de Coluche, décédé en 1986.

Comme Chantal, 68 ans, dans l'association depuis 15 ans. «Coluche était de Montrouge. Moi aussi. Quand j'ai décidé d'aider les autres, je suis allée aux Restos», raconte-t-elle au centre de distribution du XVe arrondissement. «Ici, on aime les gens, on fait le maximum pour les aider, sans porter de jugement. Il y en a qu'on connaît depuis des années».

Les bénévoles sont devenus «comme ma famille», confie Martine, 65 ans, qui a «une petite retraite et un gros loyer», et vient depuis trois ans.

«Les Restos du Cœur, ça me sauve. On mange grâce à eux», confirme Saidatou, 38 ans, seule et sans revenu, avec deux enfants en bas âge. Quand elle repart, elle a dans son panier du lait, des yaourts, des boîtes de conserve, du chocolat, des œufs et du poisson pané.

Plusieurs centaines de personnes, surtout des femmes, défilent pour la distribution. Elles font partie des plus démunis, ceux qui ont droit à une distribution toute l'année. Les autres doivent attendre l'ouverture de la campagne hivernale, le 30 novembre, pour bénéficier des repas.


Une asso sur tous les fronts

Au fil des années, les actions des Restos se sont élargies : Restos bébés du Cœur, aide à l'hébergement et au logement, accompagnement scolaire, cours de français, aide à la recherche d'emploi, chantiers d'insertion, etc.

Et l'association a été au cœur de nombreux combats : distribution des surplus agricoles européens aux plus démunis (concrétisé ensuite dans un programme européen d'aide alimentaire), défiscalisation des dons (dite «loi Coluche») et plus récemment des dons agricoles, lutte contre le gaspillage alimentaire.

La Dépêche du Midi

 

Maryse et Philippe Gildas reviennent sur l'idée de Coluche.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:58
La Une du Numéro du Vendredi 10 Septembre 1915. A noter que le numéro coûtait 10 centimes.

La Une du Numéro du Vendredi 10 Septembre 1915. A noter que le numéro coûtait 10 centimes.

Coin ! Coin ! Coin !

 

Le Canard Enchaîné a décidé de rompre délibérément avec toutes les traditions journalistiques établies jusqu’à ce jour. En raison de quoi, ce journal veut bien épargner, tout d’abord, à ses lecteurs, le supplice d’une présentation.

En second lieu, le Canard Enchaîné prend l’engagement d’honneur de ne céder, en aucun cas, à la déplorable manie du jour.

C’est assez dire qu’il s’engage à ne publier, sous aucun prétexte, un article stratégique, diplomatique ou économique, quel qu’il soit.

Son petit format lui interdit, d’ailleurs, formellement, ce genre de plaisanterie.

Enfin, le Canard Enchaîné prendra la liberté grande de n’insérer, après minutieuse vérification, que des nouvelles rigoureusement inexactes.

Chacun sait, en effet, que la presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies.

Eh ! bien le public en a assez !

Le public veut des nouvelles fausses…pour changer.

Il en aura.

Pour obtenir ce joli résultat, la Direction du Canard Enchaîné, ne reculant devant aucun sacrifice, n’a pas hésité à passer un contrat d’un an avec la très célèbre Agence Wolff qui lui transmettra ; chaque semaine, de Berlin, par fil spécial barbelé, toutes les fausses nouvelles du monde entier.

Dans ces conditions, nous ne doutons pas un seul instant que le grand public voudra bien nous réserver bon accueil, et, dans cet espoir, nous lui présentons par avance et respectueusement nos plus sincères condoléances.

 

Le Canard Enchaîné, 10 Septembre 1915.

Pour aller plus loin, retour sur la série de France Info de l'année 2014 "France Info y était" où la radio publique imagine le traitement médiatique des années 1910 qu'elle aurait proposé si elle avait existé à cette époque (avec la pratique journalistique actuelle).

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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