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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 10:16

Partie 1 : la contestation

(avec la symbolique terrible de l'image du dictateur qui tremble en direct)

Concernant les cris deux minutes après le début du discours du Condicator, il y a une opinion qui peut expliquer ce qu'il s'est passé: en effet, on entend Elena Ceausescu dire "quelqu'un a tiré". Des coups de feu qui auraient provoqué la panique. Mais pour Monsieur X (archive de 2009), de France Inter, l'explication est à chercher ailleurs. En effet, pour lui, tout n'aurait été...qu'une simple bande passée aux mégaphones qui avait pour but de semer le trouble parmi les dizaines de milliers de personnes rassemblées par le parti pour donner l'impression que le couple dictatorial n'a plus aucune maîtrise de la situation. Une vaste conspiration (mêlant la Securitate, des éléments de l'armée et...l'Union Soviétique) qui aboutira au départ en catimini des Ceausescu le lendemain, en hélicoptère sur le toît du batîment du parti. 

 

Partie 2: la tentative de reprise en main

(avec de nombreuses annonces et des répétitions, mais le mal est fait)


 
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 08:58

 

Roumanie 1989

A la Une de la Nouvelle République, Mardi 19 Décembre 1989.

Roumanie: l'armée contre l'émeute

 

Les premières émeutes en Roumanie contre le régime de Nicolae Ceauscecu depuis le début de la vague de libéralisation en Europe de l'Est samedi et dimanche  à Arad et Timisoara, ont été particulièrement violentes, selon tous les témoignages de voyageurs et de témoins oculaires.

Des estimations très contradictoires circulaient hier soir sur le nombre des victimes. Le porte-parole à Paris de la Ligue des Droits de l'homme en Roumanie, a déclaré qu'il n'avait pas confirmation pour l'instant d'éventuels décès de manifestants. Selon une source sûre, à Vienne, un témoignage a fait état d'un mort. A Belgrade, l'agence yougoslave Tanjug a indiqué que deux personnes avaient été tuées.

 

Combien de morts?

 

D'autres estimations font quant à elles, état de véritables massacres. L'écrivan germano-roumain William Totok, affirmant citer des témoins, a souligné que les soldats avaient tiré sur la foule, tuant 300 à 400 personnes et en blessant une centaine d'autres.

Deux étudiants en médecine de nationalité syrienne employés dans un hôpital de Timisoara, et qui quittaient hier la Roumanie, ont quant à eux, fait état d'"au moins 1.000 morts".

"Nous avons vu défiler à la morgue de l'hôpital au moins 1.000 corps au cours de la journée de dimanche", a indiqué l'un d'entre eux, en soulignant que les corps portaient tous des traces de balles.

Tous les témoignages soulignent en tout cas la violence des heurts entre la police, les unités secrètes et les soldats roumains d'une part, et environ 5.000 manifestants de l'autre, jeunes étudiants en majorité, à Timisoara, ville de 300.000 habitants, où vivent en majorité des Roumains de souche allemande et hongroise.

Ces manifestants protestaient contre l'arrestation du pasteur protestant Laszlo Tokes, défenseur des droits de la minorité hongroise en Transylvanie qui a été emmené avec sa femme vers une destination inconnue par la police secrète.

"J'ai vu des chars, des vitres brisées et des soldats baïonnette au canon qui chargeaient la foule", a raconté un voyageur, interviewé lundi par Radio-Budapest.

"Les manifestants, a souligné un autre, scandaient des slogans hostiles à Ceausescu, "A bas le dictateur", "Peuple roumain, réveillez-vous" et ont arraché des murs ls portraits du conducator avant de les brûler, ainsi que ses livres".

Selon les informations recueillies par la Ligue de défense des droits de l'homme en Roumanie, à Paris, les forces de police sont arrivées avec des chars, des blindés, des canons à eau, accompagnées de soldats baïonnette au canon, tandis que des hélicoptères survolaient la ville. Des tirs ont alors été entendus, tandis que des ambulances circulaient dans la ville.

Des témoignages recueillis à la frontière avec la Yougoslavie, indiquaient que Timisoara étaient encerclée par les forces de l'ordre. Dans la ville même, patrouillaient des tanks et de nombreuses unités de l'armée et de la police.

Dans la ville d'Arad, près de la frontière hongroise, des chars ont patrouillé dimanche et, selon des témoins oculaires, le couvre-feu a été institué dans la nuit de dimanche à lundi. La situation serait redevenue calme dans la journée de lundi, aussi bien à Timisoara qu'à Arad.

Les autorités roumaines n'ont soufflé mot de ces émeutes, comme déjà lors de celles de Brasov en novembre 1987, où 20.000 personnes avaient protesté violemment contre la pénurie alimentaire.

 

On ne sort pas

 

Pour empêcher des témoins d'aller dans les deux villes concernées, les frontières avec Hongrie et la Yougoslavie ont été pratiquement fermées.

Les autorités roumaines ont également interdit aux Autrichiens de se rendre en Roumanie, à l'exception des personnes voyageant à des fins professionnelles.

Quant à Ceauscecu, il est parti, comme si de rien n'était, hier matin pour un voyage officiel en Iran. Il a toutefois laissé à Bucarest sa femme Elena, véritable numéro deux du régime, qui d'ordinaire l'accompagne dans tous les voyages officiels.

Roumanie 1989
La Nouvelle République, Mardi 19 Décembre 1989.

Roumanie 1989
La Nouvelle République, Mi-Décembre 1989.
Vu de l'Occident: le massacre des forces de "sécurité" roumaine
FR3, Soir3, Mardi 19 Décembre 1989.
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 09:17

premier numero magazine journal 10 685x920 Les premiers numéros de magazines et journaux

Le premier numéro du jounral Le Monde, paru le Lundi 18 Décembre 1944, mais daté du 19. Illustration prise sur laboiteverte.fr

A NOS LECTEURS

 

Un nouveau journal paraît: le Monde.

Sa première ambition est d'assurer au lecteur des informations claires, vraies et, dans toute la mesure du possible, rapides, complètes.

Mais notre époque n'est pas de celles où l'on puisse se contenter d'observer et de décrire. Les peuples sont entraînés dans un flot d'évènement tumultueux et tragiques dont tout homme, qu'il le veuille ou non, est l'acteur autat que le spectateur, le bénéficiaire ou la victime. En acceptant passivement sa défaite, la France eût consommé sa propre perte. Au contraire, l'appel à la résistance lancé par le général de Gaulle au lendemain de la capitulation, et qui eut un si large écho dans le coeur des Français, a rendu au pays toutes les chances qu'il semblait avoir perdues.

Pour que ces possibilités, magnifiquement développées depuis quatre mois, soient demain une incontestable réalité, il faut d'abord vaincre. La bataille de France, perdue en 1940, ne peut être compensée que par le succès total de la bataille d'Allemagne qui vient de s'ouvrir.

Mais cette victoire, condition de tout, ne suffirait à rien. A quoi bon être victorieux si la santé publique et le peuplement français restaient définitivement compromis; si les jeunes, quelle qu soit leur origine, ne recevaient pas l'éductation nécessaire à leur plein épanouissement individuel et social; si l'industrie française cessait d'être productrice et la terre d'être féconde; si le chef d'entreprise et l'ouvrier ne se sentaient enfin réconciliés dans leur commun labeur, le juste partage des responsabilités communes et du commun profit?

Si usé que soir le mot, c'est bien une révolution - une révolution par la loi - qu'il s'agit de faire triompher; celle qui restaurera, par l'union et l'effort créateur de tous les Français dignes de ce nom, la grandeur et la liberté française.

 

Hubert Beuve-Méry, Le Monde, Mardi 19 Décembre 1944.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 09:00

loi-1905-2

Emile Combes rompant les liens entre l'Eglise et la République. Illustration prise sur www.deblog-notes.com


Article 1


La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.


Article 2

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. 

[...]


Retrouvez l'intégralité du texte de loi sur legifrance.gouv.fr

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:59

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IL Y A 30 ANS, POITIERS VIVAIT SON COUP D'ETAT DU "2 DECEMBRE"

Mais celui-ci fut sans lendemain

 

Les Français connaissent (en principe) leur Histoire et n'ignorent pas le "coup d'Etat du 2 décembre".

Rappelons quand même que ce jour-là de l'année 1851, Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, après avir été élu président de la République le 10 décembre 1848, dissolvait l'Assemblée Nationale et faisait arrêter les personnalités républicaines et royalistes avant de se faire plébisciter empereur.

Poitiers, il y a 30 ans aujourd'hui, eut "son" coup d'Etat du 2 décembre, mais il avaorta.

Faisons donc un peu d'histoire.

Depuis la Libération (5 septembre), les groupes de maquisards vivaient à Poitiers et dans la région avec une certaine autonomie.

Mais depuis plusieurs semaines, la reprise en main par le pouvoir civil légal s'effectuait, doucement, pour ne pas heurter les susceptibilités.

Les maquisards qui n'avaient pas rejoint leur foyer souscrivaient des engagements pour l'armée régulière en choisissant leur unité. Pendant ce temps, d'autres groupes étaient incoporés dans l'armée et bien souvent rejoignaient les fronts de La Rochelle et de Saint-Nazaire, où les Allemands continuaient à résister, assez durement parfois.

A Poitiers, un officier supérieur de l'armée régulière qui s'était illustré dans le maquis, le colonel Fournier, était devenu commandant de la 9ème Région militaire.

Il semblerait que cet officier ait mêlé parfois la plitique à ces fonctions militaires et on l'aurait convié à demander à être affecté dans une "unité coloniale".

Il fut muté.

Le "Front National" éleva alors une véhémente protestation arguant que le passé militaire du colonel Fournier était parfaitement compatible avec une activité "politique et patriote".

Dans le même temps, le général Angenot était nommé commandant de la 9ème Région militaire à Poitiers.

C'en était trop! La commission militaire du "Front National", avec l'aide de plusieurs groupes de maquisards de la région venus par camions, inivtait le soir du 2 décembre 1944, à 18h, à manifester contre M. Schulher, commissaire de la République, qu'ils accusaient d'être à l'origine de la mutation.

"Tataouine", chef de la musique du 125e R.I. qui venait de se reconstituer avec la fusion de plusieurs groupes, marchait en tête avec ses "musiciens-maquisards" au son d'un air célèbre que les vieux Poitevins se rappellent pour l'avoir entendu chaque jour pendant des semaines après la Libération...

Il y avait là beaucoup de monde souvent armé jusqu'aux dents...

La police ne pouvait et ne fit rien...

 

La Préfecture envahie

 

Une délégation demande à rencontrer M. Schulher.

Mais pendant ce temps, les grilles ne furent plus un obstacle et des complicités intérieures aidant, la foule des manifestants envahit le commissariat régional de la République et la prefecture.

Certes on demandait le maitien du colonel Fournier.

Mais aussi on réclamait un ravitaillement meilleur.

Pendant plus d'une heure, les bureaux, les appartements de M. Schulher furent fouillés et saccagés en partie tandis que l'argenterie et des vêtements chageaient de propriétaires!

 

Retour à la légalité

 

A 20h, tout était terminé.

"Cedant, arma, togae", aurait dit Cicéron en défendant la République romaine.

L'autorité civile, désireuse de voir les militaires se soumettre, allait terni fermement. Fallait-il envisager une répression immédiate et catégorique,

On y pouvait songer, mais l'exécution "chirurgicale" des lois ne se fait pas sans risque aux époques de fièvres.

Et puis, les enfants du maquis avaient conquis la gloire par la bravoure avant d'avoir appris la discipline militaire.

Comment ne pas en tenir compte?

On fut patient, c'est-à-dire "politique".

Quarante-huit heures plus tard, le comité départemental de Libération se réunissait. Tout n'alla pas sans heurt, toutefois les dissensions, ô combien marquées, s'aplanirent peu à peu entre les fractions et, à Poitiers comme partut ailleurs, "la légalité républicaine" revint.

Les partis politiques dans notre ville (comme ailleurs) à partir de ce moment de notre histoire locale, recommencèrent à cliver les hommes qui jusqu'alors avaient été unis dans l'espoir qui les avait guidés...

Jean PERICAT

La Nouvelle République, Lundi 2 Décembre 1974.

 


 

 

Une presse "libre" réapparait; en fait elle n'exprime que les opinoons officielles. Le Libre Poitou se présente comme "l'organe régional du Comité Départementale de Libération"; la Nouvelle République du Centre-Ouest (dont le siège est à Tours) écrit pratiquement les mêmes choses. Hebdo-Maquis, organe hebdomadaire officiel des F.F.I., paraît entre le 14 juillet 1944 et le 29 mars 1947, et n'apporte pas une vue différente des évènements. On trouve dans les trois publications de nombreux détails relatifs aux exactions et aux crimes des Allemands ou de leurs complices, la même extrême émotion à l'évocation de la liberté retrouvée et de la France libérée, la même exaltation "anti-boche" qui rappelle les lires outrances de la presse au cours de la Première Guerre mondiale. Les excès sont tes que des juristes universitaires rappellent dès le 23 septembre qu'il faut respecter la justice, garder les formes légales et que le droit est toujours le fondement de la démocratie.

On sent les nouveaux responsables partagés entre le souci de garder une certaine mesure et l'inquiétude née des appels à la répression qui viennent de plusieurs côtés. Le 8 septembre, Max Survylle décrit en les approuvant diverses exécutions sommaires sous le titre: "Les F.F.I. épurent la Vienne". Le 11 septembre Pierre Guillon déclare au Conseil municipal: "L'indulgence serait aujourd'hui une faute". Le 20 octobre le C.D.L. proteste contre la lenteur des incarcérations des fonctionnaires préfectoraux; le 23 novembre, il veut "réprimer tous les sabotages". Néanmoins, en décembre, les accusations se multiplient contre les nouvelles autorités, accusés d'une trop grande complaisance envers les collaborateurs; des manifestants envahissent la préfecture, y compris l'appartement du commissaire de la République; ils appartiennent au Front National (très proche du parti communiste), sont accompagnés de troupes encadrées et armées, et même d'une musique militaire! La condamnation de ces actes figure dans la presse du 5 décembre sous la plume du juriste Daniel Villey.

 

Ce grave incident est l'expression des vives tensions persistant dans un pays qui côtoie l'anarchie depuis près de six mois. En octobre la disparition du baron Reille-Soult, figure régionale connue, était apparue comme le symbole de l'insécurité persistante. De temps à autre un certain groupe "Soleil", venu de la région de Limoges, opérait dans le sud de la Vienne des "raids" de pur banditisme. Encore au mois d'août 1945 Jean Schulher se plaint de ce que trois suspects de collaboration, libérés après un jugement régulier, aient été aussitôt assassinés, dès leur retour en Vendée.

 

"Histoire de Poitiers", sous la direction de Robert Favreau, 1985, p. 405.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 08:28

Assez hallucinant de constater que quasiment 10 ans jour pour jour, Nicolas Sarkozy repart à l'assaut de la même forteresse. Avec la même issue?

Déjà en 2004, un affaire de gros sous: un congrès au Bourget à 5 Millions d'euros

 

Déjà un hommage à Alain Juppé, perdant malgré lui

 


  France 2, 20h, Béatrice Schönberg, Dimanche 28 Novembre 2004.

 

La polémique du coût du congrès


France 3, le 19/20 Jeudi 25 Novembre 2004.

 

Le "projet sarkozyste" après la prise du pouvoir

 

France 3, le 19/20, Catherine Matausch, Vendredi 26 Novembre 2004

 

La journée des militants "sarkophiles"

 

France 2, 20h, Dimanche 28 Novembre 2004.

 


Rappel des résultats: N. Sarkozy: 85.1%; N. Dupont-Aignan: 9.1% et C. Boutin: 5.8%

Participant(e)s au vote: 70830 adhérent(e)s.


 

Six mois, le constat de la "liquidation" du chiraquisme au sein de la structure "gaulliste"

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Nicolas Sarkozy "déchiraquise en douceur" l'UMP

LE MONDE | 11.05.2005 à 13h28 • Mis à jour le 11.05.2005 à 14h41 | Par Philippe Ridet


Depuis un mois, dans le hall d'accueil du siège de l'UMP, rue La Boétie à Paris, un écran lumineux égrène le chiffre des nouvelles adhésions enregistrées depuis le mois de septembre 2004, date à laquelle Nicolas Sarkozy s'est déclaré candidat à la présidence du parti. Mardi 10 mai, celles-ci s'élevaient à 30 084 pour un total de 127 800 adhérents. Le calcul est simple : d'après le décompte de l'UMP, un quart des militants ont rallié récemment le parti majoritaire, anticipant ou suivant l'élection de son nouveau président.

 

"Chirac ? Il ne faut pas leur en parler. Ça les énerve, raconte Eric Raoult, député de Seine-Saint-Denis, qui fit pourtant toutes les campagnes du président de la République. Quant à Juppé, il a été passé par pertes et profits." "Je suis obligé de rappeler à certains militants de mettre des photos du chef de l'Etat lors de nos réunions pour le référendum. Les nouveaux oublient facilement" , explique un élu. "Ils viennent pour Sarkozy, et rien que pour lui, témoigne Yves Jégo, proche du président de l'UMP et chargé des nouvelles adhésions. C'est l'homme qui les intéresse. Ce qu'ils veulent c'est préparer l'avenir avec lui."

 

Pour M. Sarkozy, préparer l'avenir c'est d'abord préparer la présidentielle de 2007, fût-ce sous couvert du référendum. A cet égard, les nouveaux adhérents de l'UMP sont appelés à prendre une place déterminante dans le dispositif imaginé pour désigner le candidat du parti à l'élection suprême. Et personne dans l'entourage de M. Sarkozy ne doute de leur vote le moment venu : "Il n'y pas de raison qu'ils ne le suivent pas quand ils devront assumer un choix, y compris face à Chirac" , explique M. Jégo.

 

Cette situation a commencé d'alarmer les chiraquiens et les juppéistes. Xavier Darcos, ministre délégué à la coopération et à la francophonie, s'est récemment ému de l'arrivée massive de nouveaux adhérents qui modifient en profondeur la sociologie du parti.

 

Un responsable de fédération juppéiste qui a vu le nombre de ses militants quasiment doubler en six mois note que ces nouveaux membres sont "plus jeunes, plus libéraux, plus à droite" . "Leur première passion, c'est Sarko. Leurs votes lui seront acquis" , note-t-il avec fatalisme.

 

Que faire ? Après avoir renoncé à présenter un candidat contre lui à la présidence de l'UMP et constaté qu'il ne s'asphyxiait pas dans ses nouvelles fonctions, les chiraquiens ne peuvent s'opposer à la transformation de l'ancien parti du président en parti du candidat. L'accusation d'OPA hostile ne tient pas. Parmi les militants qui ont élu M. Sarkozy à la tête du mouvement le 28 novembre 2004, la plupart avaient voté pour M. Juppé deux ans plus tôt et soutenu Chirac quand ils étaient au RPR. "Il n'y pas eu de "déchiraquisation" brutale, explique un cadre de la rue La Boétie. Mais une "sarkozisation" en douceur." La preuve ? La plupart de ceux qui exerçaient des responsabilités au côté de M. Juppé sont restés en poste, tel le député de l'Aube François Baroin ou Jérôme Peyrat, directeur général du parti. Des juppéistes comme le trésorier Eric Woerth ou les porte-parole Luc Chatel et Valérie Pécresse sont restés en place, permettant à M. Sarkozy de se poser en rassembleur : "On m'accuse de déchiraquiser le parti, se défend-t-il. Mais l'UMP que je préside est plus ouverte que ne l'était le RPR de Chirac." Il ajoute : "Je ne demande à personne de renier Chirac."

 

"SANS TUER LE PRÉSIDENT"

 

Renier Chirac. Pour l'heure aucun des soutiens du chef de l'Etat n'a publiquement pris fait et cause pour son rival. Mais certains commencent à trouver le temps long, attendant de l'Elysée un ordre de bataille qui ne vient pas. Paix armée ou drôle de guerre, les escarmouches ont cessé entre les deux camps à la faveur de la campagne référendaire. M. Baroin se dit aujourd'hui rassuré par le calendrier de M. Sarkozy qui, en repoussant à la fin de 2006 le choix du candidat de l'UMP, permet à M. Chirac de se sentir "libre le plus longtemps possible" . "Il ne faut pas donner l'impression de vouloir tuer le président" , explique plus crûment le ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy. De son côté, le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, en appelle à la raison : "Jamais le parti ne devra apparaître comme étant contre le président" , confiait-il récemment à ses visiteurs.

 

M. Sarkozy, lui, feint de jeter les vieilles rancunes à la rivière. A un chiraquien historique qui lui avait écrit pour le féliciter d'avoir retrouvé son siège de député des Hauts-de-Seine, M. Sarkozy a répondu simplement "merci" . Et il a signé, comme si les batailles passées étaient oubliées, "ton ami" . Le destinataire n'en est pas revenu.

 

Philippe Ridet

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 08:46

Une-Centre-PRESSE-9-Novembre-1984.JPG

Légende de la photo centrale : "Le crime monstrueux d'un médecin paranoïaque" voulant vraisemblablement se venger de son chef de service: c'est ainsi qu'a qualifié jeudi le chef du département anesthésie, le Professeur Pierre Mériel, l'acte de deux médecins qui ont conduit à la mort d'une jeune femme hospitalisée à Poitiers

M. Bakari Diallo, anesthésiste français d'origine voltaïque, qui a été inculpé d'assassinat, a permuté deux tuyaux d'un appareil de réanimation, l'un contenant du protoxyde d'azote et le second de l'oxygène, a précisé M. Mériel au cours d'une conférence de presse.

Ci-dessus: le professeur Mériel (à gauche) et M. Guilhemsens, directeur général adjoint du C.H.R.U.

(Photo C.P. Jacques PASQUIER)

 

La Une de Centre Presse, Vendredi 9 Novembre 1984.

 

L'assassinat du C.H.R.U.:

Une manipulation diabolique ayant pour objet la vegeance

FACE AUX ACCUSATION PORTEES, LES DEUX MEDECINS NIENT

 

Au soir du second jour, qui a vu éclater comme une bombe, ce que l'on a nommé, l'affaire des "médecins diaboliques de Poitiers" où en était-on? D'un côté, l'arme du crime, le respirateur saboté, placé sous scellés par la police et constituant la preuve matérielle de l'assassin et perpétré un mobile, des présomptions graves et concordantes, de l'autre deux médecins anesthésistes, les docteurs Bakari Diallo et Denis Archambaud, inculpés d'assassinat sur la personne de Mme Nicole Berneron, écroués à la maison d'arrêt de la Pierre Levée de Poitiers, qui nient.

Si le juge d'instruction et le procureur de la République, de même que les policiers, qui ont mené l'enquête, gardent le mutisme le plus absolu et se refusent à tous contacts, les avocats des inculpés, Me Damy pour le Dr Denis Archambaud, Me Drouineau et Me Diallo, ce dernier du barreau d'Angers pour le Dr Bakari Diallo se taisent également, observant un prudent silence. Tous unanimement conseillant d'ailleurs la plus grande prudence dans ce qui peut être écrit ou diffusé. "On marche sur des oeufs" dans cette affaire, s'est exclamé hier l'un de nos collègues de la presse nationale, qui dans ses quotidiens et hebdomadaires, comme dans la presse parlée et télévisée, est très largement présente sur le terrain depuis mrcredi soir. C'est en effet une impression, qui est ressentie par tout le monde, quoiqu'à certain niveau des convictions se sont faites. Si le secret est de règle dans la magistrature, "le secret de l'instruction", par contre du côté de l'hôpital, on a levé le voile et le professeur Meriel dont on trouvera par ailleurs de larges extraits de la déclaration qu'il a faite, a tenu une conférence de presse, à l'issue de laquelle d'ailleurs il a présenté "un autre respirateur" expliquant ce que lui et trois de ces collaborateurs avaient découvert, dans l'après-midi du mardi 30 octobre, après la mort de Mme Nicole Berneron.

 

Le professeur Meriel, chef du service d'anesthésie accuse et étaye son raisonnement de faits, qui apparaissent plus que troublants. Il y a eu assassinat, il est formel. Avec ses collaborateurs, il a vérifié "l'arme du crime", le respirateur, il avait été saboté. On avait permuté les bagues et les repères colorés, ceci démontrant la préméditation. "J'étais visé, dit-il. On savait que c'était moi qui assurerait l'anesthésie. On s'était arrangé...

"Pourquoi cet acte monstrueux, cet acte de folie, fait d'un paranoïaque? Parce que son auteur nourrissait vis-à-vis de moi une hostilité. J'avais procédé à sa mutation de service". Cette mutation faisait passer celui qui en était l'objet du service ORL de l'hôpital Jean Bernard, au service d'urologie de l'Hôtel-Dieu. Et elle atteignait le Dr Diallo qui en avait été informé le lundi 29 octobre à midi par le professeur Meriel.

Pourquoi cette mutation? "Le Dr Diallo avait des rapports difficiles avec les collègues du service où il travaillait. Il y avait eu des plaintes"."Il y avait des problèmes relationnels" dira le proffesseur Meriel. "On ne peut pas tout le temps mettre en cause, les heures opératoires, le protocole, les méthodes de traitement, contester devant les malades la qualité du chirurgien; quand on fait partie d'une équipe, on accepte".

Et le Dr Diallo n'acceptait pas, pas plus qu'il n'acceptait que je sois son chef de service". Alors, il est arrivé que la coupe a débordé, une dernière plainte d'un chirurgien, et le professeur Meriel prend sa décision: "Je n'avais jamais eu de mots avec lui, je n'avais pas à discuter, je lui ai notifié".

Et c'est alors que le processus de la vengeance allait s'engager. "La machine sabotée, la malheureuse opérée, n'avait aucune chance de rester vivante? Et le saboteur, était un spécialiste compétent et adroit, qui savait comment elle marchait, qui savait comment faire, a dit le professeur Meriel pour lequel "l'instigateur" c'est Diallo et le "complice" Denis Archambaud.

Pourquoi ce plan démoniaque machiavélique, a-t-il échoué? "Ce qui a perdu Diallo, c'est d'avoir été trop intelligent. Il ne pensait pas que j'irais vérifier aussi vite; peut-être pensait-il que je vérifierais seul. Un tel plan, c'est l'oeuvre d'un génie. Quand on a vérifié l'appareil, il y avait un bonne alimentation au sol et c'est en remontant plus haut, que l'on a constaté que les tuyaux étaient inversés."

L'auteur de ce sabotage, serait-il revenu ensuite pour masquer son crime si il en avait eu le temps, le professeur Meriel l'estime: "Tout a été fait pour me mettre sur le dos! L'appareil a été trafiqué durant la nuit."

La mort de Mme Nicole Berneron a été constatée vers 12h, pendant une heure 1/4 on poursuivi la réanimation. Puis devant une telle mort que l'on ne comprenait pas, survenue dix minutes après la fin de l'intervention, la malheureuse avait péri asphyxiée. On a mis en route, tout le porcessus qu'entraîne un décès suspect et l'on découvrit l'appareil saboté.

Professeur-Meriel-et-le-respirateur.JPG

Quel a été le rôle du Dr Denis Archambaud dans cette affaire? "Le jour de l'opération, il était présent. Il ne pouvait qu'être au courant de la manipulation. Il a obéi aux ordres sans se rendre compte de la portée des choses. Diallo lui avait poeut être dit, on va jouer un bon tour au patron. Et alors qu'un malade reçoit toujours une bouffée d'oxygène avant l'opération, on lui a donné du protoxyde d'azote. Et le chef de service d'ajouter: "Archambaud est venu au début, et a masqué l'appareil, il a brouillé les cartes au moment de l'intervention. Si il n'avait pas été devant l'écran j'aurais vu le débit de la petite boule blanche s'élever, qui m'aurait immédiatement éclairé, et m'aurait fait conaître que quelque chose d'anormale se passait".

Ainsi donc, quand le patron de l'anesthésie a demandé de l'oxygène, c'est du protoxyde d'azote qui était envoyé, celui qui manoeuvrait la manette n'a pas eu le courage de faire le geste sauveur!...

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Selon le professeur Meriel: "Le Dr Archambaud a obéi aux ordres, sans se rendre compte de la gravité de son acte. C'est un élève qui a suivi son responsable de stage, qui est une personnalité paranoïaque, sans aucune conscience morale, qui n'a pas eu une réaction d'homme. J'aurais compris, qu'il ait démoli mon bureau, brûlé ma voiture, maculé ma maison. Mais c'est une médecin qui a tué dans l'exercice de ses fonctions, un malade innocent."

Voilà ce qu'a dit d'une manière résumée, le professeur Meriel hier matin.

Est-il besoin d'ajouter, si l'on veut reconstituer l'atmosphère de cette journée, que l'émotion est considérable, aussi bien au CHRU de Poitiers, que dans la capitale régionale et dans la France entière et que les mots qui reviennent le plus souvent sont "démoniaque, machiavélique, abominable, odieux". Qu'on évoque dans les milieux médicaux "un cas exceptionnel" ou "la folie". Qu'on parle, qu'on formule des hypothèses, qu'on suppute, au niveau de la rue.

Mais qu'il ne faut pas aussi oublier que comme le professeur Meriel l'a justement dit: "Une jeune maman est morte victime d'une main criminelle".

 


Une déclaration de M. Jacques Santrot

Président du Conseil d'Administration du Centre Hospitalier Régional

Président du Conseil d'Administration du Centre Hospitalier Régional, M. Jacques Santrot, député-maire de Poitiers, que nous avons interrogé sur cette affaire, nous a fait la déclaration suivante:

"Quand nous avons été mis au courant des faits qui venaient d'être découverts, et dont on se rendait bien compte qu'ils n'étaient pas normaux et qu'il ne pouvait s'agir là d'une erreur, nous avons pris un certain nombre de dispositions. C'est ainsi que le permis d'inhumer ayant été refusé, une autopsie pratiquée et ordonnée, la Justice a été saisie. M. Alix directeur général de l'hôpital est allé auprès de la famille pour lui dire de porter conjointement plainte, après que nous l'ayons fait nous-même.

"Qu'on se dise bien, et nos démarches en portent témoignage, qu'à aucun moment, nous n'avons voulu couvrir ou camoufler cette affaire, dont l'horreur est ressentie par chacun d'entre nous. Nous désirons que la vérité éclate. Sans ignorer la complexité d'une enquête c'est la plus grande clarté que tout le monde veut. Cette affaire est désormais entre les mains de la justice. L'acte qui a été commis, ne s'est jamais produit en France. Il n'est pas pensable tant il est odieux, abominable, car à ma connaissance, tous les éléments qui ont été réunis, font apparaître, qu'il est le fait d'une volonté. Et cela n'est pas pensable!..."

 

Centre Presse, Vendredi 9 Novembre 1984.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 20:00

Où l'on apprend par ailleurs que les journalistes d'Antenne 2 lisent Centre Presse

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Capture d'écran de l'ouverture du JT de 20H d'Antenne 2, présenté par Christine Ockrent.

 


 
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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