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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 08:47

Paradoxale démonstration de force d'un régime qui allait s'écrouler cinq semaines plus tard

 

La parade en présence des leaders des pays "amis" de l'Union Soviétique

Images de la télévision est-allemande

 


 

 

Fernsehtumr Berlin sépia

Un aspect de la Karl-Marx Allee sur laquelle s'est déroulé le défilé des 40 ans de la RDA le 7 Octobre 1989.

Berlin, 30 Juillet 2013.

 

Vu de France:

l'impasse de la RDA entre durcissement du pouvoir et revendications de l'opposition


Antenne 2, Daniel Bilalian, 20H, Samedi 7 Octobre 1989.

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 08:00

LA LIBERATION DE LOUDUN

1er Septembre 1944 : libération et fêtes populaires à Loudun

De g. à d., Joseph Kermarec, Berton, Antoine de Rochequairie, Pierre Richard et Henri Durand. - (Photo Pierre Décosse, correspondant NR de l'époque, collection J. Sergent) Source: La Nouvelle République, 1er Septembre 2014.

 

Avec quelle allégresse et quel bonheur, vendredi, vers 20 heures les Loudunais virent rentrer dans leur ville les Forces Françaises de l'Intérieur. A peine la nouvelle était-elle propagée que tous les habitants se rendirent à l'Hôtel de Ville où toutes les fenêtres furent immédiatement pavoisées aux couleurs nationales, tandis que les cloches de l'église Saint-Pierre, sonnaient joyeusement la libération.

La façade de l'Hôtel de Ville qui fût si longtemps souillée par le drapeau à croix gammée est maintenant ornée par le drapeau  de la République Française. La Tour Carrée et tout les monuments publics furent aussitôt pavoisée aux couleurs nationales et alliées, ainsi que le clocher de l'église Saint-Pierre et le toît du marché Sainte-Croix, où flotte le drapeau tricolore.

Les voitures arrivent devant l'Hôtel de Ville. Les F.F.I. se rassemblent place de l'Hôtel-de-Ville, puis défilement sous les acclamations de la foule. Les officiers prennent possession de la mairie, tandis que M. Jean Mannet, maire de Loudun, est longuement acclamé par tous les Loudunais, et qu'une charmante jeune fille lui remet une gerbe de fleurs.

M. le Maire reçoit alors des officiers des F.F.I. et M. le Commandant César lui remet le brassard officiel. M. Mannet qui a droit à la reconnaissance des Loudunais, et qui a dont nous connaissons les sentiments bien français, a bien mérité ce brassard, symbole de la Résistance française devant les exigences sans cesse renouvelées des Boches maudits.

Et la foule entonne "La Marseillaise". Oui, en ce vendredi 1er septembre 1944, "le jour de gloire est arrivé", grâce à la resistance opposée par ceux qui n'ont pas craint de rejoindre le "maquis" et par ceux qui, par tous leurs moyens, sabotèrent ou aidèrent au sabotage des forces allemandes.

Les musiciens de l'Harmonie Municipales se réunirent après dîner, vers 21h15, et jouèrent les hymnes nationaux des puissances alliées, sans oublier "La Marche Lorraine".

Le samedi matin, toutes les façades des maisons disparaissent sous les drapeaux, chaque maison a son emblème national - à par celles habitées par les "collaborateurs" où les drapeaux furent enlevés - Ah! ce beau et réconfortant spectacle que celui de nos rues pavoisées! On se sent revivre, on se sent respirer un air vraiment français. Tous les vestons, corsages s'ornent de rubans tricolores. Partout c'est l'allégresse, c'est la joie, c'est l'espoir, c'est le bonheur.

Dimanche matin, après que les Forces Françaises de l'Intérieur, les personnalités loudunaises, les membres des associations d'anciens combattants eurent déposées des gerbes au monument aux morts, un "Te Deum" fut célébré à l'église Saint-Pierre, délicatement décorée aux couleurs nationales en présence d'une foule innombrable.

A l'issue de cette cérémonie, M. Jean Mannet, maire de Loudun, accompagné de quatre soldats sénégalais et d'un sous-officier, notre ami Jean Kermareeck, se rendit au cimetière où il déposa une gerbe sur la tombe de notre regretté maire, M. Marcel Aymard qui, lui aussi, a bien mérité de la ville de Loudun.

Et l'après-midi se déroula dans la joie. Sur la place Sainte-Croix, l'Harmonie Municipale, que nous n'avions pas entendu depuis quatre ans, donna un excellent concert en présence de la grande foule.

 

La Nouvelle République du Centre Ouest, Jeudi 7 Septembre 1944.

 

A lire aussi la Libération de Poitiers, racontée dans le premier numéro du département de la Vienne de la Nouvelle République du 7 Septembre 1944.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 12:17

Avec le geste de François Mitterrand, totalement improvisé, envers Helmut Kolh, pas besoin de discours ou d'autres protocoles pour exprimer la sincérité de geste, dans une journée historique qui a vu l'hymne allemand être joué pour la première fois à l'Ossuaire de Douaumont (Meuse, 55)


Antenne 2, commentaire de Patrick Lecocq, Samedi 22 Septembre 1984.

Illustation prise sur www.caricaturesetcaricature.com

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 08:00

"LIBERATION": un faire-part comme dernier numéro

 

Le numéro spécial consacrant la fin du quotidien "Libération" en tant que "Libé des copains" est paru hier, conformément aux décisions prises samedi lors de l'assemblée générale qui a vu Serge July, directeur du journal, gagner le droit de composer une nouvelle équipe rédactionnelle.

La "une", grise et à demi encadrée de noir, a un aspect "faire-part" qui laisse augurer de ce qui va suivre: c'est bien à des funérailles que convient onze des seize pages du numéro.

"Libération: je t'aime, moi non plus": tel est le titre. Et dans les pages intérieures, la polémique. Serge July voit en 1978 l'année charnière "qui marque la fin d'une époque dans la société française, avec les élections, la fin du programme commun, la fin du gauchisme", et il explique: "Les temps ont changé (...). Si "Libération" veut échapper au destin des journaux d'opinion, il doit devenir aussi un formidable producteur d'information (...). Nous avions le choix entre la mort par dégradation, par déchirement, et la mort nette, sans bavures, la mort pour renaître".

 

"La funeste imitation qui compte reparaître"

 

Un autre membre de l'équipe, Jean-Paul Cruse, n'hésite pas à appeler à la révolte: "Voici que revient le temps des loups, des cochons et des chiens, écrit-il. C'est un vote de la honte, conçu dans le chantage et dans la manipulation"...

Et il conclut: "Aucun journaliste honête ne peut désormais venir, de l'extérieur, s'agglomérer à la funeste imitation, dirigée par des jaunes, qui prétend reparaître".

Deux pages du numéro spécial enfin ont été attribuées aux "fabricants" du journal, dont une écrasante majorité s'est abstenue lors de l'assemblée générale. Tour à tour maquettistes, monteurs et clavistes font état de leur "mal aux tripes" ou de leur amertume, voire de leur "haine" devant l'annonce de licenciement, comme une claviste qui précise sous sa signature qu'elle est "choquée, boulversée et enceinte".

Samedi prochain, une "super-numéro spécial" de 100 pages, "les années Libé", sera mis en vente.

 

La Nouvelle République, Mardi 24 Février 1981.

 

Serge July et la fin de la première version de "Libération"

 

Antenne 2,20h, Patrick Lecocq Dimanche 22 Février 1981.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 09:07

La Catalogne ressuscite la Barcelone du 18ème siècle, symbole de l'indépendance

Le 05 avril 2014 à 10h58 | 

Afiche pour la "fête nationale" en Catalogne, édition 2012. Pris sur www.barcelona-news-france.blogspot.fr

 

A l'abri sous la majestueuse halle de fer de l'ancien marché du Born, les vestiges de Barcelone au 18ème siècle, aujourd'hui exposés au public après un long chantier de restauration, sont devenus le lieu-symbole des aspirations à l'indépendance de la Catalogne.

A l'entrée du marché flotte un immense drapeau catalan, rayé rouge et jaune. A l'intérieur, tout rappelle la date du 11 septembre 1714: le jour où Barcelone, après 14 mois de siège, a cédé face aux troupes franco-espagnoles menées par le roi d'Espagne Philippe V. Une bataille qui avait marqué la fin de la Guerre de Succession d'Espagne et imposé le règne des Bourbon sur la Catalogne, alors une principauté qui disposait d'une large autonomie. "Il y a 300 ans, Barcelone et la Catalogne ont lutté pour un avenir meilleur. Aujourd'hui aussi, elles veulent vivre libres et en paix", proclame un panneau expliquant l'histoire de ce lieu devenu centre culturel et attraction touristique majeure depuis son inauguration, le 11 septembre 2013.

Mêlant culture et histoire, le projet de restauration de cette gigantesque halle de métal dessinée par l'architecte Antoni Rovira i Trias, construite entre 1874 et 1878 pour devenir le principal marché de la ville, devait abriter une bibliothèque. Mais après la découverte en 1994, dans son sous-sol, de vestiges du 18ème siècle, à l'origine de retards dans les travaux, il a été décidé d'abandonner le projet initial et de conserver les ruines.

Alors que la Catalogne veut organiser le 9 novembre un référendum d'autodétermination, le lieu s'est imposé comme le symbole de l'identité catalane, autour de la date du 11 septembre 1714 dont le tricentenaire est fêté cette année. Les opposants à l'indépendance, soutenus par Madrid, dénoncent ces célébrations comme un acte de propagande électorale. "Les partis indépendantistes ont utilisé cette guerre pour la transformer en un symbole de l'indépendance et de la lutte de la Catalogne contre l'Espagne, alors que c'était une guerre européenne entre deux dynasties", les Bourbon et les Habsbourg, affirme Enric Millo, porte-parole en Catalogne du Parti populaire, de droite, au pouvoir en Espagne.

  • Un 'mythe fondateur'

"1714 a toujours été la date-symbole du nationalisme catalan. Cette année, avec le tricentenaire, la date revêt une importance spéciale", relève le philosophe et politologue Josep Ramoneda, en soulignant que "comme tous les mythes fondateurs, c'est un mélange de mensonge et de vérité".

A l'intérieur du marché, s'étalent les restes du quartier de la Ribera, détruit sur ordre du roi après la prise de Barcelone pour y construire une citadelle. Aux pieds des visiteurs, les ruines dessinent la physionomie de la ville du 18ème siècle, ses rues pavées datant de l'époque médiévale et ses maisons. "Il faut s'imaginer une ville pleine de lumières et de couleurs, aux rues bordées de commerces, de tavernes, très raffinée, mêlant toutes les couches de la société", raconte Quim Torra, le directeur du centre. Les murs portent quelques cicatrices des milliers d'obus tombés sur Barcelone durant le siège.

Avant 1714, la Catalogne "avait sa monnaie, un système d'impôts propre, un Parlement, ses villes étaient dirigées par des gouvernements locaux et le catalan était langue officielle", explique Albert Balcells, historien de l'Institut d'Etudes catalanes. Attachée à ses privilèges, la région, comme l'Aragon, Valence et les Baléares, avait pris position durant la Guerre de Succession (1701-1714) pour l'archiduc Charles d'Autriche comme candidat au trône d'Espagne, plutôt que pour Philippe V, descendant de la couronne de France, de tradition absolutiste.

Après la signature du Traité d'Utrecht en 1713, qui a scellé la paix en Europe, Philippe V a achevé de vaincre la résistance de la Catalogne, supprimé les institutions régionales et interdit l'utilisation du catalan comme langue officielle. "Cette guerre et ses conséquences ont été la plus grande calamité de l'histoire de la ville. Le siège a été une tuerie", assure Toni Soler, directeur du programme du Tricentenaire. "Il y a du clair obscur" dans la lecture qui est faite de l'histoire, nuance pourtant Josep Ramoneda. "Il est vrai que la Catalogne a perdu beaucoup, mais il y a aussi une part d'imagination".

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 07:28

 

Photo prise le matin de la libération de Poitiers le 5 septembre 1944 sur la Place de l’Hôtel de Ville

Illustration prise sur www.vrid-memorial.com


POITIERS A ETE LIBERE

C'est dans la soirée du 4 septembre qu'officieusement on apprend la toute prochaine libération de Poitiers. Le général allemand qui se trouvait dans notre ville aurait donné l'ordre à ses troupes de quitter la ville.

C'est ce qui s'est produit et dans la soirée les Allemands stationnés dans la capitale poitevine partent tandis que passent de nouvelles colonnes qui traversent la ville en trombe.

Le bruit court, il sera confirmé, que le Préfet régional a eu avec d'autres personnalités, un entretien avec le général allemand et que la ville est placée sous l'autorité préfectorale.

C'est la libération. On l'annonce pour mardi matin 8h. Le drapeau sera hissé à l'Hôtel de la Préfecture. Ce sera le signal officiel. Mardi matin 8h. Pas de drapeau hissé à la Préfecture. Mais il le sera bientôt. La foule se masse Place d'Armes. Beaucoup de jeunes. C'est la banderole et les locaux du Parti Populaire Français qui retiennent tout d'abord l'attention des Jeunes: Un feu de joie flembe place d'Armes. Et c'est le bureau des Waffen S.S., place d'Armes, puis les locaux de la Légion des Volontaires Français contre le Bolchévisme, rue des Cordeliers, puis la Bibliothèque allemande, rue Gambetta. Autant de feux de joie. On a trouvé un imense drapeau tricolore: A bout de bras, jeunes filles et jeunes gens défilent dans les rues, portant bien haut les trois couleurs retrouvées et se dirigent vers l'Hôtel de la Préfecture où les portes sont ouvertes. La "Marseillaise" retentit, s'enfle. Dans les rues, les balcons se fleurissent. Sortent les drapeaux cachés depuis quatre ans au plus profond des greniers ou faits hâtivement dans la nuit avec l'étoffe jalousement conservée et préparée avec soin. Partout, aux corsages, aux boutonnières, dans les cheveux des belles jeunes filles, les trois couleurs.

Des manifestations se produisent place d'Armes et dans la cour de la Préfecture où viennent d'arriver les groupes de F.T.P. et de F.F.I. Les gens se reconnaissant, s'embrassent. Ceux-là ne se sont pas vus depuis des mois, des années cachés qu'ils étaient ou traqués.

Les croix de Lorraine, les cris de: "Vive la France", "Vive la République", "Vive de Gaulle". Et les formations d'arriver applaudies.

Tout l'après-midi, elles continueront d'arriver et les honneurs seront rendus au colonel Bernard, chef des F.F.I., lorsqu'il arrivera à la Préfecture où la foule stationnera tard dans la soirée.


La matinée de mercredi

Liberté, Egalité, Fraternité, ces mots sont revenus et brillent sur la façade de l'Hôtel de Ville, malgré la grisaille de cette matinée de pluie. Elle se déroula malheureusement sous la pluie. Place d'Armes, la foule de nouveau s'est massée et attend. Des troupes défilent, acclamées par la population, FFI et FTP. L'enthousiasme continue.

A la Préfecture Régionale, la transmission des pouvoirs s'opère. On apprend bientôt officiellement que M. Schuler est commissaire de la République pour la région de Poitiers et que M. Savatier est président du Comité Départemental de Libération. Le premier avocat à Paris, le second bien connu des Poitevins, puisque professeur à la Faculté de Droit.

Une émouvant cérémonie se déroule peu avant midi sur la place d'Armes: Le drapeau est hissé tandis que MM. Garotin, le Chanoine Cholet, curé de Saint-Porchaire et Ledoux, présentent les drapeaux de leurs sections.

Aucune prise de pouvoir n'a eu lieu à l'Hôtel de Ville, mais le succésseur de M. Jacques Masteau est connu, c'est M. Guillon Pierre, professeur à la Faculté de Lettres.

 

La Nouvelle République, N°7, Jeudi 7 Septembre 1944.

 

NB: La première feuille de l'édition poitevine de "La Nouvelle République" porte le N°7; entre Tours et Poitiers, l'Histoire a eu ce décalage dans la libération du pays.

Il s'agit en fait d'une demi feuille, en raison de la rareté du papier, mais quel symbole! Elle chante la liberté retrouvée à Poitiers et à Châtellerault et les lecteurs y trouvent l'évocation des heures émouvantes vécues par le Comité départemental de Libération, illustrée d'un portrait du président Savatier. [...]

Pascal ARNAUD

 

La "NR" et vous, une histoire partagée, 1994, page 37.

 

Quelques jours auparavant, dans le Nord de la Vienne, la commune de Loudun a été libérée et investie par les FFI. Témoignage dans La Nouvelle République du 7 Septembre 1944.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 08:34

Alors que Paris dans la liesse fêtait sa Libération, l'horreur se déroulait dans un petit village de Touraine...

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" Qu'on n'oublie jamais ce qui s'est passé ici... "

La Nouvelle République Dimanche, 24/08/2014 05:32
Plaque commémorative des 124 victimes de la barbarie nazie, à Maillé. Pris sur www.picardie-1939-1945.org
Bernard Eliaume est depuis douze ans le maire de Maillé, le village martyr aux 124 habitants assassinés par les soldats allemands le 25 août 1944.

Demain lundi, pour les cérémonies du 70e anniversaire du massacre de Maillé, vous recevrez la visite du secrétaire d'État aux Anciens Combattants, Kader Arif. Il était temps, non ?

« Il a fallu attendre 60 ans pour qu'un ministre se déplace à Maillé, c'était en 2005. Puis, en 2008, Nicolas Sarkozy est venu inaugurer la Maison du Souvenir, comme il me l'avait promis pendant la campagne de l'élection présidentielle. Je suis satisfait de la présence de Kader Arif, mais je regrette d'avoir à me démener autant pour faire venir des personnalités… »

Comment expliquez-vous cela ?

« D'abord, le 25 août, les ministres, les préfets, les élus, sont encore en vacances. Mais surtout, c'est la date anniversaire de la Libération de Paris qui focalise toutes les attentions. Par ailleurs, à l'inverse d'Oradour, qui fait exception dans les villes martyres, hormis les monuments, il ne subsiste aucun signe matériel visible du massacre de Maillé. Le village a été rapidement reconstruit. Et les habitants observent une forme de repli, un silence… »

Il a aussi fallu attendre 62 ans pour qu'une Maison du Souvenir voie le jour…

« C'est parce que je ne suis pas originaire de Maillé que j'ai pu mener à bien ce projet de Maison du Souvenir. Mes prédécesseurs, qui étaient des survivants du massacre, n'auraient pas pu le faire. Moi, je n'ai pas le poids de la souffrance qu'ont encore des habitants, ici. Certes, je suis très proche des survivants, mais cette histoire n'est pas ma vie. »

Vous sentez-vous à part comme maire ?

« Oui, car être maire d'un village martyr, c'est une charge très forte. Mais autant les soucis avec la ligne LGV m'usent, autant travailler sur la mémoire avec la Maison ou l'Association du souvenir, avec tous ces gens de très grande qualité, c'est impressionnant, mais c'est enthousiasmant… »

Lundi, pour les cérémonies, des personnalités allemandes seront présentes. Comment cela est-il perçu au village ?

« Les choses ont évolué peu à peu. Nous avons la chance d'avoir des survivants qui acceptent de travailler avec des Allemands, des universitaires, des commissaires, des hommes de loi. L'ancien procureur Ulrich Maass, qui était patron d'une unité spécialisée dans la traque des criminels de guerre nazis, viendra à titre personnel. Son ancienne interprète viendra aussi à titre privé. Et des encadrants de nos échanges de jeunes adultes que nous menons depuis cinq ans. Ça me touche beaucoup. »

Cela n'aurait pas été envisageable il y a encore vingt ou trente ans ?

« Quand je me suis installé à Maillé en 1994, j'ai invité des amis allemands de longue date. J'en ai informé le maire, et d'autres habitants, dont des survivants. On m'a dit que c'était mieux si mes amis ne garaient pas leur voiture dans le bourg et s'ils évitaient de parler allemand dans le village… »


point de vue

Se souvenir

L'émotion va envahir Maillé demain lundi, jour du 70e anniversaire d'une date funeste pour le village. Le 25 août 1944, les nazis tuaient 124 personnes. Les soldats de la Waffen SS iront au bout de l'horreur, massacrant hommes, femmes et enfants. Des canons vont pilonner le village détruisant 52 des 60 maisons. Puis, Maillé s'est reconstruit à la Libération. Les traces du drame ont été effacées sans que la plaie ne puisse se refermer. Pour Serge Martin, rescapé de l'horreur, qui a vu partir son père, sa mère, son frère et ses deux petites sœurs. Pour tous les rescapés du massacre. Pour les familles des disparus. Le devoir de mémoire doit se poursuivre.
Depuis 2008, et la venue du président Nicolas Sarkozy pour inaugurer la Maison du Souvenir, Maillé est sorti de son relatif oubli. Le pire est devenu plus réel aux yeux de tous. Demain, le pire sera de nouveau évoqué. Pour ne jamais oublier.

repères

7.000 visiteurs par an à la Maison du Souvenir

Sept mille visiteurs par an, depuis 2006, dont la moitié de scolaires : la fréquentation de la Maison du Souvenir de Maillé, est en constante augmentation. « Mais, précise le maire de Maillé, même si le devoir de mémoire fait partie à jamais de l'histoire du village, on ne ressasse pas sans cesse le passé. A Maillé, comme dans toute autre commune, on vit dans le présent et on prépare l'avenir. La Maison du Souvenir n'est pas un musée. Nous allons faire refaire la salle de la Mémoire et la salle des conflits contemporains. Cette Maisons'adresse surtout aux générations futures qui la visitent. Pour qu'on n'oublie jamais ce qui s'est passé ici, et que plus jamais, cela ne se reproduise ailleurs. »

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 11:26

 

 

Suite à la démission de Richard NIXON à la présidence des Etats Unis, rétrospective sur l'affaire du Watergate qui a poussé le président à démissionner.

  • Emission
  • Edition spéciale : démission du président Richard Nixon 09/08/1974
  • Production
  • producteur ou co-producteur
    Office national de radiodiffusion télévision française

Badge des opposants à Richard Nixon. Trouvé sur affordablepoliticalitems.com

Devant les grilles de la Maison Blanche, des femmes lisant le Washington Star-News, Washington, 9 Août 1974. Pris sur go.galegroup.com

 

Un extrait discours de démission de Nixon, en couleurs, mais en VO

 

 

Etats-Unis, 8 Août 1974.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

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