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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 08:52

Une-Centre-Presse-8-Nov-1984.JPG

La Une de Centre Presse, Jeudi 8 Novembre 1984.

Légende de la photo du Docteur Diallo: "Deux médecins anesthésistes ont été inculpés et écroués à la suite d'une information ouverte contre X pour assassinat, après la mort suspecte d'une jeune femme à l'hôpital de Poitiers. M. Olivier Dropet, procureur a indiqué dans un communiqué qu'une jeune femme qui avait subi le 30 octobre dernier, au CHR de Poitiers une intervention chirurgicale bénigne "était décédée dirant la phase de réveil dans des conditions faisant apparaître l'existence d'une acte criminel". (PHOTO GUY MEINGAULT)

Assassinat au C.H.R.U de Poitiers

Deux médecins anesthésistes écroués

Une jeune maman ne s'est pas réveillée après une opération bénigne

Un acte criminel est la cause de la mort

 

"Une jeune femme, qui venait de subir le 30 octobre 1984 au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Poitiers, une intervention chirurgicale ne présentant pas de caractère particulier de gravité, est décédée durant la phase de réveil, dans des conditions faisant apparaître l'existence d'un acte criminel.

"Dans le cadre d'une information ouverte contre X...du chef d'assassinat, deux médecins anesthésistes attachés à cet hôpital ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt. Des présomptions graves prèsent sur eux, mais j'insiste sur le fait qu'une inculpation, fut-ekke assortie d'un placement en détention provisoire, en saurait faire échec à la présomption d'innocence dont bénéficie toute personne non définitivement condamnée"

 

Ces onze ligne dactylographiées, émanent de M. Olivier Droppet procureur de la République à Poitiers, et ont été remises hier soir par le greffier en chef du Parquet, à la Presse, qui avaient été convoquée à 18h30 au Palais de justice. Le messager ajoutant "qu'il n'y avait aucun commentaire et qu'il n'y en aurait pas!..." Voilà comment est née officiellement, une affaire criminelle hors série, qui semble tirée d'un roman noir, ou d'un film à la Hitchcok, dont les radio et la télévision se sont faits hier soir largement l'écho, et qui ce matin est repris par toute la presse française. Le choc émotionnel provoqué par cette information et le communiqué du Procureur de la République est immense. Celles et ceux qui hier au soir sur les ondes et sur le petit écran de 3 chaînes ont entendu cette information se sont immédiatement posé des questions et quelles questions. Nous n'en voulons pour preuve que les innombrables coups de téléphone reçus à notre rédactions de Poitiers. Est-ce bien vrai? Comment cela est-il possible? Certains même ont cru hélas, qu'il s'agissait delon leur expression d'un canulard pour faire réagir, il eut mieux valu sans doute. A toutes les demandes d'information et d'explications qui nous ont été ainsi demandées, nous ne ouvons que répondre, que par la voix du communiqué qui nous a été remis.

En l'espèce: on sait désormais qu'il y a une information d'ouverte contre X du chef d'assassinat, que deux médecins anesthésistes, à cet hôpital ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt. L'un vraisemblablement lundi dernier, l'autre hier soir, puisqu'on l'a vu arriver vers 16h30 au Palais de Justice dans le fourgon de la police, venant du commissariat central. Les noms de ces deux médecins n'ont point été divulgué bien que l'on sache dans les milieux informés, qui sont ces deux anesthésistes. Quel a été le rôle de l'un et l'autre dans cette affaire, c'est l'instruction qui le dira. Quelles preuves ou quels faisceaux de présomption a-t-on réuni contre eux, pour prendre la décision de communiqué du Procureur de la République recouvre? On peut supposer qu'elles sont d'une gravité extrême. La justice étant prudente et circonspecte, quand il s'agit de la liberté de l'individu.

Toujours est-il, qu'aujourd'hui, cela est couvert par le secret de l'instruction et c'est M. Hovaère qui a été chargé il y a 8 jours déjà de ce dossier. Car cett affaire n'est pas toute nouvelle elle remonte au 30 octobre dernier.

Nicole-Berneron.JPG

Ce jour-là à l'hôpital Jean Bernard, une jeune femme une maman de deux petites filles, Séverine et Ludivine est morte dans la phase de réveil, dans des conditions suspectes, que tout aussitôt, le responsable du service a été en alerte, et a fait ce qu'il falait faire en pareil cas, en prévenant immédiatement la direction générale de l'hôpital, qui comme on le lira dans une déclaration, qu'on trouvera plus loin a instrumenté auprès de la justice.

La victime de ce drame affreux dont on a du mal à s'imaginer qu'il est vrai, qu'il ait pu se produire, c'est Mme Nicole Berneron née Chatenet, originaire de Chaillac dans l'Indre, épouse de M. Claude Berneron mineur de fond. Elle avait été hospitalisé dans le service d'O.R.L. de l'hôpital Jean Bernard, pour une intervention "qui ne présentait pas de caractère de gravité". Elle ne s'est pas réveillée et la famille immédiatement prévenue a été informée par le chef de service, qu'elle était décédée, dans des conditions inexplicables."

C'est à la suite de cela, que le directeur général du centre hospitalier portait lainte contre X et ceci à la demande du responsable du service d'anesthésie, qui a son tour avait été saisi des faits. Le juge d'instruction, ouvrait alors, une information contre X, et chargeait les services de la sûreté de Poitiers de diligenter une enquête. Immédiatement, le commissaire Signourel assisté de l'inspecteur principal Guillon et leur équipe prenaient l'affaire en main et allaient pendant 7 jours, nuit et jour, procéder à des investigations, des auditions, qui allaient conduire à un premier coup de théâtre, l'arrestation d'un premier médecin anesthésiste, qui allait entraîner, la seconde arrestation d'hier après-midi.

 

Comment la victime est-elle morte?

 

Comment la victime de ce drame, Mme Nicole Berneron, est-elle passée de vie à trépas. Rien n'a transpiré des investigations des enquêteurs, qui gardent le mutisme le plus complet. Aussi en est-on réduit aux hypothèses qui sont formulées et échaffaudées. Car depuis 7 jours, l'on s'en doute, l'affaire a transpiré, elle n'était d'ailleurs qu'une rumeur colportée hier de bouche à oreille à Poitiers, ce qui a amené le Parquet de Poitiers à faire conaître par le communiqué ci-contre ce qu'il y avait.

Toujours est-il, et là il faut employer le conditionnel, qu'il y aurait eu sabotage d'un appareil "le respirateur", qui aide le patient, objet d'une intervention chirurgicale, à se réveiller. Cet appareil diffuse de l'oxygène et du protoxyde d'azote, qui est un gaz hilarant, non toxique, qui aide au réveil. Or dans le cas présent, cet appareil avait été saboté, les tuyaux d'arrivée de l'oxygène et du protoxyde auraient été inversés et Mme Berneron aurait reçu du protoxyde au lieu de recevoir de l'oxygène.

Comment a-t-on pu perpétrer un tel acte et dans quelles conditions? C'est là du domaine de la procédure en cours, mais tout porte à croire, que les policiers au cours de leurs recherches ont retrouvé les éléments matériels de ce sabotage du "respirateur", et qu'il a fallu avoir un esprit particulièrement machiavélique pour commettre une tel acte car il s'agit d'appareil de très haute sécurité, l'arrivée de l'oxygène est fermée par 4 crans, celle du protoxyde d'azote par 5 crans et qu'il apparaît difficile de se tromper. C'est le protoxyde qui est arrivé, hélas, entraînant la mort de Mme Berneron...

C'est là l'hypothèse la plus communément avancée, quant à la cause du décès de la malheureuse victime.

 

Pourquoi

 

Mais alors pourquoi? Oui pourquoi ce crime gratuit, sur une innocente mère de famille. Le geste dépasse en horreur tout ce que l'on peut imaginer. Et là encore, on en est réduit aux hypothèses. Magistrats et enquêteurs en savant sans doute plus long. Dans ce vaste domaine qui laisse libre cours à toutes sortes d'hypothèses, l'on parle d'une vengeance qui pourrait être dirigée contre une tierce personne, d'une incompatibilité. Si certains y coient dans le milieu mêlé à cette affaire, d'autres au contraire n'y croient pas du tout; l'on parle aussi d'un cas pathologique pour l'un des inculpés. Il y a beaucoup de "noir" dans cette affaire et seule l'instruction qui débute permettra de faire toute la lumière. On peut l'espérer. Selon une dépêche de l'Agence France Presse donnée cette nuit, la première hypothèse formulée pourrait être la bonne. "Il pourrait s'agir, dit la dépêche, d'une vengeance des deux médecins anesthésistes contre leur chef de service, avec lequel ils étaient notoirement en conflit. C'est en effet celui-ci qui aurait procédé à l'anesthésie de la malade au début de l'opération, laissant ensuite le soin à ses deux collaborateurs de surveiller la fin de la phase de réveil, après s'être assuré que tout se passait bien".

Et Mme Nicole Berneron serait morte à cause de cela?

 

Les inculpés

 

Les inculpés de cette affaire qualifiée dans le cadre d'une information ouverte contre X d'assassinat, sont le docteur Archambaud, 30 ans, qui est en seconde année de spécialisation en anesthésie, qui a été écroué lundi dernier. Selon son avocat, Me Jean Damy, il nie catégoriquement les faits qui lui sont reprochés.

Docteur-Diallo-emmene-au-palais-de-justice-de-Poitiers.JPG

Le second médecin anesthésiste est le docteur Dakari Diallo, d'origine voltaïque qui exerçait ses fonctions au service O.R.L. depuis quelques années, et semble-t-il donnait satisfaction.

C'est lui, que les policiers ont amené hier à 16h30 au Palais de justice pour le présenter au juge d'instruction Houvaère qui l'a fait écroué, quand il est descendu du car de police, le Docteur Dakari Diallo, qu'il y a quelques jours a déménagé pour aller habiter place de Provence, déclarait: "je descendrais quand il n'y aura plus de journalistes". On a jeté sur sa tête une canadienne pour le dérober aux regards et il s'est engouffré avec les gardiens de la paix dans le couloir conduisant au cabinet d'instruction.

A 18h35, le commissaire Signourel et l'inspecteur principal Guillot qui ont mené l'enquête ont quitté le palais de justice où ils étaient venu remettre au magistrat intructeur la procédure qu'ils avaient établie. Quelques instant plus tard, le communiqué du procureur de la République était remis. Ainsi a commencé, officiellement hier soir une affaire qualifiée tout de suite de hors série et du hors du commun, n'ayant aucun précédent dans les annales criminelles dont on n'a pas fini de parler.

Attendons la suite.

 

Reactions-du-CHR-et-de-Santrot.JPGCentre Presse, Jeudi 8 Novembre 1984.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:00

 


  Ouverture de l'antenne par André Rousselet

 

CANAL PLUS : UNE NOUVELLE CHAINE T.V. DEMARRE

 

Dimanche matin à 8h. et Michel Denisot frappent les trois coups

 

Paris -  Gérard Depardieu frappera les trois coups dimanche 4 novembre à 8h: en compagnie de Michel Denisot, il animera la première émission de "Canal Plus" qui durera une heure et permettra de présenter la nouvelle chaîne aux Français.

"Canal Plus" aura ainsi choisi - pour commencer son existence - de se placer sous le signe du cinéma, une façon de rappeler qu'elle consacrera 40% de son temps au film. Cette première heure sera "en clair" comme d'ailleurs beaucoup des émissions de ce dimanche inaugural.

Une trentaine de stars de la chanson, du sport et bien sûr du grand écran seront les invités de Michel Denisot, Patrick Poivre d'Arvor, Jean-Louis Burgat, Antoine de Caunes et des autres animateurs de la chaîne. Suivra, à 19h10, le premier "Culb de la presse" dominical réalisé avec Europe 1. Invité: Jacques Chirac.

Au programme, également de ce premier jour, "Top 50" (à13h05 et en clair), présenté par Marc Toesca: Un hit parade des cinquante premières ventes de disques en France, des films - "L'As des As" avec Belmondo (à 11h) et "Absence de Malice" de Sidney Pollack avec Paul Newman (à 20h30) - qui eux seront cryptés à l'usage des seuls abonnés possédant un décodeur.

 

Pas de grands "journaux" d'infos

 

Il manquera encore beaucoup à cette journée pour refléter les programmes de "Canal Plus" qui ne prendront leur vrai visage qu'à partir de lundi.

La quatrième chaîne consacrera 25% de ses programmes à la fiction et aux séries télévisées et 35% aux variétés, au sport et à l'information.

Il n'y aura pas de grands journaux sur "Canal Plus" mais six ou sept "flashs" quotidiens donnant des informations "brutes". Le grand moment de responsabilité de Michel Denisot. En plus des nouvelles, de la météo et de l'horoscope, on y fera de la gym, de a cuisine, et on y parlera de tout.

Le sport sur "Canal Plus", ce sera avant tout le football avec - grande nouvauté - 25 matches de championat diffusés en direct (Nantes - Monaco ouvrira le feu le 9 novembre). Mais ce sera aussi le lundi soir la boxe, le golf et le football américain.

Les enfats ne seront pas oubliés avec de nombreuses séries et dessins animés, américains pour la plupart, qui, leur seront diffusés dimanche et mercredi matin, et le mercredi après-midi.

 

320 films par an

 

Parmi les autres émissions que proposera la nouvelle chaîne, il faut encore citer trois grands rendez-vous quotidiens: "Les affaires sont les affaires", un jeu présenté de 13h à 13h30 par Michel Constantin, "Surtout l'après-midi" à 18h, un magazine sur la "Galaxie Rock" animé par Antoine de Caunes, et enfin à 19h10 et jusqu'à 20h, "Tous en scène" de Patrick Poivre d'Arvor qui sera un peu la "vitrine" de "Canal Plus": cette émission réalisée en collaboration avec l'agence Sygma et diffusée en "calir", accueillera tous les jours de nombreuses vedettes de l'actualité. Elle sera suivie pendant une demi-heure de "Top 50", le hit parade quotidien des disques animé par Marc Toesca.

Mais la grande affaire de "Canal Plus" ce sera bien le cinéma. On a déjà tout dit sur le sujet: 40% des programmes, 320 films par an, diffusés chacun six fois en l'espace de quinze jours, qui pour beaucoup d'entre eux seront sortis dans les salles depuis guère plus d'un an.

 

Centre Presse, Samedi 3 Novembre 1984.

 

DeparDIeu-et-inauguration-Canal--.JPG

 

"CANAL PLUS": un départ en fanfare:

(Paris) - Champagne et petits fours...Le tout Paris du show business et du cinéma a porté hier sur les fonds baptismaux Canal Plus, née le matin même sur le petit écran.

"Il est huit heures. Le Président ouvre la première chaîne de télévision privée française, Canal Plus. Nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux télespectateurs": c'est la voic tremblante qu'André Rousselet, président de "Canal Plus", a ouvert l'antenne, en prononçant quelques mots.

Un trac visiblement partagé par tous les animateurs présents sur le plateau: Philippe Ramond, Pierre Lescure, les directeurs de la nouvelle chaîne, Michel Denisot, responsable de la tranche 7h/9h, Danièle Askain, présentatrice du journal ou Charles Biétry, responsable du sport. "Nous nous sommes retrouvés  je ne sais combien sur un plateau pour une émission qui n'existait pas, sur une chaîne qui n'existait pas", dira plus tard Pierre Lescure.

Peu à peu, chacun se détend. Gérard Depardieu, invité d'honneur de cette première émission, se prête de bonne grâce à une séance de gymnastique matinale, Alain Chabat, responsable de la météo, montre, juste pour le plaisir, quelques petits éclairs sur Paris, réalisés par ordinateur, et Jeanne Mas chante le tube qui s'imoose en ce jour J: "Toute première fois."...les spectateurs découvrent en même temps les premier "sponsors" de la chaîne: l'UAP et le bulletin météo, ou un véritable petit spot de publicité pour Perrier.

 

Coups de téléphones d'abonnés mécontents

 

Une heure qui passe vite et c'est le moment de passer aux émissions codées, réservées aux seuls abonnés.

Avec "Caboucadin", émission enfantine, les vraies émotions commencent: le standard téléphonique ultra-moderne de "Canal Plus" est brusquement assiégé par les appels des 140.000 abonnés (sur 186.000) déjà munis de décodeurs. Ils se plaignent en effet de ne pas recevoir l'image correctement: mauvais réglages, ou postes non conformes, expliquent les responsables techniques.

Après le premier film diffusé par Canal Plus, "L'As des As" avec Jean-Paul Belmondo, et un nouvel entr'acte crypté, retour aux émissions "en clair", accessibles à tous: le hit-parade des 45 tours, et enfin la grande réjouissance de l'après-midi, "Canal Plus reçoit".

Dès 14h30, la fête déborde des studios d'enregistrement. Aux portes du 78 rue Olivier de Serres à Paris, de nombreux badauds guettent leurs vedettes favorites. Catherine Deneuve, Dominique Sanda, Bernard Lavilliers, le groupe Téléphone, Guy Bedos, Alain Bashung et des centaines d'autres font leur apparition. Un plateau jamais vu.

Hommage de la télévision de service public à la première chaîne privée: Christine Ockrent, François-Henri de Virieu, Pierre Sabbagh, Denis Fabre sont là. Le secrétaire d'Etat à la communication, M. Georges Filloud, viendra lui aussi souhaiter bonne chance à la petite dernière.

 

Centre Presse, Lundi 5 Novembre 1984

 

 A l'occasion de 10 ans de la chaîne,

un résumé à partir de 5' de la première matinée de Canal Plus


 Canal Plus, Novembre 1994.
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:33

Disparition-Teddy-Vrignault-1984.JPG

A la Une de Centre Presse, Vendredi 16 Novembre 1984.

 

Disparition de l'un des Frères Ennemis

TEDDY VRIGNAULT

 

André Gaillard, un des deux Frères Ennemis, a dû annuler tous les galas prévus par le célèbre tandem comique, en raison de la disparition de son partenaire moustachu, Teddy Vrignault.

La femme de ce dernier a signalé sa disparition aux services des recherches dans l'intérêt des familles. Teddy Vrignault a en effet quitté son domicile le premier novembre dernier et n'y a pas reparu. Sa voiture - une 504 de couleur dorée au toit noir - n'a pas été retrouvée.

André Gaillard, qui doit payer un dédit pour tous les spectacles annulés, est inquiet: "je n'ai pas revu Teddy depuis le 26 octobre dernier. Ce soir-là, nous avons présenté un gala à Lyon et je l'ai trouvé très déprimé. Nous devions fêter dans quelques jours nos trente et un ans de travail commun et je suis d'autant plus tourmenté qu'il savait bien que nous avions plusieurs galas à assurer".

Quant aux policiers chargés de l'enquête, ils n'excluaient pas mercredi soir l'hypothèse d'une fugue et de toute façon leur mission est fort limitée  car ils ne sont en présence d'aucun délit. Ils ne pourraient, s'ils le retrouvaient, que se borner à lui signaler que sa femme le recherche.

 

Centre Presse, Vendredi 16 Novembre 1984

 

Le "frère ennemi" Teddy Vrignault, toujours introuvable.

Il y a maintenant 21 jours que Teddy Vrignault, "le moustachu" l'un des deux "frères ennemis" qui devait fêter ses 56 ans jeudi, a mystérieusement disparu.

Il a quitté sans bagages son domicile de Montmartre, le 1er novembre, pour ne plus donner de ses nouvelles ni à son ami et partenaire depuis trente ans, André Gaillard, ni à sa famille.

Sa 504 dorée au toit noir au volant de laquelle il avait quitté son domicile, n'a pas été retrouvée. Sa famille affirme qu'il n'a effectué aucun retriat bancaire depuis sa disparition.

"Son frère ennemi" et ses proches lui ont lancé des appels qui sont restés sans réponse. André Gaillard a même fait appel à des radiesthésistes.

Les enquêteurs, a affirmé André Gaillard, sont convaincus qu'il faut chercher plus loin et plus personne ne prononce le mot fugue. "Teddy, a conclu André Gaillard, n'a pas disparu volontairement".

 

Centre Presse, Samedi 24 Novembre 1984

 

1er Novembre 2004

20 ans après sa "disparition", Teddy Vrignault est déclaré "mort"

 

 

France 2, Carole Gaessler, Lundi 1er Novembre 2004 (à partir de la 24e minute)

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:52

SORTIE-MARCHE-a-l-ombre-1984.JPG

Centre Presse, 17 Octobre 1984.

 

La bande annonce de "Marche à l'ombre"


 
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 08:52

La France face à la précarité; Présentation du Tour de France 1985; Malaise dans les prisons; Tensions dans le ghetto de Soweto; Interview du groupe Téléphone avant son Zénith 1984

 


Bernard Rapp, Antenne 2, 20H. 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 08:47

Paradoxale démonstration de force d'un régime qui allait s'écrouler cinq semaines plus tard

 

La parade en présence des leaders des pays "amis" de l'Union Soviétique

Images de la télévision est-allemande

 


 

 

Fernsehtumr Berlin sépia

Un aspect de la Karl-Marx Allee sur laquelle s'est déroulé le défilé des 40 ans de la RDA le 7 Octobre 1989.

Berlin, 30 Juillet 2013.

 

Vu de France:

l'impasse de la RDA entre durcissement du pouvoir et revendications de l'opposition


Antenne 2, Daniel Bilalian, 20H, Samedi 7 Octobre 1989.

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 08:00

LA LIBERATION DE LOUDUN

1er Septembre 1944 : libération et fêtes populaires à Loudun

De g. à d., Joseph Kermarec, Berton, Antoine de Rochequairie, Pierre Richard et Henri Durand. - (Photo Pierre Décosse, correspondant NR de l'époque, collection J. Sergent) Source: La Nouvelle République, 1er Septembre 2014.

 

Avec quelle allégresse et quel bonheur, vendredi, vers 20 heures les Loudunais virent rentrer dans leur ville les Forces Françaises de l'Intérieur. A peine la nouvelle était-elle propagée que tous les habitants se rendirent à l'Hôtel de Ville où toutes les fenêtres furent immédiatement pavoisées aux couleurs nationales, tandis que les cloches de l'église Saint-Pierre, sonnaient joyeusement la libération.

La façade de l'Hôtel de Ville qui fût si longtemps souillée par le drapeau à croix gammée est maintenant ornée par le drapeau  de la République Française. La Tour Carrée et tout les monuments publics furent aussitôt pavoisée aux couleurs nationales et alliées, ainsi que le clocher de l'église Saint-Pierre et le toît du marché Sainte-Croix, où flotte le drapeau tricolore.

Les voitures arrivent devant l'Hôtel de Ville. Les F.F.I. se rassemblent place de l'Hôtel-de-Ville, puis défilement sous les acclamations de la foule. Les officiers prennent possession de la mairie, tandis que M. Jean Mannet, maire de Loudun, est longuement acclamé par tous les Loudunais, et qu'une charmante jeune fille lui remet une gerbe de fleurs.

M. le Maire reçoit alors des officiers des F.F.I. et M. le Commandant César lui remet le brassard officiel. M. Mannet qui a droit à la reconnaissance des Loudunais, et qui a dont nous connaissons les sentiments bien français, a bien mérité ce brassard, symbole de la Résistance française devant les exigences sans cesse renouvelées des Boches maudits.

Et la foule entonne "La Marseillaise". Oui, en ce vendredi 1er septembre 1944, "le jour de gloire est arrivé", grâce à la resistance opposée par ceux qui n'ont pas craint de rejoindre le "maquis" et par ceux qui, par tous leurs moyens, sabotèrent ou aidèrent au sabotage des forces allemandes.

Les musiciens de l'Harmonie Municipales se réunirent après dîner, vers 21h15, et jouèrent les hymnes nationaux des puissances alliées, sans oublier "La Marche Lorraine".

Le samedi matin, toutes les façades des maisons disparaissent sous les drapeaux, chaque maison a son emblème national - à par celles habitées par les "collaborateurs" où les drapeaux furent enlevés - Ah! ce beau et réconfortant spectacle que celui de nos rues pavoisées! On se sent revivre, on se sent respirer un air vraiment français. Tous les vestons, corsages s'ornent de rubans tricolores. Partout c'est l'allégresse, c'est la joie, c'est l'espoir, c'est le bonheur.

Dimanche matin, après que les Forces Françaises de l'Intérieur, les personnalités loudunaises, les membres des associations d'anciens combattants eurent déposées des gerbes au monument aux morts, un "Te Deum" fut célébré à l'église Saint-Pierre, délicatement décorée aux couleurs nationales en présence d'une foule innombrable.

A l'issue de cette cérémonie, M. Jean Mannet, maire de Loudun, accompagné de quatre soldats sénégalais et d'un sous-officier, notre ami Jean Kermareeck, se rendit au cimetière où il déposa une gerbe sur la tombe de notre regretté maire, M. Marcel Aymard qui, lui aussi, a bien mérité de la ville de Loudun.

Et l'après-midi se déroula dans la joie. Sur la place Sainte-Croix, l'Harmonie Municipale, que nous n'avions pas entendu depuis quatre ans, donna un excellent concert en présence de la grande foule.

 

La Nouvelle République du Centre Ouest, Jeudi 7 Septembre 1944.

 

A lire aussi la Libération de Poitiers, racontée dans le premier numéro du département de la Vienne de la Nouvelle République du 7 Septembre 1944.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 12:17

Avec le geste de François Mitterrand, totalement improvisé, envers Helmut Kolh, pas besoin de discours ou d'autres protocoles pour exprimer la sincérité de geste, dans une journée historique qui a vu l'hymne allemand être joué pour la première fois à l'Ossuaire de Douaumont (Meuse, 55)


Antenne 2, commentaire de Patrick Lecocq, Samedi 22 Septembre 1984.

Illustation prise sur www.caricaturesetcaricature.com

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
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