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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 10:37

Royaume-Uni. Boris Johnson, “un babouin au volant d’une Rolls-Royce”

Publié le

Photo de Geoff Caddick, pris sur le Huffington Post.

Photo de Geoff Caddick, pris sur le Huffington Post.

Dans le nouveau gouvernement de Theresa May, c’est la nomination de Boris Johnson à la tête de la diplomatie qui fait couler le plus d’encre. Une erreur ou une chance pour le pays ? La presse britannique est divisée.

 

La nouvelle Première ministre Theresa May a nommé quatre personnes pro-Brexit à des postes clés, rapporte The Economist, dont Boris Johnson au ministère des Affaires étrangères. C’est la nomination “la plus troublante”, estime le journal britannique.

Certes, “il est intelligent, mondain et attachant. Mais il a tendance à faire des gaffes et il a fait toute une série de commentaires non diplomatiques sur d’autres personnes. Pire encore, il est peu scrupuleux, pas sérieux et mal organisé.” Mme May va donc regretter sa nomination, estime The Economist :  

  Nommer Boris Johnson à la tête de ce ministère, c’est comme mettre un babouin au volant d’une Rolls-Royce. C’est sûr que le volant, l’embrayage et l’accélérateur vont amuser et occuper le babouin. Mais les dommages collatéraux pourraient être importants.

“L’ancien maire de Londres est un homme intelligent, mais il faudra qu’il se montre capable de se réinventer comme un homme sérieux”, concède The Times, rappelant que “le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, l’a ouvertement accusé d’être un menteur”

Malgré les bourdes de Boris Johnson dans le passé – dont Politico dresse la liste –, sa nomination pourrait se révéler “très stimulante”, prévoit un ancien ambassadeur britannique dans The Daily Telegraph :  

Les diplomates britanniques ont besoin d’une dose d’adrénaline que seul M. Johnson, avec son panache et son brio, peut offrir à ce moment crucial de notre histoire.”

 

Humour et autodérision

Certes, “la nuance n’est pas le point fort de Boris Johnson”, admet aussi Mary Dejevski dans The Independent. Néanmoins, il y a des chances qu’il soit très bon au poste de ministre des Affaires étrangères :  

  Il a des antécédents internationaux. Il parle plusieurs langues, il connaît la diplomatie de l’époque à laquelle son père fut fonctionnaire européen, et il a une sensibilité pour la culture.”

De plus, “grâce à son humour et son autodérision, il a la capacité de sauver certaines situations”, estime la chroniqueuse.

Judith Sinnige
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 08:01

Nos amis et voisins teutons, pourtant pas réputés pour leurs excès "latins" ont pu découvrir dans un partie de leur presse quotidienne, que pour bon nombre d'analystes, la petite Frankreich ne serait qu'une simple formalité.

Souvent en français dans le texte, ce qui est tout à leur honneur sachant que nous autres Français n'en aurions jamais été capables, les Allemands nous ont poliment indiqué le chemin...de la sortie. Comme il y a dix ans, quand la presse espagnole envoyait Zidane à la retraite. Ce jour là, il fit sans doute l'un de ses meilleurs matchs sous le maillot des Bleus.

Petit florilège du meilleur du meilleur du chambrage.

PS: trouvé sur sofoot.fr, la meilleure solution diplomatique. Pour la revanche. Celle de 44 hein...

"On devrait jouer la provoque et ne pas disputer ce match a Marseille mais en Normandie... "

La presse allemande, prétentieuse, en amont de France - Allemagne

La stat' qui a fonctionné de 1972 à juillet 2016: en 7 confrontations contre le pays organisateur d'une compet', la RFA s'esT toujours imposée.

La presse allemande, prétentieuse, en amont de France - Allemagne

Abendzeitung: "Pourquoi l'Euro continuera sans le pays hôte".

La presse allemande, prétentieuse, en amont de France - Allemagne

"La porte est fermée" propose le Berliner Kurier. Mais la fenêtre était grande ouverte...

La presse allemande, prétentieuse, en amont de France - Allemagne

No comment.

La presse allemande, prétentieuse, en amont de France - Allemagne

Moqueur, le populaire (et populiste parfois) Bild propose aux Français de choisir un titre...pour leur défaite: entre "Maintentant, faut en franir", ou encore "Maintenant, le Franxit". Pas de bol, ce fut: le Gerxit.

La presse allemande, prétentieuse, en amont de France - Allemagne

Le très sérieux Frankfurter Allgemeine, l'équivalent du journal Le Monde en plus austère ouvre les vannes: "Ce qu'il reste de la défense française", avec, des cuisses de grenouille à l'appui. Le Monde va-t-il tenter de répliquer avec un Panzer brûlé comme métaphore "ce qu'il reste de la défense allemande"?

La presse allemande, prétentieuse, en amont de France - Allemagne

Neue Presse joue l'agenda surbooké: "Pardon, le Portugal nous attend".

 

Via courrierinternational.com

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 09:11

La bataille d'Ecosse n'est pas terminée

 

Les nationalistes écossais pourraient remporter une victoire écrasante le 7 mai, ce qui aurait des conséquences majeures pour l'intégrité du Royaume-Uni.

Ecosse : nouvelle chance pour l'indépendance ?

Pour bien saisir la puissance du Parti national écossais, il suffit de se pencher sur les régions d'Ecosse (SNP), il suffit de se pencher sur les régions d'Ecosse où il est considéré comme étant faiblement implanté, comme la région frontalière des Marches écossaises. Aux dernières élections, les nationalistes y ont recueilli moins de 10% des suffrages. Mais cette année, des sondages menés par les conservateurs donnent à penser que le SNP pourrait tripler sa représentation dans cette région, qui fait pourtant partie de celles qui sont traditionnellement unionistes. Depuis des mois, les enquêtes d'opinion dessinnent des perspectives plutôt sombres pour les unionistes. Selon ces enquêtes, les nationalistes vont remporter une victoire, dont on ne saisit pas encore toute l'ampleur en Angleterre. Le SNP pourrait, semble-t-il, rafler 55 des 59 sièges écossais, alors qu'il n'en compte que six aujourd'hui. Personne ne peut se résoudre à croire qu'un séisme d'une telle magnitude va frapper la politique écossaise. Les bookmakers donnent une victoire du SNP moins écrasante, mais même un résultat de 35 sièges empêcherait Ed Miliband, le dirigeant des travaillistes, d'otenir la majorité. Sans la base celte, le Parti travailliste aurait du mal à gouverner la Grande-Bretagne, à moins qu'il ne forme une coalition avec les nationalistes, ce que Miliband exclut.

Loin d'être fatale au SNP, la campagne du référendum de septembre 2014 l'a laissé plus fort que jamais. Le SNP n'est plus seulement un parti, c'est un mouvement qui, proportionnellement au nombre des habitants, compte plus du double de membres que les trois principaux partis unionistes réunis. Un Ecossais sur 50 l'a rejoint depuis le référendum. Le parti de Nicola Sturgeon, la Première ministre d'Ecosse, compte plus de membres que l'armée britannique de soldats.

 

Une cause puissante. Ni le Premier ministre David Cameron ni M. Miliband ne peuvent déterminer le résultat de l'élection en Ecosse. Tous deux sont curieusement impuissants. Ils ne peuvent faire autrement que d'attendre avec angoisse les nouvelles du Nord qui viendront jusqu'à Londres, et qui pourraient décider de leur sort. Le SNP, qui recueille 40% d'intentions de vote depuis quatre mois jouit d'un important avantage structurel. A la différence de ses adversaires, il défend une cause qui fédère un grand nombre de partisans, et une cause est quelque chose d'extrêmement puissant. Plus fort en tout cas q'un unionisme faible et divisé. A qui d'autre que nous, dit le SNP, pourrait-on faire confiance pour défendre les intérêts de l'Ecosse?

Les unionistes font comme si de rien n'était. A Edimbourg, M. Cameron a affirmé le 20 février que la question constitutionnelle était réglée. Mais en Ecosse personne ne juge que c'est le cas et, si le Premier ministre le croit, il se berce d'illusions. L'autosuffisance des unionistes est leur plus gros problème, après leur incapacité à reconnaître qu'ils en ont un, de problème.

Tous les stratagèmes employés pour tuer le nationalisme écossais n'ont fait que le renforcer. Le transfert de certains pouvoirs du gouvernement britannique à l'Ecosse a abouti à l'élimination du Parti conservateur au nord de la frontière, mais a aussi nourri le nationalisme. L'hégémonie du Parti travailliste en Ecosse avait besoin d'une opposition, et le SNP s'est empressé d'occuper cette place. Le référendum sur l'indépendance a rendu plausible l'idée de sécession. Il a permis d'entrevoir un autre avenir et de le défendre avec un optimisme louable, voire héroïque. Compte tenu des circonstances, il n'est guère étonnant que 45% des Ecossais aient jugé que le risque valait la peine d'être couru. A longue échéance, cela ne présage rien de bon pour l'unionisme. Quant au SNP, c'est justement le long terme qu'il a en tête. Il lui suffit de gagner une fois un référendum sur l'indépendance, tandis que l'unionisme ne peut se permettre une telle défaite.

 

Second référendum. Bien loin d'être réglée, la question de l'Ecosse est donc plus préoccupante que jamais. Sur le plan de la politique intérieure, elle représente la plus grande remise en cause de l'autorité et de l'assurance de l'Etat britannique depuis 1918, quand le Sinn Féin a remporté une victoire écrasante dans ce qui est aujourd'hui la République irlandaise. Pour des raisons évidentes, le SNP n'aime pas être comparé au Sinn Féin. Néanmoins, il a le même objectif que lui: le démembrement de l'Etat.

Si M. Cameron obtenait un second mandat, il conforterait la théorie du SNP selon laquelle l'Ecosse et l'Angleterre sont des entités si différentes que l'appartenance à la même union politique a de moins en moins de sens. Le SNP a en effet l'intention de demander le divorce pour cause d'incompatibilité d'humeur.

Tant mieux si cela exaspère les électeurs anglais. Alex Salmond, l'ancien Premier ministre écossais, sera envoyé au sud de la frontière pour faire office d'ambassadeur de Nicola Sturgeon dans les studios de télévision londoniens. Son rôle consistera à mener une campagne de guérilla pour semer la discorde et la division. Il ne sera pas facile de résister à ses provocations, d'autant que très peu de conservateurs anglais, dont l'arrogance n'a d'égal que l'ignorance, sont conscients que le vrai ennemi est le SNP et que le Parti travailliste ne représente que l'opposition.

Pour le SNP, les élections générales ne seront qu'une étape. Remporter une majorité de sièges écossais serait un excellent début, mais le parti songe surtout aux élections parlementaires de 2016 à Holyrood. Car s'il remporte la majorité des suffrages l'an prochain, il sera en mesure d'organiser un second référendum. Comment Westminster pourrait raisonnablement s'y opposer si une majorité d'électeurs écossais le revendiquent?

 

Un autre pays. Puis il y a l'Europe. Si M. Cameron s'assure un second mandat, il tiendra un référendum sur l'appartenance à l'UE. Les Anglais sont plus favorables que les Ecossais à une sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Si les Anglais votaient pour sortir de l'Europe et les Ecossais pour y rester, la soif d'indépendance écossaise pourrait s'avérer insatiable.

Il est affligeant que tant de conservateurs anglais soient manifestement plus préoccupés par des menaces de Bruxelles que par celles d'Edimbourg. Un membre de gouvernement l'exprime bien: "L'Ecosse est vraiment devenue un autre pays, je ne cherche plus à comprendre". Et beaucoup ne s'y intéressent plus du tout. Il est évident qu'une large part des conservateurs anglais accepterait l'idée de l'indépendance écossaise si c'était le prix à payer pour une sortie du Royaume-Uni - ou ce qu'il en resterait - de l'UE.

Les suffrages écossais pourraient fort bien déterminer le résultat des prochaines élections générales, mais la question de l'Ecosse, autrement dit la bataille de la Grande-Bretagne, ne sera pas réglée au mois de mai. Les élections ne sont qu'une simple échauffourée avant la bataille de plus grande envergure qui nous attendent. David Cameron aurait donc tort de penser que sa mission en mai est d'atteindre la ligne d'arrivée: son combat ne fera que commencer. Les unionistes devraient éprouver un lourd pressentiment, car les élections seront désastreuses.

 

Alex Massie, The Spectator, publié le 28 février 2015, in Courrier International, 30 avril 2015.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 19:55
Kilkenny , un passeport pour l'Irlande

Berlin, 31 Juillet 2013.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 08:41

On reprend la promenade à partir de l'entrée du secteur payant de l'abbaye.

Quand nous y sommes allés, en novembre, il faisait beau, et il n'y avait pas trop de monde (on a même eu droit aux bonnes soeurs s'affairant pour monter les denrées). On y serait allés en mai, il aurait fait moche et il y aurait eu des drôles partout.

Le détail qui fera la différence: vous montez haut, très haut, soyez prévoyants: emportez le coupe-vent. Si si, ça ne pèse rien, et ça peut sauver votre visite.

Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie II
Les gargouilles de l'abbaye, bonheur des oiseaux.

Les gargouilles de l'abbaye, bonheur des oiseaux.

Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie II

Le mythique clocher reconnu dans le monde entier, avec son archange Saint-Michel, (dominant l'abbatiale depuis 1897, oeuvre de Emmanuel Frémiet), juste avant, et on a eu du bol, qu'il soit retiré pour cause de restauration (la précédente avait eu lieu en 1987 je crois). Juste pour être prêt à briller pour le départ de la Grande Boucle?

Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie II

Pour celles et ceux qui n'ont pas connu l'ancien accès au Mont-Saint-Michel, et les problèmes environnementaux que cela posaient, ce plan explique tout: là où désormais une passerelle surplombe la baie, avant, il y avait un immense bloc de goudron, béton (route+parking) qui barrait le passage de l'eau et contribuait à l'ensablement de la baie, et donc au recul-de la mer, risquant à terme (sans travaux, cela se serait sans doute réalisé vers 2020) de faire du Mont-Saint-Michel, non plus une île, mais un espace intégralement terrestre: on a frôlé la catastrophe!

Le "caillou" il y a plus d'un millénaire, et de nos jours.
Le "caillou" il y a plus d'un millénaire, et de nos jours.

Le "caillou" il y a plus d'un millénaire, et de nos jours.

Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie II

C'est avec le fronton de l'abbaye du Mont-Saint-Michel que s'interrompt pour le moment cette visite "automnale". Dans le prochain article, on ouvre les portes (enfin façon de parler hein...) de ce temple d'histoire et de dévotion, toujours lieu de prière, car il y a des accès réservés uniquement aux pratiquants (porteurs d'un badge, le pékin de base est invité à poursuivre son chemin).

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 11:27
Caricature de Carloman pour timesofoman.com

Caricature de Carloman pour timesofoman.com

Crise de la dette grecque : Le retour du spectre du Grexit

 

19 mai 2016

Internazionale Rome

 

Les nouvelles mesures d'austérité adoptées par le Parlement grec vont permettre de débloquer une nouvelle tranche d'aide internationale, mais elles ne vont pas résoudre les problèmes de fond du pays et aggraver les tensions sociales.

La Grèce est de retour. Pas celle des réfugiés qui débarquent à Lesbos, ni celle du camp d’Idomeni, mais la Grèce qui avait fait la Une de tous les journaux européens pendant des mois avant la crise des migrants : celle de la dette publique égale à 182 % du PIB, des négociations à l’infini avec la Troïka, des manifestations contre l’austérité et du risque de sortie de la zone euro.

Il fallait s’y attendre : les problèmes de fond du pays n’ont pas été résolus, les négociations sur le dernier plan de sauvetage sont au point mort depuis des mois et Athènes risque d’être encore une fois à court de liquidités.

Très probablement, les mesures d’austérité adoptées par le Parlement grec le 8 mai – baisse des retraites, augmentation des impôts et des charges sociales pour rapporter 5,4 milliards d’euros – permettront de débloquer la prochaine tranche de 86 milliards d’euros du prêt négocié en juillet 2015. Mais ces mesures auront des effets récessifs sur l’économie du pays ; elles vont provoquer de nouvelles protestations et ne suffiront pas à satisfaire toutes les exigences de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.

 

Un mémorandum encore plus dur que les précédents

Le paradoxe, c’est que c’est Alexis Tsipras qui a mis la pression afin que les réformes soient adoptées par le Parlement, alors que de violentes protestations se tenaient devant l’assemblée. Le chef de Syriza, qui avait remporté les élections en janvier 2015 en promettant la fin de l’austérité et, sept mois plus tard, après avoir perdu le soutien d’une partie de son parti, a été confirmé par un nouveau vote, en obtenant un mandat plus solide et une plus grande légitimité politique dans les négociations internationales.

Le mémorandum signé par Tsipras l’année dernière s’est révélé peut-être encore plus dur que les précédents. Et les mois passés entre le bouclage de cet accord et la discussion effective par le Parlement des nouvelles mesures d’austérité n’ont pas servi à améliorer les conditions de vie des Grecs, ni à créer un climat international plus favorable à la Grèce. Récemment, de nouvelles tensions sont apparues : sceptique quant à la possibilité que le pays parvienne à atteindre une avance primaire de 3,5 % du PIB en 2018, le FMI a proposé une série de “mesures contingentes” qu’il faudra appliquer si cet objectif n’est pas atteint. Mais Athènes s’y oppose, arguant que cela n’a pas fait l’objet de discussions lors des accords de 2015.

Dans ce climat de négociations, de grèves et de manifestations, le spectacle auquel on a assisté au Parlement grec n’est pas très différent de ce que l’on a pu voir par le passé, mais les rôles sont inversés : le Premier ministre Alexis Tsipras défend les réformes et accuse l’opposition – en particulier la droite de Nouvelle démocratie (aujourd’hui menée par Kyriakos Mitsotakis, dernier rejeton d’une des grandes familles politique grecques) – de ne pas avoir de propositions alternatives et d’être irresponsable, tandis que celle-ci l’accuse de ne pas être de gauche et de tenir avant tout à son poste.

Le fait est que, pour sortir d’une crise qui paraît sans solution, la Grèce aurait besoin d’une nouvelle restructuration de sa dette. Officiellement, les Allemands, hérauts de la rigueur fiscale et très attentifs à la protection de leurs intérêts, ne veulent pas en entendre parler. Mais le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel n’y est pas opposé, et la directrice du Fmi, Christine Lagarde, a une position très claire depuis un certain temps : la question d’une décote de la dette grecque doit faire l’objet d’une discussion au même titre que les détails du nouveau plan de sauvetage, pas d’une négociation séparée.

Comme prévu, l’eurogroupe du 9 mai n’a pas levé tous les doutes. Mais les mesures du gouvernement Tsipras ont été accueillies positivement et l’on a évoqué la possibilité de réduire le coût de la dette en prenant en compte les de la Grèce. Parmi les solutions “de long terme”, les ministres des Finances européens ont également évoqué une restructuration de la dette. On en saura un peu davantage lors de l’eurogroupe du 24 mai.

Traduction : Luca Pauti

Pris sur voxeurop.eu

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 08:10

J'ai eu l'occasion d'aller au Mont-Saint-Michel en novembre dernier. Comme beaucoup de monde, je l'avais à la télévision, en photo, mais jamais de mes propres yeux. Une chose est sûre: une fois que l'on arrive sur la passerelle, en descendant de la navette, on ne peut qu'être impressionné par...l'oeuvre que cela représente. Il faut s'imaginer ce caillou, il y plus d'un millénaire, quand des pionners ont commencé à s'y établir. Alors oui, l'ouvrage est admirable, et d'autant plus depuis que le parking qui jusqu'alors était aux abords du Mont a été repoussé dans les terres.

Petite visite guidée en plusieurs parties.

Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie I
Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie I
Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie I

Dès que l'on arrive, il faut prendre le temps d'observer partout: en haut, en bas, à droite, à gauche, faire demi-tour, car le caillou recèle, au sens propre du terme de 1001 trésors à observer.

Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie I

Ceci est un espace public. Non pas une rue, mais disons plutôt une ruelle, dans laquelle les épaules risquent de frotter les murs. Elle nous emmène vers les maisons habitées du Mont-Saint-Michel. Car le Mont-Saint-Michel est une commune de 41 habitants (recensement de 2013) dont les habitants sont nommés les Montois. Elle dispose d'une mairie en dessous de laquelle on passe dès que l'on entre dans le Mont.

Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie I
Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie I
Voyage au Mont-Saint-Michel (40) : Partie I

Mont-Saint-Michel, Mercredi 18 Novembre 2015.

 

 

C'est ici que s'achève la partie gratuite de la visite. Ensuite, c'est la fameuse abbaye qui a fait la renommée internationale du Mont. Mais, ça, ce sera pour un prochain article...

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:33
Chypre : l'extrême-droite fait son entrée au Parlement

Chypre. Percée de l’extrême droite dans le scrutin d’après-crise

 

Publié le

 

Lassés par la crise et la corruption, les électeurs chypriotes ont largement boudé les urnes ce 22 mai. Le résultat est fragmenté et voit l’entrée au Parlement du Front populaire national (Elam), un parti inspiré de l’Aube dorée grecque.

 

Pour la première fois dans son histoire, et au bout de sa deuxième tentative, le parti ultranationaliste Elam (Front populaire national) a franchi le seuil de 3,6 % et fait son entrée au Parlement chypriote. Ce qui fait dire à Phileleftheros en titre : “La deuxième était la bonne”.  

“Ayant réuni 3,71 % des votes, le parti sera représenté par deux députés [sur 56] au Parlement”, relate le quotidien indépendant, qui indique que ce n’est pas seulement dans la capitale Nicosie qu’Elam a augmenté ses scores ce 22 mai, mais dans toute la partie grecque de l’île.  

La participation était cependant très basse, alors que le vote est en théorie obligatoire. Plus de 30 % des Chypriotes, las des années de difficultés économiques et de la corruption des élites, se sont abstenus. Ils étaient 21 % lors des législatives de 2011.  

 

“Comparé à Aube dorée, c’est la cour de récré”

Comme l’explique I Kathimerini, Elam a été créé en 2008 dans le sillage d’Aube dorée, le parti néonazi grec. Mais ses positions sont néanmoins plus modérées que celles de son équivalent grec, estime le politologue Hubert Faustmann, cité par le journal, pour qui, comparé à Aube dorée, “Elam c’est la cour de récré”.

De son côté, le parti du président Nicos Anastasiades (droite), le Ralliement démocratique, qui a négocié le plan de sauvetage de l’île et le programme d’austérité, a obtenu 30,6 % des voix (en baisse de 3,7 points). Il est suivi par le parti communiste Akel (25,6 %, en baisse de 7 points). Mais le nouveau gouvernement ne sera formé qu’après l’élection présidentielle de 2018, rappelle le journal.
 

D’ici là, “les problèmes des Chypriotes ne seront pas résolus [par le gouvernement actuel] : chômage, occupation de l’île, dépôts bancaires amputés [dans le cadre des mesures de sauvetage]”, déplore le président d’Elam, Christos Christou, cité par Phileleftheros. “Notre rôle est de donner des solutions qui ont un sens à notre peuple.”

Si les ultranationalistes n’ont que deux sièges (sur un total de cinquante-six), ils pourraient cependant nuire aux négociations en cours avec la partie turque de Chypre, prévoit I Kathimerini. L’île de Chypre est divisée en deux depuis 1974, et seule la partie sud, membre de l’UE, est reconnue par la communauté internationale. Des pourparlers ont lieu depuis mai 2015, mais Elam est farouchement opposé à l’idée d’une réconciliation.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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