Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : PourquoiPasPoitiers
  • : PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
  • Contact

Spirit of the 1970's

Sunglasses-Cigare-cravate-et-gilet.JPG
Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
1930961_30625904006_410_n.jpg

Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

http://img40.xooimage.com/files/6/e/8/logopb86-1176646.png

En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

Les Dossiers D'antan...

29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 09:00

 

 

Antenne 2, Vidéomaton, Samedi 29 Décembre 1984.

 

Message personnel: ce message s'adresse à une femme qui a pris un rond-point sur l'avenue du 8 Mai 1945 le matin du 20 Octobre dernier à Poitiers. Quand une personne est engagée sur un giratoire, et qu'elle indique à l'aide de son clignotant qu'elle tourne autour de ce giratoire, et qu'une autre voiture cherche à s'engager dans ce même giratoire, cette dernière freine et laisse le premier véhicule poursuivre son chemin, afin d'éviter un accident. Et quand on grille une priorité sur un giratoire, au moins, on s'excuse. Alors comme disait Thierry Lhermitte, "Madame, vous êtes une grosse conne, et je vous emmerde".

 

PS: je suis sympa, je vous donne un cours d'usage pratique des giratoires. C'est en espagnol, mais le dessin, ça reste universel.

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 10:57

Logo-Le-Monde-1976.jpg

Mort de Maurice Duverger, le « pape » de la science politique française

LE MONDE | 22.12.2014 à 14h05

duverger-Il-fatto-quotidiano.JPG

Capture d'écran prise sur le site italien ilfattoquotidiano.it. La mort de M. Duverger a, et cela peut surprendre, un écho international.

Pour toute une génération de lecteurs du Monde et d’étudiants en droit ou à Sciences Po, Maurice Duverger fut une référence, une « signature » qui les poussait à la réflexion et les éveilla à la politique. Maurice Duverger est mort le dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 décembre, à l’âge de 97 ans. Chroniqueur durant un demi-siècle au journal fondé par Hubert Beuve-Méry, il fut surtout le « pape » de la science politique française à laquelle il donna, dans les années 1950, ses lettres de noblesse.

Il devait ce magistère à une grande clarté d’esprit, alliée à une curiosité intellectuelle qui le poussait à aborder tous les sujets ou presque. Son influence était grande et suscitait une légitime curiosité.

Périodiquement, Maurice Duverger était sommé de s’expliquer sur ses engagements politiques d’avant-guerre et ses écrits de jeunesse sous l’Occupation. L’article qui lui a été le plus reproché figure dans les numéros de juin et décembre 1941 de la Revue de droit public et de la science politique. Intitulée « La situation des fonctionnaires depuis la révolution de 1940 », cette étude en deux parties porte sur les lois de Vichy qui excluent les juifs et les femmes mariées de la fonction publique. Cet article, répétait Maurice Duverger lorsqu’on lui en faisait grief, se voulait purement scientifique, c’est-à-dire descriptif et neutre. Selon l’usage, l’auteur n’avait pas à juger du bien-fondé de ces mesures.

Lire aussi : Duverger, un jeune juriste sous l’Occupation

Il était né le 5 juin 1917 à Angoulême dans une famille bourgeoise par sa mère, modeste par son père, qui fut représentant en papeterie. Les Duverger vivent à Bordeaux. Maurice est élève au collège catholique Grand-Lebrun, où l’a précédé François Mauriac. La politique l’attire déjà. Fin 1933, il adhère à l’Union populaire républicaine, dont la figure de proue est un jeune professeur de l’enseignement libre en Gironde, Philippe Henriot, le futur ministre de la propagande de Vichy.

En décembre 1936, Maurice Duverger rompt avec Henriot dont l’art oratoire, dira-t-il plus tard, le fascinait, pour rejoindre le Parti populaire français de Jacques Doriot. Le Parti populaire français (PPF) n’est pas encore le mouvement fasciste qu’il deviendra. Mais c’est déjà une formation populiste, antiparlementaire, où les antisémites donnent de la voix. Maurice Duverger est promu secrétaire de la Fédération du Sud-Ouest des jeunes doriotistes, l’Union populaire de la jeunesse française. « Tout cela, écrira-t-il dans un livre de souvenirs, était idéaliste et irréaliste. J’avais vingt ans » (L’Autre côté des choses, Albin Michel, 1977).

A partir de 1938, ayant quitté le PPF parce « qu’il a dévié vers la droite », Maurice Duverger se consacre à sa formation de juriste. Il a choisi cette voie un peu par hasard : « Quand on ne sait pas [où aller] en sortant du bac, on finit à la faculté de droit. » En 1942, il est reçu à l’agrégation de droit public après avoir soutenu sa thèse sur L’Affectation des immeubles domaniaux aux services publics. Professeur de droit à Poitiers (1942-1943), puis à Bordeaux (1943-1955), il est nommé dans la capitale en 1955 où il enseignera jusqu’à l’âge de la retraite, en 1985, à la faculté de droit puis à l’université Paris-I, en même temps qu’à l’Institut d’études politiques (IEP) de la rue Saint-Guillaume.

Aux côtés de Beuve-Méry

En 1946, alors qu’il vient de créer l’IEP de Bordeaux, il publie ses premiers « papiers » dans Le Monde. Il a été recommandé à Hubert Beuve-Méry par un proche de celui-ci, le Père dominicain Jean Maydieu. Le fondateur du Monde et Maurice Duverger nouent des relations étroites. Elles conduisent le second à s’engager fermement aux côtés du premier lors de la crise que traverse le journal en 1951.

Hubert Beuve-Méry a donné sa démission de patron du Monde le 27 juillet de cette année-là, fatigué qu’il est des pressions exercées sur la ligne éditoriale du journal par les deux autres membres du comité de direction, René Courtin et Christian Funck-Brentano. Ceux-ci reprochent au directeur et gérant du Monde l’orientation « neutraliste et démoralisante » du quotidien. En un mot de n’être ni assez atlantiste – on est en pleine guerre froide – ni suffisamment souple à l’égard du pouvoir et de l’argent.

Maurice Duverger organise la contre-offensive juridique et sollicite la médiation de Jean Monnet, l’un des « pères » de l’Europe. Finalement, fort du soutien des journalistes et des lecteurs du Monde, « Beuve » est rétabli dans ses fonctions, son autorité renforcée. Une nouvelle entité voit le jour, la Société des rédacteurs, qui détient 28 % de la SARL Le Monde.
Maurice Duverger, même s’il collabore aussi à Sud-Ouest, à L’Express et au Nouvel Observateur, est l’une des grandes signatures du Monde. Huit cents articles entre 1946 et 1994, souvent publiés à la « une » du quotidien, sur les sujets les plus variés : les institutions de la Ve République, l’évolution des régimes communistes, les relations transatlantiques, l’avenir de l’enseignement supérieur… Il n’y a guère que l’univers de l’entreprise pour échapper à la sagacité du « professeur au journal Le Monde », le titre qui résume le mieux le ton et la portée de ses « papiers ».

Au centre gauche

Ses prises de position marquées au centre gauche, d’un socialisme critique, suscitent les répliques d’innombrables contradicteurs, surtout parmi les gaullistes et les communistes. Il ne dédaigne pas non plus croiser le fer avec ses collègues de l’université, tel Georges Vedel, l’autre grand constitutionnaliste du moment. Ou avec le philosophe Raymond Aron. Celui-ci lui reproche la cécité dont il fait preuve, à l’occasion, à l’égard de l’URSS. Maurice Duverger : « Le parti unique russe apparaît comme un organisme vivant, dont les cellules se renouvellent perpétuellement. La crainte de purges maintient les militants en haleine, réveille constamment leur zèle. »

Le « professeur au journal Le Monde » est un journaliste écouté. C’est d’abord un universitaire éminent qui a promu la science politique au rang de discipline à part entière en lui donnant son autonomie par rapport à sa matrice, le droit public.

Dès le début de sa carrière universitaire, Maurice Duverger s’est intéressé aux partis politiques et aux systèmes électoraux sous un angle comparatif, une démarche originale pour l’époque. En 1951, il publie chez Armand Colin son œuvre majeure, Les Partis politiques, qui sera rééditée neuf fois et traduite en neuf langues.

Tirées de cet ouvrage, les «Lois de Duverger» deviennent fameuses. Aucun étudiant en science politique, en France et à l’étranger, n’est censé les ignorer : « Le scrutin majoritaire à un seul tour tend au dualisme des partis. » Ainsi en Grande-Bretagne. « Le scrutin majoritaire à deux tours ou la représentation proportionnelle tendent au multipartisme. » Ainsi en France et en Italie. Facilement mémorisables, d’où leur popularité, ces thèses ont été réfutées depuis. Les réalités sociales auraient davantage d’influence sur l’éventail des partis politiques que le mode de scrutin, disent aujourd’hui les politologues.

On doit aussi à Maurice Duverger le concept de « régime semi-présidentiel », celui de la VRépublique, autre pont aux ânes de la science politique contemporaine. Il donnait corps à ces lois et concepts dans d’innombrables manuels (il en a signé une dizaine), publiés dans la collection «Thémis» qu’il avait fondée et longtemps dirigée aux Presses universitaires de France. Destinée aux étudiants en droit et en science politique, «Thémis» compte parmi ses best-sellers l’ouvrage probablement le plus lu de Maurice Duverger, Institutions politiques et droit constitutionnel.

Un mandarin atypique

Pédagogue aux PUF, Maurice Duverger se voulait aussi essayiste. Il est l’auteur de nombreux livres de réflexion parmi lesquels : Introduction à la politique (Gallimard, 1964), La Démocratie sans le peuple (Le Seuil, 1967), Janus : les deux faces de l’Occident (Fayard, 1972), La Monarchie républicaine (Fayard, 1974), Les Orangers du lac Balaton (Seuil, 1980), Le Lièvre libéral et la tortue européenne (Albin Michel, 1990)…

La polyvalence de Maurice Duverger, plutôt rare à son époque – universitaire, journaliste, éditeur –, en faisait un mandarin atypique. En juin 1989, à la veille de la chute du mur de Berlin, il avait ajouté une nouvelle corde à son arc : l’action politique. Il s’était fait élire député européen sur une liste du Parti communiste italien et s’en était justifié en ces termes : «Parce que l’orientation [de ce parti] conduit à son intégration pleine et entière dans la démocratie, les cyprès dont il entoure les tombeaux de la place Rouge pourraient devenir aussi vivaces que ceux de la voie Appienne auprès des mausolées qui la bordent. »

Bertrand Le Gendre

 

Bonus-vidéo:

un débat entre Maurice Duverger et Léo Hamon, porte parole du gouvernement Pompidou, sur le plateau de l'ORTF, pendant la crise (alors étudiante) de Mai 1968

 

 

 ORTF, 15 Mai 1968.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:36

Jacques Chancel et sa passion du Tour

 

Antenne 2, Aujourd'hui la Vie, 23 Juin 1986.

 

Interview du Président de la Commission Européenne Jacques Delors à Reims

 

Antenne 2, A Chacun son Tour, 4 Juillet 1985.

 

Outre ses nombreuses occupations médiatiques (TV+Radio), Jacques Chancel a présenté dans les années 1980, l'émission qui succédait à l'étape du jour, "A Chacun son Tour", sur Antenne 2.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:53

Un Pass Education, illustration prise sur le site du ministère de l'Eduction Nationale.

 

Qu'est ce que le "Pass Education"?

Lancé en avril 2009, le pass éducation permet à tous les enseignants en activité dans les écoles et les établissements du second degré publics et privés sous contrat (école, collège, lycée) d'accéder gratuitement aux collections permanentes des musées et monuments nationaux.

Le pass éducation en pratique

Les cartes seront distribuées aux enseignants par les directeurs d'école et les chefs d'établissement dans les collèges et les lycées dans le courant du mois de janvier 2012.

Ce nouveau pass éducation sera valable pour la période 2012-2015

+ 30 % : c’est la hausse de fréquentation des musées par les enseignants entre 2009 et 2011 grâce au pass éducation 

Plus de 150 : c’est le nombre de lieux de culture auxquels les enseignants peuvent accéder gratuitement avec le pass éducation 

850 000 : c’est le nombre d’enseignants qui seront dotés du pass éducation 

2,3 milliards d'euros : c’est l’investissement de l'État en faveur de l’éducation artistique et culturelle

 

Source: Education Nationale.

 

Pourquoi c'est injuste?

Les enseignants, corps évidemment majoritaire de l'Education Nationale, représentent plus de 80% de l'ensemble de ce ministère. Les 20% restants n'y ont pas droit, soit près de 200.000 personnes qui sont laissés de côté au titre qu'elles n'enseignent pas. Pourquoi cette honteuse discrimination? Pourquoi ces personnes, dont une grande partie gagne un plus faible traitement que le corps enseignant ne pourraient-elles pas avoir un accès favorisé à la culture? En quoi par exemple, un administratif, un personnel d'accueil, les CPE et ASSEDU, les infirmières scolaires, les agents d'entretien, de cuisine et de maintenance les membres des établissements publics tels que le CNED, CANOPE et son réseau, les agents des rectorats ainsi que ceux que j'oublie, seraient ils moins "légitimes" de bénéficier de cet avantage que le prof de sport, de mathématiques, de langues mais aussi de restauration, de menuiserie, de comptabilité, de mécanique auto pour bénéficier d'un accès gratuit à certains musées? Ne rend-on pas compte du tort qui est fait à l'ensemble de ces personnels, comme si le message était de leur dire: "Oui enfin bon, vous les musées, professionnellement parlant cela ne vous apporte rien"?

 

L'Education Nationale: 1039900 agents dont 839700 enseignants, dont ceux du privé sous contrat, pour l'année scoalire 2013-2014, chiffres du Ministère.

 

Proposition

Voilà une mesure qui permettrait au gouvernement de faire bonne figure auprès de ses personnels, qui eux aussi, contribuent au bon fonctionnement de l'ensemble des services de l'Education Nationale, et qui vivent en permanence dans l'ombre du corps majoritaire. Avec le gel du point d'indice en place depuis 2010, pour les bas salaires, très souvent, c'est le budget culture qui est le premier à être réduit. Je propose donc sans condition la généralisation à l'ensemble des personnels membres de la communauté éducative du Pass Education. Alors que l'on a fait inscrire sur l'ensemble des mairies la devise de la République, voilà qui permettrait de mettre en valeur la notion "d'égalité".

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 09:03
Charlie est en danger!  
05 Nov 2014

Lecteurs, lectrices, amis, amies, la dernière fois que nous nous sommes adressés à vous pour vous demander de l'aide, c'était en novembre 2011 au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo. On était à poil sur le trottoir, les pieds dans la cendre en train de trier nos affaires dans une odeur de brûlé qui nous suit encore. Ce qui n'a pas fondu ou ce qui n'est pas parti en cendres ce jour-là, nous continuons de travailler avec. Nous sommes des gens économes. Vos dons nous ont permis dans l'urgence de nous reloger. On y pense encore avec émotion.

On a beau être économes, bricoleurs et débrouillards, il est devenu difficile pour nous de résister à ce qu'on appelle depuis trop longtemps la "crise de la presse", qui engloutit peu à peu les titres imprimés sur du bon vieux papier. Une crise qui a été provoquée ou en tout cas aggravée par la presse elle-même.

Les éditeurs et les distributeurs ont été incapables de s'entendre pour sauver un système de diffusion qui coûte de plus en plus cher sans être plus efficace. Oui, je sais que toi, Yvon de Lanildut (Finistère), tu ne peux plus trouver ton journal préféré au café du bourg, il te faut prendre la bagnole pour aller à Porspoder ou à Ploudalmézeau. Les marchands de journaux font un boulot de chien payé avec un lance-pierre.

Des éditeurs de presse qui se financent avec la pub ont trouvé malin de mettre gratuitement le contenu de leur publication sur le Net. La pub devait payer le journal. La pub sur le Net paie que dalle ou pas assez, du coup les éditions numériques deviennent toutes peu à peu payantes. Les lecteurs, à qui on a fait croire que l'information pouvait être gratuite, rechignent à débourser quelques centimes pour lire ce qu'ils ont pris l'habitude de lire gratuitement. Entre-temps, les marchands de journaux, concurrencés déloyalement par les éditions numériques gratuites, ont mis la clé sous la porte...

Moins on vend de journaux, plus ils coûtent cher à fabriquer et à distribuer, alors on augmente leur prix...

L'autre crise, la bonne vieille crise économique, qui rince tous les foyers, s'ajoute à la crise de la presse. Je sais qu'Annie, de Montélimar (Drôme), a dû renoncer à acheter la presse régulièrement depuis qu'elle est à la retraite. C'est soit Charlie, soit un repas. On en est là.

Aidez-nous. Les ventes ne couvrent plus le coût de fabrication du journal, sa viabilité est menacée.

Il n'est pas question pour nous d'augmenter le prix de vente de Charlie, et pourtant il faut qu'on trouve rapidement les moyens de continuer à exister sans dépendre d'actionnaires extérieurs ou de l'attaque de banques.

Il n'y a qu'un Charlie Hebdo!

Charlie Hebdo doit rester cette splendide verrue sur le nez mou du consensus médiatique ! Que deviendrait la meute des curés de la bien-pensance, qui nous traitent alternativement de pédés, d'homophobes, de Juifs, d'Arabes, d'islamophobes, de christianophobes, de laïcards, de féministes, de misogynes, de bougnoules, de racistes, de gauchistes, de socialistes, de végétariens, de mangeurs de cadavres, d'anarchistes, de staliniens, de punks à chien, de centristes à chat (consultez les réseaux sociaux pour avoir la liste complète) ?

Aujourd'hui, vous pouvez soutenir la résistance aux deux premières religions du monde : l'Intolérance et la Bêtise. Rejoignez le djihad pacifique contre la connerie !

C'est possible en faisant un don à Charlie Hebdo. Un don défiscalisé à hauteur de 66% pour les particuliers et de 60% pour les entreprises.

- Votre reçu fiscal vous sera envoyé au moment de la déclaration d'impôt sur les revenus. 

 

Vous pouvez donc nous faire un don en ligne (sur le site sécurisé de la Caisse des Dépôts et Consignations), ou nous envoyer un chèque, à l'aide du formulaire ci-desous.

bareme deduction

 


Pour nous faire un don, défiscalisé à hauteur de 66% dans la limite de 20% de votre revenu imposable, il vous suffit de télécharger ce formulaire, et de l’envoyer avec votre chèque à l’association Presse et Pluralisme. Merci.

Association "Presse et pluralisme"
TSA 32649

91764 Palaiseau

 

 

Pris sur le site de Charlie Hebdo.

 

Je fus un lecteur inconditionnel de Charlie Hebdo il y a dix ans de cela. Chaque mercredi, c'était mon plaisir matinal que d'aller chez mon buraliste dépenser mes 2€00 pour avoir mon Charlie. Et puis la couleur est arrivée, Charlie ne résistant pas à la force de la modernisation. J'ai diversifié mes lectures, et le temps m'a manqué. Mais chaque semaine, je sais que la Une de Charlie me fait rire, bien que ne l'achetant qu'à de rares occasions (cela dit, je consomme très peu de presse papier, je ne suis pas vraiment le citoyen-consommateur idéal pour les marchands de journaux, bien que j'achète uniquement chez eux, et non pas en supermarché, la presse papier).

Aujourd'hui, Charlie a 22 ans, et il ne va pas bien.

Parce qu'il est insolent et qu'il s'en prend à tout le monde sans discrimination, parce qu'il sait être méchant, parce qu'il est drôle, parce que parfois il est chiant, parce que ça peut lui arriver de choquer, mais surtout parce que sans actionnaires externes c'est l'un des rares espaces de liberté intégrale dans la presse papier, Charlie doit vivre sans perdre son identité, sans devoir ouvrir ses colonnes à la publicité. Et surtout parce que sans Charlie, il y aura quelqu'un d'irremplaçable qui sera absent, tant de nos kiosques, que de nous autres, amoureux de la liberté d'expression.

Aidons Charlie Hebdo!

 

Deux petits liens: un article de Les Inrocks, l'un des trop rares journaux à partager la détresse de Charlie Hedbo; un billet d'un élu lyonnais, véritable plaidoyer pour Charlie Hebdo.

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 11:56
Avec le Futuroscope, le Poitou s'en tire plutôt pas trop mal, sahcanr que généralement il permet de situer la ville de Poitiers, vue que hors du Poitou, tout le monde parle du "Futuroscope de Poitiers"
Carte de FranceTrouvé quelque part sur twitter, hélas dont je suis incapable de vous dire ma source.
Partager cet article
Repost0
5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 09:30

 

 

La télévision française, toujours en quête de programme "novateur" va diffuser probablement dans le curant de l'année 2015 une émission où des personnalités politiques vont se mettre dans la peau des "vraies gens". Une idée qui de prime abord peut se révéler intéressante, originale, mais qui au final risque d'aggrandir davantage le fossé entre le citoyen et ses élus. Ces élus auraient donc besoin de se déguiser, de se travestir afin de vivre la réalité du quotidien de leurs concitoyens afin de se rendre compte de ce qui ne va pas.

Oui, cette initiative, risque surtout de montrer que ces personnes "ne touchent plus terre" et qu'elles ont besoin de "s'immerger" de manière forcée, et suivie par des caméras pour prendre conscience de la réalité. Au risque de donner raison à ce qui prétendaient, il y a quelques décennies, que l'élection est un "piège à cons".

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 09:32
Eric sans Ramzy

Rencontre | Avec “Platane”, diffusée le lundi sur Canal+, Eric Judor passe en mode solo. Une série osée et bien frappée où l'on retrouve l'humour kamikaze et l'autodérision féroce du comédien.

Le 10/09/2011 à 00h00
Isabelle Poitte - Télérama n° 3217

Eric Judor, dans le dernier film de Quentin Dupieux, Wrong Cops. Image prise sur chasseurdecool.fr

 

Jouer au flic et au voyou dans un Paris désert, transformer la tour Montparnasse en cour de récré pour laveurs de vitres décérébrés, créer des moutons fans de Karl Lagerfeld, pourrir la vie de chroniqueurs télé à coup de vannes débiles... En quinze ans de carrière, la complicité d'Eric et Ramzy n'a pas connu beaucoup de limites : elle a toujours fonctionné sur le principe de la surenchère absurde. Et c'est pour ça qu'on les croyait inséparables.

“Platane” au tournant
A tort. Il y a deux ans, privé de sa moitié chevelue (partie tourner le film Il reste du jambon ?), Eric Judor s'est retrouvé face à un défi majeur : poursuivre seul sa route. Angoisse et cogitation qui le conduiront droit... dans un arbre. Ou plutôt dans Platane, série moderne et référencée qu'il a coécrite et coréalisée pour Canal+, et pour laquelle il s'est créé un double de fiction aussi infréquentable qu'hilarant. Un Eric Judor pour de faux – condensé désastreux de tous les défauts réels et supposés de l'original – qui, à la suite d'un accident de voiture (contre un platane, donc) et d'un an de coma, décide de tourner le dos à l'humour pour offrir au monde un film sérieux. Quitte à écrabouiller son prochain pour y arriver. Entre réalisme loufoque et malaise désopilant, la série lorgne du côté de la comédie anglo-saxonne, tendance autodérision féroce.

Eric Judor sur les traces du génial Britannique Ricky Gervais (The Office, Extras), et des Américains Jerry Seinfeld et Larry David (Larry et son nombril), le virage n'est pas si surprenant. Depuis quelques années, le tandem potache affiche son ambition d'« élargir sa palette comique ». Dans la torpeur d'un grand hôtel parisien en plein mois d'août, le créateur de Pla­tane parle de « rigueur », de « nouvelle orientation artistique ». On pense fugacement à une époque pas si lointaine où interviewer Eric et Ramzy, experts en chahut régressif, relevait de la mission impossible.

“A nos débuts, beaucoup de gens ont pensé : ‘Ils n'ont rien à dire, ces mecs-là’.”

La page est tournée. Aujourd'hui, le jeune quadra en jean-baskets, blagues faciles – « Je vous donne jusqu'à 22 heures, après je dois aller chercher mes enfants à la crèche » – et rire désar­mant, s'étonne (et se réjouit) de susciter l'intérêt d'une presse qui n'a pas toujours été tendre avec le duo. « Les critiques les plus dures remontent à nos débuts, avec La Tour Montparnasse infernale. Libé trouvait notre manière de jouer lamentable. Je pense surtout que notre style n'était pas attendu. On allait à contre-courant des comédies françaises habituelles. Il n'y avait rien de social, ce n'était que du burlesque. Beaucoup de gens ont pensé : “Ils n'ont rien à dire, ces mecs-là”, d'autant plus qu'au même moment, Jamel développait un humour très engagé, il avait toujours un truc à dire sur la banlieue. »

Eux, venus aussi de l'autre côté du périph mais fous des Marx Brothers, évitent soigneusement l'étiquette « cité », revendiquent la légèreté. Mais s'égarent dans des projets navrants, les Dalton, et Double Zéro, qu'ils renieront. « Jusque-là, on faisait un peu ce métier en touristes. On pensait que notre énergie, nos vannes au service d'un projet suffisaient mais non : le point de vue d'un autre réalisateur ou d'un autre auteur donnait quelque chose de radicalement différent. Après un spectacle, une série [la sitcom H sur Canal+, NDLR], et trois films, il fallait qu'on maîtrise beaucoup plus d'étapes dans notre travail, l'écriture, la réalisation, le montage. On a écrit Moot-Moot et pris en main le projet du début à la fin. Ce plaisir du travail bien fait – de notre point de vue en tous cas –, on a voulu le réitérer. »

De “Seuls two” à tout seul
Leur incursion dans l'univers arty du réalisateur Quentin Dupieux (alias Mr Oizo, figure de la scène électro) les hisse à un « niveau supérieur ». Steak, film ovni, qu'on pourrait situer quelque part entre Elephant et les Monty Python, casse la mécanique trop bien rodée du duo : « Avec Quentin on n'est pas dans le gag à effet immédiat. C'est l'ensemble qui constitue un objet comique. » Peu importe que le film n'ait pas marché. « C'était génial d'essayer d'entraîner les gens ailleurs. Et pour Ramzy et moi, cette expérience a eu une vraie valeur éducative comique. » Passés derrière la caméra pour Seuls two, ils osent se donner du temps pour mieux distordre la langue jusqu'au non-sens, installer des scènes intimistes, laisser traîner les silences embarrassés. Registre qui réussit particulièrement à Platane.

“Ramzy n'a pas voulu voir ‘Platane’ tout de suite, mais il a demandé les DVD. C'est dur, il a l'impression que je le trompe.”

Le projet a pourtant commencé dans le doute, « parce que j'étais complètement perdu sans mon partenaire, mon miroir. Il a fallu que je réapprenne à vivre sans ces béquilles-là. Mais quand je me suis rendu compte que je pouvais marcher sans elles, ça m'a fait du bien aussi. » Impossible pour autant de prolonger trop longtemps la séparation. « Ramzy n'a pas voulu voir Platane tout de suite, mais il a demandé les DVD. C'est dur, il a l'impression que je le trompe. » Ils se sont retrouvés pour tourner Halal police d'Etat, sorti en début d'année, et parlent d'éventuelles retrouvailles sur scène.

Eric et Ramzy forment un couple fusionnel (mais avec des « sensibilités différentes »), dans lequel chacun sait ce qu'il doit à l'autre : c'est-à-dire à peu près tout. Sans « [s]on Ramzy », rencontré dans un bar au milieu des années 1990 (« Il a répondu à mes avances ­comiques et on ne s'est plus lâchés »), Eric Judor, alors logisticien, n'aurait sans doute jamais mis les pieds sur scène. Et encore moins pratiqué cette forme d'humour kamikaze, entre délires en circuit fermé et flirt avec le bide : « Avec Ramzy, j'étais sûr qu'il y en aurait au moins un qui allait se marrer. Pendant un Olympia, on s'est pris dix minutes de silence dans la salle alors qu'on pleurait de rire sur scène. Cette attirance du vide, c'est vraiment la couleur de notre carrière. Certains vont dire que c'est lamentable, d'autres que c'est incroyable. Moi je pense que c'est ce qui nous réussit le mieux. »

Ni Astérix ni Federer
A 43 ans Eric Judor sait ce qu'il veut. Et ce qu'il ne veut plus. Il a refusé le rôle d'Astérix, « une erreur de casting totale : moi le métis mi-autrichien, mi-guadeloupéen en Gaulois » ! Il vient de tourner dans le film de Quentin Dupieux aux Etats-Unis. On l'imaginait visant les records d'entrées, on le retrouve en égérie underground... Lui assure préférer « faire mourir de rire une personne plutôt que d'en faire sourire mille » (la phrase est de Ramzy). Et cite le très peu consensuel Ricky Gervais comme modèle d'intégrité artistique. Quand on lui fait remarquer que son faux double de Platane est un obsédé de la reconnaissance, il éclate de rire. Et dément, sur ce point, toute ressemblance avec la réalité... mais admet un « besoin quasi maladif de tout contrôler ». Il confirme au passage que, comme dans la série, ses parents (une mère traductrice et un père militaire reconverti en conseiller d'éducation) sont loin d'être ses premiers fans.

“Je donnerais tout pour être Federer... Enfin, non. J'exagère. Je préfère rester moi.”

Spontané, Eric Judor n'est pas de ces comiques qui s'arrêtent de faire le pitre à la ville : il avoue « sortir beaucoup » au grand dam de sa compagne, « adore [s]e marrer avec [s]es potes », sans traquer les bonnes vannes au magnéto... Ce qui ne l'empêche pas d'« écrire beaucoup ». On le dit rigoureux et bosseur. Qualités qui l'ont sans doute aidé à l'adolescence à tenter une carrière de tennisman professionnel. En vain. « J'étais trop nul, lance-t-il avec un air désolé. Même aujourd'hui je donnerais tout pour être Federer... Enfin, non. J'exagère. Je préfère rester moi... » Avec pour défi de ne pas devenir un « vieux monsieur de l'humour » exploitant sans fin le même fond de commerce.


Pour ma part, je recommande de regarder: H, La Tour Montparnasse Infernale, Steak, Platane et Wrong Cops. Le reste, soit je n'ai pas aimé, soit je n'ai pas vu.

Partager cet article
Repost0

POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
500095 visites.062.JPG

Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

http://www.forum-auto.com/uploads/200504/vignet_1114629809_78fa.jpg
http://www.forum-auto.com/uploads/200512/vignet_1133556357_77.jpg