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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:10

"Réformer les territoires pour réformer la France"

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Depuis deux siècles, la République a cherché à concilier l’unité de l’Etat, avec l’exercice le plus libre possible de la démocratie locale.

Mais il a fallu attendre les grandes lois de décentralisation de 1982 sous la Présidence de François Mitterrand, pour élargir les responsabilités des communes et des départements, et faire des régions des collectivités locales à part entière.

Puis sous la présidence de Jacques Chirac, la République décentralisée a été consacrée dans la Constitution. C’était aussi une façon de reconnaître que nos territoires et les élus qui les représentent, ont incontestablement contribué depuis trente ans à la modernisation du pays et à l’amélioration de la vie quotidienne des Français.

Le temps est venu de donner une forme nouvelle à cette ambition. Parce que notre organisation territoriale a vieilli et que les strates se sont accumulées. Parce que les moyens de communication, les mutations économiques, les modes de vie ont effacé les limites administratives. Parce que nous devons répondre aux inquiétudes des citoyens qui vivent à l’écart des centres les plus dynamiques et qui redoutent d’être délaissés par l’Etat en milieu rural comme dans les quartiers populaires.

Le temps est donc venu de simplifier et clarifier pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources. Le temps est venu d’offrir une meilleure qualité de service et de moins solliciter le contribuable tout en assurant la solidarité financière entre collectivités selon leur niveau de richesse.

La réforme que j’ai demandée au Premier ministre et au Gouvernement de mettre en œuvre, en y associant toutes les familles politiques, est majeure. Il s’agit de transformer pour plusieurs décennies l’architecture territoriale de la République.

Au plus près des habitants, la commune est l’institution à laquelle chaque Français est le plus attaché. C’est dans ce cadre que se pratiquent chaque jour la solidarité et la citoyenneté. Elle doit demeurer « une petite République dans la grande ». La spécificité de notre pays c’est de compter 36700 communes.

L’ensemble du territoire national est aujourd’hui couvert par des intercommunalités. Mais elles sont de taille différente et avec des moyens trop faibles pour porter des projets.

Ce processus d’intégration doit se poursuivre et s’amplifier. C’est le sens de la réforme proposée. Les intercommunalités changeront d’échelle. Chacune d’entre elles devra regrouper au moins 20 000 habitants à partir du 1er janvier 2017, contre 5000 aujourd’hui. Des adaptations seront prévues pour les zones de montagne et les territoires faiblement peuplés.

L’intercommunalité deviendra donc, dans le respect de l’identité communale, la structure de proximité et d’efficacité de l’action locale. Il faudra en tenir compte pour lui donner le moment venu toute sa légitimité démocratique. Comme il en a été décidé pour les 13 métropoles et le Grand Paris qui ont été créés par la loi du 27 janvier 2014.

Les régions, quant à elles, se sont imposées comme des acteurs majeurs de l’aménagement du territoire. Mais elles sont à l’étroit dans des espaces qui sont hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années soixante. Leurs ressources ne correspondent plus à leurs compétences, qui elles-mêmes ne sont plus adaptées au développement de l’économie locale.

Pour les renforcer, je propose donc de ramener leur nombre de 22 à 14. Elles seront ainsi de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales. Une carte a été définie. Elle prend en compte les volontés de coopération qui ont été déjà engagées par les élus, dont je veux saluer le sens de l'intérêt général. Elle sera soumise au débat parlementaire. Mais il faut aller vite car il ne nous est pas permis de tergiverser sur un sujet aussi important pour l’avenir du pays.

Demain, ces grandes régions auront davantage de responsabilités. Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures.

Pour remplir leur rôle, elles disposeront de moyens financiers propres et dynamiques. Et elles seront gérées par des assemblées de taille raisonnable. Ce qui veut dire moins d’élus.

Dans ce nouveau contexte, le conseil général devra à terme disparaître. La création de grandes régions, et le renforcement des intercommunalités absorberont une large part de ses attributions. Mais cette décision doit être mise en œuvre de façon progressive car le conseil général joue un rôle essentiel dans la solidarité de proximité et la gestion des prestations aux personnes les plus fragiles. Et il ne peut être question de remettre en cause ces politiques. Pas davantage les personnels dévoués qui continueront à les mettre en œuvre. Du temps est nécessaire et de la souplesse est indispensable. Une large initiative sera laissée aux élus pour assurer cette transition. Certaines métropoles pourront reprendre les attributions des conseils généraux et toutes les expérimentations seront encouragées et facilitées.

L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020. Je veux croire qu'une majorité politique nette se dessinera en faveur de ce projet et que s’y associeront les élus qui, dans l'opposition aujourd’hui, souhaitent eux aussi l’aboutissement de cette réforme. D’ici là, les élections pour le conseil départemental seront fixées le même jour que celles pour les futures grandes régions à l’automne 2015. Avec le mode de scrutin qui a été voté par la loi du 17 mai 2013.

Le département en tant que cadre d’action publique restera une circonscription de référence essentielle pour l'Etat, autour des préfets et de l’administration déconcentrée avec les missions qui sont attendues de lui : garantir le respect de la loi et protéger les citoyens en leur permettant d’avoir accès aux services publics où qu’ils se trouvent. Mais il devra renoncer à exercer les compétences reconnues aux collectivités.

Cette grande réforme s’inscrit dans la volonté de moderniser notre pays et de le rendre plus fort. Elle est tournée vers les citoyens car il s’agit de simplifier notre vie publique, de rendre plus efficace nos collectivités et de limiter le recours à l’impôt. Elle repose sur les valeurs qui doivent nous rassembler : le souci constant de la démocratie, de la solidarité et de l’efficacité. Et c’est pourquoi j’appelle tous les citoyens et, en particulier, tous les élus locaux qui par leur engagement quotidien font vivre les institutions de la République, à s’associer à sa réussite.

François Hollande

Tribune publiée dans la presse quotidienne régionale datée du 3 juin 2014

 

Comparaison de la France des régions telle qu'elle existe aujourd'hui et celle qui est pour le moment prévue pour 2017

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 07:18

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Bergamo, Jeudi 24 Avril 2014.

 

Conclusion: la preuve ultime que le pain au chocolat n'a rien à voir avec la chocolatine!

J'ajoute pour les passionné(e)s du sujet que vous pouvez retrouver la grande étude de 2012 menée par Adrien VH avec la collaboration de Romain M. avec une très intéressante cartographie de la France qui a été réalisée par le biais du suffrage des internautes de l'Hexagone.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 07:51

Mercredi dernier, à la suite du discours d'investiture de Manuel Valls et notamment de ses déclarations concernant la réorganisation territoriale, PourquoiPasPoitiers vous a offert l'opportunité de vous exprimer sur ce que vous vouliez comme nouvelle structure géographique administrative.

Voici le résultat du scrutin qui s'est clôturé dimanche à 21h.

27.1 % (19 votes)
Le 16 et le 17 avec l'Aquitaine, le 79 et le 86 avec le Centre.
25.7 % (18 votes)
Poitou-Charentes intègre la région Aquitaine
14.3 % (10 votes)
L'indépendance.
12.9 % (9 votes)
Fusion avec Pays de la Loire et Bretagne pour créer le Grand-Ouest.
11.4 % (8 votes)
Formation d'un grand ensemble "Limousin-Poitou-Charentes".
5.7 % (4 votes)
La région reste dans sa configuration actuelle.
2.9 % (2 votes)
Je m'en fous

Source: La Nouvelle République, 17 Janvier 2014.

Vous avez été 70 à vous exprimer et je vous en remercie. Certain(e)s n'ont pas pu voter et je le regrette. Bien que ce sondage ne soit que simplement représentatif des lectrices/lecteurs de PourquoiPasPoitiers, considérons tout de même le résultat mentionné ci-dessus: d'une courte tête, avec 27,1% des suffrages, vous souhaitez voir la région séparée en deux morceaux, la partie nord (Vienne et Deux-Sèvres) être intégrée à la région Centre, qui avec le probable démantèlement de la région Pays de la Loire, comporterait 11 départements (contre 6 actuellement) pour former un nouvel ensemble qui pourrait être renommé "Val de Loiree". La traditionnelle frontière de la Loire s'effondrerait sur ce territoire, Orléans devenant dès lors notre nouvelle Préfecture de région (par autoroute, les deux cités sont séparées de 190 km). La partie sud quant à elle serait intégrée à l'Aquitaine.

Cette dernière vous a séduit: avec 25,7% des suffrages, vous voudriez être rattaché à la région Aquitaine, ce qui, selon les différents échos recueillis ici et là, semblerait conforme au projet du gouvernement (les cartes qui reviennent le plus souvent indiquent que le Limousin, le Poitou-Charentes et la Vendée fusionneraient avec l'Aquitaine, formant ainsi un nouvel ensemble de 13 départements). Ainsi, la "super Aquitaine irait de la Bidassoa séparant la France de l'Espagne à la rivière Vienne, séparant ce bloc de la région Centre soit environ 500km entre les frontières nord et sud. Cette proposition reprend par ailleurs celle du rapport Balladaur de 2009.

Afin de satisfaire tout le monde, j'ai voulu proposer l'indépendance: il n'y a pas de raison valable pour qu'il n'y ait que des Bretons, des Basques, des Corses et des Savoyards qui soient indépendantistes! Sérieux ou pas, vous avez été 14,3% à approuver ce choix là. Cela dit, il est permis de penser qu'économiquement parlant, pour notre région reposant sur l'agriculture, le tourisme et l'ostréiculture, les fins de mois risqueraient d'être légèrement compliqué. Mais il en fallait pour tout les goûts et si un ou un indépendantiste voudrait bien me présenter son projet, je m'avouerai fort intéressé pour écouter attentivement son exposé, voire pourquoi pas de le publier sur PourquoiPasPoitiers.

Au pied du podium, la fusion "Limousin-Poitou-Charentes" (ensemble que l'on retrouve dans l'organisaton régionale de France 3) ne semble guère vous séduire avec seulement 11,4% des voix. Ce qui pourrait ressembler à un bloc territorial cohérent, de l'océan Atlantique au Massif Central ne vous intéresse pas spécialement. Il est vrai que les deux régions fusionnées auraient encore un niveau économique faible par rapport à ses puissants voisins. Mais l'ironie de l'histoire, c'est que Poitou-Charentes et Limousin ont de grandes chances de se retrouver ensemble et ne feraient plus qu'un: des Aquitains!

Avec 5,7% des voix, soit 4 votes, vous souhaitez voir la région rester dans son format actuel, ce que plus des 90% de votant(e)s ne souhaitent pas. J'avoue être très étonné par ce faible résultat. Mais si on rapporte ce chiffre à la participation aux dernières élections régionales (50.09% et 53.45% respectivement aux 1er et 2nd tour), cela peut signaler que soit vous n'êtes pas satifsfait de la politique régionale, soit la région Poitou-Charentes manque à vos yeux de cohérence, d'identité, d'attrait économique et social.

Enfin je salue les 2 personnes qui s'en foutent de l'avenir de Poitou-Charentes, et c'était totalement normal qu'elles aient leur mot à dire.

Alors quid de l'avenir? Nous autres, gens du Poitou, allons-nous de venir des Aquitains? Des Centristes? Toujours est-il qu'il est quasiment sûr et certain que nous ne serons plus, ou du moins dans les coeurs de certains des Picto-Charentais.

Mais alors, les élections régionales qui vont se dérouler sans doute en mars 2015, à quoi vont-elles servir si moins de deux ans après l'installation d'un nouveau conseil régional, peu importe la couleur politique, celui-ci se trouve dissout dans une nouvel entité? Aucun engagement ne pourra être tenu puisque cet exécutif local n'aura pas eu le temps d'agir qu'il aura été démanteler, ou autrement, ne pourra en aucun agir son action dans la durée. Les nouvelles régions vont elles avoir des "blocs régionaux" qui vont se constituer? Admettons: la nouvelle région disons Centre vote une mesure défavorable au Poitou, verra-t-on les élus du Poitou, tous bords confondus, voter contre cette mesure? Pour ma part, j'avoue être favorable à un report du scrutin, qui était inititalement prévu en 2016 (les conseils régionaux sont élus pour six ans), puis en 2015 avec la mise en place sous Sarkozy du "conseiller territorial". Voter en 2017? Impossible, le calendrier électoral étant déjà chargé avec les présidentielles et les législatives? Attendre 2018? C'est beaucoup trop loin.  A mon sens, voter à la fin 2016 serait la moins illogique des solutions.

C'est un joli casse-tête qui nous attend dans les semaines et les mois à venir. Mais en tout cas, cela vous aura permis de vous exprimer. Région Centre, sachez qu'une majorité, bien qu'infime, des lectrices et lecteurs de PourquoiPasPoitiers veulent que le Poitou fasse un bout de chemin avec vous. L'invitation est lancée!

 

Je souhaite par ailleurs remercier les personnes suivantes pour avoir partagé sur les réseaux sociaux cet appel au vote: William, 86andCo, Alix, Sophie, Vanessa, Amandine. Je ne vous connais pas toutes et tous personnellement, mais je vous remercie de votre collaboration.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:39

La trame

Marc, écrivain français, accompagné de Boris, son traducteur serbe, retourne dans les Balkans pour enquêter sur le suicide de la fille du Général Mladic, surnommé le "boucher des Balkans", mettant ce suicide en perspective avec la vie des enfants de dictateurs, pour lesquels il se fascine. Son voyage l'entraîne de Belgrade (capitale de la Serbie) à la République serbe de Bosnie (territoire intégré à la Bosnie-Herzégovine, mais qui ne reconnaît pas Sarajevo comme capitale) où il va rencontrer des admirateurs de Mladic (accusé de crimes contre l'humanité par la justice internationale), qui ont combattu les Croates, les Musulmans (dans la Yougoslavie, une partie de la population était recensée en tant que Musulmans) et cela après avoir vécu durant de nombreuses années ensemble, s'être mélangés les uns les autres. Marc ne cherche pas à juger, mais à comprendre comment un tel drame a pu se produire, cinquante ans après la seconde guerre mondiale. Au fur et à mesure, il lie le destin de ces gens à son destin personnel.

 

L'auteur

Lionel Duroy, né en 1949 en Tunisie, fils d'un militant d'extrême-droite, a été journaliste à Libération et à L'Evènement du Jeudi.

Il a écrit une vingtaine d'ouvrages dont L'Affaire de Poitiers en 1988, Il ne m'est rien arrivé en 1994, ou encore Le Chagrin en 2010. Il s'est rendu dans l'ex-Yougoslavie pour rédiger L'Hiver des Hommes.

 

Mon opinion

L'Hiver des Hommes, rien que par son (beau) titre, annonce la tragédie qui se déroule tout au long des 358 pages. Les témoignages se succèdent et l'on découvre divers personnages, réels, qui assument ce qu'il s'est passé, refusant d'endosser la responsabilité des crimes commis au titre qu'ils ont agit pour se défendre des attaques qu'ils allaient subir avec l'émergence des nationalismes dans la Yougoslavie post-Tito. Le passé évidemment ressurgit: la peur des Croates, justifiée par les massacres perpétrés par le régime des Oustachis, allié des nazis, de 1941 à 1945, la peur des Musulmans, dont ils sont persuader que leur combat est juste car il protège l'Europe du "péril islamiste", la peur du reste du monde, prétendant qu'il y a une vaste coalition voulant détruire la Serbie et son peuple.Le révisionisme est permanent: le bombardement du marché de Sarajevo en février 1994 est en fait, selon eux, un complot des Musulmans pour s'attirer les faveurs de la communauté internationale. Srebrenica, en juillet 1995 n'est pas selon eux un camp de concentration visant à massacrer les Musulmans, mais une simple prison. En ajoutant que certes il y a eu des victimes, mais au titre que la cohabitation était impossible, il fallait à tout prix, et cette notion est extrêmement importante, se protéger.

Ce livre, c'est l'exemple type de l'échec du projet yougoslave, qui voulait réunir tout les "Slaves du Sud" dans une même entité, en faisant disparaître les différences. Mais lorsque les nationalismes ont ressurgit dans les années 1980, une machine folle d'autodestruction inimaginable ne serait-ce qu'à la fin des années 1980, s'est enclenchée, conduisant chacun à répliquer davantage au coup qu'il venait de subir, ou pensait subir, menant peu à peu à l'épuration ethnique, projet qui consister à recomposer des territoires "ethniquement pur", à savoir avec une seul religion, une seul nation, à refuser à tout prix le mélange des cultures.

Lionel Duroy ne nous offre pas une histoire des guerres de Yougoslavie, mais une succession de témoignages où l'on découvre une population qui vit dans la crainte des autres, tout en prétendant avoir gagné la guerre. Mais à quel prix...Reclus là-haut dans des montagnes qui surplombent Sarajevo, on ressent leur solitude dans cette prison à ciel ouvert qu'ils se sont bâtis. Chacun a agit aux cours de ces guerres, certains se sont opposés, peu de familles n'ont pas eu la moindre victime. On est rapidement frappé par la teneur des discours de ces Serbes, à l'instar de l'historienne Mme Bulatovic, la biographe de Radko Mladic, fervent militant de le Yougoslavie devenu l'un des plus grands assasins des années de guerre. Précision: à l'époque, Radko Mladic n'avait pas encore était capturé pour être jugé à La Haye.

On constate enfin l'impossible réconciliation de ces peuples, hantés par la soif de vengeance de ceux avec qui ils cohabitaient avant-hier, de ceux qu'ils combattaient hier. Les cicatrices sont encore vives. Marc, apprend au cours de l'un de ses trajets en car, pour se rendre à Pale, cité qui domine Sarajevo (les deux villes sont distantes de seulement vingt minutes), que les lignes évitent soigeusement de passer par Sarajevo, de peur que les "Musulmans" ne cherchent à se venger en les massacrant. Eux, se sentent dans le rôle de la victime et vivent reclus entre eux. Quelque part, on a surtout l'impression d'avoir à faire à des survivants, dans une enclave où la démocratie est inexistante, où corruption, meurtre et désolation règnent.

Cet extrait résume à lui seul tout le drame, et la bêtise de la situation;

"Oui. Nous avons prétendument gagné la guerre, mais pendant que les Musulmans vivent tranquillement à Sarajevo dans les maisons des Serbes, nous, les vainqueurs, nous mourons de faim et de froid dans notre montagne".

Je recommande cet ouvrage et je remercie les élèves membres du Prix Renaudot des Lycéens de lui avoir attribué le prix 2012, sans lequel, je n'aurai jamais entendu parler de ce bouquin, poignant, accessible et qui nous intérroge sur le vivre-ensemble, tel que le décrit la 4ème de couverture:

"Ces hommes et ces femes sont-ils les derniers survivants d'un monde qui disparaît ou les précurseurs d'un désastre à venir?"

 

En bonus: une émission de France Culture avec Lionel Duroy qui témoigne sur L'Hiver des Hommes (26 Septembre 2012).


Portraits de Radovan Karadjic et de Radko Mladic

 

France 2, Lundi 29 Mai 1995.

 

Accords de paix et partage de la Bosnie-Herzégovine (toujours en vigueur)

 

 

France 2, Mardi 21 Novembre 1995.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 08:41

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Ce lundi, la chargée de communication de Junior Etudes IAE Consultants a déposé un message sur la page Facebook de PourquoiPasPoitiers. Voici son invitation à se rendre à cette conférence qui se déroule à l'IAE de Poitiers, 20 Rue Guillaume de le Troubadour (à proximité de Rectorat).

 

Bonjour,

Je suis Pauline Bourgine, chargée de communication à JEIC (Junior Etudes IAE Consultants). Nous organisons le vendredi 21 mars prochain une conférence sur la consommation collaborative dans les locaux de l’IAE de Poitiers.
La conférence s’intitule « Consommation collaborative : un modèle économique alternatif ? ». Les intervenants sont Antonin Léonard de OuiShare et Sophie Gandon, coordinatrice de la région Ouest pour La Ruche qui dit Oui.

Vous pouvez trouver en pièce jointe l'affiche de l'événement.
Le lien d'inscription à la conférence (gratuite et ouverte à tous) est le suivant : https://docs.google.com/forms/d/1R_Pee1bBiqLvxrVaM4uBwrqURLJ_-ddV5T4MNpR-uU4/viewfo

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 09:23
Evidemment, il serait malencontreux de constater que ces petits objets ne soient pas "Made In France"
Objet assemblée nationale

Objet assemblée nationale
Objet assemblée nationale
Les coquetiers aux deux coqs sont l'un des objets que l'on peut retrouver dans la section "Décoration et Arts de la Table".

Objet assemblée nationale
Objet assemblée nationale
Objet assemblée nationale
Les chaussettes "Assemblée Nationale" en fil d'Ecosse. Le "Centre" ira se faire cuire un oeuf...ou émettra une suggestion: celle de faire des slips.
Site-boutique-assemblee-nationale.JPG

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:38

"Adolphe", un prénom qui a été "donné" à plus de 2000 garçons entre 1941 et 1990*

Bol-souvenir-Adolphe.JPG

Quiberon, Dimanche 29 Décembre 2013.

*: source genealogie.com

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:52

SARCOLOGIE-1889.JPG

Dictionnaire des mots et des choses, tome 3, 1889.


La chronique de Philippe Alexandre

Petits manuels de sarkologie

Publié le 01/04/2008

C'est un métier, foutu métier, sarkologue! Ce n'est pas le journaliste Philippe Ridet qui a trouvé le mot mais c'est pour lui qu'il a été inventé. Ce malheureux confrère a été pris d'un coup de blues en réalisant qu'il avait consacré une douzaine d'années et l'essentiel de sa vie professionnelle à "ce personnage qui, dit-il, n'était pas mon genre". Mais la presse est un miroir dans lequel Nicolas Sarkozy se contemple et ses rapports avec les journalistes constituent une bonne méthode d'analyse sarkologique. 

Le livre de Ridet n'a rien de pédant ni d'universitaire. C'est le journal d'un homme qui a suivi, vu et écouté Nicolas Sarkozy. D'un expert. Le résultat est savoureux, parfois hilarant, mais aussi pathétique et accablant. Pour accomplir sa besogne, il lui a fallu s'accrocher à une charrette chargée de reporters ou "monter à bord d'une pirogue sur le fleuve Maroni en juin 2006 pour assister à la réconciliation du couple Sarkozy" (chapitre Cécilia). 

Sur un petit carnet, notre auteur a noté les moindres répliques et coups de gueule de son "cas d'étude", d'abord candidat puis chef de l'Etat. Dix-huit mois avant l'élection, au cours d'un voyage à La Réunion, il rêve devant les journalistes: "Je peux gagner de l'argent. D'abord, je fais Président, puis je fais avocat." C'est cette étrange conjugaison du verbe "faire" qui retient l'attention du sarkologue patenté. Autre expression dont les professionnels de la sarkologie feront leur miel, elle a été relevée aux Etats-Unis alors que Sarkozy est devenu Président: "Moi, je suis un gros populaire!" Un jour, commentant une rumeur qui lui prêtait des aventures avec les épouses de quelques-uns de ses proches, le chef de l'Etat, faisant briller à son poignet le chronomètre qui (avec le portable) lui sert de marque de fabrique, s'est amusé: "Je suis très inférieur à ma réputation." Un autre jour, prenant Ridet à témoin, il avait gloussé: "C'est incroyable ce qu'on peut séduire à cinquante ans, hein?" 

Non professionnel mais néanmoins fiable en matière de sarkologie, l'ancien ministre François Léotard est revenu, le temps d'un livre, à la politique pour adresser au président de la République des remontrances amères. Regrets éternels? Le temps n'est pas si loin où Léo avait sa bande, ses fans et un destin présidentiel auquel Mitterrand l'avait encouragé. Aujourd'hui, il dit dans un bref ouvrage sa déception, sans doute partagée par beaucoup d'hommes et de femmes qui, comme lui, ont voté Sarkozy en 2007, le coeur bondissant d'espoir. "On est un peu honteux, assure-t-il. On s'est fait prendre. Mais quel talent! Les ménagères de 40 ans sont subjuguées!" (L'ancien ministre de la Communication se trompe un peu sur l'âge de la ménagère-étalon de l'Audimat, mais bah!) Au comble du désenchantement, il va jusqu'à critiquer - oh! sacrilège! - l'élection du président de la République au suffrage universel: "On sait maintenant que cela rend les candidats fous et les électeurs légèrement ivres." 

Mais l'ancien collègue de gouvernement et frère d'armes du chef de l'Etat a de plus sérieux griefs contre lui. D'abord, ce ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale qui lui est resté en travers de la gorge, avec son concept identitaire "le plus flou qui soit, le plus chargé de fantasmes, de réécritures et d'impasses". 

L'ancien ministre n'a pas le regard en coin du journaliste ni sa verve assassine, mais il ne fait pas la fine bouche devant la belle Italienne du Président. Sauf Disneyland. On ne va pas à Disneyland "quand on porte le flambeau des amours françaises". 

Aux diplômés du troisième cycle, il faut conseiller la lecture de deux cours de sarkologie appliquée. Ils ont pour auteurs un psychanalyste et deux linguistes. Pour le premier, Sarkozy est un cas de pathologie tel que Norman Mailer l'a décrit (dans Les nus et les morts). Pour les deux autres, le chef de l'Etat est un double: une tête, Henri Guaino, et une voix, Nicolas Sarkozy. Ou une plume et un corps. 

Mais c'est le journaliste qui résume le mieux ces leçons de sarkologie: "Et si Nicolas Sarkozy était finalement celui qu'aiment haïr ses détracteurs: hâbleur, bluffeur, seulement occupé de lui-même et de l'image qu'il projette?" 

Après cela, Ridet peut se faire du souci pour la suite de sa carrière de sarkologue du premier rang.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Les petites infos
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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

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