LES ELECTIONS MUNICIPALES DE POITIERS EN 1977 ENFIN DECRYPTEES, ANALYSEES ET
RACONTEES!
UN TOURNANT MAJEUR DANS L'HISTOIRE POLITIQUE DE LA VILLE:
L'AUBE DE PLUS DE 30 ANS DE SOCIALISME MUNICIPAL!
La couverture du mémoire achevé, Dimanche 20 Septembre 2009.
Le procès-verbal de la soutenance 2009.
Il est achevé, j'y suis parvenu, et pourtant, que ce fut dur, quel
effort n'a-t-il pas fallu produire, quels sacrifices n'a-t-il pas fallu faire pour y arriver. Tout mon été 2009 y est passé. Mes vacances se résumèrent au final à 48H à Bayonne (merci la Team
Baiona). Mais je l'ai cherché, et à trop joué avec la montre, j'ai mérité le sort qui me fut réserver à savoir passer mon été '09 derrière ma charette informatique pour rédiger mon étude, pour
tenter d'accumuler avec logique et cohérence les fruits de 2 années de recherche.
La soutenance a duré plus d'une heure, Mardi 15 Septembre 2009, à partir de 10H30.
Poitiers 1977: plus qu'une ville et une date, un évènement politique majeur
et complexe à saisir. Le choix de ce sujet, je dois être franc, résulte de ma part d'une solution de facilité, au combien passionnante cependant. Je voulais un sujet local afin de ne pas avoir
à me déplacer ici et là, politique car cette histoire là, pas totalement indépendante des autres (sociales économiques culturelles,...) m'a toujours passioné, et enfinje voulais que mon terrain
de jeu se déroule dans les années 1970, somptueuse et glorieuse époque dont la passion m'a emporté voilà près de 10 ans. Par ailleurs, il me fallait Un évènement.
Le tout résumé, le résultat m'a sauté aux yeux: les élections municipales de Poitiers en 1977, la grande bascule (à l'image de nombreuses villes de plus de 30.000 habitants en France) de la
ville de la droite gaulliste et la gauche du programme commun, des mains de Pierre Vertadier à celles de Jacques Santrot.
La première année avait consisté à prendre connaissance des résultats et du contexte local, mais aussi national:
c'est par ailleurs à ce moment là que je suis devenu amoureux de la PQR des années 1970, Centre Presse, qui n'avait de rouge que le logo et La Nouvelle République de la grande
époque, quand lors de certaines journées il y avait 300.000 exemplaires de diffusés..., et qui m'on par ailleurs permis de vous proposer en parallèle sur PPP de très nombreux articles. La
bibliographie est quantitativement très faible (30 bouquins), mais la richesse de ce mémoire tient sur 3 piliers: la PQR, les entretiens (j'en ai fait trois avec M. Monange en 2007, MM. Grandon
et Santrot en 2009) et enfin et surtout grâce aux archives de la Préfecture conservées aux Archives Départementales, les notes du Préfet Lucien Vochel étant le fil conducteur de l'étude.
Une Ville emportée par la Vague Rose est une étude établie en trois partie, proposant une analyse bilatérale de l'évolution politique de Poitiers et de la France de Février 1976 à Mars 1977:
une gauche unie bénéficiant d'une dynamique en sa faveur (le temps politique est à la contestation, au bénéfice de l'opposition rassemblée dans le programme commun) et une majorité
présidentielle (centre giscardien et droite gaulliste devenant chiraquienne) en proie à de profondes divisions.
Cette élection a connue de nombreux rebondissements, ayant ces derniers une influences sur le résultat final. Un come-back est effectué sur le très étrange concours de circonstances par lequel
Pierre Vertadier fut élu maire de Poitiers (entre le suicide du gaulliste Paul Guillon, l'apport de voix communistes pour le gaulliste...), mais aussi sur les municipales de 1971.
L'histoire politique du Poitiers post-1945 est à rédiger, à analyser, à comprendre. Mon étude est une modeste contribution à l'histoire de cette ville, en espérant que d'autres personnes décide
de mettre la main à la pâte, même si je veux bien comprendre que partir en explorateur, en pionnier d'une histoire n'est jamais simple.
Je voulais être bref, encore une fois c'est raté!
Alors je vais conclure sur des chiffres:
Poitiers 1977, c'est 3 listes de 37 candidats (Guy Gouiller, Jacques Grandon et
Jacques Santrot), tous trois en lice pour devenir le 342eme maire de la ville depuis 1200.
Poitiers 1977, c'est un fichier de 3112 Ko, une étude, je dirais même un
gros bébé de 360 pages (237 de mémoire pur, 78 d'annexes, entre autres), avec 783 notes de bas de page, composée de 143881 mots et de 646925 caractères pour un poids
de 1948g.
Poitiers 1977, ce fut 2 ans de recherche, soit environ 800 jours de ma
courte vie, et des centaines d'heures passées derrière ma charette informatique agonisante.
Poitiers 1977, ce fut enfin un 17 de mémoire et un 17 de soutenance venant récompensé ce travail.
Merci à Madame Christine Manigand d'avoir accepté de me prendre sous son aile durant ces deux années, ainsi qu'à Monsieur Eric Kocher-Marboeuf d'avoir accepté de faire parti de mon jury,
découvrant mes productions au dernier moment.
Mon parcours d'étudiant en histoire, pour ne pas dire d'historien, prend fin sur cette note heureuse. Je suis heureux de mes 5 années passées à Sciences Humaines. Je ne vois pas pour
autant la vie en rose, mais cela aura tout de même contribuer à mettre un peu de soleil dans ma propre vie, de réussir à faire quelque chose qui me semblait irréalisable il y a deux ans. Une
montagne est franchie, mais la ligne d'arrivée est encore très lointaine.
Par Ludovic Bonneaud
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Publié dans : Et nous dans tout ça ? !
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