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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 08:53
Quelques noms de la droite des années 1980-1990 qui ont crée des ponts vers le FN.

Quelques noms de la droite des années 1980-1990 qui ont crée des ponts vers le FN.

Droite - FN : vingt ans d'affinités électorales

 

Elu par la gauche, Chirac sortira-t-il des législatives avec une majorité bleue-brune? Ce ne serait pas la première fois que la droite pactiserait avec son extrême, dont Pasqua disait: "Nous avons des valeurs communes"

 

La "lepénisation des esprits" ne dat pas d'hier. Elle est antérieure à la formule de Robert Badinter et a précédé le phénomène Le Pen. En 1981, deux mouvements d'inspiration gaulliste se créent pour défendre les valeurs de la droite et faire barrage aux socialo-communistes. Le premier se nomme Solidarités et défense des libertés. Son "parrain" en est Charles Pasqua. A son côté, se trouvent les jeunes Alain Juppé et Jacques Toubon, l'ancien ministre de la Défense Yvon Bourges, le maire de Nice Jacques Médecin, Alice Saunier-Seïté, ancienne secrétaire d'Etat aux Universités de Giscard, ou encore Jacques Dominati, un vieil ami de Le Pen. A la base, se regroupent des anciens du Service d'action civique (SAC), qui, à Marseille, constituent l'ossature du mouvement. Essentiellement composé de militants du parti des Forces Nouvelles (PFN, extrême-droite), Solidarité et défense des libertés a une existence éphémère. Pour défendre les mêmes valeurs lui succède le mouvement Initiative et Liberté (MIL), fondé le 16 décembre 1981, sous le patronage de Jacques Foccart, l'homme des réseaux africains de De Gaulle. Le MIL, défend la liberté d'entreprendre et la liberté de l'enseignement, s'oppose au collectivisme et à la social-démocratie. Son programme affiche ses valeurs: il désigne, déjà, l'immigration comme "une menace mortelle pour l'identité nationale". Dénonce "l'Europe fédérale et supranationale", les lobbies mondialistes, "les multinationales et la Trilatérale", l'antiracisme "instrument de désagrégation de la nation" et le Syndicat de la magistrature. Le MIL, dont Robert Pandraud sera nommé président d'honneur ne fait pas dans la dentelle. Une partie de ses idées, c'es le FN qui les défend alors. Ce qui vaut, dans les années 80, au mouvement de Le Pen de recruter dans les rangs de la droite républicaine. Ou parmi les adhérents du Club de l'Horloge, fondé par des militants du RPR ou les Comités d'action républicaine de Bruno Mégret et Jean-Yves Le Gallou, tous deux issusde la "droite classique". Le FN attire ausi des membres d'un vieux parti de droite, le Centre national des indépendants (CNI). Fondé en 1948, il a eu son heure de gloire avec Antoine Pinay et René Coty. Le Pen en sera un député en 1957. Dans les années 80, Alain Robert, ancien militant d'extrême-droite, et Michel de Rostolan échoueront à la députation sous l'étiquette CNI; l'un rejoindra le RPF de Pasqua, l'autre le FN. Parti croupion, le CNI n'a pas fini d'intéresser la droite de la "droite molle": Charles Millon et Philippe de Villiers essaieront tour à tour d'en prendre le contrôle ou de se l'inféoder.

En 1983, la droite fait moins de chichis avec le FN qui commence à accumuler les succès: Le Pen recueille aux municipales 11,26% des voix dans le XXe arrondissement de Paris. Quelques mois plus tard, c'est l'élection municipale partielle de Dreux. Jean-Pierre Stirbois, secrétaire général du FN, y fait mieux que le chef avec 16,76% des suffrages. Le FN gagne trois sièges au conseil municipal grâce à son alliance avec le RPR et l'UDF, qui soufflent la mairie au Parti socialiste. L'année suivante, le FN réalise 10,95% des voix aux européennes. Le président du groupe RPR à l'Assemblée, Claude Labbé, livre le fond de sa pensée: "Le Pen, c'est une réalité politique, nous devons travailler en commun".

 

L'original FN et les copies RPR

Certains au RPR croient que le succès du FN ne sera qu'un feu de paille. C'est le cas de Jacques Toubon qui, en 1986, assure Chirac que "à la fin de l'année, le FN fera 1%"; d'autres plaident pour des accords. Comme Michel Junot, un ami personnel de Chirac, qui se fend d'une tribune dans le Figaro où il suggère que le RPR fasse des alliances électorales avec le FN. D'autres, enfin, envisagent de rogner les scores du FN qui, grâce au retour à la proportionnelle, dispose, en 1986, d'une vingtaine de députés à l'Assemblée. Bernard Pons et Patrick Devedjian y sont favorables. Pour parvenir à ce but, certains préconisent une double tactique: débaucher des députés lepénistes et susciter des candidats anti-immigrés afin de faire baisser les résultats du FN.

Ainsi naît "l'Association contre le vote des immigrés" qui présente un candidat à Sarcelles. Son président est un ancien élu RPR de Lille passé au FN et qui, élu député frontiste, a rompu avec Le Pen. Une note transmise opar l'Association au ministère de l'Intérieur explique l'intérêt de l'opération: en 1985, le FN a fait 15% des voix à Sarcelles, en 1986, la liste "Contre le vote des immigrés", a obtenu 7,20%, alors que le FN est repassé à moins de 10%. Comme l'écrit l'auteur de la note: "Ce score prouve qu'avec une bonne campagne, on peut capter une grosse partie des voix du FN".

Ce n'est pas la première fois que la droite suscite des "oppositions d'extrême-droite" factices. Elle l'a fait aux législatives de juin 1986 et le fera pour d'autres élections partielles. Comme la mise sur orbite d'une autre association dont l'intitulé est explicite: "Trop d'immigrés - la France aux Français". Dans le canton de Cergy Sud, avec 9,20% des voix, son candidat devant le FN et les écologistes. Euphorique, son président proclame le déclin du Front. A ses yeux, Le Pen est disqualifié. Pis, il "risque d'être un frain à la défense des Français contre le fléau de l'immigration"(sic). De 1986 à 1988, ce genre d'opérations se multiplient. car c'est dans les eaux de la droite "dure" que la droite "républicaine" chasse l'électeur. Jacques Chirac ira même jusqu'à demander à Jean-Marie Le Pen d'appeler à voter pour lui en 1988, comme le confirme Charles Pasqua. Résultat: le FN se mobilise pour faire battre Chirac et François Mitterrand est réélu.

Le feu de paille s'éternise. En novembre 1991, Bruno Mégret livre 50 idées afin de "rendre la France aux Français". L'ancien militant du RPR s'affirme comme l'idéologue du FN. Son catalogue comprend la remise en cause des naturalisations accordées depuis 1974, l'instauration d'une obligation de réserve, la création de caisses de sécurité sociale séparées, d'un label "produit en France avec des Français", l'instauration de centres d'hébergement surveillé et l'affrètement de charters pour le retour des immigrés. Ce programme n'a pas rébuté, en 2002, les élus de droite qui lui ont accordé leur signature, sur ordre de l'Elysée, selon le Canard Enchaîné, mais aussi selon Pasqua.

 

Le Front gagne en respectabilité

1991 est l'année de la célèbre envolée de Chirac sur les "odeurs". Celui qui prétend avoir échappé à la lepénisation des esprits déclame: "Notre problème ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose...Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte d'Or et, avec sa femme, gagne 13.000F, et qui a sur le même palier une famille dont le père, avec trois ou quatre épouses, a une vingtaine d'enfants, gagne 30.000F de prestations sociales sans travailler...Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, eh bien, le Français devient fou et il faut le comprendre". L'année suivante, en mars 1992, le sénateur-maire RPR de Périgueux, Yves Guéna, confie au magazine d'extrême-droite le Choc que la vocation assimiliatrice de la France est en panne. Tout spécialement en ce qui concerne les Maghrébins: "Cette assimiliation, vu le nombre qu'atteignent les musulmans, devient impossible". Une opinion que partage plus d'un tiers des sympathisants du RPR tandis qu'un sur deux considère le FN comme un "parti comme les autres" et même un "pari utile".

En 1995, alors qu'il fait campagne pour Chirac, le député Eric Raoult considère que les "accords électoraux avec le FN" sont "inéluctables". D'autant que de nombreux élus gaullistes assument fièrement leurs "valeurs communes" avec le FN. Ernest Chenière, proviseur martiniquais rendu célèbre pour ses prises de position sur le voile islamique, élu député RPR en 1993, remporte l'année suivante une élection cantonale grâce à l'apport des voix du FN. "Les valeurs défendues par Chenière sont proches des nôtres", dit le FN, tandis que Chénière explique que "la plupart des électeurs du Front sont de braves gens qui en ont ras le bol de l'insécurité et de l'immigration". Tout comme Le Pen, il est favorable au dépistage obligatoire du sida auquel cas on se refuserait, selon lui, "pour préserver les intêrets des groupes à risque", dont celui des homosexuels. Si Chirac est élu en 1995, il ne le doit pas à Le Pen qui a appelé à voter Jospin. Deux ans plus tard, le FN fait chuter la majorité présidentielle lors des législatives. Dans certaines circonscriptions, cependant, il apporte son soutien à des élus RPR bien pensants.

 

Rencontres discrètes

Le 16 juin 1997, le chef de la "droite ferme" Jean-Marie Le Pen et le député RPR Robert Pandraud dînent aux chandelles. Pandraud ne doit sa réelection qu'aux voix du Front avec lequel il partage bien des idées: il est hostile à Maastricht, partisan de "chantiers de jeunesse" afin de "rééduquer les délinquants multirécidivistes" ou de "l'expulsion systématique des immigrés délinquants". Certains de ses amis  RPR de Seine-Saint-Denis oeuvrent depuis longtemps en coulisse pour une union discrète avec "le diable". Un autre ancien responsable du RPR, Jean-François Mancel, élu de l'Oise, aurait également participé aux agapes. Ce qu'il dément, tout en confirmant l'existence de discussions "privées" avec le FN, dont l'objectif serait de parvenir à des désistements réciproques. Mancel est finalement exclu du RPR pour ses trop nombreuses (et voyantes) tractations avec le FN. et son image de marque un peu ternie après une succession d'affaires. Son isolement est de courte durée. En juin 1998, il se rapporche de Charles Millon, ancien ministre de la Défense d'Edouard Balladur*. Avec quelques notables RPR de Picardie, Mancel a réanimé un vieux mouvement gaulliste local, le Mouvement départemental de Renouveau, avec lequel il entend rallier la Droite que Millon vient de lancer et qui a reçu l'appui de trois petits partis: le Parti pour la liberté (qui soutient actuellement le FN), ce qui reste du CNI et le Parti national républicain fondé par un ancien lepéniste. Ce conglomérat ne refuse ni accord loval ni alliance ponctuelle avec le FN, et afiche ses valeurs communes avec les pestiférés de l'extrême droite. Il bénéficie du parrainage discret de plusieurs parlementaires de "la droite républicaine": Michel Caldaguès, sénateur RPR de Paris, Alain Griotteray, Jacques Larché, sénateur RPR, Michel Poniatowski, qui a dénoncé dans National Hebdo les lobbies maçonnique et "ethnique", Christine Boutin, Albin Chalandon, RPR, ou encore Xavier de Villepin.

 

Millon, Blanc et Soisson de mouillent

Charles Millon est un homme de convction. Il n'en a pas changé depuis que, dans les années 70, il militait au sein du Club de l'Astrolabe, proche du mouvement d'orginie brésilienne Travail Famille Propriété qui, en 1981, prédisait la bolchévisation de la France après la victoire de la gauche: IVG, anticommuniste, TFP a mené campagne contre des films: Je vous salue Marie de Jean-Luc Godard, Thérèse d'Alain Cavalier et la Dernière tentation du Christ de Martin Scorcèse. Catholique fervent, Charles Millon s'est opposé à la légalisation des couples homosexuels. Un point de vue qu'il partage avec Christine Boutin, favorable à des "négociations transparentes" entre la droite RPR-UDF et le FN.

Alors que le futur chef de la Droite rassemble ses troupes, le 14 juin 1998, Balladur se déclare favorable à une commission qui étudierait l'instauration d'une "préférence nationale" à laquelle, a priori, il n'est pas hostile. Le RPR voulait rogner les ailes du FN, il semble que le Front qui ait rogné "le scole de ses valeurs républicaines". La défaite des législatives en 1997, puis le revers des régionales l'année suivante poussent la "droite molle" à de plus en pus de concession. Le 20 mars 1998, celle-ci n'a conservé plusieurs présidences de région que grâce à des accords passés avec des élus frontistes. C'est le cas en Picardie, en Languedoc-Roussillon, dans le Centre, en Bourgogne et, quelques jours durant, dans la région Rhône-Alpes où l'élection de Charles Millon a été invalidée par le Conseil d'Etat. Après d'innombrables tractations de couloir et d'appareil, finalement, une UDF soutenue par la gauche prendra la présidence de région.

C'est entouré de ces trois présidents élus avec des voix FN (Millon, Blanc et Soisson) que Jacques Chirac a tenu meeting à Lyon, entre les deux tours de la présidentielle. Trois hommes mis au ban de la droite républicaine en 1998.

Alors que, entre les deux tours, Chirac dit tout le mal qu'il faut penser de l'extrême-droite, certains de ses amis pensent déjà aux alliances qu'il faudra réaliser avec le Front National, si la droite veut échapper à une nouvelle cohanitation. Jean-François Probst, ancien directeur de la communication de la Ville de Paris, déclare dans Minute: "Nous avons tous le devoir, du centre à la droite la plus ferme (sic), de nous unir pour battre la gauche". Une gauche qui a pourtant arbitré au second tour entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac.

FREDERIC CHARPIER

 

Le Vrai Papier Journal, N°22, Juin 2002.

 

*: correction. Charles Millon a été ministre de la Défense du président Jacques Chirac (1995-1997), et a succédé à François Léotard, ministre de la Défense sous le gouvernement Balladur (1993-1995).

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 09:25

La jeune rue à court de crédit

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

Gastronomie, économie durable et investissements immobiliers : le projet Jeune Rue avait tout pour plaire. Son promoteur, Cédric Naudon, reconnaît aujourd’hui avoir eu les yeux plus gros que le ventre. Certains investisseurs l’abandonnent.

 

Cédric Naudon, entrepreneur de la Jeune Rue, photo de Capucine Granier-Deferre prise sur le New York Times.

Cédric Naudon, entrepreneur de la Jeune Rue, photo de Capucine Granier-Deferre prise sur le New York Times.

Coup de génie ou coup de folie ? Cet été, M avait révélé le parcours tortueux de Cédric Naudon, cet homme d’affaires inconnu qui promettait d’ouvrir, dès cette année, 36 restaurants et commerces dans trois petites rues du Marais. Des lieux dédiés aux meilleurs produits et aménagés par les plus grands designers, un projet à 30 millions d’euros, et une marque destinée à s’exporter dans le monde entier : la Jeune Rue.

Bilan aujourd’hui ? 110 salariés mais deux restaurants seulement dans le quartier, et des factures impayées qui s’accumulent. On ignore encore d’où vient l’argent de Cédric Naudon, et on se demande dorénavant si cet argent existe vraiment.

L’homme d’affaires a subi un coup dur mi-novembre : la Banque publique d’investissement (BPI) lui a annoncé qu’elle ne souhaitait plus participer au financement du projet. Des négociations étaient engagées depuis plusieurs mois pour un apport d’une dizaine de millions d’euros. Sous la forme d’un simple prêt, selon la BPI, ou d’une entrée au capital en bonne et due forme, selon Cédric Naudon. Les deux parties divergent aussi sur la raison de leur divorce.

Pas le « profil financier » nécessaire

Selon une source proche du dossier, la BPI a estimé au terme de son audit approfondi – la « due dilligence », en jargon financier – que le patron de la Jeune Rue n’avait pas « le profil financier » nécessaire. Lui assure, au contraire, avoir de lui-même renoncé à l’offre de la BPI, trop contraignante.

Sans les millions de la BPI, la Jeune Rue est-elle condamnée ? Cédric Naudon annonce l’arrivée d’investisseurs privés d’ici janvier, « des entrepreneurs majeurs français » dont il refuse de révéler l’identité.

Cela suffira-t-il à rassurer les salariés, et à apaiser les prestataires et les artisans dont beaucoup attendent encore d’être payés ? Cet été, devant son équipe gagnée par le doute, Cédric Naudon évoquait d’abord des contacts avec Bernard Arnault ou Xavier Niel (actionnaire du Monde à titre individuel).

A la rentrée, il promettait cette fois « l’arrivée de la BPI ». La bonne nouvelle avait été annoncée à toutes les équipes le 30 septembre par le directeur financier, dans un e-mail dont M a eu connaissance. Soulagement : « Concernant les salaires, nous indiquons que le mois de septembre sera réglé en date du 12 octobre. Celui d’octobre en date du 10 novembre. Nous pouvons ainsi considérer qu’à partir du mois de novembre tous les salaires seront versés le 30 du mois. » Conclusion du message : « Nous comprenons vos inquiétudes mais assurez-vous de l’excellente santé financière de la société. »

Les nombreux témoignages et documents que nous avons réunis font douter de cette « excellente santé financière ». Tous nos interlocuteurs ont tenu à rester anonymes. « Personne n’a intérêt à parler, résume l’un d’eux. Si le projet s’écroule, on est sûr cette fois de ne jamais être payé. » Les mêmes expressions reviennent : « château de cartes », « politique de la terreur », « cloisonnement »…

Un ancien salarié raconte : « On a systématiquement été payé en retard ou en deux fois. La direction a tout fait pour gagner du temps : on a eu soit des chèques en bois, soit des règlements tardifs. Certains ont été renvoyés brutalement, d’autres ont subi un management militaire. » Même les plus proches collaborateurs de Cédric Naudon semblent travailler à l’aveugle. « C’est très cloisonné, il est le seul à avoir accès aux infos », explique l’un d’eux.

Des départs en cascade

Dans l’encadrement, les départs se sont d’ailleurs multipliés ces derniers mois. En plus de prestataires extérieurs et de salariés, les deux directeurs généraux successifs, le directeur des chantiers et le responsable de la communication ont quitté le projet. « Ces départs, je les ai tous voulus, réplique Cédric Naudon. J’étais sans doute très naïf, très gentil. J’ai été abusé par certaines personnes, et je me suis séparé de tous ces collaborateurs. »

Le créateur de la Jeune Rue avait refusé toutes nos sollicitations cet été, mais il a accepté cette fois de nous accorder un entretien téléphonique. L’occasion d’esquisser un début de mea culpa : « Oui, on a vu trop gros. Mais le projet avait une folie due à l’emballement général qu’il suscitait. Ouvrir un seul restaurant dans la Jeune Rue nous prend une énergie folle. J’apprends tous les jours, c’est beaucoup plus difficile que je ne le pensais. »

Cédric Naudon se plaint aujourd’hui de son « image de millionnaire ». Qu’il entretient pourtant, avec sa Maserati (« de location », persifle un ancien collaborateur), son chauffeur, ses Berluti : « Je ne vais pas changer pour faire plaisir aux gens », se défend-il.

Son histoire était floue mais belle, celle d’un passionné ayant fait fortune dans la finance aux Etats-Unis et au Canada. Sa carrière aux Etats-Unis ? Aucune trace. Son séjour au Canada ? Une seule trace, gênante : un jugement de la Cour suprême du Québec le condamnant à rembourser l’équivalent de plus d’un million d’euros à son beau-frère de l’époque, Bruno Gaccio. L’ancien auteur des « Guignols » de Canal+ avait avancé ces fonds pour un projet de magasins de design, et ne les avait pas revus.

Au lancement de la Jeune Rue, le mythe l’avait emporté sur la réalité. Cédric Naudon avait séduit les professionnels de la gastronomie, les designers, les politiques, et surtout les banquiers : décrit comme « richissime » par les médias, il n’aurait apporté qu’un ou deux millions d’euros et a financé son projet à crédit. C’est bien tout son problème.

Sa vitrine, c’est le Sergent recruteur, un restaurant de l’île Saint-Louis racheté, réaménagé et rouvert en grande partie grâce aux 880 000 euros avancés par le Crédit du Nord et la Caisse d’Epargne. Il a vite obtenu sa première étoile au Michelin grâce à son chef, Antonin Bonnet, et réalisait un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros l’an dernier. Assez pour convaincre des banques de financer le premier restaurant de la Jeune Rue. Parmi elles le CIC (700 000 euros), Oseo (300 000 euros), et dans une moindre mesure la Bred (7000 euros).

Malgré ces fonds, l’ancienne pizzeria est toujours en travaux. C’est quelques numéros plus loin que la Jeune Rue a ouvert, à la rentrée, son premier établissement : Ibaji, un restaurant coréen designé par Paola Navone. Cette fois, c’est la BNP qui a avancé 525 000 euros. Deux concurrentes, le Crédit du Nord et la Banque Palatine (filiale du groupe BPCE), ont de leur côté prêté 690 000 euros à Off, la holding de Cédric Naudon.

Ambition intacte

Au total, son empire compte une trentaine de sociétés, une pour chaque projet. Avec un système de vases communicants : pour assurer le financement de l’ensemble, chaque filiale va prêter ou emprunter à une autre, refacturer des services à la holding ou lui en régler, et parfois tout cela en même temps. La machine s’est grippée avec le retard pris dans les travaux.

La Jeune Rue a continué à recruter et, alors que les restaurants n’ouvraient toujours pas, son patron s’est mis à en racheter d’autres. Il a d’abord repris Anahi, un restaurant argentin réputé. Avant de s’intéresser à des établissements pourtant éloignés du Marais : Pan, dans le Xe arrondissement, et mi-octobre, le restaurant Manger, à Bastille.

« Il ne touche plus terre », diagnostique un ancien de la Jeune Rue. Ceux qui sont restés à bord y croient encore. « Ce projet connaît des aléas, y compris financiers, mais on bosse, défend l’ancien chef Arnaud Daguin, un des consultants ayant imaginé la Jeune Rue. Le plus important pour moi c’est de mettre en valeur les produits. Et je suis payé tous les mois. C’est la plus belle aventure professionnelle de ma vie. »

Cédric Naudon compte sur l’ouverture de la boucherie designée par Michele De Lucci, promise pour le 15 décembre, pour démontrer que la Jeune Rue n’est pas devenue une impasse. Mais il a dû renoncer à son projet le plus fou, une Jeune Rue rive gauche, au rez-de- chaussée d’un immeuble du boulevard Raspail détenu par le promoteur Laurent Dumas et son groupe, Emerige : cette fois, son bagout et ce qu’il décrit lui-même comme son « image de Qatari » n’ont pas suffi. Cédric Naudon a peut-être les ambitions d’un émir, mais il n’en a pas les moyens.

 

Zineb Dryef

 

François Krug

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 12:37

Arrêté en Mai 2012, condamné à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet (par tranche de 50 chaque vendredi, en théorie), Raif Badawi, bloggueur est emprisonné en Arabie Saoudite pour avoir demandé la modernisation de l'Islam, position à contre-courant du régime saoudien, qui a jugé ses articles comme étant "blasphématoires" et injurieux envers l'Islam.

 

La terreur du vendredi de Raif Badawi : #JeSuisRaif

Or l'Arabie Saoudite a une étrange justice: oui, il y a du châtiment humain, mais dans le cas présent de Raif Badawi, on attend que ses plaies cicatrisent, qu'en gros il aille mieux pour lui infliger 50 nouveaux coups de fouet. Un bourreau sympa qui prend soin de ta santé avant de te détruire. Ainsi, chaque vendredi depuis le 9 janvier, Raif Badawi échappe à un sort funeste qui lui semble malgré tout promis (le régime ne peut que difficilement annuler la sanction) malgré une importante mobilisation mondiale menée par Amnesty International.

Mais voilà, la real-politik va reprenre le dessus: nos démocraties occidentales ne veulent pas froisser les Saoudiens, qui en plus d'avoir du pétrole, sont actuellement en lutte contre les rebelles chiites du Yémen, et que l'Occident aimeriat bien compter sur leur mobilisation pour se battre contre les troupes de l'Etat Islamique.

Plus que Raif Badawi, c'est la liberté d'expression qui n'a pas fini de souffrir dans la péninsule arabique.

Blogguer peut être dangereux pour votre santé.

Blogguer peut être dangereux pour votre santé.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 08:28
Poitiers, Septembre 2008.

Poitiers, Septembre 2008.

A partir de vendredi, et jusqu'à dimanche, à partir de 10h, la traditionnelle braderie de la fin mars des compagnons d'Emmaüs se déroule aux Arènes. Une belle occase de trouver des vieux livres, des vieux bibelots et tout plein de choses bien sympa, tout en faisant une bonne action.

Alors, vous trouverez bien une heure de libre ce week end pour y faire un saut. Et repartir les mains pleines!

Le Parc des Expos et son très grand parking.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 09:24

Firenze, que l'on connait en France sous le nom de Florence, splendide cité au coeur de la Toscane. Découverte au printemps (sans doute le meilleur moment pour la visiter, il y a trop de monde en été), c'est tout le charme de l'Italie que l'on peut admirer en flânant dans ses rues chargées d'histoire, cette vieille Florence qui fut le berceau de la Renaissance.

Sans oublier que François Mitterrand était aussi surnommé le "Florentin" pour son art de l'esquive, de la manipulation. Un qualificatif on ne peut plus péjoratif...

Bien heureux sont ses 380000 habitants que de résider dans cette ville fondée en 59 avant JC (capitale du royaume d'Italie de 1865 à 1870) sur les bords de l'Arno (qui a inondé la ville en 1966) et qui est un véritable joyau d'urbanisme.

Une ruelle avec un alignement de scooters.

Une ruelle avec un alignement de scooters.

L'Arno, fleuve qui sépare les deux moitiés de Firenze.

L'Arno, fleuve qui sépare les deux moitiés de Firenze.

Souvenirs de vacances en Italie : Firenze (partie I)
La colonne de la Justice, sur la place triangulaire Santa Trinita.

La colonne de la Justice, sur la place triangulaire Santa Trinita.

Une galerie commerciale de Firenze.

Une galerie commerciale de Firenze.

Souvenirs de vacances en Italie : Firenze (partie I)
Firenze, une ville riche en couleurs avec ces maisons peintes en jaune.

Firenze, une ville riche en couleurs avec ces maisons peintes en jaune.

Firenze, Mercredi 22 avril 2014.

A suivre...

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 09:30
La Bosnie-Herzégovine : crise politique au coeur des Balkans

Les Balkans et la crise : La Bosnie dans l’impasse

 

19 mars 2015 VoxEurop

Buka, La Stampa, Le Temps

 

Illustrations prises sur Le Courrier des Balkans.

 

Il y a un an, la Bosnie était traversée par une vague de protestations […] déclenchées par la pauvreté et le chômage”, écrit Buka, un magazine de Banja Luka, dans l’entité serbe de la République de Bosnie. Parties de la ville de Tuzla, “les manifestations se sont rapidement étendues au reste du pays”. Des mairies et des ministères furent incendiés par des citoyens las de l’immobilisme, de la corruption et du marasme économique dans lequel le pays était plongé. Comme le rappelle Buka, selon Eurostat, la Bosnie partage avec l’Albanie le titre peu enviable de pays le plus pauvre d’Europe : “le pouvoir d’achat y est un tiers de la moyenne européenne, seul un habitant sur deux en âge de travailler est actif et, parmi eux, un tiers est sans emploi”.

Quant au gouvernement, ajoute le magazine,

que ce soit au niveau national ou local, il n’a pas de stratégie pour le développement du pays, si ce n’est le respect du pacte pour la croissance et l’emploi imposé par l’Union européenne – qui n’a pas donné de résultats au sein de l’Union par ailleurs. La Bosnie se trouve ainsi entre le marteau et l’enclume et vit un conflit semblable à celui qui oppose les pays du nord et du sud de l’Europe : enchaînés par le dogme de l’austérité et trop endettés pour parvenir à se financer sur les marchés.

Les comités citoyens qui avaient animé les protestations de 2014 ont quant à eux disparu ou ils ont été absorbés par des mouvements plus “institutionnels”.

Face à cette situation, les partis populistes de droite, aujourd’hui au pouvoir à la fois dans la Fédération croato-musulmane et dans l’entité serbe, sont dans l’impasse, note Buka, car

le seul moyen d’obtenir la paix sociale serait d’obtenir d’autres crédits des bailleurs internationaux à un coût exorbitant, une solution qui deviendrait vite insoutenable. Ce qui fait penser que des manifestations semblables à celles de février 2014 sont à craindre prochainement. Et le gouvernement n’aura pas le choix : face à une diminution des recettes, il sera obligé à couper les dépenses publiques. […] A la fin, les manifestations, auxquelles ont participé jusqu’à présent les travailleurs et les petits entrepreneurs, pourraient s’amplifier et devenir imposantes. Les intellectuels de droite estiment que la Bosnie Herzégovine peut être sauvée uniquement avec des réformes radicales, comme le transfert de pouvoirs des dirigeants politiques vers les opérateurs privés qui, avec la libéralisation de l’économie, pourraient relancer la croissance. Mais pour que ce plan se réalise, il faut du temps. Et aujourd’hui, la Bosnie ne peut se permettre d’attendre.

A une situation économique difficile est venue s’ajouter un élément de déstabilisation aussi imprévu qu’inquiétant : l’arrivée de l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que le relate le reporter de La Stampa, qui s’est rendu à Gornja Maoča. “Nettoyé” de sa population serbe lors de la guerre, ce village de l’Est de la Bosnie est devenu un fief du salafisme. Les moudjahiddines qui s’y sont installés après la guerre y appliquent la Sharia et, récemment, on a pu voir les drapeaux de l’Etat islamique aux balcons et aux fenêtres, avant que la police n’intervienne pour les ôter.

Gornja Maoča est “une base” pour les musulmans des Balkans qui souhaitent joindre les rangs de l’Etat islamique, explique pour sa part Le Temps. Selon les estimations officielles, citées par La Stampa,

130 Bosniaques sont partis combattre en Syrie et en Irak aux côtés de l’Etat islamique, et au moins une trentaine seraient morts. Mais il s’agirait de chiffres optimistes, pour ne pas provoquer de panique.

Pour Le Temps, “la Bosnie est (re)devenue une terre de mission” pour les recruteurs du djihad. Pendant la guerre,

ce pays avait été l’une des premières destinations du nouveau djihad ‘mondialisé’ qui a essaimé après la guerre d’Afghanistan, mais la ‘greffe’ islamiste n’avait pas pris – la tradition de tolérance propre à l’islam balkanique aurait servi d’anticorps, et la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine demeure une institution respectée. […] Le “garde-fou” d’une tradition particulière à “l’islam européen” des Balkans ne tient plus. Le défi est majeur car les communautés islamiques des Balkans occupent une position stratégique essentielle, servant de relais sur la route qui mène au Proche-Orient, tandis que les réseaux de la diaspora s’étendent partout en Europe.

L’appel du djihad est une conséquence directe de la situation économique, affirme au quotidien genêvois le responsable d’une ONG locale : “Avec le chômage endémique qui touche la région, l’islam est souvent la seule porte de sortie à la misère sociale”.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 09:05

 

Drôle de science

L'épidémie de barbus s'explique mathématiquement

 

Angoulême et hipster

Lunettes à bords épais,et, surtout, pour les hommes, pilosité faciale exubérante...Voici quelques-uns des attributs des "hipsters", ces individus ultra-branchés qui semblent tout faire pour se difféerencier, mais finissent tous par se ressembler. Un phénomène auquel le mathématicien Jonathan Touboul vient de trouver l'expliction suivante:*

Tout le problème est que mi(t) (la tendance perçue par l'individu i au temps t) est dépendante de T (le temps qu'il faut pour s'informer de la mode). Un délai qui peut, grâce à Facebook et Twitter, tendre vers 0, mais sans jamais l'atteindre. Résultat: quand le hispter achète des bretelles, il pense le reste du monde encore adepte de la ceinture, alors que d'autres sont probablement arrivés à la même conclusion dans le magasin d'à côté. Le temps de s'en rendre compte, les bretelles seront devenus tendances...jusqu'à ce que la ceinture fasse, pour les mêmes raisons, son come-back. Les hipsters alimentent ainsi un phénomène de mode oscillatoire auto-entretenu, et ce, même quand les choix sont plus variés (bretelles et ceinture, pourquoi pas!) Seule solution: "choisir sa tenue aléatoirement", propose Jonathan Touboul. Pas sûr, cependant, que la science soit très bonne conseillère en matière de mode...

E.A.

 

Science et Vie, Janvier 2015, N°1168, page 15.


*:Cette formule exprime le fait que dans un groupe de n individus, la tendance observée par l’individu numéro i à l’instant t dépend du poids de l’influence de chacun des autres membres du groupe sur lui (ce sont les Jij), mais également du type de hipsters présents (ils peuvent être plus ou moins modérés, ce qu’expriment les vecteurs sj)  et du temps mis par le hipster i avant de réaliser que chacun des hipsters qui l’entoure est en train de commencer à lui ressembler sur tel ou tel point.

Pris sur slate.fr

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:30
Dessin de Adams pris sur englishblog.com

Dessin de Adams pris sur englishblog.com

Déjà la fin! Du coeur de l'hiver aux portes du printemps, le Tournoi 2015 brille de ses derniers feux avec une ultime journée à suspens où pas moins de quatre nations peuvent encore espérer s'imposer à l'arrivée. Et c'est aussi le dernier match officiel pour ces six équipes avant de dévoiler la première liste de joueurs pré-convoqués pour la Coupe du Monde en septembre prochain.

Hasard du calendrier, Angleterre et France se rencontrent lors de cette ultime journée. D'un côté, une Angleterre séduisante, surprenante en début de compétition qui peine un à finir son Tournoi malgré de belles révélations, et qui quoi qu'il arrive ne pourra pas égaler sa perf' de 2003 où elle avait réaliser un Grand Chelem avant de s'imposer au Mondial en Australie. Cela dit, c'est avant cette dernière rencontre la meilleure attaque (102 pts) et la troisième meilleure défense derrière l'Irlande et...la France (46 pts).

De l'autre côté, le camp tricolore est enfin revenu d'Italie avec une victoire en poche, doublée même d'un clean-sheet, ce qui moralement fait toujours du bien, même si l'on ne peut pas dire que l'Italie ait réalisé une grande prestation. Une fois encore, mais dans le cas présent c'est une lapalissade, la défense a été solide, et ça tombe bien, car à Twickenham, elle sera soumise à rude épreuve.

A cause de nombreux aléas, PSA nous propose une nouvelle charnière, la 16ème de son mandat, en associant Plisson à Tillous-Borde. Maintenant c'est désormais une certitude: au Mondial, on aura une charnière inexpérimentée, et cela risque de nous faire défaut.

Alors oui c'est vrai, Saint-André est le premier sélectionneur depuis l'éphémère Daniel Dubrocca (1990-1991) à ne pas remporter le moindre tournoi le temps de son mandat. Oui, c'est vrai que PSA, bien qu'ayant le profil idéal à ce poste n'a pas bénéficié de l'émergence d'une génération dorée, soudée, de qualité et que beaucoup des joueurs de l'époque 2012-2015 (le sélectionneur a convoqué 82 joueurs en moins de 4 ans, soit quasiment autant que Lièvremont) risquent de laisser une trace au rayon des oubliettes de l'histoire du rugby. Mais putain, c'est l'Angleterre en face et même si cela n'effacera pas tout, on n'a pas le droit de perdre chez eux. D'autant plus qu'une défaite de notre part pourrait leur offrir, en fonction du nombre de points d'écart; la possibilité de remporte le Tournoi.

Les Anglais nous craignent dit Robshaw. Non pas par la qualité de notre rugby, non pas par notre défense tranchées-barbelés, mais simplement car cela serait particulièrement mal venu pour nos chers et tendres voisins de s'incliner à domicile, durant une année de Mondial face à des frenchies au niveau très moyen. Et qu'en s'inclinant contre nous, le XV de la Rose entrerait dans une grosse crise de confiance.

Bon, la stat qui plaide en faveur des Anglais: depuis l'instauration des VI Nations en 2000, la France ne s'est imposée qu'une fois à Twickenham: c'était en 2005 lors d'un hold-up mémorable avec un Yachvili des grands jours.

Dans les autres rencontres, l'après-midi rugby débute par un Italie-Galles, où l'on est tenté de penser que les Gallois, surtout avec la perspective du gain du Tournoi, devraient faire un gros coup à Rome quand dans le même temps, les Italiens n'ont plus grand chose à espérer, la Cuiller de bois étant évitée. Et pour les Transalpins, la victoire en Ecosse il y a trois semaines est déjà oubliée après le fanny contre les Bleus. Défense de plomb du Tournoi, les Italiens ne peuvent qu'espérer limiter la casse. Surtout quand on sait que depuis 1994, les Italiens n'ont battu que deux fois les Gallois (Tournois 2003 et 2007) Match idéal pour digérer son déjeuner.

On se réveille, on prend un café et on regarde Ecosse-Irlande. Les Calédoniens, dans ce derby du whisky, vont lutter pour ne pas remporter leur treizième Cuiller de bois (la précédente date de 2012) tandis que les Irlandais seront motivés pour tenter de réaliser un doublé en tant que tenant du titre après celui de 1948-1949.

 

Mon prono:

Victoire du Pays de Galles sur l'Italie.

Victoire de l'Irlande sur l'Ecosse.

Victoire de l'Angleterre sur la France.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:01
Dessin de Charb, Charlie Hebdo, 1999.

Dessin de Charb, Charlie Hebdo, 1999.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:50

L'autre guerre de 100 ans, c'est le Crunch de samedi, à Twickenham.

Où comment réussir l'exploit de les bouter hors de chez eux...

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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