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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 07:34

OTAGE : (bl. obsidiaticum), sm. Personne qu'une puissance remet entre les mains de ses ennemis, de ses alliés, comme garantie de l'exécution d'un traité, d'une promesse: Exiger des otages. ll Personne que l'on arrête, en temps de révolution, et que l'on détient pour obtenir ce que l'on exige ou pour imposer sa volonté. ll Place que l'on abandonne momentanément à l'ennemi en garantie d'un traité de paix, d'un armistice: Donner des villes en otage.

 

Dictionnaire français illustré des mots et des choses, par MM. Larive et Fleury, 1889.

 

Les prises d'otages sont un phénomènes anciens: les premières remontent à la Grèce Antique. Au 20ème siècle, la notion de prise d'otage a évolué en devenant une monnaie pour obtenir satisfaction sur des revendications, qu'elles soient politiques ou encore pour de l'argent.

Voici quelques prises d'otages passées dans la "postérité":

- les otages israëliens des Jeux Olympiques de Munich (1972)

- les otages de l'ambassade américaine de Téhéran (1979-1981)

- les passages du vol Air France Alger-Paris (1994)

- les otages du théâtre de Moscou (2002)

- les écoliers de Beslan en Russie (2004)

- les otages de l'HyperCasher de Paris (2015)

 

Parfois, ces prises d'otages peuvent se terminer par la mort de ces derniers. Depuis une vingtaine d'années toutefois, une défintion politique a fini par s'imposer, de manière malsaine. Ainsi, des clients d'entreprises, des usagers de services publics affirment être "pris en otage"...parce qu'ils sont victimes des conséquences d'une grève, d'un blocus. Mais les mots ont un sens: risque-t-on de mourir parce qu'il n'y aura pas de trains, de bus, ou de carburant à la pompe? Et pourquoi ne pas parler carrément de terrorisme dans ce cas, quitte à tout mélanger?! Cependant, l'usage de ces éléments de langage dans le monde politique est encore plus dangereux, visant ainsi à vampiriser l'action syndicale, que cela vienne de la majorité parlementaire, mais aussi de son opposition. Parce que non non et non, un syndicaliste avec un drapeau et un sifflet n'a rien à voir avec un mec, armé jusqu'aux dents, prêt à faire couler le sang!

Alors un peu de pudeur!

 

Complément du vendredi 27 mai 13h: un article de slate.fr qui évoque les amalgames dans le champ lexical entre "preneur d'otages", "terroriste", "criminel", "radicalisation" et autres propos dangereux...

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le Mot du XIXème siècle
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 08:57
Loudun, Lundi 11 Janvier 2016. J'en avais repéré dès le 7, mais je n'avais pas mon appareil photo...

Loudun, Lundi 11 Janvier 2016. J'en avais repéré dès le 7, mais je n'avais pas mon appareil photo...

PAQUERETTE (du vx fr. pasquis ou pasquier, pâturage), sf. La petite marguerite blanche ou pâquerette vivace (bellis perennis), qui croît sur les bords de chemin, sur les pelouses, dans les prairies, dans les pâturages, où elle fleurit toute l'année. C'est une plante de la famille des Composées, pubescente et presque sans tige, émettant des feuilles qui paraîssent toutes radicales, disposées en rosette, ovales, un peu épaisses, crénelées, atténuées en pétioles. Les pédoncules ou hampes des capitules dépassent longuement les feuilles. Les capitules, portées par un réceptacle conique, sont entourées d'un involucre de folioles herbacées disposées sur deux rangs. Les fleurons de la circonférence, blancs ou roses, sont ligulés et renferment un pistil fertile; les fleurons du centre sont jaunes, tubuleux et hermaphrodites. Les fruits sont des akènes un peu velus.Les capitules s'ouvrent au soleil et se renferment à l'ombre ou sous influence de l'air humide. L'horticulture a obtenu de la pâquerette plusieurs variétés remarquables: l'une à capitules blancs, doubles; l'autre à capitules roses ou rouges; une troisième à capitules rouges, doubles.On cultive fréquemment, dans nos jardins, une variété prolifère, dans laquelle les folioles de l'involucre donnent naissance à leur aisselle à de petits capitules pédicellés. Les jeunes feuilles de la pâquerette sont un peu astreigentes et peuvent se manger en salade.

 

 

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Le Mot du XIXème siècle
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:44

Toutefois, on peut réaliser la satire d'un satyre

 

SATIRE (l. satira ou satura, mélange de mets, satire), sf. Chez les Romains du VIè siècle avant notre ère, chant joyeux et railleur accompagné de musique et de danse, pour célébrer les fêtes  dites Liberalia (de Liber, Bachus) qui avaient lieu au printemps et durant lesquelles on offrait aux dieux, protecteurs des laboureurs, un vaste bassin rempli de prémices de toutes les productions de la terre. II Plus tard, pièce primitive du théâtre latin, analogue aux atellanes, mélangée de prose et de vers, comme les farces du moyen âge. II A l'époque classique romaine, ouvrage en vers fait pour censurer, tourner en ridicule ou vouer à l'ignominie es travers et les vices des hommes. Lucilius lui donna la forme d'un épitre en vers héxamètres; Horace, Perse et Juvénal développèrent la satire surtout au point de vue moral. Ils furent imités au XVIIe siècle par Régnier et Boileau, au XVIIIe siècle par Voltaire et Gilbert. On peut rattacher à la satire les Tragiques d'Agrippa d'Aubigné, les Iambes d'Auguste Barbier, les Châtiments de Victor Hugo. II Ouvrages mélangés de prose et de vers, comme la satire primitive; railleurs et médisants comme la satire classique; telle était la Satire Ménippée de Varron, bibliothécaire d'Auguste, imitée d'écrits semblables du philosophe grec Ménippe. Ce nom fut repris par Jacques Gillot, Pierre le Roy, Nicolas Rapin, Passerat, Pithou, Florent Chrestien pour leur pamphlet commun, parodie des Etats de la Ligue convoqués par Mayenne en 1593. Ce pamphlet contribua à discréditer la Ligue et fit pour la cause de Henri IV presque autant que les victoires d'Arques et d'Ivry. - Fig. Tout ce qui fait l'effet d'une satire: Sa conduite est la satire de la vôtre. II Discours ou écrit critique, railleur et médisant. - Gr. Il ne faut pas confondre ce mot avec son homonyme satyre. - Dér. Satirique, satiriquement, satiriser.

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Illustration de Sayre et Dyonisos, issue du Musée de Berlin.

1 SATYRE (Satyrum) sm. Nom de demi-dieux des anciens, compagnons de Bacchus, qui étaient les génies des fôrets et étaient représentés avec un visage bestial, des pieds de bouc, un corps velu, une tête couverte de cheveux incultes; ils portaient en outre des cornes de chèvre. Les statues et les masques de satyres sont fréquemment usités comme motifs de décoration architectonique. - Fig. Homme très lascif. Genre de Lépidotères diurnes, de taille moyenne et dont les ailes, d'une teinte assez sombre, présentent des yeux plus ou moins nombreux. Ces papillons habitent de préférence les endroits secs et arides. Certaines espèces habitent les bryuères, d'autres se voient dans les prairies; quelques-unes voltigent au-dessus des buissons, tandis que d'autres se rapprochent des habitations. Les environs de Paris compte un assez grand nombre de ces insectes. II Un nom de l'orang-outang. - Dér. Satyre, satyrion, satyrique.

File:0 Masque de satyre - Musei Capitolini.JPG

Masque de satyre. Marbre, œuvre romaine du IIe siècle ap. J.-C. Image prise sur wikipédia.

2 SATYRE (g. Satyre), sm. Pièce du théâtre grec dans le genre des farces, et dont la plupart des personnages représentaient des satyres. C'est le dorien Pratinas (500 ans à peu près av. J-C.) qui le premier imagina le drame satyrique, dans lequel le choeur est composé d'une troupe de satyres.

 

Le Dictionnaire des Mots et des Choses de MM. Larive et Fleury, T.3, 1889 pp. 262-264.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 09:17

Un moine dans son froc, illustration prise sur france-pittoresque.com

FROC (VHA*hroch, habit),sm. Partie de l'habit des moines qui couvre la tête ainsi que le devant et le derrière de la poitrine. II Costume d'un religieux: Mettre son froc.  - Fig. Prendre le froc, se faire moine. II Jeter le froc aux orties, renoncer à la vie monacale ou à l'état ecclésiastique. -Der. Frocard, frocaille. - Comp. Enfroquer, défroquer.

 

FROCAILLE (froc + sfx péjoratif aille), sf Les Moines : La frocaille exaspérait Rabelais. (Fam)

 

FROCARD (froc + pfx. péjoratif ard) sm: Voltaire n'aimait pas les frocards.

 

Dictionnaire français illustré des mots et des choses de MM Larive et Fleury, 1888, p. 761.

 

*VHA: vieux haut-allemand.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:25

ARSENICOPHAGE : Mangeur d'arsenic. On donne ce nom aux paysans de plusieurs provinces d'Autriche, qui s'habituent à manger de l'acide arsénieux, ou arsenic blanc; cela procure de l'embonpoint et une grande aptitude pour la marche et les ascencions des montagnes. On donne aussi aux chevaux de l'acide arsénieux, qui rend leur robe luisante.

 

ARSENIEUX: Nom d'un acide solide blanc, formé d'arsénic et d'oxygène et moins riche en oxygène que l'acide arsénique: c'est la mort-au-rat, poison violent. L'acide arsénieux est ce qu'on nomme vulgairement l'arsenic. Il est employé pour la destruction des animaux nuisibles, pour combattre certaines maladies. Il entre dans la composition de certaines couleurs vertes.

 

Dictionnaire des mots et des choses, MM. Larive et Fleury, 1888.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:08

TRIUMVIRAT: (l. triumviratum), sm. Charge du triumvir.ll Association de trois citoyens puissants qui s'entendent pour asservir l'Etat. ll Association de trois personnages influents.

 

TRIUMVIR: [tri-ome-vir] (ml: tres, trois+vir, homme), sm. Primitivement, titre d'un magistrat romain chargé conjointement avec deux collègues d'une partie de l'administration publique. ll Triumvirs monétaires, les trois magistrats qui surveillaient l'atelier des monnaies. ll Triumvirs capitaux, ceux qui gardaient les prisonniers et présidaient aux exécutions ll Nom qui, chez les Romains, servit à désigner Pompée, César et Crassus (premier triumvirat), qui s'étaient associés pour resister au parti oligarchique du sénat (60 av. J.-C.) et plus tard (43 av. J.-C.) Octave, Antoine et Lépide (deuxième triumvirat) qui s'entendirent pour s'emparer du pouvoir absolu.

 

Source: Dictionnaire Français Illustré des Morts et des Choses, par MM. Larive et Fleury, 1889, p. 588.

Le premier triumvirat de la République de Rome: Pompée, Crassus et César. Pris sur histoblog.oldiblog.com

Le second triumvirat de la République de Rome; Octave, Antoine et Lépides. Pris sur thedailyjournalist.com.

 

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Le premier triumvirat de l'UMP: François, Jean-Pierre et Alain.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:22

 

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PREFACE

 

Le titre de ce Dictionnaire indique la pensée qui nous a guidés en l'écrivant. Nous avons voulu que chaque article fût à la fois, autant que possible, une leçon des mots et une leçon de choses. Ces deux sortes de leçons se prêtent un mutuel appui; elles sont aussi nécessaires, aussi intéressantes l'une que l'autre. On s'attache davantage aux mots quand on connaît mieux les choses qu'ils désignent, et réciproquement l'étude que l'on a faite d'un objet donne plus de relief au vocable qui en rappelle l'idée.

Il importe donc tout d'abord de donner une notion exacte de chaque mot, d'exposer son origine, de mentionner les formes successives qu'il a revêtues, de préciser son sens propre et primitif et les significations, souvent nombreuses et fort diverses, qui en ont découlé par une travail inconscient de l'esprit humain; enfin d'en indiquer les différents emplois dans la phrase et de citer les locutions où il figure. Tel est le programme auquel nous nous sommes rigoureusement astreints: pour chaque mot nous donnons l'étymologie quand elle est connue, nous y ajoutons, au besoin, les formes du vieux français pour montrer comment on est passé insensiblement du mot originel au français actuel. Puis vient la signification primitive et fondamentale du mot. Quelquefois ce n'est pas la plus usitée; mais elle a l'avantage de projeter une vive lumière sur les sens dérivés et de faire voir comment ils procèdent les uns des autres. L'explication de chaque acceptation est rendue plus sensible par un exemple familier et à la portée de tout le monde. Si le mot soulève quelque difficulté grammaticale, nous en donnons la solution à l'aide de la méthode historique. C'est ainsi qu'on trouvera, dans notre Dictionnaire, la conjugaison des verbes irréguliers, improprement appelés de ce nom parce qu'ils sont demeurés plus conformes que les autres à l'antique conjugaison française; l'indication du pluriel de tous les noms composés et des noms empruntés aux langues étrangères; des remarques sur l'emploi de nos auxiliaires être et avoir, sur l'orthographe de certains participes passés, sur l'emploi du subjonctif, etc. Nous avons cru devoir faire figurer dans notre ouvrage les locutions latines qui reviennent incessamment dans la conversation ou sous la plume de nos écrivains et de nos journalistes. Nous avons également admis quelques locutions tirées des langues vivantes, particulièrement de l'anglais. Estimant qu'il y aurait profit pour tout le monde, et particulièrement pour la jeunesse des écoles, à lire nos auteurs du XVIè siècle, nous n'avons pas hésité à introduire un certain nombre de mots qui sont de purs archaïsmes. Nous nous y sommes décidés d'autant plus volontiers que plusieurs d'entre eux mériteraient d'être rajeunis et que d'autres ont donné naissance à des familles de mots. Tels sont, par exemple, les mots bandon et aigue. Nous n'avons pas davantage reculé devant l'admission des néologismes consacrés par l'usage courant et par l'emploi qu'en font les écrivains et les savants contemporains.

Préoccupés du désir de voir se vulgariser de plus en plus les découvertes et les principes de la grammaire historique, nous avons traité avec d'assez amples développements certaines questions ordinairement omises dans les dictionnaires. Ainsi, nous avons parlé de l'origine et de la vraie nature de chacune des dix parties du discours; nous avons montré l'influence que l'accent tonique a exercée sur la formation des mots de notre langue et quel rôle considérable il remplissait dans notre versification. Tous les doublets et les diminutifs ont été signalés avec soin. Nous avons consacré des articles spéciaux à nos préfixes et à nos suffixes, comme s'ils avaient constitué des mots indépendants. Enfin, nous avons essayé de formuler les principales règles de la phonétique française. On les trouvera en tête de chacune des vingt-cinq lettres du Dictionnaire et dans les articles relatifs aux familles de consonnes. Nous avons jugé qu'il ne déplairait point aux personnes chargées de l'enseignement de notre langue maternelle dans les écoles de trouver à la fin de chaque mot primitif, ou considéré comme tel, la liste des dérivés et des composés qui en sont provenus, ainsi que celle des homonymes lorsqu'il en existe. A l'égard des synonymes, nous avons usé d'une certaine sobriété, ayant constaté qu'en cette matière on se laissait souvent entraîner à des rapprochements erronés.

Telles sont les observations succintes concernant la partie lexicographique que nous avons tenu à présenter au lecteur. Il nous reste à dire ce que nous avons ajouté partout à la simple définition pour donner à notre oeuvre un caractère encyclopédique, qui en fasse un répertoire utile à consulter chaque fois que l'on a besoin de se remémorer un fait, une date, d'avoir l'explication d'un phénomène naturel, de connaître l'origine, la nature, les propriétés, les usages d'une substance, de remédier à un accident, en un mot d'être renseigné sur tout ce qui peut se présenter dans les mille circonstances de la vie.

En géographie, nous avons esquissé à grands traits la configuration de chaque région du globe, de chaque pays, en prenant pour base sa constitution géologique; car nul n'ignore que le relief du sol, que ses productions, que le caractère même des habitants sont, comme disent les mathématiciens, fonction de cette constitution géologique. On pourra s'assurer que les cartes des cinq parties du monde, des principales contrées du globe, de chacun des départements français et de nos colonies ont été mises au courant des plus récents progrès de l'orographie et de l'hydrographie.

Dans la rédaction des articles d'histoire et de biographie, nous avons puisé aux sources les plus récentes, notamment en ce qui concerne les peuples anciens et les migrations indo-européennes. La mythologie comparée nous a fourni l'explication des principaux mythes.

L'archéologie, cette branche de l'histoire, a été de notre part l'objet d'une attention toute particulière: nous nous sommes efforcés de donner des règles très simples à l'aide desquelles chacun pourra déterminer immédiatement la date de nos admirables monuments du moyen âge.

Il ne faut pas s'attendre à trouver dans ce Dictionnaire un cours complet de mathématiques; mais nous n'avons négligé aucune des applications de cette science. Ainsi la mesure des surfaces et des volumes, le tracé des cadrans solaires, du canevas des cartes géographiques, des principaux membres de l'architecture, des organes des machines, les notions de la perspective, les constructions géométriques auxquelles on a recours dans le dessin linéaire et dans le dessin industriel, y occupent une place proportionnée à leur importance pratique. La physique, la chimie, les différentes parties de l'histoire naturelle (minéralogie, zoologie, botabique, géologie) ont été traitées surtout au point de vue de leurs applications aux besoins ordinaires de la vie. Ce sont les sciences qui, indépendamment de leur haute valeur philosophique, contribuuent le plus au bien-être du genre humain. Elles servent de base à la médecine, à l'hygiène, à l'art vétérinaire, à l'agriculture, au jardinage. Elles nous font connaître toutes les matières premières dont s'alimente l'industrie. Elles nous apprennent à nous loger, à nous vêtir, à nous nourrir confortablement, à prévenir les maladies et à nous soigner quand nous sommes malades. Sur chacune de ces questions capitales nous nous sommes fait un devoir de mettre le lecteur au courant des plus récentes découvertes de la science. C'est ainsi, par exemple, qu'en résumant les beaux travaux de M. Pasteur, il nous a été possible d'insérer dans ce Dictionnaire nombre d'articles aussi utiles qu'intéressants sur les maladies contagieuses causées par des microbes, telles que le charbon, le choléra des poules, le rouget des porcs, etc. D'après le même savant, nous avons exposé tout ce que l'on doit savoir sur les maladies des vins et des vers à soie. Les affections parasitaires des céréales et des autres végétaux produites par des champignons ont été également décrites, et nous avons indiqué avec le plus de précision possible les remèdes qu'on doit y apporter. De même pour le phylloxera dont il est si urgent d'arrêter les ravages dans nos vignobles. Si l'on veut bien examiner les articles qui ont trait à l'agriculture, on verra qu'ils ont été travaillé avec persévérance. Les études sur les animaux domestiques nous ont coûté beaucoup d'efforts. Quand une plante joue un grand rôle dans la vie de l'humanité, nous n'hésitons pas à raconter son histoire en détail. C'est ce que nous avons fait à propos du café, du tabac, du quinquina, de la pomme de terre, etc.

Auant qu'il a dépendu de nous, nous avons essayé de remonter à la souche de nos animaux domestiques et de nos végétaux cultivés, la connaissance de leurs lieux d'origine pouvant fournir de précieuses indications sur la manière de les cultiver. Les propriétés médicinales de nos plantes indigènes mériteraient d'être exactement signalées à cause des services qu'elles peuvent rendre, dans certains cas, à la population de nos campagnes. En même temps que nous mentionnons leurs propriétés, nous mettons le public en garde contre l'emploi des végétaux vénéneux, tels que champignons, colchique, etc. Du reste, tant pour les poisons minéraux que pour les poisons végétaux, nous n'avons jamais omis de citer les meilleurs contrepoisons et d'expliquer de quelle façon il faut les administrer.

Nous nous bornons à ce qui précède dans l'énumération des matières que contient cette édition in-quarto; nous ajouterons seulement que des notions de législation usuelle, d'économie politique et agricole,etc., complètent le cycle de cette encyclopédie dont nous avons eu l'ambition de faire en même temps qu'un livre classique le vade-mecum de tous ceux qui s'intéressent à la science et à ses bienfaits.

Maintenant que la plus vive impulsion est donnée à l'enseignement, tout le monde voudra, après être sorti de l'école, se rappeler ce qu'il aura appris et augmenter encore son savoir.

En terminant, nous adressons nos plus vifs remerciement à notre éditeur, M. Georges Chamerot, qui n'a épargné ni peines ni dépenses pour l'impression et pour l'illustration de ce Dictionnaire. Les nombreuses gravures et les cartes dont il l'a enrichi en font, au point de vue typographique, un spécimen des progrès réalisés dans ces dernières années. Les habiles dessinateurs auxquels M. Chamerot s'est adressé ont pleinement répondu à sa confiance. Les animaux et les plantes ont été reproduits d'après nature par MM. Clément et Millot sous la direction de M. Edmond Perrier, le savant professeur du Muséum. Les dessins d'architecture, de meubles, de machines, etc., sont dus à la plume aussi sûre que délicate de M. Libonis. Le colonel Duhousset nous a prêté son précieux concours pour tout ce qui se rapporte au cheval. Nous avons aussi à témoigner notre gratitude à M. Paul Pelet pour le soin et la précision avec lesquels il a dressé les cartes géographiques dont personne ne méconnaîtra la clarté et l'élégance. Toutes les épreuves ont été corrigées par M. Boutmy dont chacun connaît la compétence.

 

LARIVE ET FLEURY

Château de La-Queue-lez-Yvelines (Seine-et-Oise),

ce 21 septembre 1884.

 

Une nouvelle rubrique à venir sur PourquoiPasPoitiers: en prenant appui sur ce dictionnaire datant des années 1880, je vous proposerai, de temps en temps, un mot, un nom, tel qu'il était conçu et défini à la fin du XIXème siècle. Il y a des mots tombés en désuétude, il y a des définitions qui ont changé ou qui de nos jours peuvent paraître totalement scandaleuses (comme pour le mot homosexualité par exemple). Mais au préalable, je tenais à vous proposer cette préface, longue, mais qui définit parfaitement l'ampleur du projet qui avait alors été mené par MM. Larive et Fleury.

Oui, ça sent bon la IIIème République, la place centrale de ce que l'on appelait alors l'Instruction Publique, le désir de permettre à tous de savoir tout sur tout, et un peu plus que tout. Cette matière, je dirais même cette mine d'or, est quasiment inépuisable: chaque tome compte près de huit cent pages. Et il y en a trois!

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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