Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : PourquoiPasPoitiers
  • PourquoiPasPoitiers
  • : PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
  • Contact

Spirit of the 1970's

Sunglasses-Cigare-cravate-et-gilet.JPG
Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
1930961_30625904006_410_n.jpg

Le Pourquoipaspédia

Sachez que...

http://img40.xooimage.com/files/6/e/8/logopb86-1176646.png

En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 12:09

Antenne 2, 19 Août 1991.

Le jour où l'URSS a définitivement basculé

Mis à jour le 19/08/2011

Le 19 août 1991, 360 chars, 42 véhicules blindés et 4000 militaires convergent vers le centre de Moscou. Leur objectif: mettre un terme à la dislocation de l'Union soviétique.

 

De notre correspondant à Moscou

En découvrant que la télévision nationale diffusait, à 7 heures du matin, le ballet du Lac des cygnes, bien des Russes se sont douté que les choses ne tournaient pas très rond dans leur pays. Le 19 août 1991, le président de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, était officiellement en vacances à Faros, sur les côtes de Crimée, destination estivale favorite des apparatchiks soviétiques. En réalité, il était assigné à résidence, surveillé par des gardes armés. Pendant ce temps, 360 chars et 42 véhicules blindés convergeaient vers le centre de Moscou, escortés par 4000 militaires.

Conduit par un groupe d'une dizaine de dirigeants conservateurs, qui avaient rapidement mis la main sur la télévision, le putsch de Moscou commençait. Objectif des insurgés: mettre un terme à la dislocation de l'URSS. Le coup d'État ne durera que quelques heures, et ses traces visibles s'effacèrent en trois jours. Mal préparés, préjugeant de leurs forces, sous-estimant le sursaut démocratique de la population rassemblée devant le siège du Parlement, et soucieux d'éviter tout bain de sang, les insurgés comprirent assez vite qu'ils avaient fait fausse route.

Mikhaïl Gorbatchev revint dans la capitale le 22 août, à temps pour deviner que son fauteuil était désormais occupé par son ennemi intime, Boris Eltsine. La voie réactionnaire soviétique était barrée. La démocratie cherchait à creuser son sillon.

C'est cet anniversaire, resté ambigu dans la mémoire nationale, mais qui frappa de stupeur l'Occident, que les Russes célèbrent vendredi. Selon un sondage réalisé par le Centre Levada, seuls 8% des Russes assimilent les événements du 19 août à une «victoire de la démocratie», et 36% à des «événements tragiques ayant eu des conséquences désastreuses» pour leur pays. Six ans plus tôt, ils n'étaient que 27% à partager cette dernière opinion. «Aussi bien les gens que le pouvoir russe ont rejeté cette page de l'histoire. Il s'agit d'une période trop difficile à appréhender, dont on ne sait si elle a été positive ou négative», explique Boris Belinkin, historien à la Fondation Memorial.

Toute l'ambiguïté de cette période remonte au référendum du 17 mars 1991. Ce jour-là, 76% des Soviétiques se déclarent favorables à la survivance de l'URSS, alors même que les républiques partent déjà à vau-l'eau. Quand bien même le mur de Berlin avait été détruit à coups de pioche, Moscou n'était visiblement pas prêt à singer l'Occident. Parallèlement, le très louvoyant Mikhaïl Gorbatchev, dont le pays s'enfonce dans la crise économique, est discrédité: bien que jugé trop timide par les réformateurs, il fait figure de kamikaze et de fossoyeur aux yeux de la vieille garde.

«Ce que nous avions planifié n'était pas un coup d'État, mais une tentative de respecter la parole du peuple qui s'était exprimée lors du référendum, de s'opposer aux traîtres qui s'étaient frauduleusement emparés de notre pays et à toutes ces forces qui préparaient un changement de régime», raconte au Figaro l'un des putschistes, Vassily Starodoubsev. Alors président de l'Union agricole de l'URSS, jugé pour haute trahison, il a payé sa témérité de dix mois de prison. Aujourd'hui élu député communiste à la Douma, cet homme de 80 ans continue à s'emporter contre les Américains, responsables, selon lui, de l'éclatement du bloc soviétique, et contre tous «ces ivrognes et ces drogués» opposés au putsch, et attirés par la seule promesse de s'enivrer de vodka qui, ce jour-là, coulait à flots. «Mon regret, conclut Vassily Starodoubsev, est de ne pas avoir réussi à sauver mon pays.»

Pire, le putsch n'a fait qu'accélérer la désintégration, et «mis un point final à l'existence de l'URSS», rappelle Boris Belinkin. Dans la foulée, les quinze républiques soviétiques acquirent leur indépendance de jure. Celles d'Asie centrale coupèrent le cordon ombilical plus tard que les autres. Le Kazakhstan, en proie à des tensions interethniques, et dont l'énorme production de coton dépendait de Moscou, attendit le 26 décembre.

La thérapie de choc d'Eltsine

À la tête de sa Fédération de Russie, Boris Eltsine prit le pouvoir et imposa une sortie à marche forcée du socialisme. La thérapie de choc laissa exsangue une grande partie de la population. Ses conséquences occultèrent les acquis démocratiques des années 1990, et ravalèrent le putsch à un épisode quasi anecdotique de l'histoire russe.

 

La contre-révolution, que les plus enhardis étaient en droit d'attendre de la mobilisation citoyenne du 19 août, n'a pas davantage eu lieu. Le 22 août, les manifestants, rassemblés sur la place de la Loubyanika, déboulonnèrent la statue de Félix Dzerjinksi, le fondateur de la police secrète soviétique (Tchéka), lointaine ancêtre du KGB. Vingt ans plus tard, un ancien lieutenant-colonel du KGB dirige toujours le pays.

Gorbatchev n'a pas cru aux avertissements américains

Le dernier dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, n'a pas pris au sérieux les avertissements des États-Unis qui l'avaient informé, deux mois avant, qu'un putsch se préparait, lui révélant même les noms des putschistes. Dans un entretien publié par le quotidien Rossiïskaïa Gazeta, le père de la perestroïka confie : «Bush m'a appelé. Il tenait cette information du maire de Moscou, Gavriil Popov. Je pensais qu'il fallait être idiot pour jouer son va-tout. (…) Mais malheureusement c'étaient des idiots. Et nous, nous étions des semi-idiots, y compris moi-même. J'étais épuisé. Je n'aurais pas dû partir en vacances. C'était une erreur.» D'Eltsine, dont il regrette d'avoir permis l'ascension au pouvoir, il dit : «Il aimait le pouvoir, il était irascible et ambitieux. (…) J'aurais dû l'envoyer ambassadeur dans une république bananière pour qu'il y fume le narguilé.»

S'il «soutient» aujourd'hui Poutine, malgré quelques «tendances autoritaires», Gorbatchev se dit «mécontent» de l'évolution de la Russie. «Pour la mortalité, nous sommes en bas de la liste à côté des pays africains, il y a 96 % de pauvres si l'on utilise les critères appliqués en Autriche, par exemple, et il y a deux fois moins de diplômés de l'enseignement supérieur qu'après la Deuxième Guerre mondiale.»

 

Le Figaro.fr, 19 Août 2011.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Ludovic Bonneaud - dans C'est arrivé ce jour là
commenter cet article

commentaires

POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
500095 visites.062.JPG

Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

http://images.forum-auto.com/mesimages/518416/vignette81B.jpg

http://images.forum-auto.com/mesimages/64646/80.JPG
http://www.forum-auto.com/uploads/200511/vignet_1133117787_1979.jpg

http://www.forum-auto.com/uploads/200504/vignet_1114629809_78fa.jpg
http://www.forum-auto.com/uploads/200512/vignet_1133556357_77.jpg