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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 08:51

UNIVERSITE

ASSEMBLEE GENERALE NATIONALE

La coordination étudiante était samedi en assises à Poitiers

 

Ils refusent le poids des mots

La proposition de faire participer les lycéens au vote a eu une large approbation.

La proposition de faire participer les lycéens au vote a eu une large approbation.

Les étudiants ont-ils peur des médias? Alors que ceux de Poitiers aiment l'exposition médiatique, la coordination nationale a d'abord refusé l'entrée des journalistes avant de leur ouvrir une petite fenêtre. L'épisode "Sorbonne" est passé par là.

 

Ils étaient tous là, les médias nationaux, de TF1 au JDD en passant par France 2, RTL, Europe 1, Libé ou le Monde. Et Paris-Match. Dont la représentante a cru un moment qu'elle serait privée, comme ses confrères, du poids des mots et du choc des photos.

A l'ordre du jour de l'assemblée générale de la coordination nationale (60 universités étaient représentées), amphi J au campus de Poitiers ce samedi, le deuxième point porte sur la présence des médias. Palabres et longues délibérations.

Finalement, c'est non! Pas de caméras ni de stylos! Au grand dam des représentants poitevins, un ambassadeur vient, gêné, dire à la pléthore de journalistes que les débats vont se tenir à huis clos dans cette AG dont on prévoit qu'elle va se poursuivre tard dans la nuit. Cet oukase, voté à une large majorité des 250 délégués (148 pour le black-out, 39 abstentions et 66 pro-médias) a pour le moins le don de défriser l'armada informatrice.

 

Hiatus démocratique

Déconfis, les délégués "hôtes" expliquent, gênés, que "contrairement à ce qui se passe à Poitiers, où les représentants laissent leur étiquette au vestiaire, ceux de beaucoup d'autres facs arrivent avec le mot d'ordre de leur syndicat". Mounir (Nancy) répond que "cette première grosse coordination de rentrée est sensible" et que " la mauvaise retranscription des évènements de la veille à la Sorbonne" conduisent à cette décision. Un autre, non sans grandiloquence, lâche un définitif "on est une AG légitime et souveraine qui décide qui entre et qui n'entre pas".

Devant les protestations de la gent journalistique arguant d'un sacré hiatus dans le processus démocratique dont se prévaut la coordination, un nouveau vote est soumis aux délégués. Qui font partiellement machine arrière en accordant aux médias une fenêtre de flashs: "Le temps de faire le tour des villes", a décidé le conclave. Entendez par là que les journalistes vont être tolérés pendant que chaque fac représentée présentera sa position. Ca durera deux bonnes heures...

 

Gare aux "nez rouges".

Bien sûr, et certains étudiants ne s'en cachant pas, la véritable raison de l'interdit tient aux dissensions prévisibles. Déjà, à Paris ou Rennes, les précédentes coordinations ont étalé les divergences. Pas question d'étaler au grand jour une désunion possible! On se rend rapidement compte que l'exercice démocratique va conduire les débats jusqu'au coeur de la nuit. Rien que pour savoir si les lycéens et les observateurs ont droit de vote, il faut évidemment passer...par le vote.

A chaque intervention, un peu tendancieuse, le président de séance menace de faire intervenir les "nez rouges", autrement dit les membres du service d'ordre qui se distinguent par un appendice nasal coloré. Non, l'amphi J de la fac de sciences n'avait rien d'un long fleuve tranquille l'autre soir...Il est vrai que l'enjeu était majeur.

René Paillat

 

 

POITIERS - Après l'assemblée de samedi

 

"On va taper un grand coup cette semaine"

Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers

FATIGUES, peut-être, mais démotivés, sûrement pas. Au contraire. Hier après-midi, après quatorze heures de débat lors de l'assemblée générale de la coordination (voir ci-dessus) et seulement quelques heures de sommeil, les étudiants poitevins affichaient une farouche envie de continuer la lutte contre le CPE (Contrat première embauche).

"Il y a eu des moments de tension pendant les débats, mais ce qu'on a surtout montré, c'est la mobilisation des 60 universités représentées, parmi lesquelles 51 sont actuellement en grève, souligne Jules Aimé. Et cette mobilisation grandit: cette semaine, on va encore accélérer le mouvement: on va se battre un jour sur deux!" A commencer par une manifestation des lycéens et étudiants à Poitiers, mardi, puis une grande manifestation nationale à Paris jeudi, et enfin une nouvelle action samedi.

"On va taper un gros coup cette semaine, insistent Stéphane Séjourné et Hugo Roussafa. On va continuer à exiger le retrait du CPE et de la loi sur l'égalité des chances. On ne se contentera pas de renégociations avec les partenaires sociaux. Nous souhaitons être entendus en tant que mouvement de jeunesse unitaire et indépendant."

 

Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers
Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers

Centre Presse, Lundi 13 Mars 2006.

LE FAIT DU JOUR

 

La coordination nationale étudiante

veut continuer le mouvement

 

Photo Patrick Lavaud

Photo Patrick Lavaud

La réunion de la coordination nationale étudiante s'est déroulée samedi à Poitiers. Les participants hésitent entre enthousiasme juvénile et débats de vieux syndicalistes.

 

Sur le campus de Poitiers, samedi, on croisait des nez rouges et dans bandes noires. Il ne s'agit pas d'un nouveau jeu de pistes, mais du code qu'avaient adopté les étudiants poitevins lors de la coordination nationale étudiante. Celle-ci a voté la poursuite de la mobilisation contre le CPE.

Les nez rouges étaient chargés de la sécurité, ceux qui avaient des barres noires sur les joues les organisateurs. Le code résume assez bien l'esprit de la coordination, où la volonté d'organisation mature se mêle à une mentalité encore juvénile. Et à un fort appétit politique.

La dite coordination rassemble 340 personnes, arrivant de 48 villes différentes, dans le cours de la matinée. Les délégations devaient attendre d'être complètes pour se faire enregistrer. En attendant, les jeunes patientent, café à la main, choco BN sur la table. Certains lisent des journaux, "Libération" le plus souvent.

L'ambiance change dès l'ouverture de la coordination, vers 14 heures. Les jeunes se muent en vieux syndicalistes, syndicalistes qu'ils sont pour certains d'ailleurs. Les étudiants se veulent démocratiques au point que tout embryon de décision doit être voté. L'assemblée nationale et ses débats ne sont pas loin, comme le rappelle un intervenant. D'interminables préambules concernant le droit de parole puis de vote, des observateurs (facs mobilisées récemment) et des lycéens sont votés. Certain, comme Renaud, de Limoges s'indigne: "Je ne comprends pas ce qu'on est en train de faire depuis trois heures."

 

Blocus à Poitiers jusqu'à mardi

 

Les 71 délégation présentes présentent ensuite le bilan de leurs actions, facs bloquées, manifestations...Blocages qu'elles ont bien l'intention de poursuivre. Ainsi à la Sorbonne, où les jeunes comptent bien recommencer l'occupation des lieux. Le délégué de Poitiers, Tangui le Bolloc'h tient à rappeler "que le mouvement est totalement pacifique". A noter que le blocus à Poitiers est maintenu jusqu'à mardi. Avant de laisser à la parole à l'intersyndicale du personnel universitaire, Bertrand Geay, "la fédération des parents d'élèves", "Agir contre le chômage". Le moment des perspectives et des votes arrivent et des votes arrivent, les partis se marqent nettement. la plateforme de Toulouse est reconduite: le mouvement continuera tant que ne seront pas retirées la loi sur l'égalité des chances, le CNE ou la loi Fillon, et que ne seront pas rétablis les postes supprimés au CAPES. Les débats se sont terminés vers cinq heures du matin. Dans le hall de la gare, en attendant leur train, certains discutaient encore.

Agnès NOEL

 

 

Ma journée à l'amhi J

Dix heures du matin, la journaliste de la NR part à l'amphithéâtre J du campus de Poitiers pour assiter à la coordination nationale étudiante. Sur lace, on croise certes du monde mais personne ne semble vouloir rentrer. Il faut que toutes les délégations soient au complet pour que l'assemblée puisse commencer. Ce n'est pas le cas. il faut donc revenir après le déjeuner. Qu'importe, rendez-vous à 14 heures.

A 14 heures, surprise, défense d'entrer. "Les médias pour l'instant ne rentrent pas dans la salle". Pas d'explication supplémentaire. Des étudiants expliquent que l'assemblée doit se réunir pour voter démocratiquement de la présence ou non de la presse dans les tribunes. L'attente se prolonge. Un membre de la coordination vient annoncer que finalement, cette présence n'est pas souhaitée, au motif que "les médias risquent de manipuler l'information". Tollé général, les journalistes présents précisant qu'ils "veulent faire leur métier".

Face à cette réaction, proposition est faite que les médias se réunissent eux aussi en AG, fassent une demande commune qu'ils transmettront à l'assemblée étudiante qui siège de l'autre côté de la porte. Retollé et étonnement des journalistes qui n'avaient pas prévu de se réunir en assemblée ce jour-là mais plutôt de réaliser un reportage.

Nouvelle proposition pour rabibocher les choses: "On va déposer un amendement pour que les photographes puissent prendre des photos et les télés des images". Quand certains leur rappellent qu'"on employait ce type de méthode avec la presse sous Pompidou", le même émissaire soumet l'idée que des jeunes viennent faire régulièrement un point presse. le ton monte, un étudiant précise: "vous n'avez pas le droit d'êre dans l'enceinte de l'amphi, vous devriez sortir."

Vers 15h30, la décision tombe: la presse peut rester, mais durant une partie de l'assemblée seulement, jusqu'au tour d'horizon de l'action des villes. Pas question d'assiter aux conseils pour une mobilisation efficace. On rentre. A l'intérieur, un intervenant prononce son discours avec un panneau "médias menteurs". Un autre arbore un T-shirt: "médias sous contrôle". Quelques heures après, la journaliste de la NR décide démocratiquement de partir...Sans avoir voté.

A.N.

Samedi 11 Mars 2006 : la coordination nationale étudiante se déroule à Poitiers

La Nouvelle République, Lundi 13 Mars 2006.

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Publié par Ludovic Bonneaud - dans Archives en tout genres
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