PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
Qu'il est dur pour le supporter du Poitiers Basket 86 de regarder le classement de la PRO A après 24 rencontres et de constater que son club porte le bonnet d'âne de l'élite. Et pourtant, c'est une réalité qu'il faut parvenir à affronter comme à regarder les stats du match un soir de défaite pour essayer de comprendre ce qui a cloché.
Dernier, oui dernier, et qui plus avec un handicap face à un concurrent direct pour le maintien, Boulazac (le point average, avec deux défaites contre les Périgourdins, est en notre défaveur). Dernier, oui, mais pas encore largué!
L'hypothèse de la descente ne doit pas être vécue comme un drame (la bonne gestion du club devrait lui permettre de ne pas s'écrouler en cas de relégation), bien qu'il est encore possible d'y échapper. Il reste 6 matchs: Dijon à Saint-Eloi le 1er Avril (on attend avec impatience le titre: "Pas de mauvaise blague!" dans la presse locale), Orléans chez eux le 6, Cholet et Nancy aux Arènes, successivement les 13 et 20 Avril, Le Mans chez eux le 27 et Roanne aux Arènes le 30. Autant dire que le compte-à-rebours est lancé, et que dans un mois pile, notre sort sera scellé.
Je sais qu'il y a beaucoup de critiques qui peuvent être émises, et face aux mauvaises prestations de notre club, rien de plus normal. Mais face à l'urgence impérative du redressement, face à cette montagne immense à gravir, nous devons, toutes et tous resserrer les rangs pour jouer pleinement notre rôle de 6ème homme. Comment les joueurs pourront croire en eux si nous mêmes, dans les tribunes, nous n'y croyons plus? Évidemment, nous ne mettrons pas les paniers à leur place, nous ne mettrons pas la bâche qui nous évitera de prendre un panier, nous ne ferons pas la passe qui déclenchera un shoot ou fera bouger la défense, nous ne ferons pas le repli défensif pour eux. Tout ça, nous ne le ferons pas. Mais nous pouvons, nous devons en tant que supporters les encourager pour se dépasser, réussir à trouver ce mètre ou ce centimètre, cette seconde de plus ou de moins qui fera toute la différence.
Une fois la saison achevée, on pourra, quoi qu'il arrive, effectuer le grand déballage. Mais là, maintenant, et pour les quatre semaines qui arrivent, nous devons faire un front commun derrière nos hommes, et pourquoi pas souhaiter que la presse locale, la NR, Centre Presse, 7 à Poitiers, de s'engager derrière le PB, sortant de la réserve traditionnelle que l'ont peut observer chaque semaine.
Si la relégation devient véritable, il faudra l'accepter une fois qu'elle sera arrivée. Mais pour le moment, les jeux ne sont pas fait. Il reste un mince espoir d'y parvenir. Je parle en tant que simple du supporter du PB86 depuis cinq ans désormais, et non pas en expert du basket que je ne suis pas. Je tiens à ce club au nom de toutes les émotions qu'il m'a procuré depuis toutes ces années. Je souffre de le voir dans une telle situation et pour le moment, je me refuse à accepter la relégation, bien qu'il me soit arriver, je l'avoue, d'en avoir rêver une nuit. Dans ce rêve, ou plutôt ce cauchemar, je vivais le retour en Pro B comme une douloureuse séparation, avec le sentiment de ne pas avoir fait ce qu'il fallait tant qu'il était encore temps. Bien entendu, le réveil, ne fut guère agréable. Ce que je veux dire par là, c'est que pour les 6 rencontres qu'il reste à jouer, il va falloir se la jouer en mode commando, d'avoir une faim de ballons de la 1ère à la dernière minute: un panier casquette ou crétin encaissé à la 2ème minute n'est pas moins grave que la même chose se déroulant dans les 30 dernières secondes d'un match. Même si cela est moins visible, cela fait deux points quand même. Et c'est cette accumulation de petites choses qui font basculer une rencontre, et non pas le dernier shoot dans la dernière possession de la rencontre.
Alors voilà, d'ici le 30 avril, chacun devra faire son job, en étant conscient qu'il est lui aussi un acteur du club. Un encouragement, un applaudissement, ne changera pas le cours d'un match. Mais si tout un public pousse uni son équipe, alors cela réveillera en chacun de ses joueurs quelque chose qui les poussera à se dépasser.
C'est parce que j'aime le PB 86 que j'ai envie d'y croire. Peut-être que dans un mois il sera trop tard.