Serait-ce le contre-coup des évènements du 10 Octobre dernier?
Place du Marché, Poitiers, Vendredi 6 Novembre 2009, vers 14H55. Je ne sais pas comment cela s'est passé la semaine des vacances de la Toussaint, car je n'étais pas dans le secteur, mais toujours est-il que cette semaine, pour sûr mardi, jeudi et vendredi, un fourgon de CRS était présent sur la Place du Marché. Et ma foi, je n'ai pas trop compris l'utilité de la démarche. Et je ne la comprends toujours pas.
En effet Poitiers, cette bonne bourgade de province, ville de la calmitude permanente a pourtant effacé les traces de ce qui sera sans doute l'évènement de l'année 2009, piquant ainsi la médaille d'or du podium de l'actualité à l'accession du PB86 en Pro A.
Certes il s'est passé "un truc" le 10 octobre. Bon. Mais la ville n'a pas changé, reste la même. Des CRS en ville, pourquoi pas, encore faut-il qu'il y ait une "raison valable" pour qu'ils soient présents en ces lieux. Et je ne la vois pas, à moins qu'ils se substituent à la police nationale dans ce cas là. Mais serait-elle uniquement reléguée au rôle de renfort en cas de pépin? Les effectifs sont-ils insuffisants pour que l'on fasse (qui d'ailleurs?) appel à quelques CRS qui au final, se promènent dans les rues de Poitiers, discutent entre eux, ou encore tapent la causette à des marchands ici et là?
Le nouveau paysage pictavien?
A moins que Poitiers se démarque encore une fois de plus: on déplace des CRS alors qu'il ne se passe RIEN, tandis qu'en temps normal (un concept vague par les temps qui courrent) les CRS se déplacent quand il se passe quelque chose ou quand il est prévu que l'on ait besoin d'eux.
Un besoin pour la sécurité? Bof, je ne me sens pas plus en sécurité avec un "gardien de la paix" tous les 10 mètres (cela ne fait que déplacer le secteur d'action des délinquants).
La vidéo-surveillance sur la voie publique? Une orientation de société qui ne me réjouis guère et qui risque tôt ou tard, hélas, de nous tomber dessus. Et pourtant, dans le Poitiers de 1979(socialiste depuis 2 ans), sans vidéo surveillance et sans policier à chaque coin de rue, on ne se sentait pas forcément en état d'insécurité permanente, malgré les méfaits fréquents de furieux loulous parfois, permettant de remplir les colonnes faits divers de la PQR. Mais c'était une toute autre société à l'époque...
La première fois que j'ai vu leur présence, je fus surpris. La seconde fois, celle de la confirmation, je fus encore étonné. La troisième fois, c'est presque devenu la routine. L'exception, lorsque qu'elle devient trop fréquente devient une habitude, avant de se transformer en norme.
Alors après tout, peut-être que pour vanter les mérites de Poitiers, on évoquera son bel Hôtel de Ville, l'Eglise Notre-Dame la Grande, et enfin son fourgon de CRS.
Bref, présents ou pas, la calmitude règne à Poiters mais elle a une saveur légèrement moins appréciable qu'auparavant...