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PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!

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Jean-Bernard Stranz un inconnu célèbre de Poitiers

MAOISTE EN 71, CHIRAQUIEN EN 88, SARKOZYSTE EN 2007...
STRANZ, UN ACTEUR (TROP) FORT DU MOUVEMENT ETUDIANT DE POITIERS DE L'ANNEE UNIVERSITAIRE 1970-1971...



Ces célèbres inconnus
Jean-Bernard mouille sa chemise pour “ Nicolas ”


Stranz.JPGLa panoplie intégrale de Jean-Bernard Stranz, Bigaro et musette Sarko, Poitiers, rue de l'Université, Samedi 11 Juillet 2009.
"Jean-Bernard Stranz arbore fièrement sa panoplie du parfait militant UMP. Sans complexes."(NR).

 


Depuis dix ans, Jean-Bernard Stranz a assisté en spectateur averti à presque tous les conseils municipaux de Poitiers. Portrait d'un militant décomplexé.

 

Avec sa chemisette bleue assortie à la manchette du Figaro qu'il tient sous le bras droit, Jean-Bernard Stranz ne craint pas d'afficher la couleur.
Alors que le rideau de la permanence UMP de la Vienne est encore fermé à cette heure, l'infatigable militant est déjà sur le pied de guerre. Droit dans ses sandales de cuir et sa légendaire besace à l'effigie de Nicolas Sarkozy solidement calée sur la hanche, il est prêt à entamer sa croisade quotidienne.
Cette sacoche, tout Poitevin ayant un jour croisé le débonnaire sexagénaire à la mèche rebelle la connaît. Pour ce fervent supporter de l'actuel président de la République, elle est un témoignage des victoires passées autant qu'un étendard des luttes à venir.
« Nicolas Sarkozy, c'est le gaullisme moderne », explique-t-il en réajustant les badges qui ornent sa pochette comme autant de médailles de guerre. Un engagement à droite pour le moins ostentatoire et qui remonte à 1988 : deux jours avant la réélection de François Mitterrand à la tête du pays, Jean-Bernard Stranz adhère au RPR. « Regardez, je l'ai signée le 6 mai ! », s'exclame ce sémillant retraité à la voix de stentor, en brandissant fièrement sa carte du parti chiraquien.
Jean-Bernard avait alors 41 ans. Une vocation tardive ? « J'étais déjà militant auparavant, corrige-t-il. Pour moi, ça a toujours été De GaulleParce qu'il a été le premier à s'opposer aux communistes et qu'il a dit “ non ” à Maurice Thorez qui réclamait les ministères de l'Intérieur et des Armées exigés par Moscou. »
« Pendant la campagne présidentielle de 2007, je n'arrêtais pas de distribuer des tracts… J'ai perdu cinq kilos et j'en suis fier ! clame-t-il. Quand on y croit, il faut se donner et ça finit par payer. » Et le militant de se souvenir avec émotion des six meetings auxquels il a participé cette année-là : « Le 14 janvier 2007, j'étais à Paris quand on a investi Nicolas. C'est là que j'ai acheté ma sacoche ; elle est bien pratique pour transporter les tracts. »

 

“ J'ai perdu 5 kg pendant la campagne et j'en suis fier ! ”
 

Elle ne l'a plus quitté depuis, accompagnant fidèlement, à chaque conseil municipal de Poitiers, ce natif de Civray arrivé dans le quartier de Blossac en 1978. « J'ai commencé à assister au conseil quand Jean-Yves Chamard était tête de liste de l'opposition, vers 1997-1998. Depuis, je n'ai dû en rater qu'un ou deux, avoue celui qui a sa place réservée au fond de la salle, sous le portrait du président. Je vois ce qui s'y passe et ça me permet de juger les gens. »
Quand au jugement des autres sur son look un tantinet provocateur, Jean-Bernard ne le craint pas : « Après tout, je suis dans le parti de la majorité. Et quand je tracte, je travaille pour la France. »
Laurent Favreuille


PS: pour compléter ce petit papier (merci Jules pour cette excellente info), rappelons que Jean-Bernard Stranz a participé, avec d'autres personnes, à la séquestration du Doyen Carol Heitz, président de l'Assemblée constitutive du Conseil de l'Université, le 16 février 1971, le temps de quelques heures dans un amphi de l'U.E.R. de langues et littératures, sur le campus. Par solidarité, il fut rejoint par le recteur Pierre Moisy ainsi que par d'autres professeurs. Des plaintes furent déposées, certaines retirées, dont celle de M. Heitz.
Neuf personnes furent inculpées, "toutes connues pour leurs activités gauchistes" affirme Centre Presse le 7 juillet 1971.
Le 8 juillet 1971, une relaxe est prononcée, ainsi que des peines de 1 à 3 mois de prison avec sursis; M. Stranz, qui avait 23-24 ans en 1971, et qui avait fait rire la salle du procès en déclarant "La bourgeoisie a peur des luttes." a eu droit à une peine de 3 mois avec sursis, tout comme trois autres inculpés.
 
Sources: la NR et Centre Presse des 7, 8 et 9 juillet 1971.
Complément du 29 Mars 2011.
Stranz-arrache-autocollant-MJC.JPGPoitiers, devant la cathédrale Saint Pierre,Vendredi 14 Janvier 2011 vers 16H10, Stranz, éternel anti-coco arrachant des autocollants jeunes communistes...
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C
<br /> De Mao à Sarkozy...<br /> La Coccinelle trouve que cette homme est courageux de montrer ses convictions tous les jours dans une ville ou il ne semble pas très bien venu de montrer que l'on est de droite au risque d'avoir<br /> peu d'amis.<br /> Bravo PPP pour avoir montré ce portrait...<br /> <br /> <br />
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P
Renseignez vous pour Claeys et tenez-nous au courant...<br /> J'attendais une réponse moins bidon, avec un peu plus de hauteur...
Répondre
L
<br /> Petit Poitevin,<br /> je me suis permis de rajouter des informations sur Stranz car j'ai eu à un moment donné et avec le concours de Jules, vent de ses activtés en 1971.<br /> Concernant Claeys, je sais juste qu'il fréquentait Santrot au moins en 1976, mais je ne connais pas ses engagements précédents.<br /> Et puis, il y a une presse, il y a des journalistes qui peuvent bosser sur le sujet, ce qui serait toujours mieux que de parler de la pluie et du beau temps.<br /> PPP est un loisir, ce n'est pas mon boulot.<br /> Enfin sur ma réponse précédente je ne supporte pas ce principe de "celui qui ne change pas d'avis est un imbécile". Néfaste et nauséabond, cette idée a fait énormément de tort à la politique<br /> française et en plus de ça, ne veut strictement rien dire, "à moins de changer d'avis comme de chemises" soit un signe extérieure de cohérence...<br /> <br /> <br />
P
Alain Claeys n'était-il pas plutôt de droite quand il était étudiant - avec sa belle voiture tape à l'oeuil? Les étudiants de Sciences Eco s'en souviennent encore... Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
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J
alain claeys n'était pas en sciences éco mais en droit<br /> il était militant des jeunesses socialistes
L
<br /> Concernant Claeys, je ne connais pas ses origines sociales, ni ses origines politiques.<br /> Par contre ça: "Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.", c'est l'argument le plus pourri de chez pourri que je n'ai jamais entendu.<br /> Désolé, mais c'est du bidon cet argument, alors trouve autre chose comme argument, si ca devait en être un.<br /> Donc le militant antiraciste de toujours (par exemple)...est un imbécile en suivant ce raisonnement...<br /> <br /> <br />