PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
ANNE-SOPHIE LEURQUIN
vendredi 11 septembre 2009, 11:28
Les Guignols de l'Info, Jeudi 10 Septembre 2009, vers 20H.« Nous sommes en 2009 et vous regardez la télévision avec publicité, bonsoir », lance PPD comme à l'accoutumée ce jeudi 10 septembre. La formule d'introduction, qui se réfère à la volonté sarkozienne de supprimer la publicité sur les antennes du service public, fait mouche ce jeudi 10 septembre. Après le journaliste de la RTBF mardi, c'est « Le Soir » qui débarque sur le plateau des Guignols de l'info.
Jean-Philippe Schaller, le correspondant de la RTBF à Paris, a une marionnette à son effigie depuis mardi. Après avoir révélé dans un reportage de la chaîne publique belge que les ouvriers d'une usine française étaient sélectionnés pour apparaître à l'écran en raison de leur petite taille, le journaliste est devenu pour les Guignols le héraut d'une information qui ne soit pas à la solde du médiatique président de la République. En soulignant que cette information provient de Belgique, les Guignols égratignent la presse française et plus particulièrement « Le Figaro » et « Paris Match ».
Dans la séquence du jeudi 10 septembre, le journaliste réapparaît, cette fois comme un dealer qui refourgue sa came : « Le Soir » (rien de néfaste mais d'addictif et d'interdit en France, selon la parodie du Grand Journal).
Il interpelle PPD (« pstt, psstt »), qui lui demande si « c'est de la bonne ? ». « C'est de la pure mon pote », lui répond-il avant d'exhiber un exemplaire du « Soir » face caméra. A PPD qui s'assure qu'elle n'est pas « coupée avec un Figaro ou un Paris Match », il promeut « de la vraie info belge non trafiquée ».
Les satiriques Guignols ont un poids important dans le paysage médiatique français, certaines marionnettes devenant parfois plus célèbres que leur effigie. Après Coluche qui avait popularisé les Belges en s'en moquant volontiers, les Guignols labellisent la presse belge « indépendante ». Qu'on ne s'y trompe pas : comme nous l'écrivions jeudi : « Ici radio Bruxelles, les Français parlent aux Français ». Une formule qui vise surtout l'Hexagone : il s'agit plus d'un scud envoyé à la face des journalistes français que des fleurs offertes à leurs confrères belges.