PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
Quelques Unes de presse, Lundi 16 Mai 2011, vers 18H50. Poitiers, rue du Marché.
C'était en plein coeur de ce Printemps 2011. Alors que la Lybie se révoltait, que la Grèce se faisait mettre des rustines sur l'ensemble de son son systême économique à coup de plan de rigueur, que la sécheresse s'installait en France, l'Hexagone s'est levé ce dimanche matin là avec la gueule de bois, en apprenant LA nouvelle qui a permis à BFMTV de battre son record en heures d'éditions spéciales. Cette info se résume en trois lettres: D S K.
Le battage médiatique est immense, tout comme la déception, le nombre de "boulettes" et autres conneries et lui aussi fameux, entre le "y a pas mort d'hommes" de Jack Lang ou encore la thèse du "suicide politique" exploitée ici et là.
Tout le monde se souviendra du moment où il a appris que le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 était arrêté, et surtout, des premières images qu'il a vu: ou comment en quelques heures peut-on passer du rôle de Big Boss de l'économie mondiale à celui de détenu, d'accusé de tentative de viol.
Six mois après, le sulfureux mois de mai a été oublié, sauf pour quelques uns, dont DSK, qui aujourd'hui est englué dans d'autres affaires, et qu'au fond, les gens cherchent à oublier, alors que selon les sondages tout chaud du 16 Mai, un Français sur deux a cru qu'il était victime d'un complot. On imaginait un coup de l'Elysée avec le famux tweet du mec d'Atlantico, un complot sino-russe, un piège. On a tout vu, tout entendu. On attendait son retour, sa parole. Sa prestation sur TF1, bien que réalisant des pointes d'audience à plus de 12 millions de téléspectateurs en même temps que la finale de l'Euro de Basket opposant Espagne et France, en septembre n'a pas convaincu, pour cause de surpréparation. Alors que de son poids politique il devait écraser les primaires citoyennes, il ne fut même pas en état d'y avoir la moindre influence.
Le courant strauss-kahnien a implosé. Moi même j'en étais. Je ne regrette rien. Je ne pouvais pas savoir, et, au fond, je n'aurais pas voulu le savoir. Oui, tant que cela reste légal, je fais mien ce propos du Canard Enchainé du 18 mai 2011: "le journalisme s'arrête sur le seuil de la porte de la chambre à coucher".
Que gardera l'Histoire de Dominique Strauss-Kahn? Je le crains pour lui, surtout le côté sombre, celui qui l'a coulé. Un naufrage politique inimaginable. Et en faisant un peu d'uchronie, imaginons qu'il ne se passe rien à New York. Il revient en Europe ce samedi 14 Mai, on parle des polémiques de la Porsche, il se tient à carreau et remporte les primaires. Et après? L'Elysée balance les Exocet en étant sûr de remporter les présidentielles grâce à ce coup de Jarnac? Difficile de résister à cela en effet.
Plus dure fut la chute, qui semble sans fin pour DSK.
Au même endroit, les Unes du Mercredi 18 Mai 2011, 09H.