Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!

Publicité

Berlin: une Ville occupée + un mur surveillé = deux mondes opposés

Logo NR 12 Aout 1961

 

Gros-titres-NR-sur-mise-en-place-mur-a-Berlin.JPGRideau-de-fer-sur-Berlin-1961.JPG

En Une de la Nouvelle République, Lundi 14 Août 1961.

Suite-de-la-une-sur-installation-Mur-de-Berlin.JPG

Page internationale de la NR spcéciale Berlin, Lundi 14 Août 1961.

Vopos-foule-et-mise-en-place-grillages-a-Berlin.JPG En Une de la Nouvelle République, Lundi 14 Aout 1961.

 

RIDEAU DE FER A BERLIN

 

La réaction de Konrad Adenauer (chancelier de RFA)

 

ADENAUER: "L'autodétermination est refusée à l'Allemagne orientale"

 

Le chancelier Adenauer a fait diffuser par le service de presse du gouvernement de Bonn une déclaration annonçant que "les contres-mesures nécéssaires" seront prises dans l'affaire de Berlin "de concert avec nos alliés".

Avant la publication de cette déclaration, le chancelier avait conféré avec M. Von Bretano, ministre des Affaires Etrangères et avec M. Krone, leader du groupe parlementaire chrétien-démocrate.

"Les dirigeants de la zone soviétique, a dit le chancelier, ont commencé, par une violation ouverte des accords quadripartis, à isoler Berlin-Ouest du territoire environnant. Cette mesure a été prise parce que le régime imposé au peuple de l'Allemagne Centrale par une puissance étrangère n'est plus maître de la situation. Les autres Etats du bloc oriental demandent que le régime de la zone soviétique élimine cette cause de faiblesse et d'insécurité.

"L'opinion publique mondiale toute entière a vu quotidiennement par l'exode massif (de réfugiés) de la zone soviétique, à quelles pressions sa population est soumise, elle a pu constater que le droit à l'autodétermination, qui lui est reconnu par le monde entier, lui est refusé."

 

"Nous prendrons les contre-mesures nécéssaires"

 

"Cet acte arbitraire du régime (de la zone soviétique) a crée une situation grave. De concert avec nos alliés, nous prendrons les contre-mesures nécéssaires. Le gouvernement fédéral demande à tous les Allemands d'avoir foi en ces mesures.

"La consigne est de contrer, fermement mais calmement, les provocations de l'Est et de faire s'abstenir tout ce qui pourrait aggraver la situation, mais encore de tout ce qui ne pourrait l'améliorer.

"Comme toujours, nous demeurons étroitement liés aux Allemands de la zone soviétique et de Berlin. Ils demeurent nos frères et soeurs allemands. Le gouvernement fédéral s'engage à s'en tenir fermement à son objectif: l'unité allemande."

 

Sanctions économiques

 

"Les pays de l'OTAN ont d'autres moyens que militaires: de sévères sanctions économiques" avait déclaré ce samedi (donc avant les derniers évènements), le chancelier Adenauer dans un discours évoquant les possibilités de risposte occidentale dans la crise de Berlin. Il a estimé qu'un "blocus du blocs oriental ferait parler Krouchtchev sur un autre ton".

Aujourd'hui même, M. Willy Brandt, maire de Berlin-Ouest, a confirmé, au cours d'une conférence de presse, que "des contre-mesures énergiques sont envisagées à l'échelon le plus élevé pour contrer la tactiques habituelle des communistes.

M. Brandt, lui aussi, a laissé entendre que l'arrêt des exportations ouest-allemandes vers l'Allemagne Orientale pourrait être décidé.

M. Willy Brandt avait interrompu sa campagne électorale en Allemagne de l'Ouest pour s'entretenir avec les trois commandants occidentaux à Berlin.

Parlant des mesures prises par les autorités de Pankow. M. Brandt a déclaré qu'elles sont l'expression de la "faillite du régime Ulbricht".

De son côté, le Sénat de Berlin-Ouest réuni en session spéciale, a demandé une intervention "énergique" des alliés occidentaux auprès de Moscou de façon à mettre fin à ce qu'il déclare être une violation de l'accord qui avait mis fin au blocus de Berlin-Ouest en 1948-49.

La décision a également provoqué également une vive inquiétude du fait de la suppression de la "soupape de sûreté" qu'étaient, pour les Allemands de l'Est, la possibilité de se rendre à Berlin, pourrait provoquer une explosion dont les conséquences seraient imprévisibles.

A la lumière de cette décision, la nomination du maréchal Koniev au poste de commandant en chef des forces soviétiques en Allemagne semble prouver que le Kremlin a voulu prendre ses précautions en vue d'une telle éventualité.

 

Base-de-negociation-pour-les-occidentaux-a-Berlin.JPG

 

Chars-sovietiques-a-Berlin-Est.JPG

Une photo (chose rares en pages nationales et internationales dans la NR) de Berlin-Est, Lundi 14 Août 1961.

Rupture communications est ouest

 

Mecontentement-des-Berlinois.JPG

La Nouvelle République, Lundi 14 Août 1961.

 

Retrouvez en premier lieu un article de PPP sur la situation à Berlin jusqu'au 12 Août 1961 (avec des articles de la NR), et en second lieu vous proposant le bulletin d'information d'Inter du Dimanche 13 Août 1961, grâce à l'INA. Enfin, un petit reportage de FR3 du 13 Août 1989, date du dernier anniversaire du Mur de Berlin avec une existence réelle, celui-ci  tombant un soir de l'automne 89...

La suite, après demain, sur PPP.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article