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PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!

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Consanguinité : jolie performance d'une famille de Picardie

Résultat des courses: une IVG, deux fausses couches et une fille...enceinte de son papa!

L'inceste, une pratique passible d'emprisonnement dans les droits italiens, suisses et autrichiens

Inceste : « la relation sexuelle entre des individus liés par un certain degré de parenté." (Note and Querries)

 

 

Mercredi 14 Novembre 2012

SOMME Inceste « consenti » entre père et filles

 

Durant trois jours, un homme et une femme sont jugés pour viols commis dans l'Oise. L'une des victimes, «amoureuse de son père», a un enfant de lui.

C'est une incroyable histoire de famille sur laquelle se penche la cour d'assises de la Somme à partir d'aujourd'hui. Un homme et une femme, âgés de 50 ans, répondent de viols et complicité commis sur leurs deux filles, pendant plusieurs années, et jusqu'en 2002.

Le procès sort de l'ordinaire dans la mesure où les deux victimes refusent ce statut. Elles disent avoir été consentantes. L'une des deux se dit même «amoureuse de son père», avec qui elle a eu un enfant.

On n'aurait sans doute jamais rien su de ce qui se tramait dans cette grande maison isolée, dans une commune située près de Compiègne, si le père de famille ne s'était pas montré violent envers l'une de ses filles.

La mère tenait un planning pour savoir qui coucherait avec le père

À 19 ans, Sylvie (les prénoms ont été changés) a quitté le domicile, et a tout raconté à la police: des relations sexuelles, deux fois par semaine, imposées par son père à son encontre dès son adolescence.

Elle explique s'être retrouvée enceinte à trois reprises, avoir subi une fausse couche et deux IVG. Elle raconte encore que sa sœur, Isabelle, deux ans plus vieille, est d'ailleurs enceinte de son père.

L'enquête permettra rapidement de confirmer les relations sexuelles. Le père a toujours déclaré qu'elles étaient consenties.

Isabelle dira d'abord qu'elle était réticente avant d'être consentante, qu'elle vivait une relation amoureuse avec son père depuis ses 19ans, qu'elle avait désiré son enfant. La mère dira qu'elle s'était tue par peur de son mari.

Au fil de l'instruction, les explications ont évolué. Quant au rôle de la mère notamment. Une fille expliquera non seulement qu'elle était parfaitement au courant, mais qu'elle tenait même un planning pour savoir qui coucherait avec le père.

Les enquêteurs apprendront que cette mère était d'ailleurs active sur le plan sexuel, initiant l'une de ses filles à la fellation, ayant des relations sexuelles avec son mari en présence de Sylvie ou d'Isabelle.

À l'issue de la détention provisoire du père de famille, qui a duré presque deux ans, les versions des membres de cette famille se sont accordées, chacun niant les viols.

Le père condamné à huit ans en première instance

Le père, cadre dans une société, a été décrit comme un tyran domestique, vivant volontairement isolé avec sa famille. Un père qui n'hésiterait pas à battre ses deux fils, âgés de 13 et 16 ans au moment des arrestations, ce qui lui vaut d'être également poursuivi pour violences.

Leur petite sœur, âgée alors de 5 ans, a échappé aux agressions. Mais elle avait conscience du fonctionnement incestueux au sein de sa famille, et avait été témoin de relations sexuelles.

Lors de leur premier procès devant la cour d'assises de l'Oise le père de famille avait écopé de 8ans de prison, et sa femme de 5 ans de prison.

 

GAUTIER LECARDONNEL

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