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PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!

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France - Bulgarie 1993 : le soir du rêve américain ou du cauchemar bulgare

Le grand soir ou le grand noir

  hOULLIER-Cantona-France-1993.JPG

L'équipe de France joue son va-tout contre la Bulgarie. Ca passe...ou ça casse.

 

Ce soir, avait prédit le 13 octobre dernier Philippe Tournon, attaché de presse de la F.F.F., place à la fête. Et ce fut la défaite. Comme quoi, il n'y apas de "petites" équipes, et Israël a été là pour le rappeller. Un mauvais rebond pour les Bleus avec ce 3-2 humiliant et un rebondissement-surprise dans la course à l'Amérique. Du coup, la nécrologie anticipée de la Bulgarie tombait à l'eau. Et c'est contre ces Slaves qu'il va falloir "laver son linge" au Parc de Princes. La soirée de tous les enjeux, de tous les dangers. Ceux de conaître, comme en 1990, les affres de l'élimination et par ricochets, de voir le football français retomber dans le noir. On n'ose penser à ce scénario - catastrophe...

A la vérité, les Bleus ont joué avec le feu en s'obligeant à tout tabler sur un match, quatre-vingt-dix petites minutes avec ce que cela comporte de tension et d'impondérables. Parce qu'ils n'ont pas eu la bone idée de battre Israël, justement pour en avoir manqué ce soir-là: des défaillances individuelles en attaque (vous voyez qui, ben pourquoi?...), une faillite au milieu de terrain dans la récupération et de la défense en fin de rencontre, une absence d'humilité, de lucidité et de solidarité. Des vertus que Gérard Houllier s'est évertué de rétablir durant le stage de Clairefontaine. Pas facile avec "l'accroc" Ginola, à cran!

 

Au moins un nul s'il vous plaît!

C'est sûr, à la veille de cette échéance capitale, le sélectionneur national se serait bien passé de cette "affaire"...encore que, estime-t-il, "cela nous aura permis finalement de renforcer notre unité et notre cohésion". On ne demande qu'à le croire. Car, avec encore quelques points d'interrogation (notamment le quatrième milieu de terrain, Pedros ou Djorkaeff, voire Guérin), les Bleus vont devoir, en plus d'un mental très fort, manifester à fond et en permanence ces deux qualités. Toute puissance est faible, à moins que d'être unie, dit-on.

Cela précisé, il n'en reste pas moins que Papin et Cantona détiennent aussi la clé de la qualification, des duettistes qui ont été en sourdine sous le maillot tricolore depuis quelque temps: un seul but lors des trois dernières rencontres. Et encore sur penalty, en Finlande, converti par "J-P.P."...qui a beaucoup à se faire pardonner. Auprès du public du Parc des Princes qui l'avait sifflé voici un peu plus d'un mois, réaction qu'il a très mal digérée. A l'instar du comportement, au match aller le septembre 1992, des joueurs Bulgares, qui, après un stage à Francfort dans le plus grand secret, ont débarqué hier, en début d'après-midi, à Paris, avec les Stoïchkov, Penev, Kostadinov et autres Mikhailov, Ivanov, Tsvetanov, Kremenliev, piliers d'une défense manquant de sûreté. Le point faible de cette formation à qui il faut une victoire pour traverser l'Atlantique, tandis qu'un nul suffit à la France. Les données sont ausi claires que cela pour les Tricolores, jouant donc sur un seul match leur qualification comme en 1977 (déjà contre la Bulgarie, 3-1), 1981, (face aux Pays-Bas, 2-0) et 1985 (devant la Yougoslavie, 2-0).

Alors, s'il vous plaît, au moins un verdict de parité dans ce quitte ou double - le sommet du suspense, de l'émotion - soirée excitante, explosive, de conquête, faire pour des "guerrier". Mais pas pour les cardiaques. Et puis, la Bulgarie n'a jamais gagné à Paris. Alors, Français, ne faites pas mentir l'Histoire!

Paul TRUCHON

 


Stoichkov et bilan groupe 6 mondial 94

Le point sur le classement du groupe 6 avant l'ultime match France-Bulgarie. Et Stoïchkov en illustration, "cet homme est dangereux".


Papin: "Ce sera la guerre!"

 

Papin-avant-France-Bulgarie-93.JPGOn notera ce propos, qui résonne terriblement après coup. "JPP" revient sur le fiasco du match France Israël, au Parc des Princes en Octobre 1993. Dernière du groupe, l'équipe israëlienne ne joue plus rien. La France a besoin d'un match nul pour aller aux States. Menant 2-1 à la 83è minute, le XI de France s'incline 3-2. Avec un Parc qui siffle JPP (le Bleu ou l'ex-Marseillais?):

"Nous avions envie d'être audacieux, de plaire et nous avons commis une grosse erreur, en cherchant à attaquer au lieu de préserver le score. Elle ne se reproduira pas deux fois."

 

La Nouvelle République, Mercredi 17 Novembre 1993.

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