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PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!

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La surprise politique (locale) de Février 2011: Aurélien Tricot

La Nouvelle République

 

 

Vienne
l'homme de la semaine

Aurélien Tricot : '' Je suis ambitieux et je l'assume ''
27/02/2011 05:36

JPEG - 18.8 koCliché d'Aurélien Tricot emprunté sur le site pluricitoyen.com

 

L'adjoint au maire de Poitiers est candidat aux primaires du PS pour l'investiture à la Présidentielle. Qui se cache derrière ce militant plutôt culotté ?

Un pavé dans la mare. C'est l'effet qu'a fait l'annonce de sa candidature le 18 février dernier dans les colonnes de la NR. Un militant de base qui se positionne pour l'investiture du parti socialiste en vue de la présidentielle, c'est plutôt culotté. Carrément gonflé même.

« Franchement, j'en ai eu marre. J'ai le sentiment qu'en France aujourd'hui, quand on parle d'identité nationale, on montre du doigt des gens comme moi. Je suis désolé, je n'ai jamais sifflé la Marseillaise ou craché sur le drapeau. »
Pour lui, le parti socialiste occulte trop souvent ces questions d'immigration et de discrimination. « Il y a trop de gens comme moi qu'on met à l'index. Je suis candidat pour mettre ce débat sur la table. »
Voilà qui est dit. Pour autant, est-il légitime pour aborder ces questions de discrimination ? En a-t-il souffert personnellement ? « Non, j'ai grandi dans les Deux-Sèvres et je n'ai jamais eu le sentiment d'être différent. Je reconnais qu'aujourd'hui, selon mon humeur, quand on me demande mon origine, je réponds camerounais ou deux-sévrien, ça coupe court aux discussions (rires). Mais quand on le demandera à mon fils qui est né en France, il va se dire quoi lui ? Que des gamins de 20-25 ans nés en France ne se sentent pas Français, montre que notre société est malade. »

'' Je n'ai pas volé ce boulot, j'ai fait le travail qu'on attendait de moi ''

Aurélien n'est pas passé par là. A 24 ans, tout juste sorti de sa fac de droit, il est embauché par Jacques Santrot comme directeur de cabinet à la mairie de Poitiers. Une aubaine. Certains le lui reprochent d'ailleurs, estimant qu'un homme qui évolue dans les dorures de la République depuis dix ans n'est pas le mieux placé pour parler des difficultés de la jeunesse.
Des critiques qui l'agacent. « Je n'ai pas volé ce boulot. J'ai fait le job et je crois l'avoir bien fait. Savez-vous que j'ai longtemps été le seul directeur de cabinet noir de France ? Je sais que certains ont dû s'investir psychologiquement pour comprendre que je travaillais aussi bien qu'un autre... Honnêtement, ce sont des réactions de petit-bourgeois enfermés dans leur suffisance et leur petit confort. Je suis fils de rmiste, je sais ce que sont les structures d'aide sociale et je m'en suis sorti grâce à l'école de la République. J'ai encore autour de moi des copains au chômage, d'autres qui sont pions au collège parce qu'ils n'obtiennent pas leur concours... Je fais mes courses moi même au marché et au supermarché. Quant à mon fils de 16 mois, il n'est pas élevé par une gouvernante et je jongle avec les réunions pour passer le voir avant qu'il ne s'endorme... »
Les étiquettes ont la vie dure. Et certaines accrochent plus que d'autres. On dit de lui qu'il est ambitieux ? Aurélien Tricot répond d'un « oui, et je l'assume. Vous connaissez beaucoup de politiques qui ne le sont pas ? Pour autant, je n'ai pas été candidat à tout comme on peut le dire parfois. Et je n'ai jamais sacrifié mes convictions à ma carrière. »

'' On m'a demandé de retirer ma candidature ''

La carrière justement. Cette candidature aux primaires va la booster un peu, non ? « Localement, on essaie de me mettre la pression, on me dit que je devrais retirer ma candidature, qu'elle est grotesque. Je jure que je fais vraiment ça parce que j'en ai assez qu'on stigmatise les uns et les autres. Je ne cherche ni strapontin, ni poste. Maintenant, si mes idées sont reprises et que ça doit m'amener un poste, j'irai. Je suis quand même un politique. »
On le dit électron libre ? L'entourage du maire Alain Claeys refuse de commenter sa candidature... « Si je fais du tort à quelqu'un je m'en excuse, mais je me pose au-delà des querelles de personnes... Et si j'ai appris quelque chose de Ségolène Royal, c'est qu'il faut être déterminé dans ses combats. » Une leçon bien comprise.

Delphine Noyon
Bonus vidéo, trouvé sur le site pluricitoyen.com

Ce mouvement  (dont le slogan est "Nous sommes la France")est né en 2010 sous l'impulsion de François Durpaire, un historien né à Poitiers en 1971, et qui avait notamment co-rédigé avait Olivier Richomme en 2007 "L'Amérique selon Barack Obama". Il fut très présent médiatiquement au moment de l'élection, puis de l'investiture du Président Obama.
Par ailleurs, et cela concerne Poitiers, il était présent samedi soir aux Arènes lors de la rencontre PB86-Gravelines. J'ai beau être myope, j'ai quand même réussi à le voir et à le reconnaître. Sa coiffure que je considère comme atypique pour un chercheur permet de le reconnaître assez facilement.
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Commenter cet article
J
<br /> J'apprend au détour d'une interview sur Centre Presse ceci de la bouche du désormais utile et célèbre candidat :<br /> "-de réserver au moins 60 circonscriptions sur les 577 à la diversité"<br /> Merde alors! moi qui pensait que le PS était un parti républicain refusant toutes les discriminations aussi positives soient elles (et parité mise à part)...<br /> Grosse poilade!<br /> <br /> <br />
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