PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
Une affiche datant probablement de 1988, à la suite de la 3ème place de Montpellier lors de la saison 87/88 de D1. Trouvée (rajout du 22 Mai 2012) sur le site mhscfoot.com
L'ancien maire de Montpellier, Georges Frêche est mort d'une crise cardiaque ce dimanche. Envoyé spécial de France Football, Jean-Marie Lanoë l'avait croisé le mois dernier, lorsqu'il était allé passer «Un jour avec» Louis Nicollin (FF du vendredi 17 septembre). Souvenirs.
Il avait bien sûr sa loge estampillée «Conseil Général de l'Hérault» au Stade Yves du Manoir de Montpellier. Il y a un peu plus d'un mois, alors que nous passions la journée avec Louis Nicollin, à la mi-temps d'un excellent match de TOP 14 Montpellier - Castres, nous y avions retrouvé Georges Frêche, l'ex-maire de Montpellier amaigri, certes, une casquette rose vissée, à l'envers, sur le crâne et une canne à la main, mais plus grivois que jamais. Avec le président du club montpelliérain, il nous avait composé, sur le pouce, l'espace de quelques minutes, un duo de papys genre Muppet Show.
Les deux hommes regardaient mutuellement leurs kilos perdus. «Regardez comme il est maigre, clamait Georges Frêche à la cantonade à destination d'un Louis aminci. Quand il bande, il voit sa quéquette ! Vingt ans que ça ne lui était plus arrivé !» Son entourage se bidonnait, tout en demandant instamment alentour de ne pas retranscrire ses propos. Alors que l'intéressé, comme d'habitude, s'en fichait comme de sa première statue de Lénine.
Une franchise abrupte dans un monde policé qu'il partageait avec Nicollin. Et puis, pas encore satisfait de cette première tirade, il reprendra, bien plus nostalgique : «J'ai baisé beaucoup ! Mais maintenant, j'en parle ! Que voulez-vous, on vit sur de vieux souvenirs...» De son côté, Nicollin se réjouissait à la perspective de partir pour un long voyage protocolaire en Chine où ils retrouvèrent, quelques jours plus tard, Gérard Depardieu à Shangaï.
«Nicollin, c'est mon pote !» redira Georges Frèche une dernière fois. Ce n'était pas le cas il y a trente ans, mais les deux hommes se trouveront vite des tas de points communs qu'on aura retrouvés intacts, l'espace de quelques minutes. Nicollin nous dira alors combien il était admiratif : «C'est un mec extraordinaire. Regarde comment il a transformé Montpellier et la région ! C'est pas beau, ça ?» Des potes, des mecs. Dont l'un des deux, ce 25 octobre, est bien malheureux.
Jean-Marie Lanoë