PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
Par Ludovic Bonneaud
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L'HONNEUR DU POIL

Pris sur bibichelebog.blogspot.fr
Avec les régimes minceurs, l'épilation est l'une des premières préoccupations estivales. Libre à chacun de gérer sa touffe. Mais l'agaçant, c'est d'entendre dire que l'épilation pubienne serait "hygiènique". Délit de sale gueule pour les poils, et d'autant plus injuste qu'une toison propre crée moins de problèmes qu'une épilation frénétique.
Plusieurs études l'ont montré récemment, celle d'Andrea DeMaria, du département d'obstétrique et de gynécologie de l'université du Texas. Elle a enquêté sur plus de 300 femmes. 87% s'épilaient le pubis (soit la même proportion que les Françaises: 85% selon le dernier sondage de l'IFOP), et la majorité de ces femmes (60%) ont eu un problème de peau: abrasion de l'épiderme (36%), poil incarné, c'est-à-dire entortillé sous la peau (32%), inflammation des follicules pileux, microlésions susceptibles de transmettre des infections...Si le rasoir est souvent en cause, l'épilation définitive n'est pas non plus sans risques, car elle détruit les glandes sébacées, qui protègent la peau.
Les chattes poilues ont cependant leurs défenseurs. Comme le MIEL, Mouvement International pour une écologie libidinale, qui promeur - très sérieusement! - la résistance à l'épilation en tant que "lutte féministe pour le droit à disposer de son corps et à en préserver l'intégrité". On peut voir l'épilation pubienne comme un phénomène culturel, social ou politique, mais certainement pas comme un acte hygiéniste motivé par des raisons pseudos-médicales.
Antonio Fischetti, Charlie Hebdo N°1154, Mercredi 30 Juillet 2014.
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