Mais elles sont protégées par la police lorsque qu'elles sont catholiques!
Mardi 24 Janvier 2012. Vers 2', Claude Guéant.
Poitiers, Parvis Notre Dame, Samedi 19 Novembre 2011, vers 15H. Ces prières ont lieu dans le cadre du rassemblement annuel de cathos intégristes luttant contre l'IVG et le droit à l'avortement. Sous la protection de la police. Les musulmans auraient-ils la même bienveillance des forces de l'ordre pour prier en faveur de l'application de la charria ou pour toute autre raison? On peut en douter et se demander de quel passe droit bénéficie ce groupuscule issu d'associations réactionnaires telles que "SOS Tout Petits".
Extrait de l'interview de Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, ministre des Cultes, au Figaro, du 14 Septembre 2011.
"Ma vigilance sera sans faille pour que la loi soit appliquée. Prier dans la rue n'est pas digne d'une pratique religieuse et contrevient au principe de laïcité."
"Dès ma prise de fonctions, j'ai indiqué que la prière dans la rue devait cesser car elle heurte la sensibilité de nombre de nos compatriotes, choqués par l'occupation de l'espace public par une pratique religieuse. Cela n'est pas conforme au principe de laïcité qui nous régit."
"Je le répète, j'avais dit que la pratique des prières dans la rue devait cesser et elle cessera à la date prévue. Nous pourrions aller jusqu'à l'emploi de la force si nécessaire"
Pour être honnête, ces extraits de l'interview sont issus de réponses s'orientant...sur l'Islam. Mais je ne parviens pas à comprendre, puisque cette loi n'est pas censée stigmatisée une religion, un groupe en particulier, pourquoi elles ne s'appliqueraient pas à toutes les religions, dès lors qu'elles sont autorisées, c'est-à-dire, non reconnues comme pouvant être des sectes.
C'est, il me semble, une fois encore, la preuve des contradictions du pouvoir en place. Mais l'ultime interrogation qui pèse lourd sur mon esprit est simple: si les municipalités ont le droit de s'opposer à ce type de rassemblement, pourquoi la mairie de Poitiers a-t-elle laisser se dérouler cette manifestation qui s'attaque à la dignité de la femme, et va, je n'en doute pas, à l'encontre de ses principes, de ses valeurs?