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Dans le nouveau gouvernement de Theresa May, c’est la nomination de Boris Johnson à la tête de la diplomatie qui fait couler le plus d’encre. Une erreur ou une chance pour le pays ? La presse britannique est divisée.
La nouvelle Première ministre Theresa May a nommé quatre personnes pro-Brexit à des postes clés, rapporte The Economist, dont Boris Johnson au ministère des Affaires étrangères. C’est la nomination “la plus troublante”, estime le journal britannique.
Certes, “il est intelligent, mondain et attachant. Mais il a tendance à faire des gaffes et il a fait toute une série de commentaires non diplomatiques sur d’autres personnes. Pire encore, il est peu scrupuleux, pas sérieux et mal organisé.” Mme May va donc regretter sa nomination, estime The Economist :
Nommer Boris Johnson à la tête de ce ministère, c’est comme mettre un babouin au volant d’une Rolls-Royce. C’est sûr que le volant, l’embrayage et l’accélérateur vont amuser et occuper le babouin. Mais les dommages collatéraux pourraient être importants.
Malgré les bourdes de Boris Johnson dans le passé – dont Politico dresse la liste –, sa nomination pourrait se révéler “très stimulante”, prévoit un ancien ambassadeur britannique dans The Daily Telegraph :
Les diplomates britanniques ont besoin d’une dose d’adrénaline que seul M. Johnson, avec son panache et son brio, peut offrir à ce moment crucial de notre histoire.”
Certes, “la nuance n’est pas le point fort de Boris Johnson”, admet aussi Mary Dejevski dans The Independent. Néanmoins, il y a des chances qu’il soit très bon au poste de ministre des Affaires étrangères :
Il a des antécédents internationaux. Il parle plusieurs langues, il connaît la diplomatie de l’époque à laquelle son père fut fonctionnaire européen, et il a une sensibilité pour la culture.”
De plus, “grâce à son humour et son autodérision, il a la capacité de sauver certaines situations”, estime la chroniqueuse.