PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
Pour faire un plan média bidon, elle n'en loupe pas une!
Poitiers, Quartier St Eloi, Avenue de la Fraternité (ou de la Fraternitude), Mercredi 23 Septembre 2009, vers 19H.
Selon le site de l'INPI, l'ex-candidate PS à la présidentielle a acheté le 15 janvier les appellations "université populaire", "universités populaires", "universités populaires participatives", "université populaire de la fraternité" pour le compte de son association Désirs d'avenir. La présidente de la région Poitou-Charentes a entrepris cette démarche par "souci de protection", pour empêcher "l'utilisation commerciale ou peu scrupuleuse de cette appellation", explique Kamel Chibli, secrétaire général du mouvement.
Mais le monde de la recherche s'est ému de cette appropriation. "De quel droit pouvez-vous 'acheter' le label Université populaire ? Appellation qui appartient au patrimoine français de l'éducation populaire", écrit Patrice Leclerc, conseiller général de Gennevilliers et secrétaire de l'Université populaire des Hauts-de-Seine, dans une lettre à Ségolène Royal. Le collectif "Indépendance des chercheurs" s'interroge : "Jusqu'où iront la marchandisation du savoir, la privatisation du patrimoine intellectuel et la participation active du monde politique dans ce processus de démolition ?" Face à cette bronca, la président de la région Poitou-Charentes a décidé "dans les prochains jours" de retirer la marque de l'INPI.