PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
Comme un certain nombre de personnes ce matin, j'ai regardé le match France-Nouvelle Zélande enfin si on pouvait appeler ça un match. En effet, mon prono était que l'on se prendrait 40 pions, et à pas grand-chose près, c'est ce qu'il s'est passé (37-17, 19-3 à la mi-temps).
Les Bleus de Lièvremont inquiètent, et à juste titre. Car contre le Japon, on a pu lire ici et là que la préparation avait été lourde et que les Japonais jouaient leur vatou (47-21). Une semaine plus tard, contre les bûcherons canadiens (46-19), il y avait du mieux, et on parlait d'équipe en rodage.
Et puis vint le temps de la préparation du match contre les Blacks, avec les calculs de petit épicier: en perdant et en finissant second de la poule, on s'ouvrirait un tableau hémisphère nord (Angleterre en quart et ensuite, Irlande ou Pays de Galles). En terminant premier, on rencontrait alors Argentine (notre chat noir), puis ensuite le vainqueur du sulfureux quart à venir Australie Afrique du Sud, les Wallabies étant mes favoris.
Mais les nuages sombrent s'accumulent sur le crâne du XV du Coq. La défaite a laissé des traces: physiques pour certains, mais aussi morales, avec le bricolage de Marc Liévremont décalant Parra de la mêlée à l'ouverture, Yachvili devenant n°9 et Trinh-Duc glissant...vers le banc. Le coaching là aussi a suscité la colère de Traille et de Louis Picamoles. Et enfin, Marc Liévremont, au micro de TF1 de glisser que la France avait perdu "47-17" au lieu de 37-17 (-20 au lieu de -30). Bref, le mélange de tout cela donne à croire que le bateau France n'a plus vraiment de capitaine à son bord: l'entraîneur du XV de France semble à coté de ses pompes, et la Coupe du Monde, qui est un peu la remise finale des devoirs (plan de joueurs, intégration de nouveaux joueurs,...), donne à croire que le travail n'a non pas été bâclé, mais qu'en tout cas, pèse sur lui un certain nombre d'incertitudes, qui à l'avenir (très proches) pourraient s'avérer pénalisantes.
Bien qu'il me semble que le match contre le Tonga permettra à la France d'accéder à un quart de finale sulfureux contre le XV de la Rose, j'ai peur, et plus les jours passent, plus cette idée devient cohérente, que le XV de France n'ai plus que 160 minutes (2 x 80 minutes) à jouer en Nouvelle-Zélande.
Car en effet, les archives sont contre nous: en six coupes du monde, nous avons rencontré trois fois les Anflais en phase finale: 1991, la France s'incline 19-10; 2003: la France s'incline en demie 24-7; 2007: la France s'incline en demie 14-9.
Evidemment, cela ne va pas dans notre sens et rien ne dit à coup sûr que l'on perdra une quatrième fois contre les troupes de la Perfide Albion. Pour cela, il faudra se lever le samedi 8 octobre et regarder la télé à partir de 9H30. Soit pour voir les Bleus faire modifier la destination de leur billet d'avion pour rester une semaine supplémentaire au pays du Long Nuage Blanc, soit pour voir les Bleus embarquer à l'aéroport d'Auckland ou de Wellington direction la France, avec ou sans escale.