PPP, le blog intégral: tout sur tout et un peu plus que tout, d'avant-hier, d'hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain!
Pour survivre à une rencontre contre les Espagnols, au-delà de la tactique, du physique, de la technique, de l'adresse, il y quelques fondamentaux à ne pas négliger. Heureusement, on vous donne les bases.
Jouez sans pression. Quand on rencontre l’Espagne avec Pau Gasol en quart de finale, c’est un peu comme s’embarquer à bord d’une mission kamikaze. Normalement, ça se finit mal, tout le monde le sait. C’est une certitude qui doit apaiser l’esprit. Faire le vide, embrasser le néant. Ensuite seulement, il est possible de tout mettre œuvre efficacement pour que ça ne se produise pas. Libéré de la peur, du doute, de l’appréhension.
Ah oui ! Soyez aidants avec eux, ça facilite les choses. Ils voulaient éviter de jouer le Team USA en demi-finale ? Battez-les en quart, ainsi, ils éviteront l’équipe américaine pour de bon. Ils devraient vous en être reconnaissants.
Jouez au basket. Mais pas seulement. Si le match se joue sur du basket, à la fin les Espagnols gagnent. Il faut donc jouer à autre chose. Il faut pourrir la rencontre. Sortir les virtuoses du confort, de leur draps en soie. Les amener sur un terrain bourbeux, leur faire amèrement regretter de vous avoir choisi. En clair ? Les bousculer, les toucher, les bumper, leur rentrer dedans, leur faire mal. Quitte à faire des fautes. Attention toutefois à ne pas trop les envoyer sur la ligne. Mais quitte à faire une faute, faites une grosse faute. Faites en même deux sur la même action. Un vieux proverbe grec existe sur le sujet. Et voilà ce qu’il dit en gros, vous excuserez ma traduction approximative : « Si les cinq défenseurs font faute sur une même action, l’arbitre ne peut jamais siffler qu’une seule fois. » Ce n’est pas du zen chinois, mais je crois qu’il y a une certaine sagesse à tirer de la chose. Surtout que les Espagnols, à grand renfort de lobbying sur les hommes en gris, finissent toujours par obtenir les coups de sifflets. Alors tant qu’à faire, donnez-en leur pour leur argent.
Et puis parfois, aux lancers francs, les Espagnols craquent. En finale de l’Euro 2007 à domicile, Pau Gasol avait laissé le match sur la ligne. Contre la Russie, encore, en poule, il a raté un lancer crucial à 5 secondes de la fin. Et s’il faut choisir des candidats à envoyer sur la ligne, Ibaka (57% dans l’exercice), Rudy (54%) et Reyes (72%) font des cibles toutes trouvées.
Un autre petit conseil, après tout, c'est mon blog, je fais ce que je veux. Si jamais les Espagnols commettent un attentat sur votre meilleur joueur (comme Fernandez l’a fait sur Parker en finale de l’Euro 2011), voici la démarche à suivre. Jamais, ô grand jamais ne réagissez sur l’instant. C’est ce qu’avait fait Boris Diaw en 2011, et dans l’intention, c’est très louable. Il protège son pote. Mais les arbitres sont échauffés à ce moment précis. Diaw avait d’ailleurs récolté une anti-sportive. Il y a plus malin à faire. Plus efficace aussi. Si les Espagnols ciblent votre meilleur joueur, ne répondez pas sur l’agresseur. Faites comme eux. Ils visent Parker ? Visez Pau Gasol. Prochaine action où l’intérieur des Lakers reçoit la balle : attentat. Pas pour le blesser, mais pour qu’il le sente passer et faire passer le message : un partout, balle au centre. On joue au basket ou on fait les salopards ? Efficacité garantie.
Un point important. A la fin du match, si vous êtes encore dans le coup – bravo, ce n’était pas facile – ne vous faites pas battre par le petit barbu. Même s’il boite, même s’il a été mauvais, même s’il est à 0/15 aux tirs, ne laissez pas un centimètre à Juan Carlos Navarro. C’est lui le clutch player de la Roja depuis 10 ans. Gasol vous éclate, Fernandez court dans tous les sens, mais le tueur, c’est Jean-Charles de Navarre. L’idéal, c’est de les arrêter tous, mais si vous devoir choisir, prenez ce pari : faites-vous battre par un autre, mais pas par lui. Lui, il le fera, c’est certain. Les autres, vous avez une chance.
Il est temps aussi d’activer l’opération « cheval de Troie congolais ». Il y a maintenant longtemps une taupe, un espion, a été placé au cœur même du système espagnol. Formé dans la base secrète de Prissé-Mâcon pendant son adolescence, il est temps de réveiller l’agent dormant Ibaka pour qu’il entre en action. Pour l’instant, l’Espagne ne se doute de rien. Il a même détruit l’attaque des Bleus en première mi-temps lors de la finale de l’Euro 2011 pour conserver sa couverture. Mais le grand Serge parle français, a grandi dans l’Hexagone et si les Espagnols pensent sérieusement qu’ils ont réussi à le détourner de sa véritable patrie d’adoption, ils se fourrent dans les grandes largeurs. Un plan de génie !
Ah oui, et enfin, ne prêtez aucune attention à certaines de leur coupes de cheveux. Elles ne sont là que pour vous agacer et vous pousser à la faute.
Maintenant, vous savez tout. Bonne chance.