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Spirit of the 1970's

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Articles, Photographies de Ludovic Bonneaud.
Sur une idée originale de Alexandre Lafréchoux.
"Je m'intéresse au passé
car c'est là que j'aurais aimé vivre."
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Le Pourquoipaspédia

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En Pro A comme en Pro B, PPP soutient eul' PB86!

 

Les Dossiers D'antan...

25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 09:24

Firenze, que l'on connait en France sous le nom de Florence, splendide cité au coeur de la Toscane. Découverte au printemps (sans doute le meilleur moment pour la visiter, il y a trop de monde en été), c'est tout le charme de l'Italie que l'on peut admirer en flânant dans ses rues chargées d'histoire, cette vieille Florence qui fut le berceau de la Renaissance.

Sans oublier que François Mitterrand était aussi surnommé le "Florentin" pour son art de l'esquive, de la manipulation. Un qualificatif on ne peut plus péjoratif...

Bien heureux sont ses 380000 habitants que de résider dans cette ville fondée en 59 avant JC (capitale du royaume d'Italie de 1865 à 1870) sur les bords de l'Arno (qui a inondé la ville en 1966) et qui est un véritable joyau d'urbanisme.

Une ruelle avec un alignement de scooters.

Une ruelle avec un alignement de scooters.

L'Arno, fleuve qui sépare les deux moitiés de Firenze.

L'Arno, fleuve qui sépare les deux moitiés de Firenze.

Souvenirs de vacances en Italie : Firenze (partie I)
La colonne de la Justice, sur la place triangulaire Santa Trinita.

La colonne de la Justice, sur la place triangulaire Santa Trinita.

Une galerie commerciale de Firenze.

Une galerie commerciale de Firenze.

Souvenirs de vacances en Italie : Firenze (partie I)
Firenze, une ville riche en couleurs avec ces maisons peintes en jaune.

Firenze, une ville riche en couleurs avec ces maisons peintes en jaune.

Firenze, Mercredi 22 avril 2014.

A suivre...

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 09:30
La Bosnie-Herzégovine : crise politique au coeur des Balkans
Les Balkans et la crise : La Bosnie dans l’impasse
19 mars 2015 VoxEurop

Buka, La Stampa, Le Temps

 

Illustrations prises sur Le Courrier des Balkans.

 

Il y a un an, la Bosnie était traversée par une vague de protestations […] déclenchées par la pauvreté et le chômage”, écrit Buka, un magazine de Banja Luka, dans l’entité serbe de la République de Bosnie. Parties de la ville de Tuzla, “les manifestations se sont rapidement étendues au reste du pays”. Des mairies et des ministères furent incendiés par des citoyens las de l’immobilisme, de la corruption et du marasme économique dans lequel le pays était plongé. Comme le rappelle Buka, selon Eurostat, la Bosnie partage avec l’Albanie le titre peu enviable de pays le plus pauvre d’Europe : “le pouvoir d’achat y est un tiers de la moyenne européenne, seul un habitant sur deux en âge de travailler est actif et, parmi eux, un tiers est sans emploi”.

Quant au gouvernement, ajoute le magazine,

que ce soit au niveau national ou local, il n’a pas de stratégie pour le développement du pays, si ce n’est le respect du pacte pour la croissance et l’emploi imposé par l’Union européenne – qui n’a pas donné de résultats au sein de l’Union par ailleurs. La Bosnie se trouve ainsi entre le marteau et l’enclume et vit un conflit semblable à celui qui oppose les pays du nord et du sud de l’Europe : enchaînés par le dogme de l’austérité et trop endettés pour parvenir à se financer sur les marchés.

Les comités citoyens qui avaient animé les protestations de 2014 ont quant à eux disparu ou ils ont été absorbés par des mouvements plus “institutionnels”.

Face à cette situation, les partis populistes de droite, aujourd’hui au pouvoir à la fois dans la Fédération croato-musulmane et dans l’entité serbe, sont dans l’impasse, note Buka, car

le seul moyen d’obtenir la paix sociale serait d’obtenir d’autres crédits des bailleurs internationaux à un coût exorbitant, une solution qui deviendrait vite insoutenable. Ce qui fait penser que des manifestations semblables à celles de février 2014 sont à craindre prochainement. Et le gouvernement n’aura pas le choix : face à une diminution des recettes, il sera obligé à couper les dépenses publiques. […] A la fin, les manifestations, auxquelles ont participé jusqu’à présent les travailleurs et les petits entrepreneurs, pourraient s’amplifier et devenir imposantes. Les intellectuels de droite estiment que la Bosnie Herzégovine peut être sauvée uniquement avec des réformes radicales, comme le transfert de pouvoirs des dirigeants politiques vers les opérateurs privés qui, avec la libéralisation de l’économie, pourraient relancer la croissance. Mais pour que ce plan se réalise, il faut du temps. Et aujourd’hui, la Bosnie ne peut se permettre d’attendre.

A une situation économique difficile est venue s’ajouter un élément de déstabilisation aussi imprévu qu’inquiétant : l’arrivée de l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que le relate le reporter de La Stampa, qui s’est rendu à Gornja Maoča. “Nettoyé” de sa population serbe lors de la guerre, ce village de l’Est de la Bosnie est devenu un fief du salafisme. Les moudjahiddines qui s’y sont installés après la guerre y appliquent la Sharia et, récemment, on a pu voir les drapeaux de l’Etat islamique aux balcons et aux fenêtres, avant que la police n’intervienne pour les ôter.

Gornja Maoča est “une base” pour les musulmans des Balkans qui souhaitent joindre les rangs de l’Etat islamique, explique pour sa part Le Temps. Selon les estimations officielles, citées par La Stampa,

130 Bosniaques sont partis combattre en Syrie et en Irak aux côtés de l’Etat islamique, et au moins une trentaine seraient morts. Mais il s’agirait de chiffres optimistes, pour ne pas provoquer de panique.

Pour Le Temps, “la Bosnie est (re)devenue une terre de mission” pour les recruteurs du djihad. Pendant la guerre,

ce pays avait été l’une des premières destinations du nouveau djihad ‘mondialisé’ qui a essaimé après la guerre d’Afghanistan, mais la ‘greffe’ islamiste n’avait pas pris – la tradition de tolérance propre à l’islam balkanique aurait servi d’anticorps, et la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine demeure une institution respectée. […] Le “garde-fou” d’une tradition particulière à “l’islam européen” des Balkans ne tient plus. Le défi est majeur car les communautés islamiques des Balkans occupent une position stratégique essentielle, servant de relais sur la route qui mène au Proche-Orient, tandis que les réseaux de la diaspora s’étendent partout en Europe.

L’appel du djihad est une conséquence directe de la situation économique, affirme au quotidien genêvois le responsable d’une ONG locale : “Avec le chômage endémique qui touche la région, l’islam est souvent la seule porte de sortie à la misère sociale”.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 09:05

 

Drôle de science

L'épidémie de barbus s'explique mathématiquement

 

Angoulême et hipster

Lunettes à bords épais,et, surtout, pour les hommes, pilosité faciale exubérante...Voici quelques-uns des attributs des "hipsters", ces individus ultra-branchés qui semblent tout faire pour se difféerencier, mais finissent tous par se ressembler. Un phénomène auquel le mathématicien Jonathan Touboul vient de trouver l'expliction suivante:*

Tout le problème est que mi(t) (la tendance perçue par l'individu i au temps t) est dépendante de T (le temps qu'il faut pour s'informer de la mode). Un délai qui peut, grâce à Facebook et Twitter, tendre vers 0, mais sans jamais l'atteindre. Résultat: quand le hispter achète des bretelles, il pense le reste du monde encore adepte de la ceinture, alors que d'autres sont probablement arrivés à la même conclusion dans le magasin d'à côté. Le temps de s'en rendre compte, les bretelles seront devenus tendances...jusqu'à ce que la ceinture fasse, pour les mêmes raisons, son come-back. Les hipsters alimentent ainsi un phénomène de mode oscillatoire auto-entretenu, et ce, même quand les choix sont plus variés (bretelles et ceinture, pourquoi pas!) Seule solution: "choisir sa tenue aléatoirement", propose Jonathan Touboul. Pas sûr, cependant, que la science soit très bonne conseillère en matière de mode...

E.A.

 

Science et Vie, Janvier 2015, N°1168, page 15.


*:Cette formule exprime le fait que dans un groupe de n individus, la tendance observée par l’individu numéro i à l’instant t dépend du poids de l’influence de chacun des autres membres du groupe sur lui (ce sont les Jij), mais également du type de hipsters présents (ils peuvent être plus ou moins modérés, ce qu’expriment les vecteurs sj)  et du temps mis par le hipster i avant de réaliser que chacun des hipsters qui l’entoure est en train de commencer à lui ressembler sur tel ou tel point.

Pris sur slate.fr

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:30
Dessin de Adams pris sur englishblog.com

Dessin de Adams pris sur englishblog.com

Déjà la fin! Du coeur de l'hiver aux portes du printemps, le Tournoi 2015 brille de ses derniers feux avec une ultime journée à suspens où pas moins de quatre nations peuvent encore espérer s'imposer à l'arrivée. Et c'est aussi le dernier match officiel pour ces six équipes avant de dévoiler la première liste de joueurs pré-convoqués pour la Coupe du Monde en septembre prochain.

Hasard du calendrier, Angleterre et France se rencontrent lors de cette ultime journée. D'un côté, une Angleterre séduisante, surprenante en début de compétition qui peine un à finir son Tournoi malgré de belles révélations, et qui quoi qu'il arrive ne pourra pas égaler sa perf' de 2003 où elle avait réaliser un Grand Chelem avant de s'imposer au Mondial en Australie. Cela dit, c'est avant cette dernière rencontre la meilleure attaque (102 pts) et la troisième meilleure défense derrière l'Irlande et...la France (46 pts).

De l'autre côté, le camp tricolore est enfin revenu d'Italie avec une victoire en poche, doublée même d'un clean-sheet, ce qui moralement fait toujours du bien, même si l'on ne peut pas dire que l'Italie ait réalisé une grande prestation. Une fois encore, mais dans le cas présent c'est une lapalissade, la défense a été solide, et ça tombe bien, car à Twickenham, elle sera soumise à rude épreuve.

A cause de nombreux aléas, PSA nous propose une nouvelle charnière, la 16ème de son mandat, en associant Plisson à Tillous-Borde. Maintenant c'est désormais une certitude: au Mondial, on aura une charnière inexpérimentée, et cela risque de nous faire défaut.

Alors oui c'est vrai, Saint-André est le premier sélectionneur depuis l'éphémère Daniel Dubrocca (1990-1991) à ne pas remporter le moindre tournoi le temps de son mandat. Oui, c'est vrai que PSA, bien qu'ayant le profil idéal à ce poste n'a pas bénéficié de l'émergence d'une génération dorée, soudée, de qualité et que beaucoup des joueurs de l'époque 2012-2015 (le sélectionneur a convoqué 82 joueurs en moins de 4 ans, soit quasiment autant que Lièvremont) risquent de laisser une trace au rayon des oubliettes de l'histoire du rugby. Mais putain, c'est l'Angleterre en face et même si cela n'effacera pas tout, on n'a pas le droit de perdre chez eux. D'autant plus qu'une défaite de notre part pourrait leur offrir, en fonction du nombre de points d'écart; la possibilité de remporte le Tournoi.

Les Anglais nous craignent dit Robshaw. Non pas par la qualité de notre rugby, non pas par notre défense tranchées-barbelés, mais simplement car cela serait particulièrement mal venu pour nos chers et tendres voisins de s'incliner à domicile, durant une année de Mondial face à des frenchies au niveau très moyen. Et qu'en s'inclinant contre nous, le XV de la Rose entrerait dans une grosse crise de confiance.

Bon, la stat qui plaide en faveur des Anglais: depuis l'instauration des VI Nations en 2000, la France ne s'est imposée qu'une fois à Twickenham: c'était en 2005 lors d'un hold-up mémorable avec un Yachvili des grands jours.

Dans les autres rencontres, l'après-midi rugby débute par un Italie-Galles, où l'on est tenté de penser que les Gallois, surtout avec la perspective du gain du Tournoi, devraient faire un gros coup à Rome quand dans le même temps, les Italiens n'ont plus grand chose à espérer, la Cuiller de bois étant évitée. Et pour les Transalpins, la victoire en Ecosse il y a trois semaines est déjà oubliée après le fanny contre les Bleus. Défense de plomb du Tournoi, les Italiens ne peuvent qu'espérer limiter la casse. Surtout quand on sait que depuis 1994, les Italiens n'ont battu que deux fois les Gallois (Tournois 2003 et 2007) Match idéal pour digérer son déjeuner.

On se réveille, on prend un café et on regarde Ecosse-Irlande. Les Calédoniens, dans ce derby du whisky, vont lutter pour ne pas remporter leur treizième Cuiller de bois (la précédente date de 2012) tandis que les Irlandais seront motivés pour tenter de réaliser un doublé en tant que tenant du titre après celui de 1948-1949.

 

Mon prono:

Victoire du Pays de Galles sur l'Italie.

Victoire de l'Irlande sur l'Ecosse.

Victoire de l'Angleterre sur la France.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:01
Dessin de Charb, Charlie Hebdo, 1999.

Dessin de Charb, Charlie Hebdo, 1999.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:50

L'autre guerre de 100 ans, c'est le Crunch de samedi, à Twickenham.

Où comment réussir l'exploit de les bouter hors de chez eux...

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 12:40

 

 

 

Moyen Orient et Monde

Les alaouites, avant et après le 15 mars 2011

Carte des communautés en Syrie prise sur arte.tv

 

Quatre ans après le soulèvement en Syrie

Deux experts reviennent sur l'histoire de la communauté dont est issu Bachar el-Assad pour mieux comprendre le comportement et les craintes de cette minorité, suite au conflit qui a ravagé le pays.

17/03/2015

 

Parler des alaouites en Syrie, aujourd'hui, ne laisse personne indifférent. Stigmatisés par certains qui les considèrent comme le réservoir du régime Assad, défendus par d'autres qui y voient une minorité victime du jihadisme islamique, ou bien appréciés pour leur tradition « laïque », les alaouites ont été souvent l'objet d'élucubrations de toute sorte. La « question alaouite » reste très sensible tant en ce qui concerne le religieux que le politique. Mal connue du grand public, cette communauté suscite autant de rumeurs que de fantasmes, surtout après le début du soulèvement en Syrie, le 15 mars 2011, et qui s'est vite transformé en conflit armé aux ramifications régionales. Qui sont donc ces alaouites ?

Les alaouites en chiffres
Les alaouites représenteraient actuellement 10 à 12 % de la population syrienne, soit entre deux millions et deux millions et demi de personnes, explique Bruno Paoli, spécialiste des alaouites, professeur des universités et chercheur à l'Ifpo.
« Les alaouites sont surtout dans la région côtière (Lattaquié et Tartous) où, avant la crise, ils représentaient 70 % de la population (la proportion a baissé avec l'arrivée de réfugiés de l'intérieur) », précise pour sa part Fabrice Balanche, spécialiste de la géographie politique de la Syrie et du Liban.
« Les alaouites sont minoritaires à l'échelon national, mais localement majoritaires dans la région qui est leur foyer principal, la chaîne de montagnes qui longe la côte orientale de la Méditerranée, ainsi que dans la plaine et les villes côtières de Lattaquié, de Jablé, de Banias et de Tartous, du nord au sud, traditionnellement peuplées de musulmans sunnites et de chrétiens, mais majoritairement alaouites depuis environ deux décennies », ajoute Bruno Paoli.
« Ils sont majoritaires dans les districts (mantiqa) de Massyaf et de Tell Kalagh, c'est-à-dire à l'ouest de l'Oronte. On trouve des communautés alaouites à l'est de Homs et de Hama, dans les districts de Salamiyeh et de Mourakham Fouqani, ce qui correspond à une émigration du XIXe siècle, lorsque ces terres furent mises en valeur et que les grands propriétaires de Homs et de Hama ont importé de la main-d'œuvre du Djebel alaouite. À Damas, nous avons une importante communauté alaouite : 500 000 (10 % de l'agglomération), et à Homs 200 000 (25 % de la ville en 2011) », explique Fabrice Balanche.
Néanmoins, précise Bruno Paoli, « depuis 1970, les recensements de la population syrienne ne comportent pas de statistiques communautaires, et ces chiffres sont donc des estimations ». Il faut y ajouter l'importante communauté – peut-être un million de personnes – du Sandjak d'Alexandrette (Hatay) et du sud-ouest de la Turquie, souvent confondue à tort avec les Alevis, ainsi que celle, moins nombreuse (environ 100 000 personnes), du Nord-Liban.
Il faut en outre préciser que cette communauté n'est pas homogène. « Au sein des alaouites, la branche merchédite (ou merchédiyé) est difficile à évaluer (10 à 20 %). Leur foyer d'origine est Jobet Borghal (près de Qardaha), mais la secte s'est développée dans la campagne autour de Homs, notamment le village de Shin », explique M. Balanche.
Par ailleurs, ajoute-t-il, « les alaouites sont divisés en grandes fédérations tribales : Hadadin, Khayatin, Kelbyn et Mtaoura, lesquelles sont divisées en clans plus petits. Mais aujourd'hui, cela ne semble plus guère jouer de rôle. En revanche, la division entre merchédites et alaouites est toujours très forte : peu de mariages mixtes, suspicion entre les deux groupes ».

Déplacés et réfugiés alaouites
Le conflit en cours a fait des millions de déplacés et de réfugiés. Les alaouites ne font pas exception : « Comme toutes les populations du pays, ils ont été touchés par la guerre. Des deux côtés, le conflit a été l'occasion d'un nettoyage ethnique de moyenne intensité. L'aviation et l'artillerie syriennes ont réduit en cendres des quartiers entiers de Damas, de Homs, d'Alep, de Deir el-Zor, mais aussi tout un ensemble de petites villes de Syrie centrale, pour en déloger les insurgés, sunnites pour l'essentiel, et en chassant par la même occasion les populations », explique M. Paoli. « À l'inverse, certains groupes rebelles ont aussi procédé au nettoyage de villages mixtes, comme ce fut le cas, par exemple, à Rabia, dans la région de Homs, majoritairement sunnite, dont les trente familles alaouites, installées depuis 1959, ont été expulsées manu militari par le groupe armé, qui, durant l'été 2012, s'était rendu maître du village. Ces familles ont abandonné sur place tout ce qu'elles possédaient », ajoute-t-il. Selon lui, « des deux côtés, les exactions ont été nombreuses, et le régime, malheureusement, n'a pas le monopole de l'horreur. Au risque de nuire à l'image de la révolution, certains groupes armés d'insurgés se sont aussi parfois livrés à des actes de vengeance gratuite, voire aveugle, comme à Adra al-ummaliyya, dans la banlieue de Damas, en 2013. Ceux-ci, immédiatement instrumentalisés par le régime, n'ont pas été de nature à convaincre les alaouites de changer de camp. Bien au contraire, ils n'ont fait que renforcer leurs peurs et encourager le repli dans des quartiers à dominante alaouite et contrôlés par le régime ou dans la région côtière à majorité alaouite et jusqu'à présent globalement peu touchée par les combats ».
M. Balanche précise de son côté que « beaucoup de familles alaouites de Damas et de Homs sont revenues s'installer sur la côte, car elles étaient menacées dans les grandes villes. Les alaouites d'Alep ont fui aussi, car ils étaient encore plus menacés. J'ai rencontré une famille alaouite à Tartous qui avait fui Alep alors qu'elle était née à Alep et se sentait alépine, mais la haine à son égard était telle qu'elle a dû fuir ».

 

Alaouite, Arabe, baassiste...
Alors que l'élite alaouite a joué durant bien longtemps sur le nationalisme arabe et sur le parti Baas pour asseoir son autorité sur le pays en effaçant autant que possible les différences confessionnelles, le conflit en Syrie s'est vite transformé en conflit entre sunnites et alaouites. Comment expliquer ce paradoxe ?
« Il faudrait revenir à l'histoire du Baas. Si tant de minoritaires, dont les alaouites, sont allés vers le Baas, c'est parce que l'idéologie baassiste était une protection contre le rouleau compresseur sunnite qui les avait toujours marginalisés », explique Fabrice Balanche.
Selon lui, « le nationalisme arabe devait effacer les différences communautaires et permettre aux minoritaires d'être les égaux des majoritaires (les sunnites). C'est dans ce but qu'il fallait effacer les différences confessionnelles, mais on ne réussit pas à effacer des siècles de structure sociale en quelques décennies. D'autant plus que l'organisation communautaire est un instrument de domination politique. Le clan alaouite des Assad avait besoin d'une idéologie universaliste pour masquer son caractère tribal et communautaire, à l'instar du clan arabe sunnite de Saddam Hussein en Irak. Le communautarisme était sous-jacent dans les différents conflits qu'a connus la Syrie depuis l'indépendance. Il était permanent dans la vie quotidienne. La situation sociale n'était donc guère différente de celle du Liban, à la différence que la peur de la répression faisait taire l'expression officielle du communautarisme : " Nous sommes tous des Arabes syriens " ».
Je ne vois pas de paradoxe dans la situation actuelle et celle qui prévalait avant 2011. Le problème vient du fait que les observateurs étrangers ne savaient pas voir le communautarisme ou ne voulaient pas le voir. Quant aux Syriens, ils le niaient par réflexe « baassiste » ou parce qu'il ne renvoie pas une image très flatteuse de la société syrienne.
De son côté, Bruno Paoli estime qu' « un régime dont la Constitution stipule que le président de la République doit être musulman ne peut être considéré comme laïc. La laïcité en Syrie est toujours restée de façade : une fois écaillé ce vernis fragile, les vieux antagonismes communautaires, jamais réglés, refont surface avec toujours plus de violence. Entre alaouites et sunnites, c'est une vieille histoire, celle des persécutions endurées des siècles durant par une minorité religieuse considérée comme hérétique en vertu d'une fameuse fatwa édictée par Ibn Taymiyya en 1305 et aujourd'hui encore invoquée par les moins tolérants des musulmans. La mémoire des dramatiques événements des années 70 et 80, qui constituent à ce jour le point d'orgue de cet antagonisme, est encore vive dans l'esprit de tous les Syriens : observons que déjà, à l'époque, une colère sociale légitime avait été dévoyée par une minorité d'extrémistes sectaires et avait été réprimée dans le sang et les ruines, car le massacre de Hama (1982), aussi abominable fût-il, ne doit pas faire oublier la vague de terreur antialaouite qui l'avait précédé. Le passé refait surface parce que rien n'a jamais été fait pour régler ces différends ancestraux. Les programmes scolaires en vigueur en fournissent la meilleure illustration. La " religion " est une matière obligatoire au baccalauréat, mais elle est très cloisonnée : pas de programme commun (les chrétiens ont leur catéchisme, les musulmans le leur) et, surtout, silence total concernant la religion alaouite. Ce que sait de celle-ci la majorité des Syriens se résume à quelques déformations grossières et légendes farfelues et péjoratives. Rien n'a jamais été fait pour inculquer la tolérance et le respect. J'ose encore croire qu'il n'est pas trop tard pour espérer un avenir meilleur, pour peu que soient enfin remplacés les cours de religion (diyâna) et de nationalisme (qawmiya) par une véritable instruction civique, un apprentissage de la citoyenneté, avec ses devoirs, mais aussi avec ses droits ».

 

Une communauté relativement soudée
Aujourd'hui, quatre ans après le début du soulèvement en Syrie, quelle est la situation des alaouites ? Il serait intéressant de savoir si la communauté est restée soudée autour de Bachar el-Assad ou bien s'il y a eu des dissensions au sein des alaouites sur la gestion du conflit en Syrie.
« Il y a des dissensions bien sûr, explique Fabrice Balanche. Une partie des alaouites sont dans l'opposition. Il s'agit d'intellectuels de gauche (des descendants des anciennes familles de notables (Khayer) marginalisés par le Baas, voire des baassistes (Ghanem) eux-mêmes marginalisés dans les années 1960-1970. Mais globalement, l'essentiel de la communauté reste soudé derrière le régime car celle-ci a trop peur d'être victime de la vengeance des sunnites. Pès de 90 % des alaouites travaillent pour l'État (armée, police, fonctionnaires, secteur public industriel...) ; comment voulez-vous qu'ils se révoltent ? Ils savent qu'ils seront victimes au minimum d'une épuration professionnelle si un nouveau pouvoir s'installe. »
Même son de cloche chez M. Paoli. Selon lui, « forgé par des siècles de résistance, l'esprit de corps (assabiya) des alaouites est extrêmement fort, et il est encore renforcé par la tournure prise par les événements depuis deux ans. Face à une insurrection armée de plus en plus sectaire, et compte tenu du contexte évoqué précédemment, l'enjeu, pour l'immense majorité des alaouites, est existentiel et il faut faire corps derrière un régime qui a réussi l'incroyable tour de force de se poser comme l'ultime rempart contre la barbarie islamiste... Mais cette unité de façade peut paraître trompeuse ou pourrait n'être que passagère : les opposants " alaouites " (qui rejettent le plus souvent ce qualificatif réducteur) ne manquent pas, mais ils ont été marginalisés, entre une opposition dans laquelle ils ne se reconnaissent pas et un régime qui leur a souvent réservé un traitement de faveur ».

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:34

Léguman, une création de la RTBF diffusée dans le Téléchat durant les années 1980, et à prendre...au second degré

Un grand merci à Marty pour cette étrange découverte.

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POITIERS

Le 7 Janvier 2015,
PPP a reçu
depuis sa création
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Radio Old School

 RADIO OLD SCHOOL

Une rubrique exclusivement consacrée à de la musique "à l'ancienne" type Disco Soul Funk Electro 1990's et autres perles auditives.
Histoire pour les amateurs de découvrir un genre musical de qualité hélas disparu.
A l'écoute:
 

DEODATO
Skyscrappers
Album:
OS CATEDRATICOS/73 
(1972)

 

 
Le prix du pétrole à New York: 108$13

Pétrol Pop, Jean Yanne & Michel Magne, B.O. de Moi Y'en A Vouloir Des Sous (1972)

Vignette 1985

Vignette auto 1985

Vignette 1983

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